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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 21:14

menottesLe premier est un professeur d’Economie à la retraite et réside à Rouen mais il est en séjour en Guinée. Il a été kidnappé dans la nuit du 8 au 9 octobre par des policiers en civil dans le quartier Kipé. Depuis lors, déféré au Tribunal de Dixinn, il est incarcéré à la maison centrale de Conakry. Il serait accusé de diffamation contre le chef de l’Etat lors d’une émission, table ronde, de la radio privée Lynx FM le 7 octobre 2013.

 

Membre de l’UFR, il est franco guinéen, et très connu pour ses critiques envers le pouvoir dans ses écrits.

 

Quant à Abdoulaye Sy Savané, un autre Franco-guinéen, il a été interpellé pour la première fois le lendemain de la parution dans le Canard enchainé, un hebdomadaire français, d’un article annonçant un coup d’Etat en préparation depuis l’étranger contre le président Condé.

 

Cet ancien proche de Siradiou Diallo qui aurait eu des accointances avec Bob Denard, sera libéré quelques jours plus tard.

 

Selon sa famille à Conakry, il a été arrêté de nouveau hier dans des conditions musclées et se trouverait à la maison centrale.

 

Ces deux arrestations sont-elles liées ?

 

Gabriel Soumah

LJ partenaire de BBN

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3 août 2013 6 03 /08 /août /2013 06:37

aboubacar_sidiki.jpgLe  commandant Aboubacar Sidiki CAMARA dit « De Gaulle » qui était détenu  dans le cadre du dossier sur l’attaque du domicile privé du chef de l’Etat, le 19 juillet 2011 a recouvert sa liberté ce vendredi 2 aout. Le verdict de la Cour d’Appel qui a statué sur ledit dossier l’a condamné récemment à deux ans de prison pour détention et consommation du chanvre indien.

 

Pour avoir purgé sa peine à terme, il a été libéré hier. Son avocat affirme l’avoir remis à sa famille.

 

Mais le Commandant Sidiki qui est un proche de l’ancien président de la transition, Général Sékouba Konaté, est inculpé pour fait des tortures  en 2010 sur 17 citoyens au même titre que l’ancien chef d’état-major des armées, Général Nouhou Thiam en détention et l’actuel gouverneur de Conakry, Commandant Sékou Resco Camara.

 

La nouvelle de cette inculpation a été rapportée le jeudi dernier par la FIDH et l’OGDH qui se constituent en partie civile sur ce dossier de torture. La même information rapportée par ces deux organisations de droits de l’homme indique que le Commandant Sidiki a été placé sous mandat de dépôt. Interrogé, son avocat qualifie cette information de rumeur puis qu’il soutient que son client est libre et il a rejoint sa famille.

 

Mohamed Soumah

pour LJ partenaire de BBN

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 07:32

affrontements4En quatre jours, entre le 23 et le 26 mai, au moins douze personnes – selon un bilan du gouvernement guinéen - ont été tuées à Conakry et 89 autres blessées. Plusieurs d’entre elles sont mortes sous les tirs des forces de l’ordre. L’ACAT et Amnesty International demandent l’ouverture rapide d’une enquête indépendante et impartiale sur les allégations de violence et de recours à une force excessive par les forces de l’ordre.


Amnesty International et l’ACAT sont préoccupées par la situation de droits humains en Guinée où les forces de sécurité font un usage excessif de la force en toute impunité. Il convient de rappeler que le président Alpha Condé avait promis de faire toute la lumière à propos des violences survenues à Conakry entre le 27 février et le 2 mars 2013 à la suite d’une manifestation de l’opposition qui avait donné lieu à de nombreux affrontements entre manifestants et forces de l’ordre puis entre les communautés peule et malinké. Au moins neuf personnes, dont un gendarme, avaient été tuées et plus de 200 autres personnes avaient été blessées. Or, aucune enquête sérieuse n’a été menée sur ces événements et aucun des auteurs de tirs à balles réelles ayant occasionné mort d’hommes n’a été sanctionné ni jugé.

Depuis fin février 2013, l’opposition manifeste régulièrement dans les rues de la capitale Conakry pour dénoncer le manque de consensus à propos de la tenue des élections législatives, prévues le 30 juin. Ces manifestations ont occasionné de nombreuses échauffourées entre les sympathisants de l’opposition et ceux du parti au pouvoir, ainsi que des affrontements violents entre les manifestants et les forces de l’ordre, causant la mort de plus de 50 personnes dont un élément des forces de l’ordre et faisant plus de 350 blessés jusqu’à ce jour. Au cours de tous ces événements, des pillages et des saccages ont été constatés dans les quartiers dits peuls. Les forces de l’ordre présentes sur les lieux n’ont pas empêché ces déprédations et semblent au contraire y avoir participé.

Bien que des manifestants aient fait usage de la violence en jetant notamment des pierres sur les forces de sécurité, le recours à la force par ces dernières doit respecter à tout moment les normes relatives aux droits humains afin de protéger le droit à la vie. Les armes à feu en particulier ne constituent qu'un dernier recours, et à condition qu‘elles soient strictement nécessaires à l'autodéfense ou à la défense de tiers contre une menace imminente de mort ou de blessure grave. Or, l’usage disproportionné de la force létale par les forces de l’ordre, et leur manque de partialité dans leur mission de maintien de l’ordre ont été constatés à plusieurs reprises en Guinée. D’autre part, la constitution de milices politico-communautaristes dites d’autodéfense, responsables de violences communautaires ciblées est également fort préoccupante.

Pour mettre fin à la spirale de la violence qui accroît jour après jour les divisions communautaires, les discours doivent être suivis d’enquêtes judicaires afin que vérité et justice soient faites sur les graves violations des droits de l’homme commises ces derniers mois à Conakry. Il est également nécessaire de résoudre la crise politique actuelle et de trouver un arrangement entre les différentes forces vives du pays en vue de la tenue d’une élection législative libre, transparente et démocratique, acceptable et acceptée par tous. Sans cela, l’ambiance préélectorale délétère à Conakry risque de se transformer en véritable situation explosive qui pourrait toucher l’ensemble du pays.

Recommandations de l’ACAT et Amnesty International :

L’ACAT et Amnesty International, prenant acte des instructions données par le président guinéen au ministre de la Justice, appellent à l’ouverture rapide d’une enquête indépendante et impartiale sur les allégations de violence et de recours à une force excessive par les forces de l’ordre au cours et à la suite des manifestations survenues à Conakry depuis le 27 février 2013 ; les auteurs présumés d’infractions devront être poursuivis en justice et sanctionnés conformément à la loi.

L’ACAT et Amnesty International appellent les autorités guinéennes à veiller à ce que toute intervention policière soit conforme aux principes internationaux de nécessité et de proportionnalité, comme l'exigent les Principes de base sur le recours à la force et l'utilisation des armes à feu par les responsables de l'application des lois. En vertu de ces principes, les forces de l’ordre doivent, autant que possible, utiliser des moyens non violents.

L’ACAT et Amnesty International demandent que seuls des agents des forces de l'ordre formés à l'utilisation de matériel impliquant l'usage de la force, comme le gaz lacrymogène, soient autorisés à le manipuler afin de réduire autant que possible le risque de mise en danger de tierces personnes.

L’ACAT et Amnesty International appellent les autorités guinéennes à respecter le droit de manifester pacifiquement, inscrit dans la Constitution.

Amnesty International et ACAT »

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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 13:00

mak1.jpgL’activiste et propriétaire du « blog Makaîla », opposant farouche au régime de Deby et exilé au Sénégal depuis 2005, a été arrête et expulsé vers la Guinée Conakry où il a été accueilli par des organisations de Droits de L’homme. Selon une source Tchadienne, c’est une exigence de Deby qui a envoyé le 03 mai dernier, Monsieur Jean-Bernard Padaré son Ministre de la Justice qui a ce jour, signé, avec Aminata Touré, les accords entre les deux pays dans le cadre du dossier du président Hissein Habré.


Nous avons appris que les autorités sénégalaises vont désormais traquer, expulser et mettre hors d’état de nuire par tous les moyens, tous les opposants Tchadiens résidant au Sénégal avant le début du procès Habré. C’est pour empêcher que l’ancien Chef de l’Etat Tchadien bénéficie des soutiens de ses compatriotes vivant à Dakar. Cette opération de nettoyage est regrettable dans un pays comme le Sénégal.


Macky Sall est allé trop loin avec ce dictateur Idrissa Deby au pouvoir depuis 23 ans et qui a tué 977 Tchadiens en 2008 sans compter les exécutions sommaires, le nettoyage ethnique, la disparition d’opposants politiques comme Saleh.


Espérons que les organisations de défense des droits de l"homme ne vont pas croiser les bras face à ses violations graves de droit humains au Sénégal.

 

Source: LeDakarois.net

 

NDLR: Le titre est de notre rédaction*

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 21:44

Amnesty-Rapport-gassama.jpgA l’occasion de la présentation de son rapport sur l’état des droits de l’Homme au Sénégal hier, Mercredi, le [Directeur de la section sénégalaise] d’Amnesty International, Seydi Gassama, a fait savoir qu’il y a au moins 22 personnes qui ont été tuées sous le précédent régime par les forces de sécurité. Parmi ces 22 personnes, il y en a 7 qui sont tombées pendant la période électorale.


« Nous avons recensé, pendant les 12 ans du régime de Wade, au minimum 22 personnes tuées par les forces de sécurité », a-t-il dit. Avant d’ajouter : « et pour tous ces cas, malgré leur gravité, très peu ont fait l’objet de poursuites judiciaires ayant abouti à des condamnations ».


A son avis, le gouvernement s’est évertué à ne pas donner des ordres de poursuite. Car, ces policiers, gendarmes et militaires n’ont jamais été convoqués pour répondre de leurs actes. « Aucune peine de prison ferme n’a été prononcée contre des membres des forces de sécurité pour ces meurtres presque toujours qualifiés d’homicides involontaires par la justice », a dénoncé Seydi Gassama dans les colonnes du Populaire.


 

 

 

Source : seneweb.com

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 16:38

Le vendredi 9 mars 2012, un gotha d’officiers de la gendarmerie nationale était devant les journalistes de tout secteur confondu. Pas pour une conférence de presse.  Mais pour une séance d’excuse.

Les pandores étaient venus demander pardon aux scribouillards, suite à une bavure commise par certains de leurs qui étaient en exercice de leur fonction au siège de la Banque centrale de la République de Guinée sur une consœur de la presse écrite privée, en l’occurrence Kounkou Mara du Groupe de presse le Lynx-la Lance qui, elle aussi, était en exercice de sa fonction.

Le siège du Conseil National de la Communication que dirige Martine Condé a servi de cadre entre le Général Ibrahima Baldé patron du Haut commandement de la Gendarmerie nationale et les journalistes.

Les pandores demandent pardons aux scribouillards et promettent que plus jamais un de leurs ne va sévir sur un journaliste.  Un pardon accepté.

Cela était attendu. Car depuis le passage à tabac de la consœur par ces gendarmes furieux, on a assisté à une série de condamnation aux auteurs de cette sale besogne et de sympathie à la victime de la part de toute la corporation. Un fait à saluer et à raffermir pour consolider la confraternité au sein de la famille de médias guinéens et surtout de protéger les acquis de la liberté de la presse obtenue depuis la libéralisation de la presse en 1992.

Mais fort malheureusement, avant Kounkou Mara, d’autres citoyens ont été victimes des exactions commises par ce corps de l’armée nationale, sous d’autres cieux admiré, craint et respecté pour la rigueur, la discipline et l’ordre caractérisant les hommes et les femmes qui le composent.

Récapitulons

-A Kenyen, dans la commune de Dixinn, deux jeunes gendarmes s’en prennent à des mareyeuses, les tabassent et les spolient de leur argent.

-A Coyah, un camionneur transporteur du charbon est intercepté par quatre gendarmes et deux policiers armés et roulant dans un pickup. Le chauffeur, un certain Salifou Bangoura est tabassé et sa recette du jour lui est soutirée devant ses trois apprentis qui, impuissants et apeurés, ont assisté la scène. Présentement, on nous apprend que le chauffeur sorti avec beaucoup de contusions est hospitalisé à l’hôpital préfectoral de Coyah au frais de la préfecture.

-A Kindia pour un vol de moto  entre lycéens, l’élève Diarré habitant du quartier Tafory est bastonné à mort par des gendarmes dans les locaux abritant la gendarmerie départementale de cette ville. Sa mort a entraîné des émeutes pendant 72 heures dans la Cité de Manga Kindi.

-A Bomboli, dans la Commune de Ratoma, un jeune appelé ‘’Général’’ qu’on dit avoir été dénoncé dans le cadre de l’attaque armée intervenue il y a quelques jours au Rond point de Bambeto est enlevé par des gendarmes en civils et mis dans un pickup. Direction, l’escadron mobile de Hamdallaye. Quelques jours après, le corps du jeune homme est retrouvé à la morgue de l’hôpital Donka. Malgré l’insistance de parents, les gendarmes nient l’avoir touché. Au moment où  nous écrivons ces lignes, son corps serait toujours à Donka, après trois semaines depuis son enlèvement.

-A Labé, pour une banale histoire entre un élève et son maître, des gendarmes interviennent dans un lycée de la place, violentent les élèves, faisant des blessés. Et on parle de viols.

Pour tous ces cas, et tant d’autres intervenus, on trouve toujours au premier plan les gendarmes. Sous les régimes militaires, les militaires bérets rouges et policiers avaient la mauvaise réputation à cause de leur brutalité et leur arrogance. Sous le régime civil, les gendarmes qu’on croyait policés et disciplinés leur ont volé la vedette.

Certes, on nous apprend que pour tous ces cas cités ci-haut, les auteurs ont été radiés de l’effectif et mis à la disposition de la justice. Reste à savoir ce que fera cette dernière. Une tâche qui, en principe ne devrait pas être ardue dans la mesure où le Général Baldé, chef du Haut Commandant de la gendarmerie nationale est celui qui dirige la justice militaire. Une occasion pour lui d’extirper l’épine de ses pieds en sanctionnant ces malfrats à la hauteur de leur forfaiture. 

En tout cas, pour l’opinion publique, on ne peut pas se fier seulement au pardon du Haut commandement de la gendarmerie nationale à la presse. Le passage à tabac de la journaliste étant intervenu après les exactions de ce corps sur les civiles à Kindia et Labé ; et pour ces deux cas, on avait demandé pardon et exhorté les uns et les autres à la tolérance et au respect mutuel.

C’est dire que sans aucune mesure disciplinaire loin de toute complaisance, on ne serait pas à l’abri d’autres bavures voire une contagion aux autres corps habillés de l’armée nationale.

Oumar Kateb Yacine

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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 16:44

armee guineeLe 19 décembre 2011, les agents de la police judiciaire de la Guinée se sont introduits dans les locaux du journal privé « Le Défi » en vue d’arrêter El Hadj Thierno Mamadou Bah, le directeur de publication de cet hebdomadaire, à cause d’un article prétendument critique de l’administration du Président Alpha Condé rapporte la Fondation pour les Médias en Afrique de l’Ouest.

 

L’article titré « Haute Guinée : C’en est fini du pouvoir d’Alpha » a été publié à la page 3 du journal. El Hadj Thierno a écrit dans cet article que « Alpha Condé est loin d’être celui que la Guinée attendait. Son manque d’expérience est aujourd’hui d’autant avéré que son impopularité, ce qui se confirme chaque jour même en Haute Guinée (son fief) ».

 

LJ partenaire de BBNews

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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 09:48

camp_boiro_1.jpgL'Association des Victimes du Camp Boiro (AVCB) dans le cadre de la  commémoration de l'an 40 des fusillades de soixante dix(70) cadres guinéens dans la nuit du 17 au 18 octobre 1971  a organisé une cérémonie religieuse sur le site où se trouve le charnier au mont Kakoulima, quartier Mabonyah (préfecture de Dubreka), le mardi 18 octobre 2011. 

 

Cette cérémonie a réuni des rescapés, des veuves, parents et amis des victimes du régime Sékou Touré, tous habillés en rouge "signe du sang des victimes" nous a-t-on dit. A leurs côtés se trouvaient ausi représentants  des organisations nationales et internationales de défense des droits de l'homme, des religieux, de la presse et d'autres curieux. 

Elle a débuté aux environs de 12 heures par l'immolation d'un boeuf et la lecture du Saint Coran suivie de la prière des prêtres.

C'est dans une grande émotion que Dr Fodé Maréga,  président de l'AVCB a pris la parole et a dit:  " Dans la nuit du 17 au 18 octobre 1971, 70 Guinéens qui avaient combattu pour l'indépendance de leur pays,ont été injustement fusillés sur ordre du premier président de la Guinée, Ahmed  Sékou Touré. Presque tous étaient des hommes d'affaires confirmés ou de cadres de hauts rang: ministres, ambassadeurs, gouverneurs, magistrats, ingénieurs, médecins, professeurs etc."

Parlant du choix de cette date par les autorités d'alors pour exécuter ces Guinéens, Dr Maréga a  declaré qu'il s'agissait de sacrifices rituels prescrits par les voyants occultes du régimes d'alors pour obtenir la chute du président ivoirien, Houphouet -Boigny dont c'était le 70ème anniversaire. "Les voyants avaient convaincu Sékou Touré qu'en sacrifiant autant de cadres que le président ivoirien avait d'années d'âge, le jour anniversaire de sa naissance, cela entrainerait irrémédiablement sa chute, d'autant plus que cet anniversaire tombait un lundi. La nuit du dimanche au lundi revêt  dans la logique des opérations occultes du régime, une importance capitale. Tous ces fusillés ont été extraits de leurs cellules dans trois camps de détention politique : Boiro à Conakry, Kémé Bouréma à Kindia et Soundjata Keita à Kankan."a-t-il précisé.
                                                                                                    division 001
"Aujord'hui, 40 ans après ces faits tragiques, les familles des défunts n'ont toujours pas fait leur deuil, faute de corps. Nous sommes à l'aube d'une nouvelle tentative de mise en place d'une commission vérité-justice-réconciliation. Ainsi nous voudrions de ce lieu chargé de douleurs et symbolisant la haine et la bestialité lancer un appel solennel au Président Alpha Condé de démilitariser tous les charniers connus ou pas dans tout le pays, de signer le décret de restitution de la partie carcérale du Camp Boiro aux victimes de ce camp et leurs descendants via l'AVCB et de créer une commission de reccueil de témoignage au sein des FDS (NDLR: Forces de défense et de sécurité) pour que les militaires connaissant les lieux de sépulture et d'execution des sacrifiés des régimes totalitaires de la Guinée puissent témoigner avant d'emporter leurs macabres sécrets dans leurs tombes. Nous demandons aussi la restitution des biens des victimes. Il faut que l'on dise exactement ce qui s'est passé dans ce pays sans le modifier. situer surtout les responsabilités. S'il le faut nous demanderons qu'on mettent une chaine à la tombe du tyran Sékou Touré."a-t-il conclu

A son tour Daniel Philippe de Sainte Marie né au camp boiro en 1972 considéré comme le plus jeune prisonnier, de Néné Diariou Kassé qui était considérée par les dirigeants d'alors comme agent secret des occidentaux  affirme"  je suis né au Camp Boiro et je suis de cette prison à l'age de 5 ans avec ma mère. Il y a eu des temoignages sûrs prouvant que ce qui s'est passé ici est vrai et réel. S'il y a eu doute c'est parce que des gens ont voulu cacher cette partie de la sombre histoire de notre pays. Mais elle sera bientôt revelée au grand jour. Les autorités en place doivent enfin restituer les corps des victimes aux familles afin qu'elles reçoivent des unimations digne du nom pour qu'enfin leur âme  repose en paix car à l'heure là elles ne reposent pas en paix. Ces âmes sont entrain de divaguer sur la Guinée et cela n'est pas bon pour le pays."

"Nous demandons  justice et vérité pour que plus jamais ça dans notre pays; car un crime impuni se reproduit toujours" a-t-il indiqué

Thierno Madiou Sow président de l'OGDH présent à cette cérémonie quant à lui, dira  "Je suis vraiment peiné par la manière dont ces compatriotes ont été exterminés. Il faut qu'on se donne les mains pour qu'il y ait la vérité. L'OGDH pense que pour que la vérité jaillisse, il faudra que justice soit faite"

Quant à Antonin Rabec représentant de la Fédération internationale des droits de l'homme en Guinée, il s'exprime en ces termes : "la réconciliation nationale doit être  l'affaire de tous les Guinéens car en regardant la liste de ces victimes dont nous commémorons aujourd'hui, on comprendra que c'est toutes les ethnies qui ont été victimes."

La commission de reflection sur la réconciliation nationale n'a pas répondu à l'invitation des organisateurs de cette cérémonie.

La cérémonie s'est terminée aux environs  de 15 heures 30 par une visite guidée des charniers.  Des fosses où des gens étaient  égorgés pour recueillir leur sang à des fins de sacrifices,  une prison souterraine sous la forme d'un puits décorent ces lieux macabres.

Mamadou Aliou Barry


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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 21:59

Le gouvernement de la Guinée a introduit vendredi auprès d'Interpool une demande d'extradition à l'encontre de Amadou Oury Bah et du lieutenant Mamadou Bobo Diallo impliqués dans la tentative d’attentat contre le président de la République, Alpha Condé, a appris la PANA de source bien informée. 

Dans la nuit du 18 au 19 juillet dernier, des hommes armés avaient ouvert le feu sur la résidence privée du président Condé, à Kipé, dans la haute banlieue de Conakry, la capitale du pays.

M. Bah est le deuxième vice-président de l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) de Cellou Dalein Diallo, candidat malheureux au second tour de la présidentielle de décembre dernier.

En cavale avant les arrestations qui ont suivi la tentative d'assassinat du président Condé, il avait récemment nié y avoir participé.

Il avait toutefois soutenu que "tout sera mis en œuvre" pour empêcher le président Condé de travailler.

S’exprimant dans une interview accordée à un journal sénégalais, le président Condé avait nommément cité Amadou Oury Bah et l’ex-ministre d'Etat, secrétaire général de la présidence de la République sous la transition, Tibou Camara.

Il avait accusé les gouvernements du Sénégal et de la Gambie d'avoir autorisé les mis en cause de tenir des réunions sur leurs sols.

Les enquêtes menées par la police et la gendarmerie ont permis d'interpeller une trentaine de personnes, en majorité des officiers supérieurs de l'armée, très proche du président de la transition, général Sékouba Konaté.

L’ancien chef de l'état-major général des armées, le général Nouhou Thiam et directeur de cabinet du président de la transition, le général Bachir Diallo, ainsi que des hommes d'affaires nationaux et étrangers figurent parmi les personnes interpellées.

PANA


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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 15:36

Selon des informations concordantes, un important contingent de donzos (chasseurs traditionnels et fétichistes) a été aperçu hier dans deux bus aux alentours de Coyah, une localité située à 50 km de Conakry. Une fois  dans cette préfecture, ce sont des 4X4 affrétés par le gouvernement qui sont allés chercher certains éléments  du « Bataillon Autonome des Donzos pour la Sécurité Présidentielle », pour  les déposer dans certains quartiers chauds de la haute banlieue de Conakry. Leur mission : infiltrer les  manifestants de l’opposition en utilisant des armes blanches pour blesser et tue, jeter  le mauvais sort.

« J’ai quitté hier Pita pour Conakry. Quand nous sommes arrivés au niveau de Coyah, avons été étonnés de voir un impressionnant contingent de donzos à bord de deux autobus. Ils étaient tous dans un accoutrement bizarre avec des cauris, des queues d’animaux et autres plumes.  C’était très effrayant pour quelqu’un qui voyait ce spectacle pour la première fois », explique un témoin.

Ce témoin d’ajouter que, quelques minutes après, c’est une file de 4X4 et des pick-up qui a débarqué dans les parages pour embarquer tout ce beau monde en direction de Conakry. «  ceux qui étaient à bord des pick-up faisaient des gestes de défi envers les passants. Ils criaient et sifflaient à tous les carrefours », commente un autre témoin de la scène.

Selon plusieurs observateurs, le pouvoir a recruté ces fameux donzos dans l’unique but de semer le bordel dans les quartiers dits chauds de la haute banlieue de Conakry, notamment Hamdallaye, Bambeto, Coza et environs.  Ces chasseurs qui sont supposés détenir des moyens surnaturels à faire du mal seraient actuellement logés dans des villas cossues. Ils attendent le moindre mouvement de l’opposition, qui a promis d’autres marches, pour jouer leur mauvais rôle.

Il faut noter que ce n’est pas la première fois que ces donzos entre dans la scène politico-sociale en Guinée. Récemment, au lendemain du vrai-faux attentat manqué contre le Président Condé, ils avaient été parachutés au Palais Présidentiel de Kaloum, pour dit-on exorciser le coin avant que le Président de la République n’y dépose ses valises. De même, ces donzos avaient fait une parade dans les rues de Conakry, en s’arrêtant à tous les carrefours pour réciter des trucs du genre «  Alpha Bila, Alpha Bila » (il faut laisser Alpha) en agitant des queues d’animaux sauvages.

Comme quoi, Alpha Condé, en vrai marxiste-léniniste, veut restaurer la paix en Guinée en usant du mysticisme, du fétichisme, du charlatanisme et du maraboutage. Dommage !

 

Source : Guineedirect.info


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