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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 15:55

Neuf militants de la Coordination des organisations de défense des droits humains (Coddh) sont arrêtés depuis la nuit du 28 octobre 2009 à 23 heures pour avoir décidé d'observer une grève de la faim, selon des sources proches des grévistes.  Ils espéraient ainsi emmener les acteurs politiques guinéens et la junte à renouer le dialogue pour éviter à la Guinée les errements déjà connus.

 

Il s'agit de Mamadou Kaly Diallo, Sékou Bamba, Thierno Amadou Sow, Laye Sangaré, Alpha Amadou Bah, Me Christophe Koné, Me Thierno Souleymane Baldé, Jean Kamano et Ibrahima Sidibé.

 

Ils sont actuellement gardés dans les locaux du Ministère chargé de la lutte contre le grand banditisme et le trafic de drogue. Ils seraient actuellement soumis à un rude interrogatoire par les services spéciaux du départelment que dirige le Cdt Moussa Tiéboro Camara.


La rédaction
 

Source : www.ondes-guinee.info

 

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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 23:00

Les agences d’aide des Nations Unies prolongent leur assistance aux réfugiés ivoiriens en Guinée ; les plans d’aide concernant ces réfugiés ont régulièrement été perturbés par des blocages liés aux élections ou à l’incertitude générale en Côte d’Ivoire.

Suite à un appel aux donateurs, le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) en Guinée a récemment doublé ses fonds – qui s’élèvent désormais à 390 000 dollars – dédiés au financement de projets de santé, d’éducation et de formation professionnelle destinés à quelque 3 300 Ivoiriens du camp de Kouankan II, dans la région de N’zérékoré, dans le sud-est de la Guinée. Avant cet apport de fonds, l’UNHCR avait annoncé que ses ressources disponibles pour Kouankan II ne dureraient pas au-delà de mi-2009.

Le Programme alimentaire mondial (PAM), qui avait prévu de cesser de fournir de l’aide à Kouankan II à la fin de l’année 2009, a décidé de prolonger son action jusqu’en décembre 2010, d’après le PAM en Guinée. Les Ivoiriens de Kouankan II reçoivent des rations mensuelles de céréales, d’huile, de haricots et de sucre.

La planification de l’aide aux réfugiés ivoiriens en Guinée a beaucoup été influencée par les annonces d’élections présidentielles en Côte d’Ivoire, qui auraient entraîné par la suite un retour de la plupart des réfugiés, d’après Pierre Njouyep, directeur de l’UNHCR à N’zérékoré. Mais les élections ont été annulées deux fois, et il n’est pas certain qu’elles aient lieu à la nouvelle date prévue, le 29 novembre.

    

Photo: Nancy Palus/IRIN
Distribution d’aide alimentaire du PAM au camp de réfugiés de Kouankan II, dans le sud-est de la Guinée

Les élections avaient auparavant été programmées pour novembre 2008 ; dans un bilan de 2008, l’UNHCR avait estimé que 2 000 réfugiés ivoiriens retourneraient volontairement chez eux au cours des mois suivants. Aujourd’hui, l’agence onusienne prévoit que ceux qui souhaiteront rentrer seront rapatriés entre février et juin 2010, a dit M. Njouyep. « Le rapatriement proprement dit, envisagé de février à juin 2010, dépend fortement de la tenue des élections prévus le 29 novembre en Côte d’Ivoire. »

Les fonds supplémentaires affectés à Kouankan II devraient être utilisés pour financer des projets agricoles ou générateurs de revenus, des médicaments, des bourses d’études, la réhabilitation des bâtiments scolaires du camp, et le développement des compétences des résidents, dans le cadre d’un centre de formation professionnelle.

Les Ivoiriens de Kouankan II demandent depuis longtemps que les activités de formation soient maintenues dans ce centre malgré le départ, en décembre 2007, de l’ONG (organisation non gouvernementale) Service jésuite des réfugiés, qui finançait et gérait le centre.

Pas prêts à rentrer

D’après B. Toualy Apolinaire, un Ivoirien vivant à Kouankan II, beaucoup de résidents du camp ne sont absolument pas prêts à retourner en Côte d’Ivoire.

« Nous n’avons pas choisi de devenir des réfugiés », a-t-il dit à IRIN depuis N’zérékoré. « Mais beaucoup d’entre nous, moi y compris, avons assisté à des violences inimaginables, et nous ne pouvons tout simplement pas rentrer du jour au lendemain, surtout dans ce contexte d’incertitude permanente ».

A présent, l’incertitude a gagné le camp de réfugiés, a dit M. Apolinaire à IRIN. Les tensions que connaît la Guinée suite à la répression sanglante du 28 septembre suscitent des inquiétudes chez les Ivoiriens, qui craignent de nouveaux bouleversements et d’éventuelles répercussions sur leur propre communauté.

N’ayant pas encore été informé que l’aide alimentaire allait être prolongée, M. Apolinaire a déclaré : « Si l’aide alimentaire devait cesser à la fin 2009, beaucoup de gens se retrouveraient dans une situation critique ici ».

IRIN

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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 12:25

Ces photos montrent un militaire guinéen poignarder, de sang froid, un manifestant. La scène est d’autant plus choquante qu’elle s’est déroulée le lendemain du massacre du 28 septembre, à Conakry, dont le chef de la junte au pouvoir, Moussa Dadis Camara, décline la responsabilité, affirmant qu'il a été "débordé" par son armée.


Nous publions plus bas le récit de la personne qui a pris ces clichés. Ce témoignage a été confirmé par l’un de nos Observateurs, Kouyaté, qui s’est rendu sur les lieux où s’est déroulé le crime. Kouyaté a parlé avec un autre témoin de la scène, qui corrobore la version que nous publions.
ACTUALISATION (16-10-09 / 11h heure de Paris) : La Croix rouge a confirmé avoir récupéré un homme blessé au couteau le 29 septembre dans le quartier de Bambeto. La victime était dans un état critique, mais toujours en vie au moment où elle a été déposée à l'hôpital Donka. Nous actualiserons à nouveau ce billet si nous obtenons d'autres informations.


Philippe (pseudo) a pris ces photos depuis un immeuble voisin et les a envoyées à FRANCE 24.

Une première voiture s'est arrêtée. Il devait être aux alentours de 15h30. Plus tard un deuxième véhicule est arrivé, puis un troisième. Dans le dernier, un Pajero, se trouvaient huit jeunes qui avaient déjà été arrêtés.

 



Les militaires étaient sortis de leurs véhicules et pourchassaient des habitants du quartier [la scène se déroule à Conakry, entre le quartier de Bambeto et celui de Cosa, où les peuls sont majoritaires. Le chef de la junte, Moussa Dadis Camara, appartient lui à l'ethnie minoritaire guerzé, dite ethnie des "forestiers"].



L'un des jeunes retenu dans le Pagero a profité de la confusion pour s'enfuir. Mais un militaire lui a tiré dessus et il s'est effondré. Le soldat l'a ramené près des véhicules en le traînant.


 


S'en est suivi une discussion entre les militaires pour savoir s'ils devaient le laisser là où l'emmener, sachant qu'il allait sûrement mourir.

 


Les trois véhicules sont finalement partis. Ils ont laissé deux soldats, ainsi que le jeune qui se vidait de son sang, sur le sol. L'un des militaires resté sur place avait un poignard. Il s'est approché du jeune homme et l'a frappé à trois reprises : près du cœur, dans le ventre et au dos. Une voiture de la garde présidentielle est ensuite passée récupérer les deux soldats.

 

 


Après leur départ, je suis descendu près du jeune homme qui venait d'être poignardé. Il ne bougeait plus. Je suis sûr qu'il était mort. La Croix-Rouge est venue le chercher une heure plus tard environ.  

 

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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 09:58

« Il y a un problème de ‘race’, il faut le [dire]. Même avant les événements du 28 septembre, on entendait très souvent les militaires menacer les Peulh [l’un des principaux groupes ethniques en Guinée].

Des centaines de personnes à Conakry, la capitale guinéenne, tentent toujours de surmonter leurs graves blessures subies le 28 septembre, lorsque des éléments des forces de sécurité ont violemment réprimé une manifestation, faisant au moins 150 morts, selon des organisations de défense des droits humains. Lamine*, qui vend des produits de beauté pour nourrir ses deux épouses et leurs cinq enfants, a dit à IRIN qu’il ne savait pas si les médecins réussiraient à sauver sa main, qui a été quasiment sectionnée lorsqu’un soldat l’a frappé à l’aide d’un couteau.

« J'étais au stade pour la manifestation. Tout à coup, on a entendu des coups de feu, donc les gens ont commence à fuir.

« Alors que j'essayais de partir, un militaire -- qui portait des fusils et des couteaux – a frappé un grand coup sur ma main avec un couteau.

« On ne s'est pas regardé dans les yeux. Je suis tombé quand il m'a [coupé la main].

« La Croix-Rouge m'a amené à l'hôpital Donka [l’un des principaux hôpitaux de la capitale] pour les premiers soins. Ensuite, je suis allé dans un hôpital plus près de chez moi. Je vais à l'hôpital [tous les] deux jours pour refaire le pansement. Jusqu'à maintenant, le traitement a été gratuit.

« Ma main est encore à peine attachée [à mon corps]. Je ne sais pas si elle sera un jour [à nouveau] normale. Les médecins disent maintenant qu'il me faut une autre opération parce qu'il paraît que des nerfs ne fonctionnent pas. Mais c'est tellement douloureux. Je ne sais pas encore si je vais [pouvoir] subir une autre opération.

« La situation pour ma famille est très difficile. Mon travail de commerçant est la seule source de revenus pour la famille et je ne sais pas quand je pourrai reprendre le travail. Mais par la grâce de Dieu, pour le moment on se débrouille.

« Les jours qui ont suivi la violence au stade, des militaires venaient dans les quartiers [pour] prendre des jeunes et attaquer des femmes.

« Il y a un problème de ‘race’, il faut le [dire]. Même avant les événements du 28 septembre, on entendait très souvent les militaires menacer les Peulh [l’un des principaux groupes ethniques en Guinée].

« La situation en Guinée est très grave. Les gens ne sont pas en sécurité. Mais c'est ici qu'on [vit] ; on n'a pas [d’autre] choix que d'espérer que quelque chose sera fait pour améliorer la situation ».

* Un nom d'emprunt

Source : IRIN

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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 18:49

Dans une déclaration datée du 30 septembre 2009, de la Section allemande de l´Association Internationale des Droits de l´Homme (IGFM-Deutsche Section e.V, “Referat Guinea-Conakry“) condamne sans réserve le carnage du 28.09.2009 à Conakry en République de Guinée. Nous vous livrons l’intégralité de la déclaration.

 

- A toutes les nations du monde soucieuses de la paix des peuples, de l´égalité entre les hommes, de la justice et de la dignité humaine;

 

- A toutes les grandes nations de démocratie;

 

- A toutes les organisations de droits de l´Homme du monde;

 

- A toutes les unions entre États et particulièrement à l´ONU, l´Union africaine, à la CEDEAO, à l´Union Européenne et à l´Union du Fleuve Mano;

 

Depuis l´arrivée de la junte au pouvoir en République de Guinée le 23 décembre 2008 sous l’égide d’un groupe de militaires, dénommé “CNDD“ (Conseil National de Démocratie et de Développement), avec à sa tète le capitaine Moussa Dadis Camara, la section allemande de l’IGFM par le biais de ses membres, en l´occurrence Mme Ursula Reimer et M. Bah Abdoulaye du “Referat Guinea-Conakry“, suit avec un intérêt particulier la dégradation du respect des droits de l’homme dans ce pays.

 

A cet effet, l’IGFM constate:

 

• les multiples arrestations arbitraires de centaines de militaires, de sous-officiers, d´officiers et des officiers supérieurs des différents corps des services militaires et paramilitaires sans aucunes forme de procédure judiciaire;

 

• des tortures abominables et inhumaines infligées á ces prisonniers;

 

• la violation manifeste par la junte du droit á la défense des personnes civiles et militaires qu´elle met en cause;

 

• des multiples violations à la liberté d´opinion, d´expression et de se mouvoir des opposants politiques;

 

• les coups et blessures volontaires portés sur les leaders politiques, ainsi qu´à la tentative de leur élimination physique pure et simple et du pillage de leurs biens et domiciles;

 

• l’intimidation et les actes coercitifs à l´égard de la presse indépendante ainsi que la restriction et la suspension de ses activités.

 

L’IGFM-Deutsche Sektion e.V regrette et condamne avec la dernière énergie le carnage par la junte sur la paisible et innocente population de la ville de Conakry en date des 28 et 29 septembre2009 qui a enregistré plus de 200 personnes tuées par balles réelles et des centaines de blessés graves, ainsi que des viols ignobles perpétrés aux femmes et aux enfants.

 

Par conséquent, l’IGFM invite les Nations Unies, la CEDEAO, l´Union africaine, l´Union européenne, le FMI et la Banque mondiale, les grandes puissances et nations démocratiques, notamment les USA, le Japon, le Canada, la France, l´Allemagne, l´Angleterre et tant d´autres, à :

 

- infliger à la junte et son président des sanctions diplomatiques, militaires, économiques et financières suffisantes et durables jusqu´à leur départ du pouvoir, sanctions qui serviront évidement d´exemple à toutes autres dictateurs ou de prise de pouvoir par la force en Afrique et dans le reste du monde;

 

- exiger de la junte l´ouverture d´une enquête internationale indépendante et fonctionnelle sur le génocide des 28 et 29 septembre 2009 afin de traduire les auteurs et les commanditaires devant la Cour Pénale Internationale;

 

- exiger la libération inconditionnelle de tous les détenus civiles des manifestations pacifiques et les militaires détenus par la junte à l´île de Kassa, au PM3, à la Maison d´arrêt centrale de Conakry, au Camp Alpha Yaya et ailleurs;

 

- exiger la prise en charge et le traitement des blessés et femmes victimes de viols, ainsi que la restitution des tous les cadavres aux familles éplorées pour leur rendre un dernier hommage et être enterrés dignement;

 

- à maintenir le ton sur l´organisation d´élections libres et transparentes à la date prévue (31 janvier 2010) sans la participation d´aucun membre du CNDD et de son gouvernement, qui sera le seul moyen d´éviter un autre carnage de la population guinéenne;

 

L’IGFM-Allemagne invite également toutes les organisations de droits de l´homme de la planète à se joindre à elle pour condamner toutes formes de violations des droits des citoyens dans ce pays et, les organisations humanitaires à venir au secours des victimes et de leurs familles pendant la cruauté des 28 et 29 septembre 2009 de l´armée guinéenne.

 

L’IGFM réaffirme enfin son engagement à lutter contre toutes formes de violations des droits de l´homme à tout prix et son rattachement aux idéaux démocratiques au profit du respect et de la dignité du peuple de Guinée.

 

Très émue, l’IGFM présente ses condoléances les plus attristées aux familles éplorées et à tout le peuple de Guinée.

 

Frankfurt /Main, le 30 septembre 2009.

 

Mme Ursula Reimer

 

M. Bah Abdoulaye

 

IGFM-Deutsche Section e.V, “Referat Guinea-Conakry“

Frankfurt /Main, Allemagne.

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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 11:11
Amnesty International a demandé à tous les États de suspendre les livraisons internationales d'armement, de munitions et d'autres équipements à usage militaire ou de police qui pourraient être utilisés par les forces de sécurité guinéennes pour commettre des violations des droits humains.

L'organisation demande également la mise en place d'une commission internationale chargée d'enquêter sur les atteintes aux droits humains commises à Conakry dans la semaine du 28 septembre, qui auraient provoqué la mort de plus de 150 personnes.

« Il faut arrêter le transfert de ces équipements jusqu'à ce que le gouvernement guinéen ait pris des mesures pour empêcher de nouvelles violations et ait traduit en justice les responsables présumés des violentes attaques perpétrées la semaine dernière », a déclaré Erwin van der Borght, directeur du programme Afrique d'Amnesty International.

L'organisation a lancé cet appel alors que de nouvelles informations font état de l'utilisation par la police et les forces de sécurité guinéennes d'armes et d'équipements sud-africains et français durant les événements de la semaine dernière.

Lors d'une réunion aux Nations unies le 6 octobre, Amnesty International a évoqué devant les délégués à l'Assemblée générale de l'ONU la question des livraisons d'armes irresponsables à la Guinée. Brian Wood, responsable à Amnesty International des recherches sur le contrôle des armes, a déclaré : « Tous les transferts d'armes du type de celles qui sont utilisées pour commettre de graves violations des droits humains en Guinée et ailleurs pourraient être évités si les négociations à l'ONU débouchent sur un traité efficace sur le commerce des armes, comprenant un outil juridiquement contraignant d'évaluation des risques en matière de droits humains. »

Amnesty International appelle l'Assemblée générale des Nations unies, actuellement réunie, à entamer sans plus attendre un processus de négociations formelles en vue de l'élaboration d'un traité international sur le commerce des armes comprenant des principes fermes en matière de droits humains.

Sur des photos prises par des journalistes à Conakry le 1er octobre, on peut voir des policiers guinéens équipés de lance-grenades Cougar de calibre 56 mm.

Ces lance-grenades manufacturés en France sont conçus pour lancer des grenades lacrymogènes et des grenades à impact cinétique produites par le même fabricant français.

Des membres des forces de sécurité guinéennes ont également été photographiés le 1er octobre en train de patrouiller dans les rues de Conakry à bord d'un véhicule blindé de transport de troupes Mamba. Dix véhicules Mamba ont été vendus en 2003 à la Guinée par une filiale sud-africaine d'une société britannique dont un porte-parole avait déclaré à l'époque qu'ils étaient destinés au « contrôle des frontières » du pays. Amnesty International dispose d'informations établissant que des véhicules Mamba ont été utilisés à Conakry en janvier 2007 contre des manifestants pacifiques. Les blindés ont été lancés sur la foule et ont fait feu.

La semaine dernière, Amnesty International a reçu du gouvernement français des informations indiquant qu'il avait autorisé ces dernières années la livraison de grenades lacrymogènes et d'autres projectiles antiémeutes aux forces de sécurité guinéennes, bien que celles-ci aient fait usage de telles munitions pour commettre de graves violations des droits humains constatées de manière persistante depuis 1998. Selon des témoignages recueillis par Amnesty International auprès de manifestants et de témoins oculaires, des grenades lacrymogènes et des armes légères tirant à balles réelles ont été utilisées contre des manifestants rassemblés dans le stade de Conakry le 28 septembre 2009.

En 2006, la France a livré 500 grenades antiémeutes (de type non spécifié) au ministère guinéen de l'Intérieur. En 2008, elle a émis un agrément préalable en vue de la vente à ce ministère de grenades assourdissantes et de grenades lacrymogènes GM-2L 56 mm, conçues spécifiquement pour les lance-grenades utilisés ces jours derniers par les forces de sécurité guinéennes.

On ignore si l'agrément final d'exportation a déjà été délivré pour ces équipements. Le gouvernement français a annoncé le 29 septembre qu'il suspendait sa coopération militaire avec la Guinée. Amnesty International salue cette décision et engage la France et les autres États à veiller à ce que la suspension concerne également la fourniture d'armes, de munitions et d'équipements à usage militaire ou de police.

« De telles munitions ont été utilisées lors de la répression violente menée ces dix dernières années par les forces de sécurité guinéennes, qui a été marquée par des violations graves et répétées des droits humains, notamment des homicides illégaux, des violences sexuelles et l'usage flagrant d'une force excessive », a ajouté Erwin van der Boght.

Amnesty International
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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 20:55

L’association pourfendeur des pratiques françafricaines char­ge Paris qu’elle accuse d’entretenir une diplomatie pa­ral­lèle favorable au capitaine Dadis Camara, disqualifie le mé­diateur Blaise Compaoré et avertit contre les multinationales susceptibles d’exacerber les violences en soutenant les secteurs politiques et financiers guinéens capables de protéger leurs rentes.

Les pogroms survenus le 28 septembre à Conakry, avec plus de 150 morts et 1.200 blessés, sont la continuité d’une succession de massacres combinée à une impunité permanente, accuse l’association Sur­vie dans un communiqué publié hier. Ce «terrifiant bilan de la répression sanglante, opérée au grand jour par l’Armée guinéenne» rejoint le cortège de victimes «des mouvements sociaux réprimés en 2006 et en janvier 2007 avec la même sauvagerie par des soudards sans foi ni loi confortés par des décennies d’exercice d’un pouvoir militaire aux crimes restés impunis», note Survie dont le siège est en France.

 

Ainsi, et «attentive quant au rôle joué par la France dans cette crise politique», Survie «dénonce la grande tolérance» dont la diplomatie fran­çaise fait preuve «à l’égard des exactions des régimes guinéens de­puis plusieurs décennies» et con­si­dè­re la position dure exprimée par Ber­nard Kouchner comme de « ’vraies fausses’ pressions exercées par la France à l’égard de la junte guinéenne ». Survie met en parallèle la mission à Conakry du secrétaire d’Etat Alain Joyandet «pour tenter de convaincre Dadis Camara de ne pas se présenter à la Présidentielle», d’­une part, et les félicitations du même Joyandet adressées au général Ab­del Aziz «qui venait de mettre en œu­vre en Mauritanie le même scénario que Dadis Camara», d’autre part.

 

Sans parler d’hypocrisie, Survie «dénonce le rôle joué par des émissaires d’une diplomatie parallèle sans mandat officiel». A ce niveau, sont visées les manœuvres de Pa­trick Balkany, député des Hauts-de-Seine et très proche ami de Nicolas Sarkozy, «partisan déclaré de la candidature de Dadis Camara» à l’élection présidentielle de janvier 2010.

 

Cette sorte de double jeu de la diplomatie française en Guinée ne date pas d’aujourd’hui, ajoute le communiqué. Car «après la rupture historique du lendemain du référendum de 1958, un rapprochement fran­co-guinéen opéré dans les an­nées 1980 a conduit la France à soutenir militairement et diplomatiquement le régime de Lansana Conté». A la suite, «la visite symbolique de Jacques Chirac en 1999 à Conakry, peu après la mascarade électorale qui avait vu l’opposant Alpha Condé privé de sa victoire à la Présiden­tielle, a ainsi constitué un des temps forts d’un certain ‘renouveau’ de la relation franco-guinéenne». Aujour­d’hui, poursuit le communiqué, «la politique de la ‘Fran­ça­frique décomplexée’» sous Nicolas Sarkozy «qui repose sur une défense inconditionnelle des positions é­co­nomiques ac­quises (Ga­bon, Con­go, Tchad…) où à conquérir (Libye, RD Congo, An­go­la Afrique du Sud…) a placé la Gui­née parmi les territoires de prospection pour les entreprises françaises».

 

Face à la situation actuelle, Survie «réclame la fin (et non la simple suspension) de la coopération militaire française ainsi que l’arrêt de toute vente d’armes françaises au régime» et «demande aux parlementaires français de réclamer que la lumière soit faite sur la stratégie menée par la diplomatie française à l’égard du régime guinéen et sur les soutiens apportés à celui-ci (…) de­puis les exactions de 2006». Le montant de cette aide militaire est d’environ 1,3 milliard de francs Cfa, soit «2 millions d’euros», avec «neuf coopérants» chargés d’encadrer l’Armée guinéenne «depuis 2007».

 

En tant que «relais des revendications des mouvements de la société civile guinéenne», Survie exige que la répression soit stoppée à l’égard des opposants, que les prisonniers ante et post 28 septembre soient li­bérés, une procédure judiciaire in­ter­­nationale «pour déterminer les res­ponsabilités dans les massacres», ainsi que «le rejet du mandat de mé­dia­teur confié au Président bur­­kinabè Blaise Compaoré, lui-mê­me impliqué dans un certain nombre de conflits sanglants ayant en­deuil­­lé la sous-région» au profit, par exemple, d’une alternative «plus cré­dible com­me Alpha Omar Ko­naré».

 

Momar Dieng

 

Source : lequotidien.sn

 

Lire l'intégralité du Comuniqué de Survie France

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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 16:21
Une commission internationale d’enquête doit être rapidement mise sur pied afin d’identifier et faire traduire en justice les auteurs des exactions.

Les forces de sécurité guinéennes attaquent des manifestants à Conakry, le 28 septembre 2009.

© 2009 Reuters

Les autorités guinéennes doivent soit libérer immédiatement toutes les personnes détenues sans inculpation après la répression sanglante d'une manifestation de l'opposition le 28 septembre 2009, soit les inculper pour infraction criminelle et tenir ensuite un procès équitable, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. L'organisation de défense des droits humains a également appuyé l'appel lancé par la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) en faveur de la création d'une commission internationale d'enquête sur ces violences qui auraient fait plus de 150 morts parmi les manifestants.

« L'impunité flagrante dont jouissent les forces de sécurité de la Guinée s'est révélée au grand jour cette semaine », a observé Corinne Dufka, chercheuse senior pour l'Afrique de l'Ouest à Human Rights Watch. « Les autorités guinéennes doivent immédiatement inculper ou libérer les personnes emprisonnées et ouvrir également une enquête exhaustive pour faire toute la lumière sur les violences et identifier les responsables de ces actes. »

 

Les témoins, les travailleurs humanitaires et les diplomates interrogés par Human Rights Watch ont affirmé que les forces de sécurité détiennent encore des dizaines de manifestants dont des membres du parti d'opposition dans les camps militaires Alpha Yaya Diallo et Koundara ainsi qu'au PM-3, centre de détention géré par la gendarmerie, et au quartier général de la Compagnie mobile d'intervention et de sécurité (CMIS). L'accès à ces lieux est limité et les conditions de détention restent en grande partie inconnues.

 

Les chefs des partis d'opposition ont indiqué que des dizaines de leurs membres, dont un haut responsable, se trouvaient toujours en détention militaire. Plusieurs personnes ont indiqué à Human Rights Watch qu'ils devaient payer pour faire libérer leurs amis ou les membres de leurs familles. Un homme a déclaré avoir eu à « négocier » avec un soldat du corps d'élite des Bérets rouges pour obtenir lui aussi la libération d'un ami intime détenu au camp militaire Koundara :

« Au début, nous ne savions pas où se trouvait mon ami, mais c'est par la suite qu'un agent des Bérets rouges nous a indiqué qu'il était à Koundara. Nous avons grandi ensemble. Je ferais tout pour le faire sortir de cette prison et ils le savent. Nous sommes en train de négocier avec le soldat pour le faire libérer ».

Un autre témoin a révélé avoir payé la somme de 100 000 francs guinéens (environ 14 euros) à des policiers au quartier général de la CMIS pour obtenir la libération de son frère.

 

Selon des sources dignes de foi, aucune des personnes détenues depuis les violences du 28 septembre n'a été traduite devant un juge, ce qui constitue une violation à la fois du droit international et du droit guinéen. Conformément à l'article 9 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques signé et ratifié par la Guinée, tout individu arrêté doit être informé, au moment de son arrestation, des raisons de cette arrestation et traduit dans le plus court délai devant un tribunal. Dans le cas contraire, c'est-à-dire si aucun chef d'accusation n'est retenu, l'article 60 du Code guinéen de procédure pénale de 1998 fixe la durée de détention maximale avant d'être présenté aux autorités judiciaires à 48 heures. Une prolongation de 48 heures supplémentaires, soit 96 heures ou quatre jours au total, n'est permise que sur ordre du ministère public ou du juge d'instruction.

 

Human Rights Watch a également exprimé son soutien ferme en faveur de la création d'une commission d'enquête internationale sur la répression des opposants politiques sous l'égide de l'Organisation des Nations Unies avec la participation de l'Union africaine (UA) et de la CEDEAO. Le 29 septembre, la CEDEAO a demandé l'ouverture d'une enquête « en collaboration avec » l'UA et l'ONU afin d'identifier les responsables de ces actes et de prendre les mesures nécessaires pour remédier à la situation. Les autorités guinéennes ont accepté en principe l'instauration de cette commission le 30 septembre.

 

« Une commission d'enquête internationale doit être rapidement mise sur pied afin de faire la lumière sur les actes déplorables commis cette semaine par le gouvernement guinéen », a insisté Mme Dufka. « Afin de garantir l'impartialité et l'efficacité de l'enquête, l'Union africaine, l'ONU et les acteurs clés tels que l'Union européenne et les États-Unis devraient d'ores et déjà annoncer leur appui inconditionnel à la formation d'une telle commission. »


Human Rights Watch

 

 

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3 octobre 2009 6 03 /10 /octobre /2009 11:56

Depuis le debut des massacres programmés contre les pauvres populations le lundi 28 septembre 2009,notre groupe de presse Le Jour/Guineevision.org reçoit en longueur de journée des e-mails menaçants, calomnieux et tout genre.

Ces “defenseurs de la democatie et de la liberté d’expression” nous reprochent d’avoir publié des “images choquantes” et qui ne sont pas de nature a ramener la quiètude sociale au pays et provoqueraient la fureur internationale contre le “Gouvernement Guinéen”.

 

Messieurs les parents,amis et supporteurs du “gouvernement guinéen”, nous vous remercieons de vos visites á travers nos sites et esperons que vous continuerez toujours á venir vous informer là pour vivre avec le reste des Guinéens et des amis de la Guinée sur ce qui se passe dans notre chère Guinée.

 

Mais si vous cherchez autre chose ou vous attendez á ce que nous nous demarquons de notre objectif pour defendre des criminels, nous vous dirons que vous n’êtes pas entrain de visiter le site qui repond á vos attentes. Ces sites sont au service des Guinéens dans leur lutte pour la liberté, la democrtie et la securité, si les images que nous portons ici pour informer les Guinéens et les amis de la Guinée vous choquent, nous dirons tout simplement d’éviter ces sites, car il a fallu que nous exposions les criminles du CNDD à travers quelques cas de viols pour qu’ils cessent dire que ces cas ne sont jamais passés.

 

Il a fallu qu’on signale les manoeuvres des tueurs des populations qui ramassaient les corps des personnes tuées pour que votre “gouvernement” soit devant les faits irrefutables.

 

Savez vous que des centaines de familles continuent toujours á rechercher leurs morts, dites nous MM les supporteurs où sont ces gens?

 

Oui!! vous n’êtes pas les victimes,car au même moment vous étiez entrain d’organiser une manisfestation pro-cndd a Kaloum sous la protection du Gouverneur Diop et de Chantal Colle la Pdg d’ALO, avez vous êtez disperser par les forces de l’ordre?

 

C’est pourquoi Chantal Colle a été parmi les premireres personnes aux secours des blessés pour apporter son “assistance” en invitant les journalistes de ne pas “mettre le feu entre le pays...”

 

Oui, vous n’êtes pas les victimes, car vous vivez tous sous la protection de ces criminels ou à l’étranger.

 

Pardon,demarquez vous de votre cynisme et revoyez ces images, fermez les yeux méditez et interrogez votre conscience si évidemment vous en avez une. A Chantal Colle, image le viol d’une femme, et si tu etais la victime directe? Du jamais vu dans l’histoire de ce pays, qu’on viole une femme avec un fusil, des bois, des coups de pieds et si ce ne suffit pas on tire sur elle entre les jambes.

 

Tenez, ces faits ne sont pas de la fiction, les images sont lá et vivantes,les temoins sont lá et nous les porternos au monde entier pour qu’on sache ce qui s’est effectivement passé et continue de se passer en Guinee.


Des gens ont risqué leur vie pour nous vivre ces événements, nous allons honorer leur heroïsme sans se soucier de vos leçons de morale

 

Saliou Bah pour www.lejourguinee.com partenaire de www.ondes-guinee.info

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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 21:47

Le méphistophélès du CNDD, Moïse Dadis Camara, batifole dans une tragique théâtrocratie guinéenne aux lendemains du massacre de plus de 150 manifestants pacifiques au stade du 28 septembre. Les faits donnent raison à la veuve de Diarra Traoré, l'ancien premier ministre du bled. Le pharaon du CNDD lui rappelle non seulement son défunt mari mais il est comme Sékou Touré.

 

Didon! Ouvrez votre intelligence, ouvrez votre bouche, comme le disait Dr Mangassouba Moriba que Sékou Touré avait fait pendre publiquement un 25 janvier 1971, pour comprendre cette autre tragique théâtrocratie dans laquelle le pharaon du CNDD plonge la Guinée.

 

Le pharaon du CNDD n'aime pas les conférences des bouches ouvertes dans le bled. Il n'aime pas les manifestations pacifiques et politiques qui militent pour l'épanouissement, le développement de la Guinée et des Guinéens. Il avait d'ailleurs interdit cette manifestation monstre d'opposants du lundi 28 septembre contre son éventuelle candidature à la présidentielle de janvier 2010.

 

La veille du massacre à Cona-crimes, le pharaon du CNDD gardé par un contingent de satrapes, armés jusqu'aux couilles, a débarqué d'abord dans la ville de Labé et "défié" les quelque 20.000 manifestants à sa venue là-bas.

 

Médiacrates et forgerons de l'opinion publique à son service ont dégoté le mot juste pour magnifier ce "défi" lancé à ses détracteurs et opposants et le pomper à bloc. Sur les ondes de "Africa n°1", on a alors entendu Ben Daouda Sylla parler de la réussite d'une visite du pharaon du CNDD à Labé qui "avait fait dresser quelques jeunes agités."

 

Ah! non, con-frère. Ces 20.000 manifestants ne sont nullement des "agités". Ce sont des citoyens conscients de l'inaptitude du pharaon à gouverner et à émanciper le bled. Ils ont manifesté consciemment et dans l'intérêt national contre la volonté dictatoriale de celui-ci à se porter candidat à la charge suprême en 2010. Con-frère, pourquoi tu les qualifies d'agités? Parce qu'ils s'opposent à la perpétuation de la fade gouvernance?

 

Ah, non con-frère. L'on ne te dicte pas la déontologie ou ce que tu dois faire dans tes reportages. Par contre l'on est libre de réagir. Pas de confraternité dans l'imbécillité pour le maintien d'un autocrate au trône.

 

Comme le disait Dr Mangassouba Moriba, j'ouvre la bouche après un petit silence. Ce qui en sortira sera méchant et indigeste. Ce sera certainement un tollé général au près de mes confrères guinéens! Je sais que cela va m'attirer des rancunes, de la haine de la part de certains d'entre eux. Mais bof ! comme il faut défricher le bled et les esprits.

 

A Labé, le pharaon du CNDD a été pompé comme une outre. Et le lendemain à Cona-crimes, il a explosé en passant à l'acte par ce massacre que nous connaissons. L'OGDH (Organisation Guinéenne des Droits de l'Homme) et certaines ONG humanitaires, des témoins, des médecins au CHU d'Ignace Deen et de Donka attestent de plus de 157 tués par les militaires guinéens et de beaucoup de femmes violentées et violées.

 

Ben Daouda Sylla soutient mordicus sur les ondes de sa radio que "nulle part, on ne vérifie le chiffre de 150 morts" et il tend le micro à Frédéric Kolié, le ministre de l'administration du territoire, qui banalise le chiffre des tués et des blessés. Frédéric Kolié ne compte que 53 morts à la suite de la bousculade et de "quatre tués par balles perdues". Mensonge. Assassins. Barbares. Sauvages. Brutes.

 

Recherchez et retrouvez tous les massacrés de cette journée. Et allez les déposez ou chez Ben Daouda Sylla ou chez Fréderic Kolié pour qu'ils les comptent et se rendent à l'évidence de cette horreur.

 

Hé, épargnez-nous de vos hypocrisies ! Est-ce que vous avez écouté les reportages de Ben Daouda Sylla sur ces événements? L'on ne vous parle pas de dessous de micro. Mais réécoutez les quand même et ensuite seulement prenez position.

 

Peut-être que c'est vrai les fils de la plupart des leaders de l'opposition sont à l'abri à l'étranger. Et lors de ce massacre sanglant du 28 septembre dernier ce sont les fils de pauvres hères qui ont été encore massacrés par l'armée guinéenne que le pharaon du CNDD dit ne peut plus pouvoir contrôler. Certes. Mais ces leaders de l'opposition n'ont pas prémédité dans leur conscience un tel massacre. En plus, eux-mêmes ont risqué leur vie ce jour là.

 

Le pharaon du CNDD argue qu'il avait interdit cette manifestation. Mais qu'est-ce qu'il fait du droit légal à la manifestation pacifique de citoyens se sentant brimés, étouffés, tyrannisés ?

 

C'est un droit absolu de manifester contre l'autocratie, la dictature. A supposé que les manifestants ont passé outre l'interdiction de descendre dans la rue pacifiquement et de crier leur opposition face la fantaisie du méphistophélès du CNDD de se porter candidat à la charge suprême en janvier 2010, pourquoi n'a-t-il pas choisi de faire encadrer alors la marche plutôt que de commander à ses troupes de les brutaliser et de tirer à bout portant dans le tas? Ils sont tombés raides morts comme des lapins abattus à bout portant.

 

Et voilà le pharaon du CNDD qui cherche à rebondir en revendiquant des enquêtes internationales sur ce massacre en jetant l'entière responsabilité sur les chefs de l'opposition. Dans sa théâtralité politique, il promet même un éclairage sur les massacres des manifestants de janvier et février 2007.

 

L'on vous dit que le pharaon du CNDD est Sékou Touré en miniature. Il considère à présent, lui aussi, le bled comme une scène de théâtre. Après avoir fait massacrer près de 157 manifestants pacifiques, le pharaon du CNDD théâtralise en décrétant des jours entiers de deuil national. Il clame son irresponsabilité dans cette tuerie et se dit pris en otage par l'armée guinéenne. Foutaise ! Lui et tous les apparatchiks du CNDD doivent être traduits devant le Tribunal Pénal International (TPI). Tous, l'on vous dit.

 

Hé, toi là! Arrête de faire l'avocat du diable avec ton "Pivi n'est pas mêlé à cette nouvelle tuerie. Il était à Mbambéto..." Et pititi et patata!

 

Peut-être que le torchon brûle maintenant entre le pharaon du CNDD et le chargé de sécurité de sa cour, Hâman Claude Goliath Pivi. Paraît que celui-ci aurait abattu les deux marabouts qui montaient la tête au pharaon  à garder le trône. Ce qui aurait poussé le pharaon du CNDD à lâcher son loufoque Hâman Claude Goliath Pivi. Car promettre un éclairage sur les massacres des manifestants pacifiques de janvier et février 2007, induit à  traduire aussi ce dernier devant le TPI. Sachant qu'il est présumé coupable du massacre de près de 300 poulets à la camayenne de Cona-crimes.

 

On s'en fout que les deux hommes forts du CNDD se brouillent au lendemain de ce nouveau massacre. L'essentiel qu'eux deux plus Sékouba Konaté, ministre de la Défense, Toumba, le commandant de la garde rapprochée du pharaon, le commandant Alpha Ousmane Diallo, Thiékoro et consorts répondent de ce qu'on leur reproche devant le TPI. Cela dit. Il faut vraiment être un imbécile politique pour participer à un gouvernement d'union nationale sous le diktat du pharaon du CNDD. La revendication minimale, à ce jour, est le départ de Dadis Camara du pouvoir et la tenue d'élections présidentielles nationales, libres, transparentes, indépendantes et démocratiques. Il faut absolument qu'il tienne à sa promesse de ne pas se présenter aux présidentielles de janvier 2010.

 

Le pharaon du CNDD a tourné, l'on vous le répète, la page de sa promesse faite au lendemain de son ramassage du pouvoir, le 23 décembre 2008, de mener une courte période de transition et de rendre le pouvoir à un cvil capable, apte par le truchement d'élections nationales libres, indépendantes et démocratiques. "Le pouvoir sépare, isole, enferme, c'est bien connu. Surtout, il change celui qui y accède", écrit Georges Balandier dans son livre: "Le pouvoir sur scènes". Et pour continuer à gruger les Guinéens et l'opinion internationale, le pharaon du CNDD cherche maintenant à sortir de son isolement, de son enfermement, du vide que les populations guinéennes ont réussi à créer autour de lui en proposant un gouvernement d'union nationale bouffon.

 

Y en a marre l'obscurantisme. Y en a marre l'enseignement au rabais. Y en a marre le statut quo. Y en a marre la faim. Y en a marre la misère. Y en a marre la cherté de la vie. Y en a marre l'insalubrité. Y en a marre les pourritures et les ordures au port de Boulbinet et partout à Cona-cris. Y en a marre tout, tout, tout ce qui milite en faveur des médiocres, des nuls, des incompétents, des imbéciles et des salopards aux commandes en Guinée. Que ça change maintenant, bordel!

 

Les aigrefins de ce pouvoir ne l'entendent pas de cette oreille. Ils s'en tapent les couilles de savoir que la vie de la majorité des Guinéens va péricliter si le pharaon du CNDD et sa cour continuent à garder le pouvoir par dévers toute volonté de changement des populations et de développement de la Guinée.

 

C'est machiavélique de tirer les marrons du feu pour le seul maintien d'un incapable, d'un nigaud qui s'imagine diriger la Guinée en se débrouillant comme un manche.

 

Hé! Allah! A quand la fin du calvaire des Guinéens avec ce nouveau pouvoir militaire? A quand la terminaison de massacres de manifestants pacifiques au bled? Quel mage ou devin peut nous dire le nombre d'années ou de mois de règne que feront le pharaon du CNDD et sa cour? Vingt ans ou un quart de siècle ou au plus tard le 31 janvier 2010 ? Dites-le nous si vous le savez avec certitude. Sinon, gardez vos supputations politiques pour vous.

 

Benn Pepito

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