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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 11:00



Le 28 septembre 2009, vers 14 heures, aux alentours du stade de Conakry, des dizaines de femmes, adolescentes, mères de famille ou femmes âgées, erraient telles des zombies, totalement nues, dégoulinantes de sang, de sperme, de boue. Un grand nombre d'entre elles ont été recueillies par les habitants des quartiers Dixinn et Sig Madina, qui les ont cachées plusieurs jours durant. Ils les ont lavées, nourries, mais, avant toute chose, leur ont fourni un pagne pour couvrir leur nudité. Certaines survivantes du massacre et des viols ont fui loin de Conakry, n'osant plus réapparaître dans leur quartier.

 

Elles ont fui leurs violeurs, qui connaissaient désormais leur identité puisqu'ils leur avaient dérobé leurs effets personnels, et surtout leur téléphone portable. Pendant qu'ils les violaient, ils les avaient menacées : "Vous êtes des putes poulars [peules], regardez ce que nous faisons de votre démocratie ! Nous recommencerons, et ensuite nous vous tuerons." Elles sont aussi parties pour fuir le regard de leurs parents, de leur mari, de leurs coépouses, de leurs enfants, étreintes par le déshonneur.

 

Certaines des femmes violées ont été kidnappées au sortir du stade pour servir d'esclaves sexuelles, offertes aux militaires, les yeux bandés plusieurs jours durant, avant d'être miraculeusement relâchées. D'autres auraient été tuées pour en avoir trop vu, trop entendu, trop su.

 

Le jour même, certaines ont été conduites au CHU Donka pour être soignées, mais ont dû fuir, aidées par un médecin ou un infirmier complaisant, informé de la rafle décidée pour éliminer les témoins. Certaines sont aujourd'hui encore poursuivies, repérées dans la rue, surtout lors de leur passage à l'OGDH, l'Organisation guinéenne de défense des droits de l'homme, à Conakry. Nombreuses sont celles qui vivent encore dans la peur.

 

Pour soigner les victimes et les traumatisés, une cellule médico-psychologique a été mise en place à la clinique de Conakry Centre Mère et Enfants. Elle est composée d'une maître de conférences en psychologie clinique expatriée, volontaire, spécialiste des traumatismes psychiques, et d'une équipe guinéenne de médecins, chirurgiens, gynécologues, spécialistes de maladies infectieuses, d'infirmières, d'une sage femme et de deux médiatrices ethno-cliniciennes servant d'interprètes (peul, soussou, malinké, kissi, tomas, guerzés...). Cette cellule est une première en Guinée, d'autant qu'il n'existe aucune consultation psychologique guinéenne.

 

Les femmes que nous recevons dans cette cellule sont souvent arrivées plus d'un mois après les événements. Elles sont venues car elles souffraient trop : traumatismes crâniens, infections vaginales, grossesses, contaminations vénériennes et VIH, toutes en état de stress post-traumatique très avancé : elles ne dorment plus depuis des semaines, sursautent au moindre bruit, elles sont terrorisées et désespérées, ne parviennent plus à penser ni à travailler.  Certaines tentent de se suicider, d'autres se sont mises à boire et à fumer pour noyer les foudroyantes reviviscences des scènes d'horreur, les brutales visions de corps piétinés, mutilés, les monceaux de cadavres auxquels elles ont été mêlées… et les réapparitions soudaines des visages de leurs violeurs surgissant devant leurs yeux, surtout le soir, quand vient la nuit. Elles sont ménagères, pauvres le plus souvent ; elles sont intellectuelles ou employées de l'administration et des ministères ; elles sont couturières ou vendeuses d'huile de palme sur les bords de route ; elles sont aussi femmes d'ingénieur, de médecin, de professeur, ou célibataires. Ce sont nos mères, nos sœurs, nos filles, nos grand-mères. Ce sont les femmes de Guinée !


Binta : "Vous vous rendez compte, moi, une veuve de 50 ans ! Ils m'ont arraché mes vêtements, j'ai été nue, totalement nue, allongée sur le dos à même le sol, le sexe nu, en plein jour, devant l'entrée du stade, et deux jeunes "bérets rouges" qui me violaient… des gamins ! Je les ai regardés au fond des yeux pour ne pas oublier leur visage, car je voudrais les revoir un jour ! Je leur ai hurlé : 'Ce n'est pas moi que tu violes, c'est ta propre mère !' Ça les a rendus plus enragés ; ils me disaient de me taire, ils me tapaient sur la bouche, frappaient ma tête, mais je ne me taisais pas. 'Soyez maudits, vous êtes maudits, au nom de Dieu, je vous maudis !' Et ils continuaient de me frapper ; ils m'ont jeté du sable sur le sexe ; moi, je n'avais plus rien à craindre, je ne ressentais plus rien, j'étais déjà… morte !  Je vous le dis comme je le leur ai dit : tous ceux qui ont fait ça sont maudits ! Ils vont tous mourir. Pas un n'échappera à la malédiction divine."

 

A l'invitation des leaders des partis d'opposition et des forces vives de la nation, des centaines de Guinéennes de tous âges et de toutes les conditions s'étaient rendues au stade ce matin-là pour manifester pacifiquement et dans la joie leur espoir dans la démocratie à venir. Elles ne seraient jamais venues là avec leurs filles, leurs sœurs, leur mère si elles s'étaient doutées un seul instant que le pouvoir avait fomenté un tel guet-apens.

 

Fatimatou est venue consulter la cellule avec sa fille Oumou, âgée de 15 ans : "Nous sommes parties au stade ensemble. Oumou a insisté pour venir avec moi. J'ai accepté de guerre lasse. Quand la panique a commencé, quand ils se sont mis à tirer sur la foule et que nous avons couru pour essayer de nous échapper, j'ai perdu ma fille de vue. J'ai été violée. Je sais que ma fille l'a été aussi. Depuis, elle n'ose plus me parler ; elle est complètement renfermée sur elle-même. Aidez-moi à savoir ce qui lui est arrivé, je dois le savoir."

 

Les femmes ont commencé à sortir de leur cache pour se faire soigner à partir du moment où la Commission d'enquête internationale a été décidée par les Nations unies. Elles sont venues au Centre Mère et Enfants, quand bien même les autorités guinéennes niaient toute agression et tout viol, quand bien même ce déni répété chaque soir à la télé et à la radio nationale réactivaient le traumatisme psychique - le négationnisme est toujours une réédition du traumatisme. Elles sont sorties pour se faire prendre en charge, quand bien même des voix officielles proclamaient qu'elles étaient des dépravées qui ne faisaient que mentir. Elles ont repris confiance parce qu'elles se savaient soutenues par la parole internationale.

 

Il semble que jamais dans la terrible histoire des meurtres de masse les Nations unies n'aient réagi aussi vite et aussi efficacement. De même pour la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), le Groupe international de Contact sur la Guinée (GIC-G) et l'Union africaine. La prise en charge médico-psychologique des victimes dans un environnement hostile, menaçant et enclavé ne sert le plus souvent à rien. L'indifférence de l'humanité renforce les effets destructeurs des crimes. La reconnaissance officielle par les Nations unies des faits terrifiants, l'accusation nominative, l'intention de faire comparaître les accusés, au contraire, participent du processus thérapeutique des victimes.

 

Quand le reste du monde reconnaît la réalité des drames auxquels elles ont survécu et qu'il s'engage à punir les responsables, les victimes ont une chance de se libérer des frayeurs persistantes et de retrouver leurs capacités.

 

Il y a quelques jours, au Centre Mère et Enfants, lors de la visite matinale aux malades, nous avons salué Binta. Elle était assise sur une chaise, devant sa chambre, l'air épanouie, reposée. Elle avait de toute évidence recouvré le sommeil. Elle était belle, habillée d'un pagne en tissu bazin, les tresses impeccablement "tirées". Elle était plongée dans la lecture d'un texte photocopié. "- Comment allez-vous aujourd'hui ? - Ça va très bien ; je voudrais rentrer chez moi. J'aimerais que vous me signiez mon autorisation de sortie aujourd'hui. - Bon, on va voir ça. Faut qu'on discute, d'abord. Qu'est-ce que vous lisez ? Ça a l'air intéressant ! - Oui, c'est très intéressant ! Et ravie, elle nous annonce : c'est le rapport des Nations unies !"

 

L'ère des juntes et des dictateurs est révolue. La Guinée est une nation parmi les nations. Nous conjurons les instances internationales de ne pas relâcher leur pression tant que la Guinée ne sera pas devenue un Etat de droit, tant que le Château d'eau de l'Afrique de l'Ouest ne sera pas redevenu la Perle de l'Afrique, l'Etat pilote qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être depuis le glorieux vote du 28 septembre 1958, marquant l'indépendance de la patrie. 

 

À l'aube du XXIe siècle, la justice internationale s'édifie lentement sous nos yeux, l'avenir de la communauté internationale est désormais étroitement lié à celui de la Guinée, et nous n'avons pas le droit d'échouer en laissant les victimes seules face à leurs bourreaux ! La malédiction des femmes de Guinée est aussi une prière pour son réveil.

 

Pr. Ibrahima Baldé et Nathalie Zajde

Le Pr. Ibrahima Baldé est chirurgien pédiatre, président du conseil national de l'Ordre des médecins de Guinée, fondateur du Centre Mère et Enfants de Conakry

 

Nathalie Zajde est maître de conférences à l'université de Paris-VIII - Centre Georges-Devereux


Source : lemonde.fr

 

 

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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 14:19


Genève-Paris, le 21 janvier 2010.
L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), exprime sa plus vive préoccupation suite aux menaces formulées à l’encontre du mouvement syndicaliste en Guinée.

Le 15 janvier 2010, à 1h00 du matin, plusieurs syndicalistes ont reçu un message sur leur téléphone portable incitant à la violence à l’encontre des syndicalistes en raison de leur appartenance ethnique.

 

Ainsi, Mme Rabiatou Sérah Diallo , secrétaire générale de la Confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG) [1] , M. Barry Alpha , trésorier de la CNTG, M. Kader Azize Camara , membre du département des jeunes de la CNTG, M. Mamadou Mansaré , membre de la CNTG, M. Sy Savané, secrétaire général du Syndicat libre des étudiants chercheurs de Guinée et de l’Union syndicale des travailleurs de Guinée (SLEG-USTG), Mme Mamamouda Paye Camara , membre de la Fédération Mines, M. Binta Bangoura , membre de la Fédération du développement rural, M. Amadou Diallo , syndicaliste de Travaux publics bâtiment, Mme Mariama Kesso Diallo , membre de la CNTG, et d’autres syndicalistes ont reçu le message suivant :

 

“Chers parents, un issons nos efforts pour le retour de notre cher président Dadis car les musulmans ne veulent pas qu’il revienne ; L’Occident est avec nous pour combattre ces terroristes. A bas les syndicalistes et en particulier les pheules ; Sékouba Konaté est un traître. Vive le CNDD et son président”.

 

A l’occasion des accords de Ouagadougou du 15 janvier 2010, les différentes forces se sont accordées pour former un gouvernement d’union nationale en attendant l’organisation d’élections dans les six mois. De telles menaces visent à stigmatiser les défenseurs, notamment les syndicalistes, qui soutiennent une politique d’apaisement des tensions entre les différents groupes politiques, factions et groupes ethniques composant la Guinée depuis la tentative d’assassinat du président du Conseil national pour la démocratie et le développement ( CNDD), le capitaine Moussa Dadis Camara, le 3 décembre 2009.

 

L’Observatoire appelle les autorités de transition à protéger et garantir l’intégrité des défenseurs des droits de l’Homme, notamment les syndicalistes, particulièrement exposés en raison de leur engagement en faveur de l’apaisement, conformément aux instruments internationaux et régionaux ratifiés par la Guinée .

 

En effet, l’Observatoire rappelle qu’au terme de l’article 12.2 de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1998, “l’Etat prend toutes les mesures nécessaires pour assurer que les autorités compétentes protègent toute personne, individuellement ou en association avec d’autres, de toute violence, menace, représailles, discrimination de facto ou de jure, pression ou autre action arbitraire dans le cadre de l’exercice légitime des droits visés dans la présente Déclaration”.

 

Pour plus d’informations, merci de contacter :

 

· FIDH : Gaël Grilhot / Karine Appy :   + 33 1 43 55 25 18  

· OMCT : Delphine Reculeau :   + 41 22 809 49 39   

 

[1]

 

Notes :

 

[1] Le poste de vice Premier Ministre a depuis été proposé à Mme Rabiatou Sérah Diallo.

 

 

 

 

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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 07:33


Les gouvernements respectueux des droits humains devraient plaider pour la protection des défenseurs de ces droits. (Washington, le 20 janvier 2010) - Les gouvernements qui se sont rendus coupables de graves violations des droits humains au cours de l'année passée ont intensifié leurs attaques contres les défenseurs et les organisations de défense des droits humains qui rendent compte de ces violations, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui lors de la publication de son Rapport mondial 2010.  

 

Le rapport de 612 pages, qui constitue le 20e bilan annuel rédigé par l'organisation au sujet des pratiques en matière de droits humains dans le monde, résume les principales tendances relatives aux droits humains dans plus de 90 nations et territoires, reflétant le travail d'enquête considérable réalisé en 2009 par les équipes de Human Rights Watch. Dans le chapitre introductif qu'il a rédigé, le Directeur exécutif, Kenneth Roth, soutient que la capacité du mouvement des droits humains à faire pression au nom des victimes s'est considérablement accrue ces dernières années, et que cette évolution a engendré de la part des gouvernements responsables d'abus une réaction qui s'est particulièrement intensifiée en 2009.

 

« Les attaques contre les défenseurs des droits humains pourraient être interprétées comme un hommage involontaire au mouvement des droits humains, mais cela n'amenuise pas le danger qu'elles représentent », a déclaré Kenneth Roth. « Sous divers prétextes, les gouvernements responsables d'abus sont en train d'attaquer les fondements mêmes du mouvement pour les droits humains. »

 

Les attaques contre les défenseurs des droits humains ne sont pas le seul fait de gouvernements autoritaires tels que la Birmanie et la Chine, a indiqué Human Rights Watch. Dans plusieurs pays où des gouvernements élus sont confrontés à des insurrections armées, il y a eu une forte hausse du nombre d'attaques armées contre des défenseurs des droits humains. Malgré l'accalmie dans le conflit armé en Tchétchénie, une série dévastatrice de meurtres et de menaces contre des avocats et des militants luttant contre l'impunité a eu lieu dans le Nord-Caucase.

 

Human Rights Watch a observé que certains gouvernements sont si répressifs à l'encontre de personnes et d'organisations qu'aucun mouvement des droits humains ne peut effectivement fonctionner dans les pays concernés, notamment  l' Érythrée, la Corée du Nord et le Turkménistan.

 

L'introduction du rapport précise que des observateurs des droits humains ont été assassinés, afin de les réduire au silence, en Russie et au Sri Lanka, ainsi que dans plusieurs autres pays dont le Kenya, le Burundi et l'Afghanistan.

 

Human Rights Watch  cite le Soudan et la Chine comme des pays dont les gouvernements interdisent régulièrement des organisations de défense des droits humains, ainsi que l'Iran et l'Ouzbékistan parmi les pays qui harcèlent ouvertement et détiennent arbitrairement des défenseurs des droits humains et d'autres personnes exprimant des critiques. La Colombie, le Venezuela et le Nicaragua menacent et harcèlent les défenseurs des droits humains. Ces derniers sont également en butte à des violences dans des pays tels que la République démocratique du Congo et le Sri Lanka. Des gouvernements comme ceux de l'Ethiopie et de l'Egypte recourent à des réglementations extrêmement restrictives pour entraver les activités des organisations non gouvernementales. Pour faire taire les voix dissidentes, d'autres pays recourent à la radiation des avocats (la Chine et l'Iran par exemple), à des accusations criminelles basées dans de nombreux cas sur des agressions montées de toutes pièces (l'Ouzbékistan et le Turkménistan), ainsi qu'à des lois pénales contre la diffamation (la Russie et l'Azerbaïdjan).

 

Les organisations locales et internationales de défense des droits humains travaillant en Israël ont connu un climat plus hostile que jamais après avoir documenté les abus commis tant par le gouvernement que par le Hamas au cours des combats de décembre 2008 - janvier 2009 à Gaza et en Israël, et en relation avec le blocus actuel de Gaza par Israël. 

 

Kenneth Roth a déclaré que le seul moyen de mettre fin à la répression des défenseurs des droits humains par les gouvernements responsables d'abus serait que d'autres gouvernements qui soutiennent ces droits en fassent une partie centrale de leurs relations bilatérales.

 

« Les gouvernements qui soutiennent les droits humains doivent prendre la parole et faire du respect de ces droits humains la pierre angulaire de leur diplomatie, et de leur propre pratique politique », a affirmé Kenneth Roth. « Ils doivent exiger un véritable changement de la part des gouvernements responsables d'abus. » 

 

Kenneth Roth a indiqué que l'administration Obama, en particulier, était confrontée au défi de restaurer la crédibilité de l'Amérique en matière de droits humains. Jusqu'ici, a-t-il déclaré, les résultats sont mitigés, avec une amélioration notable des discours présidentiels, mais une traduction incomplète des paroles en actes dans le cadre des politiques et des pratiques de l'administration américaine.

 

Le gouvernement américain a mis un terme au programme d'interrogatoires coercitifs de la CIA, mais il devrait en outre respecter les lois nationales et internationales contre la torture en ouvrant des enquêtes et en menant des poursuites contre les individus qui ont ordonné, facilité ou exécuté des actes de torture et autres mauvais traitements, a insisté Kenneth Roth. Le délai fixé pour la fermeture du centre de détention à Guantanamo a déjà été repoussé, mais un point encore plus important est la façon dont ce centre sera fermé. Human Rights Watch et d'autres organisations ont exhorté l'administration soit à faire juger les suspects détenus devant des tribunaux fédéraux ordinaires, soit à les rapatrier ou à les réinstaller en sécurité ailleurs. L'administration Obama a persisté à maintenir des commissions militaires  dont les normes judiciaires sont insuffisantes, et à maintenir indéfiniment des suspects en détention sans chef d'accusation ni procès - deux mesures qui selon Kenneth Roth risquent de perpétuer l'esprit de Guantanamo.

 

Human Rights Watch a par ailleurs expliqué dans l'introduction de son Rapport mondial que l'émergence d'un système  de justice internationale, dont la Cour pénale internationale (CPI),  avait été la cible d'attaques. Ces attaques se sont produites après que la Cour a émis un mandat d'arrêt en mars contre le Président Omar el-Béchir du Soudan pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis par les forces soudanaises et leurs milices alliées contre les populations civiles du Darfour.

 

Après l'émission du mandat par la CPI, de nombreuses démocraties africaines ont initialement choisi le confort de la solidarité régionale plutôt que d'adopter une position de principe de soutien à la justice internationale, note Human Rights Watch dans l'introduction au rapport.

 

Au lieu de féliciter la CPI pour son action visant à accorder réparation pour les tueries et les déplacements forcés de tant d'Africains au Darfour, l'Union africaine a décidé en juillet de ne pas coopérer à l'exécution du mandat d'arrêt visant le président soudanais, et plusieurs dirigeants africains se sont associés à cette décision de protéger el-Béchir plutôt que les victimes d'abus au Darfour.

 

Les enquêtes menées par Human Rights Watch au cours de l'année dernière ont porté sur une gamme étendue de violations commises dans pratiquement chaque région du monde.

 

L'un des chapitres publiés dans le Rapport mondial, intitulé « Abusing Patients » (« Abus commis à l'encontre de patients »), décrit les politiques gouvernementales en matière de santé qui soumettent les patients à des actes de torture ou à des mauvais traitements, et met en avant l'incapacité des associations médicales nationales et internationales à empêcher la complicité des prestataires de soins dans ces maltraitances. Ce chapitre s'appuie sur les recherches menées par Human Rights Watch en Egypte, en Libye, en Jordanie, au Kurdistan irakien, en Chine, au Cambodge, en Inde et au Nicaragua.

 

Dans de nombreux pays, Human Rights Watch a documenté les violations de droits humains infligées aux femmes et aux filles, notamment les violations liées à la grossesse, à la naissance, et au rôle des femmes comme prestataires de soins. Par exemple, la mortalité et l'invalidité maternelles évitables découlant de lois et de politiques négligentes tuent et entrainent l'incapacité de plus de femmes annuellement que l'impact des conflits armés, a expliqué Human Rights Watch.

 

En Iran, Human Rights Watch a effectué des recherches sur la répression gouvernementale en cours contre les activistes pacifiques après l'élection présidentielle contestée de juin 2009. Human Rights Watch a documenté les arrestations de milliers de personnes ordinaires et éminentes, fournissant des éléments détaillés sur la violence de l'Etat contre des protestataires pacifiques, sur la détention arbitraire de défenseurs des droits humains, ainsi que sur des abus et des actes de torture perpétrés dans les centres illégaux de détention iraniens.

 

En Chine, au-delà de son travail régulier visant à documenter les attaques contre les défenseurs des droits humains et leur emprisonnement, Human Rights Watch a publié un rapport décrivant l'existence secrète de « prisons noires », où les autorités incarcèrent des personnes qu'elles enlèvent dans les rues de Pékin et d'autres grandes villes chinoises. La plupart des personnes détenues sont des pétitionnaires qui demandent réparation pour des abus allant de la corruption du gouvernement à des tortures infligées par la police.

 

À Cuba, Human Rights Watch a documenté la façon dont le gouvernement de Raul Castro, au lieu de démanteler les dispositifs répressifs des années Fidel Castro, les a fermement maintenus en place, gardant en détention un grand nombre de prisonniers politiques et arrêtant des dizaines d'autres dissidents.

 

Au Zimbabwe, les chercheurs de Human Rights Watch ont continué à observer et rendre compte des violations des droits humains commises par l'ancien parti au gouvernement du Président Robert Mugabe contre ses partenaires et leurs partisans au sein du gouvernement decoalition. Human Rights Watch a aussi documenté les méthodes brutales employées par l'armée et par la police dans les mines de diamants de Marange pour contrôler l'accès aux mines et pour s'emparer de l'exploitation et du commerce non autorisés des diamants.

 

Un rapport sur la Birmanie a présenté les cas de dizaines d'activistes politiques de premier plan, de moines bouddhistes, de militants ouvriers, de journalistes et d'artistes arrêtés depuis les manifestations pacifiques de 2007 et condamnés à des peines de prison draconiennes à l'issue de procès inéquitables.

 

À Gaza et en Israël, Human Rights Watch a documenté des violations des lois de la guerre commises tant par Israël que par le Hamas. L'attaque militaire d'Israël contre Gaza il y a un an a comporté l'utilisation illégale de munitions au phosphore blanc, des meurtres de civils avec des missiles lancés par des drones, et des tirs dirigés contre des civils arborant des drapeaux blancs. Le Hamas ainsi que d'autres groupes armés palestiniens ont tiré des roquettes contre des centres de population israéliens ; le Hamas a tué des collaborateurs présumés et s'est rendu coupable d'abus contre des opposants politiques pendant la guerre.

 

En Libye, Human Rights Watch a publié un rapport contenant des critiques envers le gouvernement lors d'une conférence de presse à Tripoli. Il s'agissait de la première conférence de presse ouverte en Libye. Le rapport expliquait que malgré la mise en place de certaines améliorations limitées, comme l'élargissement de l'espace de liberté d'expression, des lois répressives continuent à entraver les libertés d'expression et d'association, et les abus commis par l'Agence de sécurité intérieure demeurent la norme.

 

En République démocratique du Congo, Human Rights Watch a documenté les meurtres délibérés de plus de 1 400 civils, la récurrence de viols brutaux, ainsi que d'autres exactions commises par les forces gouvernementales et rebelles lors de deux opérations successives de l'armée congolaise contre une milice hutue rwandaise dans l'est du pays. Human Rights Watch a aussi rendu compte de graves défaillances dans l'opération de maintien de la paix de l'ONU au Congo qui ont limité sa capacité à protéger efficacement les civils.

 

En Guinée, Human Rights Watch a publié un rapport détaillé sur les meurtres, les agressions sexuelles et autres exactions commises majoritairement par des membres de la Garde présidentielle d'élite lors de la répression d'un rassemblement de l'opposition dans la capitale. Les preuves recueillies laissent supposer que les attaques étaient planifiées à l'avance et correspondent à des crimes contre l'humanité.

 

Human Rights Watch a conclu qu'en dépit du développement du mouvement des droits humains, les défenseurs de ces droits demeurent vulnérables et ont urgemment besoin du soutien des gouvernements respectueux des droits humains.

 

« Les gouvernements qui se considèrent comme des partisans des droits humains restent trop souvent silencieux face à des exactions commises par des gouvernements alliés, invoquant des priorités diplomatiques ou économiques », a déploré Kenneth Roth. « Mais ce silence les rend complices des abus commis. La seule réponse appropriée aux graves violations des droits humains est d'exercer une plus grande pression sur leurs auteurs. »

 

www.hrw.org

 

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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 10:12



La Ndrangheta est suspectée d’avoir provoqué les violences contre les travailleurs saisonniers africains. En fin de semaine dernière, plus d’un millier d’ouvriers agricoles africains ont été contraints de fuir le sud de l’Italie, après des affrontements sur fond de xénophobie qui les ont opposés à la population locale.


Mardi, la police italienne qui soupçonne la Ndrangheta, l’une des quatre familles mafieuses les plus puissantes du pays, d’avoir provoqué les émeutes, a procédé à l’arrestation de onze personnes.

 

Premier pays africain à réagir après la chasse aux immigrés africains qui a secoué le sud de l’Italie en fin de semaine dernière, l’Egypte a dénoncé mardi, dans un communiqué, « les pratiques racistes » et « la propagation d’un discours de la haine ». « Le ministère des Affaires étrangères dénonce les violences qui se sont produites dans la localité italienne de Rosarno et la vaste campagne d’agression » contre les immigrés, lit-on dans le communiqué. Pour la diplomatie égyptienne, « Ces dernières violences en date ne sont qu’une facette des nombreuses violations auxquelles font face les immigrés et les minorités en Italie, y compris les minorités arabe et musulmane ».

 

Il y a deux jours, le Vatican dénonçait également la xénophobie dans le sud de l’Italie. Un « Immigré est un être humain, différent de par sa provenance, sa culture et (ses) traditions mais c’est une personne à respecter et qui a des droits et des devoirs » a déclaré, dimanche, le pape Benoît XVI.

 

Jeudi dernier, des ouvriers noirs de la ville de Rosano en Calabre (sud de l’Italie) rentrent d’une journée de travail, quand, d’une voiture, on leur tire dessus avec une carabine à air comprimé. Certains d’entre eux sont blessés. Cet incident n’est pas le premier. L’année dernière déjà, dans la même région, des journaliers africains préposés à la cueillette des mandarines avaient été la cible de tirs. Ils avaient ensuite assisté impuissants, à l’incendie des campements de fortune dans lesquels ils vivaient.

 

Les Africains excédés

 

Les Africains, sans-papiers pour la plupart, qui sont plus d’un millier à travailler dans la région, sont excédés par cette deuxième agression. Jeudi soir, plusieurs d’entre eux manifestent dans les rues de la ville. Ils brisent des vitres, mettent le feu aux poubelles et brûlent des voitures. Vendredi, les habitants de Rosarno organisent leur réplique. Des barricades sont dressées sur la voie ; on prépare des bidons d’essences ; on brandit des fusils de chasse. Une véritable chasse à l’immigré est lancée. Les affrontements font 67 blessés, dont 31 étrangers, 19 policiers et 17 habitants italiens. L’intervention de la police permet de limiter les dégâts. Les immigrés s’enfuient, abandonnant sur place leurs affaires. Un millier d’entre eux est acheminé par car, vers des centres d’hébergement.

 

Le dimanche, des bulldozers entrent en action, détruisant les abris sommaires dans lesquels ils vivent. Lundi, la préfecture de police de Reggio de Calabre chiffre à 1.128, le nombre d’immigrés qui ont quitté la région. Le même jour, une manifestation pacifique et silencieuse rassemble, selon les organisateurs, 5 000 personnes (2 000 selon la police) dans les rues de Rosarno, soit le tiers de la population de la ville. Une manifestation contre le racisme, à laquelle participent quelques Africains encore présents dans la cité.

 

La justice italienne a, de son côté, ouvert une enquête pour déterminer le rôle qu’a pu jouer la Ndrangheta, la maffia locale dans l’agression des noirs. Celle-ci est soupçonnée d’organiser le travail au noir des immigrés surexploités, qui sont payés un euro le cageot de fruits, et doivent s’acquitter d’une « taxe » de 5 euros, pour « frais de transport aux champs ».

 

Mardi, le parquet a émis 17 mandats d’arrêts, et procédé à l’interpellation de 11 personnes soupçonnées d’appartenir à la maffia. Des biens de plusieurs millions d’euros ont également été saisis.

 

René Dassié

 

 

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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 14:50


Nous vous livrons l'intégralité de la proclamation du président des Etats-Unis sur le mois pour la prévention de l'esclavage et de la traite des personnes.

Fondés en vertu du principe consacrant le droit inaliénable de tout être humain à la liberté, les États-Unis ont vu cet idéal alimenter le moteur de leur progrès tout au long de leur histoire. Notre nation a connu des moments d'obscurité profonde et d'autres de plus vive lumière ; les sombres années de soumission au concept de l'esclave-chose ont fini par s'éclaircir et disparaître sous les actions du président Lincoln et au prix d'une douloureuse guerre civile. Et pourtant, même aujourd'hui, l'esclavage persiste dans sa ténébreuse inhumanité. Des millions d'êtres humains de par le monde sont pris dans les filets du travail forcé, dont des milliers aux États-Unis. Au cours du Mois pour la prévention de l'esclavage et de la traite des personnes, nous devons reconnaître qu'il existe encore des formes d'esclavage à l'ère moderne et renouveler notre détermination à faire obstacle aux trafiquants qui se livrent à cette traite odieuse.

 

En poursuivant notre combat visant à concrétiser la promesse de la liberté, nous commémorons la Proclamation d'émancipation, qui est entrée en vigueur le 1er janvier 1863, et le XIIIe amendement à la Constitution, qui a été communiqué aux États fédérés pour ratification le 1er février 1865. Tout au long du mois de janvier, nous soulignerons les nombreux fronts de notre lutte en faveur des droits civiques : les actions de nos organismes fédéraux, de nos partenaires étatiques, locaux et tribaux chargés de l'application des lois, de nos partenaires à l'étranger, des services sociaux sans but lucratif, des entreprises privées et des organisations non gouvernementales du monde entier qui s'emploient à juguler la traite des personnes.

 

Les victimes de l'esclavage moderne revêtent de nombreux visages. Ce sont des hommes et des femmes, des adultes et des enfants. Tous cependant sont privés de leur dignité humaine essentielle et de leur liberté. Les uns tombent victimes dans leur propre pays, d'autres se retrouvent très loin de chez eux et vulnérables. Qu'elles soient prises au piège de l'exploitation sexuelle ou à celui du travail forcé, les victimes de la traite sont incapables de s'en libérer, elles sont contraintes au service par la force, la menace et l'intimidation. Trop souvent en proie à d'horribles tourments physiques et sexuels, elles ont du mal à s'imaginer qu'il puisse exister quelque part un lieu de refuge.

 

C'est à nous, en tant que nation, en tant que communauté mondiale, de créer ces lieux d'asile en protégeant les victimes et en punissant les trafiquants. Grâce à l'amélioration de l'identification des victimes, des services médicaux et sociaux, de la formation des premiers intervenants et de la sensibilisation du public, les hommes, femmes et enfants qui ont subi ce joug seront à même de surmonter les affres de l'esclavage moderne, de recevoir protection et justice et de se réapproprier leur indépendance comme il se doit.

 

La lutte contre l'esclavage moderne et contre la traite des personnes est une responsabilité partagée. Ce mois-ci, j'invite tous mes concitoyens à se renseigner pleinement sur les divers types d'esclavage moderne et sur les signes et conséquences de la traite des personnes. Ensemble, nous pouvons et nous devons mettre fin à cet abus des plus graves, des plus criminels et des plus persistants des droits civiques.

 

C'est pourquoi, je soussigné, Barack Obama, président des États-Unis d'Amérique, en vertu de l'autorité que me confèrent la Constitution et le droit des États-Unis, proclame janvier 2010 le Mois pour la prévention de l'esclavage et de la traite des personnes, se terminant par la célébration annuelle, le 1er février, de la Journée nationale de la liberté. J'invite le peuple des États-Unis à se sensibiliser au rôle vital qu'il peut jouer en vue de supprimer l'esclavage des temps modernes, et à observer ce mois par des programmes et activités appropriés.

 

En foi de quoi, j'ai apposé ma signature en ce quatrième jour de janvier de l'an de grâce deux mille dix, deux cent trente-quatrième année de l'indépendance des États-Unis d'Amérique.

 

Barack Obama

 

Transmis par :

 

La Maison-Blanche

Bureau du secrétaire de presse

 

Le 4 janvier 2010

 

Source : www.america.gov repris par www.ondes-guinee.info

 

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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 12:00

Quelque soit le “patriotisme“ d’un militaire, il doit rester dans les casernes. Il ne doit pas prendre le pouvoir en usant des armes destinées à défendre la souveraineté nationale pour ensuite légitimer ce pouvoir par des élections gagnées d’avance.


“Si ce que l’on dit est en conflit avec ce que l’on fait, on n’est pas un homme de parole“, nous dit-on. A la prise du pouvoir par la junte en décembre 2008, le capitaine Dadis nous avait dit : “Nous n’avons pas l’intention de nous éterniser au pouvoir “.

 

Huit mois plus tard, après avoir procédé à de multiples manœuvres et manipulations pour se maintenir au pouvoir, il déclare : “Aujourd’hui, on s’acharne contre mon éventuelle candidature en 2010. Mais, je n’ai aucune dette sur moi pour ne pas me présenter comme candidat à la présidentielle, puisque je n’ai pas de casier judicaire sale, je n’ai pas aussi les mains sales“. Faisant ainsi fi de tout ce qu’il disait. Dadis n’est donc pas un homme de parole sur qui l’on peut compter pour l’instauration d’un véritable Etat de droit en Guinée.

Si le capitaine Camara, président guinéen autoproclamé, décide de se présenter à l’élection présidentielle du 31 décembre 2010, il faut que le monde entier demande à ce qui reste de républicain dans l’armée de le destituer et de dissoudre le CNDD puis d'organiser des élections libres et transparentes à la même date.

 

Depuis l’avènement de la junte au pouvoir après le décès de Lansana Conté le 22 décembre 2008, nous assistons impuissamment à la création d’une armée privée du capitaine Dadis dans l’armée guinéenne et les excès de tous genres. Tout indique que nous nous acheminons non seulement vers une troisième dictature certaine, mais aussi vers une guerre contre les civils et surtout, vers un génocide qui risque d’être pire que celui du Rwanda.

 

Le 23 décembre 2008, l’armée nous a imposé “sans effusion de sang“ le capitaine Moussa Dadis Camara et son CNDD. C’est à elle aussi de nous en débarrasser, “sans [la moindre] effusion de sang“ pour arrêter la machine de destruction massive avant qu’elle ne démarre.

 

Je n'appartiens à aucun parti politique en Guinée et je n’en ai jamais eu l’intention. Je souscris aux principes démocratiques, au respect des droits humains et à l’instauration d’un Etat de droit en Guinée. Je propose cette pétition à tous ceux qui y croient.

 

Signez et faites signer la pétition pour la destitution du capitaine Moussa Dadis Camara et la dissolution du CNDD sans violence. Ensemble prévenons la guerre contre les civils en Guinée. Vous n’avez besoin que d’un courriel (email) valide et d'un nom ou d'un pseudonyme pour arrêter Dadis et le CNDD. Rendez service à la Guinée. 


Signez la pétition
http://www.lapetition.be/petition.php?petid=4859 

Amady Salam Diaw

 

Contact: amdysalamdiaw@yahoo.fr  

 

Lire les articles du même auteur :

 

Qui vole un œuf volera un bœuf

 

Les héritiers du “Parrain“

 

Lansana Conté, Parrain posthume du CNDD (par Amdy Salam Diaw)

 

Cette situation particulière de la Guinée justifiant un coup d’Etat militaire

 

Barrer la route à une troisième dictature en Guinée

 

La Guinée et l’émergence d’un nouveau narco-État

 

Rêver et ne plus rêver

 

Le capitaine “El Dadis“, les voleurs de poulets et les prédateurs

 

Lutte contre les narcotrafiquants en Guinée : un combat de façade

 

Corruption ou soutien financier : plus de 20 millions de dollars déboursés pour le capitaine Dadis (par Amdy Salam Diaw)

 

De Lansana Conté à Dadis Camara : arrogance militaire ou patriotisme ? (par Amdy Salam Diaw)

 

 

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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 22:03


Un responsable de l’Observatoire national des droits humains a été Kidnapé le mercredi dernier au carrefour Cosa et conduit au Camp Alpha Yaya Diallo où il détenu pour des raisons non encore élucidées.

Mouctar Taran Diallo, ancien conseiller politique et militaire à l’Ambassade des Etats-Unis a été arrêté au niveau de la station service du carrefour Cosa à bord de son véhicule par des hommes en uniforme alors qu’il venait de chez son médecin traitant Pr Pathé Diallo, nous a indiqué un de ses frères joint au téléphone à Conakry.

 

Aucune information officielle n’a été donnée pour expliquer les raisons de l’arrestation illégale et la détention arbitraire de ce grand militant de l’Ondh.

 

Mais, selon notre source, la victime a été interpellée sur dénonciation. Il semble que Mouctar Taran Diallo a servi d’interprète du Français à l’Anglais dans une communication entre celui qui a cité son nom et tiers personnes.

 

Du côté de l’Ogdh, on pense à une interview qu’il a accordée à la Voix de l’Amérique le jour même de son arrestation.

 

Pour le moment, aucun mauvais traitement ne lui aurait été infligé.

 

Benn Pepito Filston

pour www.lejourguinee.com partenaire de www.ondes-guinee.info

 

 

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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 18:39
Le journaliste guinéen Talibé Barry a reçu, ce mardi 9 novembre 2009, une “invitation“ lui demandant de se présenter au 2ème Bureau de l’état-major de la Gendarmerie nationale sis à Boulbinet dans la Commune de Kaloum à Conakry.

Rédacteur en Chef de l’hebdomadaire guinéen L'Indépendant, Talibé Barry est connu pour son approche très critique dans le traitement de l'actualité.

 

La rédaction

www.lejourguinee.com partenaire de www.ondes-guinee.info

 

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 17:50

Deux nourrices portant chacune un bébé de moins d’un an purgent leurs peines à la maison centrale de Mamou depuis près d’un an, a constaté un enquêteur de l’Organisation Guinéenne de Défense des droits Humains (OGDH) en séjour de travail dans la localité.


Ces deux nourrices ont été condamnées à des lourdes peines de prison par le Tribunal de Première Instance de Mamou pour recèle d’habits volés.

 

Depuis, elles passent la nuit dans leur cellule avec leurs bébés qu’elles étalent sur une natte de fortune. Et dire que les cellules de la prison civile de Mamou sont barricadées chaque jour à 18 heures très précises.

 

A noter dans ce même registre que la population carcérale de Mamou compte 132 détenus dont 10 mineurs, 3 femmes et un libérien.

 

Un de ces mineurs en conflit avec la loi à Mamou, âgé de 16 ans, a confié à l’OGDH qu’il partage sa cellule avec 12 autres détenus de tout âge.

 

Kawu Seydi

pour www.lejourguinee.com partenaire de www.ondes-guinee.info

 

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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 22:10

La Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO) exprime ses réserves par rapport aux louables et indispensables réactions politiques, diplomatiques et morales de la Communauté africaine et internationale sur la situation en Guinée mais qui  sont totalement décalées et inefficaces face à la situation politique catastrophique de ce pays  et qui constitue la plus grande  menace géopolitique de  la sous région Ouest Africaine.

 

La Guinée est un dangereux volcan, du fait même de la polarisation ethnique sous-jacente à la lutte pour la conservation du pouvoir, de sa proximité et de son implication dans tous les conflits de la sous région (Libéria, Sierra Léone, Cote d’Ivoire), son éruption n’épargnera aucun des pays limitrophes  et va créer une crise sans précédent de la CEDEAO.

 

Au regard de cette menace sur la  sécurité de l’espace CEDEAO,  la Communauté africaine et internationale doivent tirer toutes les conséquences de l’aveu d’impuissance de taille du Capitaine Moussa Dadis Camara affirmant clairement « ne pas contrôler l’armée Guinéenne ».

 

Aujourd’hui, la Guinée n’a pas d’Etat, n’a pas d’administration encore moins une justice capable de juger les éléments de l’armée qui se sentent tous puissants, qui prennent en otage tout le peuple guinéen et qui depuis 2007 commettent des crimes contre l’humanité devant lesquels les autorités et les institutions judiciaires sont totalement impuissantes.

 

La RADDHO :

 

·         Appelle le Conseil de Sécurité des Nations Unies à prendre toutes ses responsabilités  par l’envoi d’une mission humanitaire d’urgence en Guinée Conakry pour éviter une catastrophe humanitaire face à la défaillance totale de l’Etat incapable d’assurer la sécurité des populations plusieurs fois  martyres d’une armée qui les prend en otage ;

·         Appelle également le Conseil de Sécurité des Nations Unies à saisir la Cour Pénale Internationale, seule juridiction en mesure d’enquêter et de juger  les crimes  contre l’humanité commis en Guinée Conakry  de façon récurrente face à des  autorités et à des  institutions judiciaires défaillantes.
 

Fait à Dakar, 30 septembre 2009


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