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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 18:30

Hitlet AST Alpha Conde 1L’apartheid existe en Afrique de l’ouest, les Peulhs l’ont rencontré en Guinée où ils sont insultés, humiliés, agressés, torturés, volés, violés, blessés et tués. Ils y ont été virés de l’administration et de la diplomatie, chassés des hauts postes de responsabilité  et éliminés de la chaine de commandement de l’armée soi-disant  nationale. Ils sont devenus des sous-citoyens dans leur pays natal. Des « intouchables » non pas à éjecter par le collet mais à éliminer par des armes à feu. 

La faute à qui ? 

A Alpha Condé et à prédécesseurs ? Partiellement !

A la communauté internationale ? Peut-être pas tout à fait ! 

Aux Peulhs eux-mêmes ? Oui, en grande partie !

Nous avons utilisé tous les mots pour accuser AC de tous nos maux. AC est un aventurier afro-nazi qui a récolté tardivement les fruits de son aventure. Pendant des décennies, il s’est battu non pour instaurer la démocratie mais pour accéder à la Présidence de la République, la fin justifiant, selon lui, tous les moyens. Il a reçu le pouvoir et n’entend pas le partager avec qui que ce soit.

Qu’il soit d’origine voltaïque ne me gêne pas tellement. Il n’y a pas de honte à être Burkinabè et les Mossis, en particulier, sont un peuple dynamique et respectable. Je ne sais pas si tout le monde est intègre au Burkina Faso mais il faut reconnaître que ce pays est vraiment intrépide: installer simultanément deux de ses ressortissants comme chefs d’Etat en Côte d’Ivoire et en Guinée. Sans renier le Burkina, le Président ADO défend effectivement les intérêts de la Côte d’Ivoire, le pays qui l’a adopté. A cet égard c’est un homme reconnaissant.

Quant à AC, il est le plus patriote qui soit. Jamais un homme n’aime autant le Burkina que lui. Coopté par des « Intérêts miniers » pour le poste de Président en Guinée, territoire qu’il veut dompter pour ses ressources,  il n’oublie jamais son Faso d’origine.

A-t-il la nationalité guinéenne ? C’est bien possible car la nationalité peut être multiple. Selon la Constitution de notre pays, « Tout candidat à la présidence doit être de nationalité guinéenne (…) ». AC ayant probablement plusieurs nationalités et étant très cachottier, il serait imprudent de soulever ce motif dans la mesure où cette Constitution ne demande pas que le candidat ne soit que de nationalité guinéenne.

L’important pour diriger un pays reste la nature de la politique mise en œuvre. Préfèrerait-on un natif du pays menant une politique antinationale à un dirigeant d’origine étrangère au service de la nation ? Si la politique du «Pr.» était bonne pour le pays, qui aurait insisté sur ses origines douteuses ou sur ses fraudes électorales ?

Le problème avec lui est le suivant : on ne sait pas exactement qui il est et d’où il vient mais il nous a été imposé et continue à nous faire du mal. En ce moment, rien ne marche correctement en Guinée. Il a échoué sur tous les plans : politique, économique, social. Il a, plus que jamais, divisé les Guinéens et stigmatisé la communauté peule. Pour lui, il y a des Peulhs en Guinée (immigrés trop nombreux et non régularisables à son goût !) mais pas de Peulhs guinéens. Son hypocrite minute de silence pour les victimes de la marche du 2 mai 20013 ne concerne nullement les Peulhs assassinés mais s’adresse aux familles de ses agents lynchés, morts selon ses valeurs au champ d’honneur ! C’est pourtant lui qui fait tuer les Peulhs car, en tant que chef de l’Etat, il est le commandant en chef des forces armées. De plus, il est le ministre de la Défense, ayant sous son contrôle direct les gendarmes. Les militaires sont-ils vraiment dans leurs casernes ?

Maintenant un petit mot sur la Communauté internationale. De quoi s’agit-il, en fait ? Cette notion n’a aucun fondement juridique. Théoriquement, elle regroupe tous les Etats. En réalité, elle désigne les Etats ou les « groupes d’Etats » qui, par leur puissance économique, financière et militaire ont leur mot à dire dans la marche du monde. Ces ensembles sont écoutés et souvent suivis même s’ils ne sont pas toujours appréciés de tous : membres permanents du Conseil de Sécurité des Nations-unies et autres membres du G20.

Suivant les régions du globe et la nature des problèmes locaux, la Communauté internationale adapte son visage. En Guinée celui-ci est tellement caricatural, qu’on peut le résumer à une poignée d’individus : le représentant de l’Union Européenne, l’ambassadeur de France, celui des USA, les honorables « envoyés » de la CEDEAO, de la Francophonie de l’ultra « condéïste » Diouf et de l’Onu ! Arrivée au chevet de la Guinée, cette « communauté d’intérêts » va achever ce pays car elle est plus soucieuse de stabilité que de démocratie véritable. 

Pour l’instant la Guinée n’a ni la stabilité, ni la démocratie. Je suis d’ailleurs étonné par la longévité à son poste du représentant européen à Conakry, une ville sale, grouillante et étouffante. Le belge Van Damme aurait-il une prédilection pour le confort sommaire ? Plus choquant est le forcing de l’ambassadeur américain qui estime que les Guinéens ont la chance de pouvoir voter. Doit-on voter quels que soient  l’état du fichier électoral et le choix de l’opérateur ? Voter ne se résumerait-il qu’en un simple acte de présence ?

De toutes les façons, pour les prochaines élections, accepter l’opérateur sud-africain Waymark et son fichier tripoté c’est programmer la mort politique de l’opposition. Si AC rejette le fichier de 2010 qui l’a permis d’être déclaré vainqueur, c’est qu’il reconnaît n’avoir pas été élu démocratiquement. Il devrait logiquement démissionner.

D’après certaines sources, la silhouette de girafe affamée d’Abdou Diouf est attendue à Conakry. La mission de ce « franco fini » est de donner un coup de main à AC en endormant l’opposition. Cette dernière serait bien inspirée de refuser catégoriquement Waymark, opérateur « prêt-à-tricher ». Mieux vaut voter plus tard que dans la précipitation.

Après la Communauté internationale, parlons maintenant d’une communauté nationale qui se laisse progressivement particulariser, les Peulhs.

Combien sont-ils en Guinée ? Personne ne le sait avec certitude. Un recensement colonial des années 50 les estimait aux alentours de 40% de la population. Aujourd’hui, ils seraient plus proches de 45%, pourcentage qui fait peur au clan qui a toujours confisqué le pouvoir en Guinée. Si démographiquement, les Peulhs ont une majorité relative, sur le plan politique ils affectionnent curieusement le jeu du brillant second. Ne récoltent-ils pas aujourd’hui ce qu’ils ont semé depuis des décennies ?

J’entends souvent cette éternelle litanie de certains Peulhs : « les autres ne nous aiment pas ! ». Pourraient-ils forcer les autres à les aimer ? Non ! En revanche, ils peuvent amener ces autres à les respecter. Comment ? En se respectant d’abord eux-mêmes. Qui pourrait aimer celui qui ne s’aime pas lui-même ?

Observez très bien ce qui se passe en Guinée. Même dans la misère il y a une certaine logique : lorsque vous visez un poste de premier plan vous pouvez l’obtenir ; mais si vous ne le visez pas, vous ne l’aurez jamais. Si vous ne visez qu’un poste de second plan, vous n’aurez de chance de l’obtenir que si le poste principal a été pourvu. En Guinée, les Peuhls sont devenus l’ «ethnie des adjoints en permanence» au point que chaque responsable non-peulh trouve aisément son serviteur peulh : Sékou Touré avec Saïfon, le Colonel Kaman Diaby avec son « cerveau »Diallo Thierno, Lansana Conté avec le vieux Biro, le capitaine Dadis Camara avec Boubacar Barry, le Général Konaté avec Nouhou Thiam, Alpha Condé avec son ministre Bah Ousmane, Lansana Kouyaté avec sa doctoresse Zalikatou Diallo !

Sékou Touré, qui était méchant mais pas bête, confiait la gestion des dossiers délicats à ceux qu’il appelait par jalousie les « féodaux » c’est-à-dire les technocrates peulhs. Sous AC, aucun des « féodaux » ne peut exercer son talent. Sous Sékou Touré, un Peulh pouvait, par exemple, s’engager dans l’armée où il montait en grade (bien sûr plafonné) sans brûler d’étapes. Sous AC, c’est devenu illégal de recruter un Peulh dans l’armée, ethniquement restructurée sous la haute bienveillance du Général sénégalais Lamine Cissé !

Notons que le peu de militaires peulhs sont progressivement écartés de l’armée tandis que la plupart des officiers soussous sont contraints de faire valoir leur droit à la retraite. Les militaires Forestiers sont encore tolérés mais étroitement surveillés. Parallèlement, de jeunes malinkés sont envoyés, au rythme de 500 par trimestre, en Angola pour une formation militaire intensive. Quant aux chasseurs traditionnels « Donzos », AC en a fait des gardes-forestiers. En réalité, ce sont des miliciens déguisés ! Le Général Lamine Cissé ne peut pas ne pas être au courant de cette purification ethno-sécuritaire.

En Guinée, les Peulhs sont des martyrs. Ils ne se sacrifient pas mais on les sacrifie.  Regardez la liste des victimes des marches dites pacifiques: elles sont presque toutes peules. Même chez les « autres » de l’opposition, ce sont eux qu’on atteint: le cas de la « Zalikatou mo Kouyaté » nous en a administré la preuve ce 2 mai 2013.

Les Peulhs de Guinée peuvent-ils s’en sortir ? Oui ! Mais le veulent-ils ? C’est ça la vraie question ! « Le pouvoir est au bout du fusil » est une formule célèbre.

Si les Peulhs veulent mettre fin à leur calvaire, ils doivent cesser de trop parler mais s’organiser en brigades d’autodéfense. Nous ne sommes plus à l’ère des sagaies mais à celle des kalachnikovs. Ils doivent utiliser systématiquement les armes à feu. S’ils souffrent aujourd’hui c’est parce qu’ils sont restés du mauvais côté, celui des larmes. Il leur faut revenir du bon côté, celui des armes.

Le Coran récitée à l’infini, l’inauguration fréquente de mosquées et les «Zihara» à répétition ne sauveront que des âmes. Au Fouta-Djallon tout village se vante d’avoir sa mosquée. Mais à chaque prière le faible taux de remplissage (qui mettrait en faillite tout hôtel) montre que les mosquées sont surdimensionnées. 

Pour sauver sa peau, c’est le fusil qu’il faut prendre. Les marches pacifiques sont peut-être utiles mais sont-elles suffisantes? L’opposition trouve-t-elle du plaisir à enterrer ses morts ? Si oui, qu’elle crée alors son entreprise de pompes funèbres !

 Il faut plutôt effectuer des marches armées  et ne pas se laisser imposer un itinéraire par le gouverneur militaire de Conakry. En acceptant un parcours autre que celui de l’autoroute Fidel Castro, l’opposition pourrait donner l’impression qu’elle se satisferait de protester sur un quelconque axe Mamou-Labé.

Sous-citoyens, voici l’appel qui vous est lancé : séchez vos larmes, prenez les armes et vous serez des citoyens ! Ne maudissez pas ceux qui vous tuent, tuez-les !

Je vous salue !

Ibrahima Kylé Diallo
Responsable du site www.guineeweb.net

 

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 23:00

abime-copie-1AC (l’Aboyeur de Conakry) poursuit méthodiquement son travail de sape contre les populations guinéennes. Cet aventurier a réussi, après plus d’un demi-siècle de pérégrinations, le tour de force d’être coopté par des groupes d’intérêts étrangers comme pièce principale d’un dispositif ayant mis notre pays en coupe réglée. Tous les prédateurs se sont donné rendez-vous en Guinée pour la charcuter. Pour eux, le changement promis et appliqué consiste à s’approprier, par des contrats achetés en catimini, les ressources naturelles d’un pays devenu pratiquement une monarchie minière ayant à sa tête l’ « empereur des mines Alpha Condé » et son fils, le « prince héritier  Mamady ». A ce titre, c’est une réussite individuelle d’AC, le problème étant de savoir jusqu’à quand va-t-il continuer à la savourer.

 

En effet, ce « français foncé » qui porte abusivement le titre de professeur n’était certainement pas assujetti à l’impôt sur les grandes fortunes en France. Aujourd’hui, il dispose, grâce à une « caisse unique » (en fait, sa poche unique), créée spécialement à cet effet, de toutes les recettes minières de la Guinée qu’il a prise en otage. En cas de fuite, ce qui pourrait arriver d’un moment à l’autre, le caïman AC n’aurait pas intérêt à se réinstaller en France ou à choisir les Iles Caïmans comme paradis fiscal mais plutôt la Corée du Nord, dirigée par ses frères idéologiques. Un dictateur n’est pas à l’aise dans un Etat démocratique même s’il peut y acheter tout ce qu’il veut. AC est rouge (un automobiliste ne le prendrait non pas en stop mais pour un stop au feu rouge !) et ne se sent bien que parmi les rouges.

 

Mais si la réussite individuelle d’AC est incontestable, que peut-on dire de sa gouvernance ? En tant que « Président », AC est plus qu’un accident de parcours ; c’est une calamité. Par incompétence, il ne cherche même pas à bien gérer le pays et, sur ce point, il est quand même réaliste. En revanche, il est sans-gêne et veut tout ingérer. Lorsqu’un affamé arrive péniblement à table, il commence à manger sans se soucier de la propreté de ses mains. AC est un affamé qui est arrivé au pouvoir ; son souci est de se servir vite et beaucoup (je ne dis pas « bien » !). C’est l’incompétence économique doublée de malhonnêteté intellectuelle.

 

Dans ces conditions, est-il raisonnable de demander à AC d’instaurer la démocratie, système dans lequel il ne peut survivre ? Ce n’est pas parce qu’on est incompétent qu’on est bête. Une véritable démocratie signifierait inéluctablement la fin précipitée d’AC :

 

a)      Politiquement

 

Sur l’échiquier politique guinéen, le poids d’AC est insignifiant. Lors de l’élection présidentielle de 2010, AC avait été éliminé dès le premier tour. Les 18% qui lui avaient été attribués étaient le résultat d’un hold-up électoral. C’était pourtant le moment où le « mythe Alpha Condé » opérait dans toute sa splendeur : professeur d’université, opposant historique, homme aux mains propres, etc. Du mythe, on est passé à la triste réalité : incapacité à gérer, promesses non tenues, politique antinationale et violence planifiée d’un individu qui a toujours fait de la déchirure ethnique sa signature. Durant son long séjour en France, AC n’a exercé aucun mandat, même au niveau d’un quartier. Etonnant de la part d’un homme intéressé par la politique. C’est dire que politiquement, il n’est ni éloquent ni convaincant. Cependant, comme politicard, il est convaincu de réussir dans les intrigues, son élément de prédilection. AC serait incapable de gagner, même dans son soi-disant fief de Boké, des élections organisées dans la transparence.

 

b)      Economiquement

 

AC s’est lancé dans la politique (pas pour la démocratie mais pour la conquête du pouvoir personnel à n’importe quel prix) mais il n’a pas de métier à proprement parler. Il se dit professeur. Mais de quoi ? Je serais ravi de rencontrer un de ses anciens étudiants. Au vu de son train de vie actuel, AC ne vit pas de la sueur de son front. Son argent vient donc de quelque part et il y a beaucoup de « quelques parts » !

 

c)       Socialement

 

AC n’a pas de famille mais quelques amis, camarades et collabos. Il n’a pas d’attaches affectives en Guinée. « Empereur des mines », il ne vit pas au sein de ses sujets mais règne sur des objets, en l’occurrence la bauxite. Dans ce règne minéral, on peut se demander si cet individu a vraiment une âme !

 

d)      Judiciairement

 

AC a commis des crimes de sang (n’a-t-il pas ordonné et couvert les assassinats de manifestants pacifiques ?), des détournements de fonds publics (qu’a-t-il fait des recettes de l’Etat ?) et a tenu des propos ethnocentristes visant particulièrement la communauté peule. Il doit être traduit en justice car sous son règne la Guinée est victime d’un amour de vautours : pas de bisous tendres mais des coups de bec sanglants.

 

Face à AC que faut-il faire ?

 

En Guinée, AC n’est pas un problème, il est actuellement le problème. Encore faut-il que l’opposition, certes nombreuse mais disparate et dispersée, en prenne conscience. Sa diversité constitue son malheur car AC sait jouer des divisions de l’adversaire.

 

On parle des législatives pour le 30 juin 2013, date unilatéralement fixée non pas par la CENI mais par AC. Mais quand est-ce que l’opposition comprendra qu’en son sein certains ne sont pas encore prêts à y aller ? Un bébé au berceau, un enfant qui court partout et touche à tout n’ont pas les mêmes besoins qu’un adulte. On devrait parler des oppositions et leur fixer un objectif commun : le départ immédiat d’AC, seule manière de débloquer la situation politique. Pouvoir tirer, c’est bien mais savoir bien viser, c’est encore mieux. C’est AC qu’il faut viser et rien d’autre. Condé peut être chassé comme Bozizé. Seule la fermeté paye.

 

Aller aux législatives du 30 juin 2013, avec l’opérateur Waymark serait un suicide politique pour l’opposition car la machine à frauder est maintenant installée et bien huilée. L’opposition est sur le point de se faire avoir comme si elle ne connaissait pas la perversité narcissique d’AC. Si ses principaux leaders ont des montres (réglées, semble-t-il, à des heures différentes !), AC a tout le temps et le gère à sa façon. Pourquoi lui laisser le monopole du calendrier ?

 

Aujourd’hui les acteurs politiques guinéens ont du mal à dialoguer. Ils se rencontrent mais ne parviennent pas à un accord. C’est désespérant qu’il faille un facilitateur étranger pour permettre aux Guinéens de parler en toute sérénité. Encore faut-il que ce facilitateur soit au-dessus de tout soupçon. Ce qui n’est pas le cas du Général Lamine Cissé qu’AC voulait imposer. Ce Général a-t-il jeté l’éponge comme il le soutient ? Je ne le crois pas du tout. Cet officier, chargé par les Nations-Unies, pour réformer l’armée guinéenne est particulièrement nocif pour notre unité nationale. Je ne dis pas que le Général Cissé est responsable de l’ethnocentrisme dans l’armée guinéenne mais il ferme diplomatiquement les yeux sur les recrutements à coloration fortement ethnique dans les forces de défense et de sécurité en Guinée. Comment gère-t-il le budget de 11 millions de dollars US qui lui est confié à cet effet ?

 

Le Général Cissé n’est pas Népalais mais Sénégalais. Ce facilitateur « envoyé » alors qu’il est sur place depuis longtemps connait très bien les données démographiques et politiques de la sous-région ouest-africaine. Il ne pourra jamais nous faire croire qu’il ignore la politique ethno-stratégique de son « parent » AC.

 

La maladresse de l’opposition est de toujours demander à l’Onu d’envoyer un facilitateur en Guinée. Elle devait demander que l’Onu lui en propose quelques-uns et écarter, à priori, ceux qui sont déjà sous influence.

 

Pour terminer, une réaction à la « dadiserie » fiévreuse qui affecte la Guinée. La mère de Dadis Camara serait morte à l’âge de 103 ans. Quand on imagine l’écart d’âge entre cette «Dadise » et Dadis, on se dit que dans certaines régions l’horloge biologique des femmes est sacrément bien réglée. Plus sérieusement, la défunte n’ayant occupé aucune fonction officielle (une publication de décret de nomination serait souhaitable) ou rendu un quelconque service à la nation (art, sport, culture, etc.), pourquoi tout ce tapage médiatique ? La Guinée n’est pas une famille mais un simple enterrement a pris une dimension nationale. Aurait-on déjà oublié qui est Dadis et ce qui s’est passé un certain « 28 septembre »? En Guinée où tout est possible on va bientôt inventer la notion de « criminel héroïque ».

 

Je vous salue !

 

Ibrahima Kylé Diallo

Responsable du site www.guineeweb.net  

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 11:57

NABBIE-BABY-SOUMAH.JPG"Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie " préconisait le journaliste et écrivain français Albert Londres (1884-1932). Dans une longue et flageolante confession-entretien sur le plateau de BFMTV avec le journaliste Jean-François Achili, l'ex-ministre du Budget Jérôme Cahuzac a tourné mardi 16 avril dernier la page de sa vie politique. Il est sorti de son silence pour évoquer sa "part d'ombre", la "faute morale" qu'il a commise et demander pardon à ceux auxquels il a menti. Il a annoncé qu'il renonçait à tous ses mandats électoraux et estimé que si "le responsable de ce qui lui arrive, c'est lui, il en payait le prix fort".

 

En réalité, c'est sous la contrainte que la part d'ombre de Cahuzac (l'ouverture d'un compte illicite en Suisse dans la banque UBS puis transféré à Singapour) a été mise en lumière par l'opiniâtre Edwy Plenel.

 

Le numérique, le clavier du site d'investigation "Mediapart" a remplacé de nos jours la plume et l'encre d'Albert Londres pour la quête de la vérité et l'honneur du journalisme.

 

Après avoir été tant décrié et dans le viseur des gouvernants, Edwy Plenel est aujourd'hui consacré dans la lignée des précurseurs qui ont fait le journalisme et consolidé la liberté de la presse, de la trempe de ceux qui ont révélé la vérité enfouie parfois dans les secrets d'Etat et honoré sa profession qui, hélas! notamment en Afrique, s'est trop souvent montrée complaisante, soumise, voire complice du pouvoir politique.

 

1) Les précurseurs : ils ont fait le journalisme

 

Edwy Plenel s'est engouffré dans le sillon des promoteurs du journalisme d'investigation et des défenseurs de la liberté de la presse.

 

a) Joseph Pulitzer (1847-1911) est l’homme de presse américain d'origine hongroise qui a érigé les principes fondateurs du rôle de la presse dans la vie démocratique américaine. Dans cette Amérique corrompue et violente, sans foi ni loi de la fin du 19ème siècle, il l’a imposée comme le plus efficace des contre-pouvoirs, grâce aux scandales qu'il dénonce et ses retentissantes enquêtes.

 

« Il n’est pas un crime, pas un truc, pas un sale coup, pas une escroquerie, pas un vice qui ne perdure sans le secret qui l’entoure. Exposez ces faits au grand jour, décrivez-les, attaquez-les, ridiculisez-les dans la presse et tôt ou tard l’opinion publique les chassera. La publicité n’est peut-être pas la seule chose nécessaire mais c’est une chose sans laquelle toutes les autres démarches resteront vaines », clamait Joseph Pulitzer.

 

A 23 ans, il est élu député du parti républicain puis crée un journal "St Louis Post-Dispatch" qu'il rebaptisera "The New York World" : "Le Post-Dispatch ne sera pas au service d’un parti, mais au service du peuple. Il ne sera pas là pour soutenir l’administration mais pour la critiquer, il combattra les imposteurs et les escrocs".

A l'instar des autres patrons de presse américains, il se mêle de politique, utilisant son pouvoir sur l’opinion publique comme un puissant moyen de pression sur la politique du gouvernement à Washington. Il affrontera victorieusement le président Franklin Delano Roosevelt (1882-1945) qui porta plainte contre lui pour diffamation dans une campagne dénonçant les troubles conditions du rachat du Canal de Panama par les Etats-Unis.

 

Grâce à une donation de 2 millions $ à l’Université Columbia, il fonde en 1903 la première école de journalisme, ouverte en 1912. Les mots prononcés par Pulitzer lors du premier conseil d’administration de l’école sont une profession de foi : "Notre République et sa presse graviront ensemble les sommets ou bien elles iront ensemble à leur perte. Une presse compétente, désintéressée peut protéger cette morale collective de la vertu, sans laquelle un gouvernement populaire n’est qu’une escroquerie et une mascarade."

 

Il avait aussi prévu l’attribution annuellement depuis 1917 de prix récompensant l’excellence américaine dans les domaines journalistique, littéraire, musical, théâtral et éducatif.

 

b) Lazare Bernard (1865-1903) est un critique littéraire, journaliste politique qui fut le premier des "dreyfusards". La presse moderne française est née avec ses brochures liées à l'affaire Dreyfus dans laquelle il collaborera avec Emile Zola (1840-1902). Les cinq dernières années de la vie d’Emile Zola seront marquées par un engagement sans relâche dans cette affaire qui lui valut un procès en diffamation et un exil à Londres, alors qu'il est au sommet de sa renommée littéraire.

 

Son célèbre pamphlet "J'accuse" ayant été refusé par "Le Figaro" qui veut conserver son lectorat le plus conservateur, E. Zola se tourne vers "L’Aurore" dirigé par Ernest Vaughan (1841-1929) et qui va décupler son tirage à 300 000 exemplaires avec un retentissement considérable en France et dans le monde.

 

c) Albert Londres : « Je demeure convaincu qu’un journaliste n’est pas un enfant de chœur et que son rôle ne consiste pas à précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de roses. Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie ». Cet axiome d’Albert Londres résume bien l’idéal de ce professionnel de l’information qui reste une référence pour le journalisme d'investigation. En effet, depuis 1933, le prix "Albert Londres" récompense les meilleurs journalistes francophones.

 

d) Orson Welles (1915-1985), l'écrivain et réalisateur a mis en exergue le monde la presse à travers "Citizen Kane" considéré par l'"American Film Institute" comme le meilleur film de tous les temps.

 

e) Bob Woodward et Carl Bernstein, les deux journalistes du "Washington-Post" ont révélé en 1972 l'affaire d'espionnage politique du "Watergate" qui aboutit, en 1974, à la démission du président Richard Nixon (1913-1994) qui évita que le Congrès n'enclencha la procédure dite "Impeachment" visant à la destitution du chef de l'État. Grace également à l'obstination du juge John Sirica (1904-1992) et la mise en place d'une commission d'enquête sénatoriale statuant sur des cas d'obstruction à la justice et d'abus de pouvoir.

Ce scandale est relaté dans le film "Les hommes du président" de Alan Jay Pakula (1928-1998) avec les acteurs Robert Redford et Dustin Hoffman.

 

2) Edwy Plenel, un exemple à suivre

Hervé Edwy Plenel est un journaliste politique qui fut directeur de la rédaction du quotidien "Le Monde" qu'il quittera en désaccord avec les orientations prises par le journal et le groupe dirigés à l'époque par Jean-Marie Colombani et Alain Minc.

Après avoir travaillé 25 ans (1996 à 2004) dans ce quotidien, il co-fonde le site "Mediapart" qui est un journal payant accessible sur Internet depuis le 16 mars 2008.

 

a) La cible des gouvernants : Les assauts des gouvernants se sont souvent cristallisés sur Edwy Plenel toujours dans leur viseur :

 

Laurent Wauquiez, chargé de l'emploi au gouvernement de Nicolas Sarkozy, n'avait pas hésité à faire référence à l'affaire Baudis dans laquelle Plenel s'était engouffré "sur la base de pures allégations (...) Monsieur Plenel était là aussi, avec les mêmes méthodes, la même personne, la même perte de déontologie et la même volonté de diffamer pour nuire (...) c'est un récidiviste de la calomnie".

 

Il s'agissait d'une tribune publiée dans Le Monde, dans laquelle le journaliste Jean-Paul Besset, sous les ordres de M. E. Plenel, affirmait détenir des éléments matériels impliquant Dominique Baudis dans cette affaire de mœurs, en lien avec le tueur en série Patrice Alègre. Plenel avait dû s'en excuser quelques jours plus tard.

Sa collègue Rama Yade, la secrétaire d'Etat en charge des Sports, insistera sur "la partialité" d'E. Plenel, qu'elle considère "comme un opposant politique" à Nicolas Sarkozy .

 

Les critiques du gouvernement français avaient redoublé de virulence à l'encontre d'Edwy Plenel à l'origine de la tempête médiatico-politique qui avait éclaboussé Eric Woerth. En effet, "Mediapart" avait publié une interview de l'ancienne comptable de Liliane Bettencourt, Claire Thibout, lui prêtant des propos accusant Nicolas Sarkozy et son ministre du Travail d'avoir obtenu de l'argent en espèces de l'héritière de L'Oréal.

 

Christian Estrosi, le maire de Nice, avait parlé de "manipulation et d'acharnement " et comparé Mediapart à "la presse des années 1930".

 

Le Premier ministre François Fillon l'avait qualifié de "justicier autoproclamé".

Xavier Bertrand, le secrétaire national de l'UMP, avait lui franchi le pas et porté plainte contre Mediapart, aux méthodes jugées "fascistes", pour "dénonciation calomnieuse". E. Plenel à son tour portera plainte pour "diffamation".

 

Ce dernier a toujours été, depuis plusieurs décennies, considéré comme la bête noire du pouvoir, ayant été l'une des victimes des écoutes téléphoniques illégales de l'Elysée dans les années 1980 sous François Mitterrand (1916-1996).

 

E. Plenel dénoncera "un pas supplémentaire franchi dans l'affirmation de cette détestation du contre-pouvoir journalistique. Pour avoir connu, depuis trente ans, d'autres contre-attaques élyséennes, je peux témoigner qu'aucune n'avait atteint une telle violence et une telle bassesse".

Même certains de ses confrères ont aboyé avec la meute tel Jean-Michel Apathie le chroniqueur de RTL et de l'émission "Le Grand journal" de Canal Plus qui avait raillé, moqué et remis en cause les méthodes de Mediapart et de Plenel, notamment avec le fameux enregistrement dont l'authenticité fut contestée avec véhémence.

 

b) Edwy Plenel l'opiniâtre : Avant l'affaire Cahuzac Mediapart a également mis en lumière l'affaire "Ziad Takieddine et Karachi", un dossier tentaculaire où les noms de proches de Nicolas Sarkozy et Edouard Balladur sont mentionnés sur des rétro-commisssions de l'affaire de corruption présumée lors de la présidentielle de 1995.

E. Plenel dévoile une série de documents et de photos inédites entre l’homme d’affaires franco-libanais Takieddine et le premier cercle de l'ex-chef de l’État, notamment Brice Hortefeux, Thierry Gaubert, Jean-François Copé, Claude Guéant, Pierre Charon, Dominique Desseigne.

 

Conclusion :

 

"Le reporter est le témoin-ambassadeur du public" dit-on. L'atout et le démon du journaliste c'est l'envie de raconter une histoire. Mais la mythomanie et la paranoïa sont les deux grands travers dont il doit se prémunir.

 

Le lien de confiance entre le public et le journaliste est important, essentiel et ne doit jamais être rompu.  Le journaliste doit demeurer respectueux, scrupuleux d'une déontologie à l'instar du médecin avec son serment d'Hippocrate.

 

Edwy Plenel aura connu des ratés, sa "part d'ombre" avec l'affaire Baudis et ses heures de gloire avec l'affaire Cahuzac. Il est un exemple à suivre, notamment dans le "pays des rivières du sud" communément appelé la Guinée où les "journalistes alimentaires" se couchent, s'étalent à plat ventre devant le pouvoir.

 

Dans un article du magazine "Rolling Stone" d'octobre 1977, Carl Bernstein révéla que plus de 400 journalistes étaient en relations plus ou moins étroites avec la CIA. Ce qui atteste de la connivence de certains journalistes avec les Renseignements généraux, les milieux d'affaires et le pouvoir politique.

 

Que Dieu préserve la Guinée !

 

Nabbie Ibrahim ’’Baby’’ Soumah

Juriste et anthropologue guinéen

 

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 18:08

Imam-alif-aaaLes Guinéens, en particulier leurs dirigeants politiques, ont toujours eu un goût prononcé pour les titres ronflants. Apprenons donc à prononcer correctement le boulet suivant : «Son Excellence le Professeur El Hadj Alpha Condé (Ould Saran as Soudan?), Président du RPG et de la République, chef de l’Etat, Père de la Nation, ministre de la Défense, commandant en chef des Forces «donzos» de Pinè et des armées de Guinée». Un exemple, parmi tant d’autres, du changement produit par «Alaye AC » qu’on voudrait voir à La Haye, non pas dans un hôtel de luxe, mais devant un tribunal plutôt qu’auprès des Lieux Saints de l’Islam.

 

AC de Pinè, pèlerin ? On aura tout vu en Guinée ! C’est une simple mode qui se maintient et rien ne doit nous étonner. Attendons-nous à voir un jour les «El hadj» Dadis et Jean-Marie Doré ! AC est-il vraiment « El hadj » ou « Alaye » honoris causa ? Avec les nombreux pèlerinages, les homonymies et les prénoms sans genre précis, les titres « El hadj » et « Hadja » sont si répandus qu’ils vont bientôt devenir des noms de famille. Ne soyons pas surpris par les prochains « El hadj Rabiatou » et « Hadja Ousmane » !

 

Au fait qu’est-ce qu’un pèlerinage ? C’est un voyage qui revêt un double sens : soit il est fait à un ou des lieux saints pour une raison religieuse et donc dans un esprit de dévotion (Rome, Jérusalem, La Mecque, etc.), soit il est fait avec une intention de rendre hommage à un lieu ou à une personnalité qu’on vénère (île de Gorée au large de Dakar; mémorial de Martin Luther King Jr. à Washington, DC; mausolée de Kim Il Sung à Pyongyang, etc.).

 

Dans le cas présent, il s’agit du pèlerinage à la Mecque, le cinquième pilier de l’Islam. Mais pour l’accomplir, il faut remplir certaines conditions :

 

1°) être musulman. AC n’avait-il pas dit un jour sa honte d’être musulman ? A-t-il foi en la foi ou fait-il semblant, pour des raisons politiques? Ce n’est pas facile pour un «rouge» d’embrasser l’Islam dont il s’est débarrassé. Considérons-le, tout de même, comme membre de la communauté musulmane.

2°) atteindre la puberté. Cette condition est même trop bien remplie par AC puisqu’il aurait pu faire le Hadj avant la proclamation de l’indépendance de notre territoire. Mieux vaut tard que jamais, « El âge AC » !

 

3°) être sain d’esprit. AC l’est-il ? Mentalement, AC n’est pas très malade ; il est simplement trop méchant.

 

4°) avoir des moyens financiers. Condition trop bien remplie également puisqu’il dispose, sans contrôle, de toutes les recettes de l’Etat.

 

5°) avoir une bonne santé. AC boite un peu mais depuis si longtemps et qu’il arrive à se rendre partout. Son certificat médical n’est pas publié mais, apparemment, il n’est pas en mauvaise santé.

 

6°) le pèlerinage ne doit pas être financé par l’emprunt ou par l’argent illicite. AC peut emprunter n’importe quel moyen de transport, pour n’importe quelle distance et à n’importe quel prix. Il est devenu, à la faveur d’une fraude électorale, le plus argenté en Guinée. Ce qu’il considère être son argent n’est-il pas illicite, c’est-à-dire contraire à la loi et surtout à la morale ?

 

Cette condition ne semble pas remplie, ce qui met un doute sur la validité du pèlerinage d’un individu à la dévotion discutable.

 

Après ces conditions, reste l’aspect pratique qui consiste essentiellement à effectuer des efforts physiques. Le cinquième pilier de l’Islam repose lui-même sur quatre piliers : la sacralisation, les tours rituels accomplis autour de la Kaaba, la marche entre les deux collines Safa et Marwa et la station au mont Arafat.

 

Sans vouloir faire de cet article un recueil des rites du Hadj je voudrais insister sur certains détails :

 

a)      la sacralisation : elle doit se faire avant la pénétration dans le territoire sacré et revêt un aspect moral (formuler de façon précise l’intention d’accomplir le hadj) et corporel (code vestimentaire particulier). S’agit-il d’une intention fondée sur la foi ou d’une démarche politicienne ? Combien de dirigeants ont-ils vendu « l’islamicité » de la Guinée pour avoir des financements personnels ? On ne doit pas se servir du Coran pour quémander des sous !

 

b)      la circumambulation autour de la Kaaba : AC a-t-il pu tourner 7 fois sans avoir le tournis ? A-t-il commencé à partir de la Pierre Noire et dans le bons sens, c’est-à-dire le sens inverse de celui des aiguilles d’une montre ? En effet, le Tawaf n’est pas du jogging ! S’est-il rendu au puits de Zamzam qui ne distribue, il faut bien le lui rappeler, que de l’eau ?

 

c)      la procession entre Safa et Marwa : ce parcours d’un peu moins de 400 m n’est pas une course de relais. Il faut l’accomplir 7 fois mais, avec la foi, cet effort est à la portée de n’importe quel boiteux qui marche plus qu’il ne grimpe.

 

d)      La station à Arafat : c’est le plus grand pilier du Hadj. On y implore ALLAH, on Lui demande pardon, miséricorde et protection. En s’y rendant, AC a-t-il pensé aux victimes guinéennes de ses agissements ou n’a-t-il demandé qu’une protection divine pour son intégrité physique ?

 

Pour terminer, « Alaye AC » est rentré à Conakry, son port d’attache. Est-il revenu de La Mecque en devenant un peu moins con ? Je ne le crois pas ! Avec des millions de francs guinéens il a organisé son retour dans une « mamaya » dont la ferveur est plus festive que religieuse. Celui qui s’était déguisé en imam à Pinè pour fuir son pays a-t-il fait son pèlerinage pour lui-même et par crainte de DIEU ou n’a-t-il voulu que collecter le titre lui qui manquait ? Après avoir immolé un ovin en l’honneur du geste d’Abraham, AC cessera-t-il de sacrifier des enfants descendants de simples éleveurs de moutons ? « Alaye Condé » sera-t-il plus sage que le « rouge AC » ? Ce n’est pas l’avenir qui nous le dira ; c'est le présent qui nous le rappelle tous les jours : AC est méchant, ethno, incapable et dictateur.Méchant car il fait le mal sciemment; ethno parce qu'il déteste les Peuls viscéralement ( regardez toutes les nominations dans l'administration, la diplomatie et dans l'armée; vérifiez les licenciements abusifs qui touchent les Peulhs, fussent-ils plantons; écoutez la RTG où le Poular a le statut de langue morte, etc.); incapable car pour lui gérer c'est quémander de l'argent pour lui et son clan; dictateur car il piétine la constitution.


 

Lorsque le pèlerin AC affirme hypocritement depuis La Mecque ( les conférences de presse feraient-elles partie de son Hadj?) que l'ethnocentrisme est le grand ennemi de la Guinée, il se dénonce lui-même comme l'ennemi n° 1 de ce pays qui n'a jamais eu à sa tête un mec aussi sectaire. Je signale que ses décrets ethniques ne sont pas tous lus à la RTG. Si vous saviez le nombre de fonctionnaires Peulhs qui constatent un beau matin qu'ils n'ont plus accès à leurs bureaux!


 

DIEU n'aime pas les hypocrites; l'Islam condamne le mensonge. Or, chez AC presque tout est mensonge: diplômes, engagements politiques, résultats électoraux, etc.


 

Notre nouvel "El âge" doit savoir une chose: tous les criminels qui souillent les Lieux Saints finissent mal. AC finira mal, plus vite qu'on ne l'imagine. En lançant (ou en demandant de jeter en son nom) 7 pierres sur les 3 stèles qui symbolisent Iblis à Mina, AC ne sait pas qu'il vient de s'auto lapider car il est l'incarnation même de Satan.


Je vous salue.

 

Ibrahima Kylé Diallo

Responsable du site www.guineeweb.net


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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 14:17

immeuble effondre (2)Le véhicule Ufdg roule depuis bien longtemps sur les routes caillouteuses de Guinée. A écouter le bruit de son moteur, il semble que celui-ci soit un peu grippé. Les passagers (militants et sympathisants) sont très inquiets car le chemin à parcourir reste encore long.La jauge étant cassée, personne ne connaît le niveau et l’état de l’huile de ce moteur. Et si le problème n’était qu’une simple question de vidange? Si un carnet d’entretien est délivré c’est pour être régulièrement consulté et mis à jour, n'est-ce pas?.


Il y a quelques mois, un membre du RPG a publié sur le Web un article intitulé: «Pour l’unité de l’Ufdg». Ce parti serait-il malade au point qu’un RPGiste vienne à son chevet? L’Ufdg ignorerait-elle que lorsqu’un loup entre dans une bergerie chaque seconde compte? Curieusement, cette inquiétude ne semble pas très partagée par certains responsables de ce parti.


Je n’insisterai pas sur l’article précité où l’auteur demandait très gentiment à un accusé de prouver son innocence! En sa qualité de citoyen, le sieur en question a parfaitement le droit d’aider un parti concurrent du sien. Qu’est-ce qu’il peut être démocrate! Un adversaire qui vous propose une solution pour le combattre, on aura tout vu en Guinée…Dans nos villages on dit souvent que lorsque certains voisins frappent tôt à votre porte pour vous dire bonjour, ce n’est pas pour s’enquérir de votre état de santé mais pour savoir si vous n’êtes pas décédé la nuit !


Aujourd’hui la dictature est installée en Guinée, le «chef du pays» y faisant ce qu’il veut, quand il veut et comme il veut. Si le parti le plus nombreux et le mieux implanté géographiquement est l’Ufdg mais qu’il n’arrive pas à freiner les dérives de ce «chef de pays», c’est qu’il a un sérieux problème de stratégie. Serait-il un géant aux pieds d’argile? Serait-il victime d’un déficit de démocratie interne? Quoi qu’il en soit, l'Ufdg apparaît de plus en plus poussive et cette situation est vraiment alarmante pour le pays.


J’ai la nette impression d’un flottement de l’Ufdg qui oscillerait entre deux légitimités, l’une historique (revendiquée par celui qui est à l’origine de l’idée), l’autre politique (réclamée par celui qui a mis l’idée en pratique). Nous savons tous que rien n’est facile en Guinée. C’est justement parce que les choses sont difficiles qu’il faut revoir en permanence certaines méthodes d’action. Aujourd’hui, lorsque l’Ufdg reçoit des coups, ses dirigeants pansent ses plaies et ce parti a tellement de cicatrices qu’on ne le reconnaît même plus. Curieusement, les coups que l’Ufdg voit venir ne sont pas esquivés mais à peine amortis. Cette attitude défensive qui consiste à tout encaisser n’est pas une bonne méthode. Au combat, il faut donner des coups, frapper fort et juste, c’est-à-dire passer à l’offensive. En politique, tout temps mort finit par entraîner la mort de celui qui le demande.


N’étant membre d’aucun parti politique mais soucieux de l’instauration d’un Etat de droit en Guinée, je me permets de faire une remarque très ordinaire à l’Ufdg: tenir rapidement un congrès extraordinaire de ce parti. On y débattra de tous les problèmes (politiques, économiques, sociaux, juridiques, diplomatiques, militaires, etc. car aucun domaine ne doit être ignoré par un parti politique) qui ne sont plus internes, puisque connus de tous. Le linge sale ne peut plus se laver en famille mais au lavoir public où chacun connaît la quantité d’eau disponible et surtout la nature de la saleté à éliminer. 


Compte tenu de la situation actuelle, toute attente est une perte de temps pour le pays. Par rapport au fonctionnement de l’Ufdg, je n’ai pas, à titre personnel, de choix à faire puisque je n’en suis pas membre; c’est aux adhérents d’exprimer librement ce qu’ils veulent. En revanche, en ma qualité de citoyen, je peux exprimer mes idées et faire quelques suggestions. Celles-ci sont, du reste, valables pour tous les partis politiques ayant une audience certaine dans le pays et ne concernent nullement les groupuscules dont les chefs ne sont que des sangsues gravitant autour de la "minorité présidentielle".


Un congrès extraordinaire permettrait donc de mieux huiler la mécanique de l’Ufdg en confirmant son actuelle équipe dirigeante ou en la remplaçant par une autre. Dans certaines circonstances, on doit remettre son mandat en jeu avant son échéance. Quand on est à nouveau vainqueur, on sort toujours grandi; lorsqu'on est battu, on ne part pas dans le déshonneur.


Beaucoup de questions méritent d'être poséescomment l’Ufdg fonctionne-t-elle en interne? Ce parti utilise-t-il efficacement tous les atouts dont il dispose? Ne s’autocensure-t-il pas en s’interdisant de s’exprimer dans certains domaines comme, par exemple, celui des forces armées? Ses militants ont-ils toujours confiance en ses dirigeants actuels? Ne peut-il pas faire plus et mieux que ce qu’il fait aujourd’hui? Se bat-il réellement pour la conquête du pouvoir ou ne se contente-t-il que de dénoncer les coups qui lui sont portés à longueur de journée? Ambitionne-t-il de conquérir, avec ses alliés, la future Assemblée Nationale ou se satisferait-il de quelques députés que le «chef du pays», pour amuser la galerie, pourrait lui accorder en cas d'élections? Bref, l’Ufdg a-t-elle tiré réellement les leçons du vol inqualifiable de la victoire de son président lors de l’élection présidentielle?

 

Ces questions, des militants et des sympathisants désorientés par des querelles puériles qui mettent l’Ufdg en péril se les posent; de simples citoyens se les posent; les alliés de l’Ufdg se les posent. C’est dire à quel point des réponses sont attendues. Pour l’instant, ce sont les RPGistes qui se frottent les mains car ils savent que chez leurs principaux adversaires, qui se trompent manifestement de combat, chacun est détesté viscéralement par les uns et admiré aveuglément par les autres.


En ma qualité d’observateur extérieur, j’avais même pensé à un changement de nom de l’Ufdg en choisissant un sigle à 3 lettres et une modification de son emblème qui est apparu à un de mes aînés comme «l’ébauche d’un baobab nain coiffé d’une calebasse»! Il s’agit, bien entendu, d’un détail car, pour un parti politique, l’essentiel est de bien savoir ce qu’il veut et comment y parvenir, de préférence dans la légalité tout en n’écartant, à priori, aucune option dans son combat. Quand on veut le pouvoir, on se bat sur le terrain pour l’obtenir mais on ne fait pas de la figuration en donnant de faux espoirs à ses partisans! 


Tout leader doit savoir quel sacrifice il est prêt à consentir pour rester ou accéder à la tête de son parti. D'ailleurs, la violence, l'emprisonnement et la mort ne sont-ils pas les badges d’honneur de tout leader politique qui aspire à la magistrature suprême? 


 

Je vous salue !

 

Ibrahima Kylé Diallo


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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 15:02

En Guinée où tous les coups sont permis, on ne meurt pas encore de faim mais on souffre de malnutrition. Si le riz reste l’aliment de base pour l’ensemble de nos populations, cette céréale devient de plus en plus un luxe pour l’immense majorité des Guinéens de l’intérieur. Par nécessité, beaucoup se rabattent sur d’autres aliments basiques : manioc, patates, fonio, taro, igname, bananes, etc. Chaque région naturelle s'est plus ou moins spécialisée dans un produit bien déterminé au point qu’on se retrouve avec des clichés à la vie dure.

 

Ainsi, l'évocation de produits alimentaires renvoie à une région voire à une communauté. C’est dans l’inconscient collectif. Quand, par exemple, on parle de poisson et de piment, on pense aux Soussous et à la Guinée maritime ; de fonio et de taro, aux Peulhs et à la Moyenne Guinée ; de karité et d’igname, aux Malinkés et à la Haute Guinée ; de manioc et d’huile de palme, aux habitants de la Guinée Forestière. Bien entendu, il n’y a aucune exclusivité régionale : l’huile et le vin de palme sont produits aussi bien en Forêt qu’en Basse Guinée. En plus du karité, la Haute Guinée fournit du riz comme, dans une moindre mesure, le fait le Fouta-Djallon. Dans une caricature il y a toujours une part de vrai.

 

Donc, revenons à un produit spécifique : l’igname. Ce tubercule des savanes est très répandu en Haute Guinée où il a d’ailleurs supplanté les céréales dans l’alimentation quotidienne. De goût plutôt agréable, cet aliment demeure néanmoins très constipant (j’en ai fait la douloureuse expérience pendant mon séjour universitaire dans la métropole kankanaise). Le « kougbè » ou igname blanc, appelé « kappè » en Peul, s’y consomme du p’tit dej au dîner. D’où son importance stratégique et l’inquiétude ressentie par l’élévation de son coût dans la mesure où « ventre vide n’a point d’oreille ».

 

Le soudain coût en flèche du « kou » (augmentation de 300% !) ne serait pas dû à une baisse de production mais à une demande subite des Foutano-Basse-côtiers, à laquelle s’est ajoutée une consommation locale ne connaissant pas de répit. Heureux Foutaniens qui reçoivent toujours des coups mais qui peuvent encore (jusqu’à quand ?) acheter le « kou de Kankan »!

 

Bien qu’il s’agisse d’une situation conjoncturelle, un espoir pourrait peut-être venir d'un endroit insoupçonné. Imagine-t-on Kankan sans son « kou » ? Aujourd'hui la situation géopolitique est telle que si la Haute Guinée éternue, c’est toute la Guinée qui s’enrhume !

 

Et si une pénurie de l’igname sauvait la Guinée ? L'aide financière de l'extérieur ne l'a pas sortie de la misère; un tubercule de l'intérieur pourrait-il faire notre affaire? Certes, ce serait exagéré de faire allusion au pétrole et de parler de « choc tuberculeux » en constatant l’augmentation du coût de l’igname. Cependant, son prix n’est plus à la portée du citoyen "lambda". N’est-ce pas le concitoyen "alpha" qui a, encore, dans les mains une autre patate très chaude ?

 

Je vous salue !

 

Ibrahima Kylé Diallo


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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 00:27

Alpha conde 002AC, le chef contestable de notre territoire, a célébré à Boké, avec ses intimes, le 54ème anniversaire d’une proclamation, celle de la soi-disant indépendance de la Guinée. D’habitude, les festivités du 2 octobre ont un caractère « national » car tous les citoyens du pays (travailleurs, oisifs, ivres, pitres, mouchards, malades, etc.) sont invités à faire la fête.

 

Sous Sékou, se soustraire à l’invitation était même considéré comme contre révolutionnaire et pouvait conduire son auteur sous les verrous. Les uns étaient plus égaux que les autres mais tous se sentaient Guinéens.

 

Vu sous cet angle, AC n’a pas su prendre la Guinée là où Sékou Touré l’avait laissée ! Il a fait sa fête avec ses Guinéens en évitant soigneusement l’opposition officielle.En temps normal, une fête ne se possède pas, elle se partage.


 

Au fait, le 2 octobre, toujours chômé et payé mais peu payant, ne devrait pas consister en une célébration mais en une commémoration. On célèbre ce qui fut et reste une joie ; on commémore ce qui rappelle une peine, à savoir une occasion ratée. « Indépendance, où es tu ? », s’était légitiment interrogé un certain Ansoumane Doré.

 

Voyons à cette occasion, 3 extraits de ce qu’a dit justement notre « professeur » d’occasion (il n’est pas du tout neuf) :

 

« Il est des moments forts dans la vie d’une Nation. Celui que la Guinée traverse aujourd’hui est l’un d’entre eux.  Il y a deux ans, nous avons une nouvelle fois forcé le destin, en opérant une transition forte, mais sereine vers la démocratie. »

 

« … il fallait du courage et de l’audace  pour vouloir se relever et marcher, alors que la Nation était encore lourdement handicapée par son économie malade, par ses drames nationaux et individuels. »

 

« Soyez fiers de vous ! Après des mois de sacrifices, la Guinée a atteint le point d’achèvement de l’initiative PPTE. Je ne vous parle pas seulement des 2,1 milliards de dollars d’allégement de la dette dont nous allons bénéficier. Je vous parle surtout de la crédibilité nouvellement acquise. Je vous parle surtout de la confiance retrouvée, à l’intérieur et à l’extérieur de nos frontières. Je vous parle surtout des emplois qui seront bientôt créés. »

 

Inutile d’insister sur les 2 premiers extraits car AC, lourdement handicapé par plus d’un demi-siècle d’aventures chaotiques, s’est toujours positionné non pas dans mais entre les moments fortsqu’il évoque lui-même. C’est très louche.

 

En revanche, il faut souligner sa fierté d'avoir vu la Guinée atteindre le point d’achèvement de l’initiative PPTE (Pays Pauvres Très Endettés). Chacun a le droit de rêver mais, cette fois-ci, AC hallucine ! Je vais expliquer en termes très simples, ce que signifie en théorie et en pratique cette formule kilométrique qui n’a rien de magique. Vous verrez alors que la Guinée n’a aucun motif de fierté à en bénéficier.

 

1°) en théorie

 

En partant du principe que réduire une dette facilite la lutte contre la pauvreté, le FMI et la Banque Mondiale ont lancé conjointement l’initiative PPTE en 1996 afin qu’aucun pays ne soit confronté à une charge d’endettement qu’il ne peut supporter. Depuis lors, ces 2 institutions ainsi que d’autres bailleurs de fonds ont œuvré pour rendre soutenable la charge de l’endettement extérieur d’une quarantaine de pays pauvres (dont au moins 30 en Afrique) très lourdement endettés.

 

Comme nous le savons tous, chaque fois qu’il s’agit de tendre la main pour appeler au secours, la Guinée, bénie par la nature mais « hyper maudite » au regard de son leadership, figure en bonne place. Là où certains pays moins dotés par la nature tendent leurs moignons pour demander l’aumône, la Guinée, affalée sur ses potentialités, tend ses 2 mains. Quelle honte ! L’endettement de notre pays n’a pas de justification économique et sociale ; il est le fruit d’une incurie politique et d’une corruption généralisée.

 

Mais attention ! Les dettes ne sont pas intégralement effacées; elles ne sont que réduites. Les montages de réduction de la dette en faveur des PPTE auraient permis, à ce jour, un allègement de près de 80 milliards de dollars US du service de leur dette au fil des ans, dont 2,1 milliards pour notre République de Guinée. Il ne s'agit que d'un calmant et non du médicament approprié. Les relations créanciers/débiteurs sont très ambigües. Beaucoup d'institutions financières ne doivent leur existence qu'à celle de pays très pauvres. Si ceux-ci sortaient de la misère, beaucoup perdraient leurs emplois. Finalement, on ne sait plus qui aide qui !

 

Bien entendu, pour bénéficier du mécanisme d'allègement, il faut passer par

 

2 étapes :

 

a) le point de décision où le pays candidat, pour être admissible à l’allègement de sa dette, doit remplir certaines conditions (pouvoir bénéficier de dons et de prêts à taux zéro de la part de l’Agence internationale de développement de la Banque Mondiale; faire face à une charge d’endettement trop lourde par rapport à ses capacités de remboursement ; accepter les réformes économiques préconisées par le FMI et la Banque Mondiale ; élaborer le fameux « Document de stratégie pour la réduction de la pauvreté »).

 

La Guinée a passé beaucoup de temps au niveau de ce point de décision. Elle a dû redoubler plusieurs fois avant de passer (par repêchage?) en classe supérieure ! Rien d’étonnant dans un pays où certains hauts cadres confondent même Aid (Agence internationale de développement) et Aïd (la fête du mouton) !

 

b) le point d’achèvement où, après avoir respecté les directives du FMI et de la Banque Mondiale, exécuté (ou essayé de le faire !) les grandes réformes convenues au point de décision et apporté la preuve de la mise en œuvre pendant au moins un an de son « Document de stratégie », le pays concerné bénéficie d’un allègement de sa dette.

 

La Guinée vient d’atteindre ce point : elle sort « diplômée » avec l’aide du « prof » à sa tête mais avec un diplôme de complaisance. En effet, voyons la réalité.

 

2°) en pratique

 

Prêter, c’est aider (tout dépend du montant du prêt et de son taux d’intérêt) mais ce n’est jamais donner ! Lorsque vous faites un don vous ne réclamez rien par la suite mais lorsque vous accordez un crédit à quelqu’un, vous espérez bien être remboursé selon des modalités convenues.

 

Il faut être clair : lorsqu’on efface une dette, c’est qu’on a plus d’autre choix puisque le débiteur est dans l’impossibilité de rembourser. Il y a un proverbe peulh qui dit : « ko addou! addou! soukki wo, alaa foolay ! », ce qui signifie à peu près ceci : quelle que soit la pression qu’exerce un créancier sur son débiteur insolvable (ou malhonnête), il n’en obtiendra rien !

 

La Guinée a bénéficié d’un allègement de 2/3 d’une dette estimée à 3,4 milliards de dollars US. Ce pays est-il « allégé » pour autant ? Non ! Il ne remboursait presque rien depuis longtemps. Il est même plus alourdi puisqu’il s’enfonce davantage. On applaudit (c’est un sport national) cet allègement comme une grande victoire. En fait, le pays a tellement été appauvri qu’il devient impossible d’en tirer quoi que ce soit. Faut-il se féliciter d’être dans un Etat qui mendie en permanence?

 

Je doute que cet allègement soit bénéfique pour la Guinée car il offre la possibilité pour AC de recourir à d’autres empruntspour se remplir les poches et celles de ses proches et pour entretenir une armée pléthorique devenue une milice privée. Dans un pays bien géré, l’allègement de la dette libère normalement des ressources supplémentaires pour satisfaire les besoins de développement. En Guinée, il libère d’autres appétits !

 

AC parle des 2,1 milliards de dollars US comme s’il les détenait dans un coffre et fait encore des promesses hystériques quant à leur emploi. Il n’a rien compris (a-t-il jamais compris quelque chose en gestion ?) du message des créanciers qui demandent aux pays bénéficiaires d’allègement de dette de consacrer les ressources ainsi libérées par ce mécanisme à préserver la paix et la stabilité, à améliorer la gouvernance et à doper les dépenses sociales (santé, éducation, etc.).

 

AC a perdu le Nord et ne peut même plus retrouver le Sud. Au moment où la Guinée vient d’atteindre au titre de l’initiative PPTE, le point d’achèvement (une admission que je trouve inadmissible), il faut achever le mandat usurpé de notre urticant et faux prof.

 

Je vous salue !

 

Ibrahima Kylé DIALLO

www.guineeweb.net

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 09:04

conakry-ville-morte-2-copie-1.jpgOuf ! l’opération « ville morte » du lundi 13 février 2012 est terminée. Bilan : pas de mort ni de blessé visible. Pouf ! l’intimidation ciblée du costaud Resco s’est effondrée. Bilan : le balourd et idiot « gouverneur militant » de Conakry ne fait plus peur à personne.

 

Connaissant le penchant sanguinaire du «PD E», on pouvait, en effet, craindre le pire. Pour ses sbires trop cultivés, «ville morte» signifie « morts dans les villes », de quoi donner des sueurs à tout citadin, dont l’abondance est, comme on le sait, fonction de l’appartenance communautaire.

 

Réussite ou échec de la journée «ville morte» ? Le constat est clair : le mot d’ordre de l’opposition (Alliance pour la Démocratie et le Progrès, Collectif des partis Politiques pour la Finalisation de la Transition) a été largement suivi dans la mesure où il s’est agi d’une arme à courte durée (pas plus d’une journée). En Guinée on ne vit pas, on vivote au jour le jour. Celui qui déjeune ne sait pas toujours s’il peut dîner. L’essentiel se passant à Conakry, siège du pouvoir dictatorial et poumon de tous les trafics, l’impact de l’opération a été visible. Les fonctionnaires, par peur de représailles (perte de boulot), ont invoqué le manque de moyens de transport pour justifier leur absence au travail.

 

A l’intérieur du pays, une journée « ville morte » n’a pas beaucoup de sens car c’est toujours la  « ville morne ». Quelle tristesse !

 

Qu’a voulu transmettre l’opposition dans cette opération ? Plusieurs messages.

 

D’abord montrer au plus haut responsable du pays que sa politique est inacceptable. Le « changement » annoncé ne s’effectue pas dans le sens escompté par les populations. Le pouvoir actuel n’est pas qu’incapable, il est cruel.

 

Ensuite, attirer d’avantage l’attention du corps diplomatique accrédité auprès d’AC sur la situation particulière qui règne en Guinée. Notre « PD E » est un aimant particulier : Il n’attire pas les investisseurs mais les ennuis. Pas par choix mais par nature, ce qui veut dire que tous ses dérapages n’émanent pas de sa propre volonté.  Les ambassadeurs en poste à Conakry savent parfaitement ce qui s’y passe : dictature, culte de la personnalité, corruption, insécurité et ethnocentrisme sur fond de misère généralisée.

 

Egalement prouver que l’opposition reste relativement soudée, compte tenu du harcèlement permanent et de la déstabilisation systématique dont elle fait l’objet. Le RPG, dont l’ambition est de devenir un Parti-Etat, ne peut s’enraciner que sur les décombres de ses concurrents. C’est pourquoi tous les moyens de l’Etat sont mis à sa disposition pour occuper sans partage l’ensemble du territoire national.

 

Enfin, démontrer qu’une manifestation de l’opposition n’est pas nécessairement violente. C’est le pouvoir en place qui est violent parce qu’il doute de lui-même. La liberté de manifester pacifiquement est un droit. S’exprimer par tous les moyens possibles est un devoir pour l’opposition.

 

Ces messages ont été entendus. Le combat pour l’instauration de la démocratie doit se poursuivre et s’amplifier. AC ne connaissant pas ses limites, il faut les lui montrer et ne plus laisser un sans-façon façonner la Guinée.

 

Qui n’avance pas, recule. Aujourd’hui notre pays est en voie de sous-développement avancé. Même sous la direction du Capitaine Moussa Daddis Camara, nous n’étions pas tombés aussi bas. Il est temps de mettre fin à l’« expérience AC » qui nous doit à ce jour près de 14 mois d’arriérés de liberté et de démocratie. N’y aurait-il aucun soldat républicain pour faire calmement ce travail patriotique sans effusion de… sueur ?

 

Je vous salue.

 

Ibrahima Kylé Diallo

Responsable du site www.guineeweb.net

 

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 22:59

 

Incapable du moindre progrès économique et social, l’Etat-Rpg de Guinée se lance dans un quadrillage systématique du pays. La méthode? Celle du PDG qui consiste à embrigader les populations et à tuer toute opposition.

 

1°) l’encadrement des citoyens

 

Pour le RPG, le « peuple » de Guinée c’est uniquement l’ensemble de ses militants et sympathisants, donc une minorité des Guinéens. C’est une des raisons qui expliquent que les législatives n’aient pas encore eu lieu, plus d’un an après la mascarade écrasante au profit d’AC. La machine à frauder n’est pas encore prête et AC ne veut pas perdre les élections qu’il organise. En l’absence d’assise populaire, il veut contrôler tout le processus électoral. Sa trouvaille est une nouvelle carte dite d’identité mais qui, en réalité, n’est qu’une fiche d’identification. Petite explication.

 

Qu’est-ce que l’identité ? C’est tout simplement le fait de pouvoir être reconnu comme étant telle personne sans confusion avec telle autre. Cette reconnaissance est essentiellement (pas exclusivement) visuelle et a pour support la photographie faciale. Une pièce d’identité est donc un document officiel prouvant qui est son titulaire: passeport, carte nationale d’identité, permis de conduire, etc.

 

Ce qui nous intéresse ici, c’est la carte nationale d’identité, document important que tout citoyen est en droit d’obtenir, la réalité pouvant être tout autre ! Cette pièce comporte des données « stables » (qui restent les mêmes en dépit d’un changement) comme le sexe, le ou les prénoms et le nom, la date et le lieu de naissance ainsi que des variables comme la taille et l’adresse, par exemple. Les données « stables » peuvent même évoluer : par la chirurgie certains ont changé de sexe ; par la justice d’autres ont changé de prénoms et même de nom ; pour des raisons personnelles d’autres ont même modifié leurs date et lieu de naissance !

 

En Guinée où l’état-civil est à l’image même de l’Etat, une nouvelle carte nationale est sur le point d’être imposée. Ce qui est inquiétant avec cette carte du « changement », c’est moins l’incomplétude des informations qu’elle fournit (comme la taille) que le superflu d’éléments qu’elle véhicule.

 

Je crois que la couleur des yeux n’est pas une donnée importante en Guinée, l’écrasante majorité de la population ayant l’iris très sombre. Peut-être qu’avec « Condé le Rouge » qui nous en fait voir de toutes les couleurs, le « Guinéen moyen » aura bientôt les yeux rouges ! Il aurait fallu prévoir sur la carte un « Signes particuliers ».

 

Ce qui est préoccupant, ce sont les mentions concernant les parents, la profession et le numéro personnel. En quoi le prénom du père et le nom de la mère sont-ils indispensables pour identifier quelqu’un ? Et la profession ? En Guinée, l’emploi le plus répandu est « chômeur non indemnisé » !

 

Je suspecte le pouvoir en place d’arrière-pensées politiciennes. Pour le nom de la mère, s’agit-il du nom du mari ou de celui de jeune fille? Pour le numéro personnel, s’agit-il d’un numéro affecté à la personne (comme un numéro de sécurité sociale ou de dossier médical, etc.) ou à la carte dans l’ordre d’édition ? C’est un point vital par son importance.

Autre remarque : a-t-on prévu sur la carte la signature (ou empreintes) du titulaire et celle de l’autorité qui la délivre ? Quels sont les pièces à fournir et les délais pour obtenir cette carte du « changement » qui pourrait servir probablement de ravitaillement ?

 

La nouvelle carte AC ne porte donc pas sur l’identité de son détenteur mais sur son identification dans la mesure où elle concourt à reconnaître non pas son appartenance à la nation mais à une certaine espèce d’individus.

 

2°) euthanasier l’opposition

 

Pour que le Rpg joue pleinement son rôle de Parti-Etat, il faut qu’il tue toute opposition. Pas par décret car les temps ont changé. Comme nous ne sommes plus dans les années 60, « glorieuses » pour les dictatures, il faut un habillage adapté pour la saison. La stratégie consiste à créer une Assemblée qui n’est nationale que de nom où toute décision de l’exécutif est approuvée d’avance.

 

Pour ce faire, l’actuel chef de l’exécutif planifie et exécute de basses œuvres : harcèlement de l’opposition, débauchage de certains individus, création de la confusion.

 

a)      harcèlement de l’opposition

 

AC a une vision « mobutiste » du pouvoir: dans un village, il y a le chef et ses collaborateurs ; il n’y a pas de chef de l’opposition !

Pour manifester pacifiquement, il faut une autorisation mais celle-ci n’est jamais obtenue. Donc, il faut manifester illégalement jusqu’à ce que toute manifestation pacifique soit autorisée automatiquement (par simple formalité) !

Sous AC les militants et sympathisants de l’opposition sont ciblés : on les viole, on les torture et on les tue. Ils n’ont pas besoin de carte d’identité ; ils sont déjà identifiés.

 

b)      le débauchage dans l’opposition

 

AC a instauré un climat de précarité économique et d’insécurité personnelle pour dégarnir l’opposition. En confisquant la principale mangeoire de Conakry, il sait quand et à qui distribuer ses tickets-repas. Quand on est affamé, on oublie momentanément la politique.

 

c)      création de la confusion

 

Se rendant compte que les principaux leaders de l’opposition ne sont pas aussi malléables qu’il le pensait et voyant qu’il ne peut les avoir à l’usure, AC cherche à les infiltrer en créant en leur sein sa « 5ème colonne ». Je l’ai dit et redit : Lansana Kouyaté n’est peut-être plus dans l’Alliance d’AC mais il n’est pas non plus dans l’opposition ! L’ancien PM dont on connaît les frasques fait le minimum syndical : critiquer juste ce qu’il faut dans des généralités convenues pour qu’on dise qu’il s’est démarqué d’AC mais pas assez pour renier la coordination régionaliste dont il relève. Lui qui voyage beaucoup, connaît très bien les limites à ne pas franchir dans le cadre d’une « division clanique » du travail. Comme AC a eu le culot de lui envoyer L. Kouyaté et ses kilos pour la miner, l’opposition pourrait tester ce poids lourd de l’ambiguïté en lui demandant de déclarer publiquement que l’actuel chef de l’Etat est illégitime.

 

Au vu de ce qui se passe au pays, que devrait faire l’opposition ? Voici, à mon sens, 5 des pistes à explorer :

 

-         clarifier sa position

 

La pédagogie, c’est de répéter. Parler ne signifie pas toujours être audible. On ne veut pas tellement savoir celui qui est avec AC mais celui qui est opposé résolument à lui. Il faut qu’aux yeux de l’opinion on sache qui est qui. La liste des partis et des principaux leaders de l’opposition doit être actualisée en permanence.

 

-         rappeler ses projets

 

On sait qu’AC s’en est fixé 3 :

 

. renforcer l’unité nationale

. changer et améliorer la vie quotidienne des populations

. transformer l’économie et attirer les investissements internationaux.

 

L’échec étant total, que propose, en termes succincts, l’opposition pour apparaître comme une alternative crédible à l’actuel système? Et surtout, quels moyens pour y parvenir ?

-         améliorer la qualité de son staff

L’opposition doit se doter de spécialistes de haut niveau dans bien des domaines et principalement en droit, en informatique, en finances publiques et en armement. En Guinée c’est le règne de l’arbitraire mais ce n’est pas une raison pour baisser les bras. A chaque violation du droit, il faut porter plainte même si on sait ce que cela signifie. Les petits gestes d’aujourd’hui sont les preuves de demain.

Sans des informaticiens qualifiés, comment peut-on déjouer le montage « ALPHAnumérique » d’une CENI aux ordres d’AC ? Sans connaissances approfondies en économie, finances publiques, banques et assurances, impôts, etc. comment peut-on lutter contre la délinquance financière, l’abus de biens sociaux, la corruption, etc. ? Quant aux armes, elles parlent trop en Guinée ; il faut sérieusement en parler mais pas n’importe comment. Si on leur laisse le monopole de la parole, bientôt c’est l’opposition qui ne pourra même plus parler.

-         passer à l’offensive

Il ne faut plus attendre les fautes du pouvoir en place et se contenter de les dénoncer. Cette posture attentiste n’est pas payante. Il faut passer à l’offensive en exigeant par exemple le retour sécurisé immédiat de Bah Oury, la lumière sur le faux coup de Kipé, le droit de réponse à la RTG, la libération sans conditions des personnes détenues arbitrairement, etc.

-         occuper le terrain

Le combat électoral se mène au niveau local. Il faut entretenir la flamme de l’espoir en montrant l’échec d’AC et la possibilité de mener une politique autre.

 

Le vrai problème de l’opposition, c’est qu’elle n’exploite pas suffisamment ses atouts. AC est à bout de souffle et même les aveugles ont vu ses limites. Il n’est pas un OVNI (objet volant non identifié) mais plutôt unIVBI (Individu Violent Bien Identifié). Voici comment pourrait s’établir sa carte « nationale » d’identité, inspirée de celle qu’il veut imposer mais à l’allure d’un CV :

Nom : Condé

Prénom : Alpha

Date et lieu de naissance : 1938 à Boké

Nationalité : Franco-Ivoiro-guinéo-burkinabée

Sexe : M

Numéro personnel : 0

Date de délivrance : X

Date d’expiration : Y

Prénom du père : Z

Nom et prénom de la mer : Océan Atlantique ?

Profession : aventurier

Résidence : principale (Sékoutouréyah), secondaire (Kipé)

Niveau d’études : bac+40

Langues parlées : Soussou (très bien), Malinké (assez bien), Français (moyen)

Signes particuliers : faux, peureux, incompétent, ethnocentriste

Record handisport personnel : avoir grimpé en une fraction de seconde un mur plus haut que sa taille alors qu’il boitillait !

 

Voilà l’identification de celui qui préside aux destinées de la Guinée. Il ne fera rien de bon pour ce pays. Je dis clairement que je souhaite l’échec d’AC ! En effet, ses intérêts ne coïncident pas avec ceux de la Guinée. Ce qui est bon pour la Guinée peut être bon pour AC puisqu’il en a la nationalité mais ce qui est bon pour AC n’est pas du tout bon pour la Guinée. La réussite de la Guinée passe par l’échec d’AC.

Il faut chasser AC du pouvoir en s’inspirant du « printemps arabe » mais au lieu de dire : « Condé, dégage ! », il faut crier : « Alpha à Kaya ! ».

Je rappelle à toutes fins utiles que Kaya est une localité du Burkina Faso et que tout crieur public ou privé qui remplacerait, volontairement ou non, dans le slogan le « à » par un « i » sera identifié et sévèrement puni par les « donzos », ces chasseurs traditionnels ne sachant chasser que les Peulhs.

Pour terminer, 2 nouvelles du Net :

a)      le « singe sans frontières » met une goutte d’eau dans son venin en appelant à la tenue sans heurts des législatives. Il mérite bien  un ministère de la cueillette pour cet effort.

b)      On a appris que l’otage Bano SOW de l’Ufdg vient d’être libéré des crocs de l’ethno terroriste AC par un commando comprenant Me Barry, Dr Oussou Fofana, M. Aliou Condé ( un AC pas comme l’autre !), Dr Youssouf Keïta, Elhadj Kane, Mody Sidi,etc. Aucune rançon n’aurait été versée.

Regardez attentivement la composition du commando. Il reflète un peu l’identité de la Guinée et tout a bien fonctionné.

 

Je vous salue.


Ibrahima Kylé Diallo

Responsable du site www.guineeweb.net

 

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 22:33

Kyle1-copie-1.jpgIncapable du moindre progrès économique et social, l’Etat-Rpg de Guinée se lance dans un quadrillage systématique du pays. La méthode? Celle du PDG qui consiste à embrigader les populations et à tuer toute opposition.

1°) l’encadrement des citoyens

Pour le RPG, le « peuple » de Guinée c’est uniquement l’ensemble de ses militants et sympathisants, donc une minorité des Guinéens. C’est une des raisons qui expliquent que les législatives n’aient pas encore eu lieu, plus d’un an après la mascarade écrasante au profit d’AC. La machine à frauder n’est pas encore prête et AC ne veut pas perdre les élections qu’il organise. En l’absence d’assise populaire, il veut contrôler tout le processus électoral. Sa trouvaille est une nouvelle carte dite d’identité mais qui, en réalité, n’est qu’une fiche d’identification. Petite explication.

Qu’est-ce que l’identité ? C’est tout simplement le fait de pouvoir être reconnu comme étant telle personne sans confusion avec telle autre. Cette reconnaissance est essentiellement (pas exclusivement) visuelle et a pour support la photographie faciale. Une pièce d’identité est donc un document officiel prouvant qui est son titulaire: passeport, carte nationale d’identité, permis de conduire, etc.

Ce qui nous intéresse ici, c’est la carte nationale d’identité, document important que tout citoyen est en droit d’obtenir, la réalité pouvant être tout autre ! Cette pièce comporte des données « stables » (qui restent les mêmes en dépit d’un changement) comme le sexe, le ou les prénoms et le nom, la date et le lieu de naissance ainsi que des variables comme la taille et l’adresse, par exemple. Les données « stables » peuvent même évoluer : par la chirurgie certains ont changé de sexe ; par la justice d’autres ont changé de prénoms et même de nom ; pour des raisons personnelles d’autres ont même modifié leurs date et lieu de naissance !

En Guinée où l’état-civil est à l’image même de l’Etat, une nouvelle carte nationale est sur le point d’être imposée. Ce qui est inquiétant avec cette carte du « changement », c’est moins l’incomplétude des informations qu’elle fournit (comme la taille) que le superflu d’éléments qu’elle véhicule.

Je crois que la couleur des yeux n’est pas une donnée importante en Guinée, l’écrasante majorité de la population ayant l’iris très sombre. Peut-être qu’avec « Condé le Rouge » qui nous en fait voir de toutes les couleurs, le « Guinéen moyen » aura bientôt les yeux rouges ! Il aurait fallu prévoir sur la carte un « Signes particuliers ».

Ce qui est préoccupant, ce sont les mentions concernant les parents, la profession et le numéro personnel. En quoi le prénom du père et le nom de la mère sont-ils indispensables pour identifier quelqu’un ? Et la profession ? En Guinée, l’emploi le plus répandu est « chômeur non indemnisé » !

Je suspecte le pouvoir en place d’arrière-pensées politiciennes. Pour le nom de la mère, s’agit-il du nom du mari ou de celui de jeune fille? Pour le numéro personnel, s’agit-il d’un numéro affecté à la personne (comme un numéro de sécurité sociale ou de dossier médical, etc.) ou à la carte dans l’ordre d’édition ? C’est un point vital par son importance.

Autre remarque : a-t-on prévu sur la carte la signature (ou empreintes) du titulaire et celle de l’autorité qui la délivre ? Quels sont les pièces à fournir et les délais pour obtenir cette carte du « changement » qui pourrait servir probablement de ravitaillement ?

La nouvelle carte AC ne porte donc pas sur l’identité de son détenteur mais sur son identification dans la mesure où elle concourt à reconnaître non pas son appartenance à la nation mais à une certaine espèce d’individus.

2°) euthanasier l’opposition

Pour que le Rpg joue pleinement son rôle de Parti-Etat, il faut qu’il tue toute opposition. Pas par décret car les temps ont changé. Comme nous ne sommes plus dans les années 60, « glorieuses » pour les dictatures, il faut un habillage adapté pour la saison. La stratégie consiste à créer une Assemblée qui n’est nationale que de nom où toute décision de l’exécutif est approuvée d’avance.

Pour ce faire, l’actuel chef de l’exécutif planifie et exécute de basses œuvres : harcèlement de l’opposition, débauchage de certains individus, création de la confusion.

a)      harcèlement de l’opposition

AC a une vision « mobutiste » du pouvoir: dans un village, il y a le chef et ses collaborateurs ; il n’y a pas de chef de l’opposition !

Pour manifester pacifiquement, il faut une autorisation mais celle-ci n’est jamais obtenue. Donc, il faut manifester illégalement jusqu’à ce que toute manifestation pacifique soit autorisée automatiquement (par simple formalité) !

Sous AC les militants et sympathisants de l’opposition sont ciblés : on les viole, on les torture et on les tue. Ils n’ont pas besoin de carte d’identité ; ils sont déjà identifiés.

b)      le débauchage dans l’opposition

AC a instauré un climat de précarité économique et d’insécurité personnelle pour dégarnir l’opposition. En confisquant la principale mangeoire de Conakry, il sait quand et à qui distribuer ses tickets-repas. Quand on est affamé, on oublie momentanément la politique.

c)      création de la confusion

Se rendant compte que les principaux leaders de l’opposition ne sont pas aussi malléables qu’il le pensait et voyant qu’il ne peut les avoir à l’usure, AC cherche à les infiltrer en créant en leur sein sa « 5ème colonne ». Je l’ai dit et redit : Lansana Kouyaté n’est peut-être plus dans l’Alliance d’AC mais il n’est pas non plus dans l’opposition ! L’ancien PM dont on connaît les frasques fait le minimum syndical : critiquer juste ce qu’il faut dans des généralités convenues pour qu’on dise qu’il s’est démarqué d’AC mais pas assez pour renier la coordination régionaliste dont il relève. Lui qui voyage beaucoup, connaît très bien les limites à ne pas franchir dans le cadre d’une « division clanique » du travail. Comme AC a eu le culot de lui envoyer L. Kouyaté et ses kilos pour la miner, l’opposition pourrait tester ce poids lourd de l’ambiguïté en lui demandant de déclarer publiquement que l’actuel chef de l’Etat est illégitime.

Au vu de ce qui se passe au pays, que devrait faire l’opposition ? Voici, à mon sens, 5 des pistes à explorer :

-         clarifier sa position

La pédagogie, c’est de répéter. Parler ne signifie pas toujours être audible. On ne veut pas tellement savoir celui qui est avec AC mais celui qui est opposé résolument à lui. Il faut qu’aux yeux de l’opinion on sache qui est qui. La liste des partis et des principaux leaders de l’opposition doit être actualisée en permanence.

-         rappeler ses projets

On sait qu’AC s’en est fixé 3 :

. renforcer l’unité nationale

. changer et améliorer la vie quotidienne des populations

. transformer l’économie et attirer les investissements internationaux.

L’échec étant total, que propose, en termes succincts, l’opposition pour apparaître comme une alternative crédible à l’actuel système? Et surtout, quels moyens pour y parvenir ?

-         améliorer la qualité de son staff

L’opposition doit se doter de spécialistes de haut niveau dans bien des domaines et principalement en droit, en informatique, en finances publiques et en armement. En Guinée c’est le règne de l’arbitraire mais ce n’est pas une raison pour baisser les bras. A chaque violation du droit, il faut porter plainte même si on sait ce que cela signifie. Les petits gestes d’aujourd’hui sont les preuves de demain.

Sans des informaticiens qualifiés, comment peut-on déjouer le montage « ALPHAnumérique » d’une CENI aux ordres d’AC ? Sans connaissances approfondies en économie, finances publiques, banques et assurances, impôts, etc. comment peut-on lutter contre la délinquance financière, l’abus de biens sociaux, la corruption, etc. ? Quant aux armes, elles parlent trop en Guinée ; il faut sérieusement en parler mais pas n’importe comment. Si on leur laisse le monopole de la parole, bientôt c’est l’opposition qui ne pourra même plus parler.

-         passer à l’offensive

Il ne faut plus attendre les fautes du pouvoir en place et se contenter de les dénoncer. Cette posture attentiste n’est pas payante. Il faut passer à l’offensive en exigeant par exemple le retour sécurisé immédiat de Bah Oury, la lumière sur le faux coup de Kipé, le droit de réponse à la RTG, la libération sans conditions des personnes détenues arbitrairement, etc.

-         occuper le terrain

Le combat électoral se mène au niveau local. Il faut entretenir la flamme de l’espoir en montrant l’échec d’AC et la possibilité de mener une politique autre.

Le vrai problème de l’opposition, c’est qu’elle n’exploite pas suffisamment ses atouts. AC est à bout de souffle et même les aveugles ont vu ses limites. Il n’est pas un OVNI (objet volant non identifié) mais plutôt un IVBI (Individu Violent Bien Identifié). Voici comment pourrait s’établir sa carte « nationale » d’identité, inspirée de celle qu’il veut imposer mais à l’allure d’un CV :

Nom : Condé

Prénom : Alpha

Date et lieu de naissance : 1938 à Boké

Nationalité : Franco-Ivoiro-guinéo-burkinabée

 

 

 

Sexe : M

Numéro personnel : 0

Date de délivrance : X

Date d’expiration : Y

Prénom du père : Z

Nom et prénom de la mer : Océan Atlantique ?

Profession : aventurier

Résidence : principale (Sékoutouréyah), secondaire (Kipé)

Niveau d’études : bac+40

Langues parlées : Soussou (très bien), Malinké (assez bien), Français (moyen)

Signes particuliers : faux, peureux, incompétent, ethnocentriste

Record handisport personnel : avoir grimpé en une fraction de seconde un mur plus haut que sa taille alors qu’il boitillait !

 

Voilà l’identification de celui qui préside aux destinées de la Guinée. Il ne fera rien de bon pour ce pays. Je dis clairement que je souhaite l’échec d’AC ! En effet, ses intérêts ne coïncident pas avec ceux de la Guinée. Ce qui est bon pour la Guinée peut être bon pour AC puisqu’il en a la nationalité mais ce qui est bon pour AC n’est pas du tout bon pour la Guinée. La réussite de la Guinée passe par l’échec d’AC.

Il faut chasser AC du pouvoir en s’inspirant du « printemps arabe » mais au lieu de dire : « Condé, dégage ! », il faut crier : « Alpha à Kaya ! ».

Je rappelle à toutes fins utiles que Kaya est une localité du Burkina Faso et que tout crieur public ou privé qui remplacerait, volontairement ou non, dans le slogan le« à » par un « i » sera identifié et sévèrement puni par les « donzos », ces chasseurs traditionnels ne sachant chasser que les Peulhs.

Pour terminer, 2 nouvelles du Net :

a)      le « singe sans frontières » met une goutte d’eau dans son venin en appelant à la tenue sans heurts des législatives. Il mérite bien  un ministère de la cueillette pour cet effort.

b)      On a appris que l’otage Bano SOW de l’Ufdg vient d’être libéré des crocs de l’ethno terroriste AC par un commando comprenant Me Barry, Dr Oussou Fofana, M. Aliou Condé ( un AC pas comme l’autre !), Dr Youssouf Keïta, Elhadj Kane, Mody Sidi,etc. Aucune rançon n’aurait été versée.

Regardez attentivement la composition du commando. Il reflète un peu l’identité de la Guinée et tout a bien fonctionné.

 

Je vous salue.

Ibrahima Kylé Diallo

 

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