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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 19:31

La ségrégation ethnique au travail est prévue et punie par la loi guinéenne, mais elle fait florès dans les nominations aux hauts postes de l'administration publique. Trop c'est trop ! A terme, cette pratique est une menace pour l'unité et la stabilité du pays.

 

Tout laisse croire que les hétairies et coteries du pouvoir ont décidé de mettre en œuvre dans l'administration publique une politique à deux volets, sans égard pour la menace qu'elle pourrait représenter à terme pour la stabilité de ce pays : une promotion systématique des cadres de l'ethnie du Président et une exclusion systématique des autres, avec un accent particulier pour ceux qui appartiennent à l'ethnie de Cellou Dalein Diallo. Il faut avoir des œillères ou être de mauvaise foi pour nier cette évidence ! D'ailleurs, les exemples sont légion.

 

Dans le gouvernement, les directions nationales, les entreprises publiques ou parapubliques, les directions des affaires administratives et financières (DAAF), 70 pour cent des postes sont aujourd'hui occupés par une seule ethnie, laquelle ne représente que 25 pour cent de la population du pays, d'après le président Sékou Touré (nous le prouverons !). Et ce n'est pas fini, car l'appétit vient en mangeant ! Pourtant, le nouveau régime a encore besoin de séduire les autres régions du pays pour gagner les législatives, sans quoi il ne pourrait gouverner librement ni appliquer sa politique. Quel visage aura donc l'administration si le RPG a la majorité à l'Assemblée ?

 

Le chef de l'Etat, le Pr Alpha Condé, reconnaît implicitement l'existence de cette politique ségrégationniste et la légitime en quelque sorte. Il a essayé de la justifier en comparant la démocratie (naissante) guinéenne à celle (vieille et solide) des États-Unis. Il avait dit un jour au Palais du peuple : « Certains critiquent mes décrets, mais que ça plaise ou non, je continuerai de nommer ceux qui ont lutté avec moi pendant vingt ans pour le changement.En Amérique, quand les démocrates viennent au pouvoir, ils enlèvent tous les libéraux et vice versa. » Autrement dit, les postes administratifs appartiennent désormais aux cadres militant dans le RPG. Officiellement ! Et puisque tout le monde voit ce qui se passe, doit-on conclure que le RPG est un parti ethnique ?

 

Outre le fait que la comparaison entre la Guinée et les Etats-Unis est quelque peu hardie, si on veut « instituer » la notion de parti au pouvoir en Guinée, il est clair qu'on expose le pays aux pires dérives tribales. Car, en Guinée, parti au pouvoir signifierait ipso facto ethnie au pouvoir. En effet, la grande leçon tirée par les observateurs étrangers du dernier scrutin présidentiel est que les Guinéens avaient voté pour le candidat de leur ethnie ou de leur région. La leçon étant valable pour le second tour aussi, puisque c'était toutes les ethnies contre celle de Dalein.

 

Bien évidemment, à leur tour, les ministres, directeurs nationaux et directeurs généraux promus sur une base partisane (donc ethnique) ont beau jeu d'implémenter la politique prônée par le Chef. Chacun d'eux puise ses collaborateurs en Haute Guinée et brise sans regrets ni remords la carrière des cadres issus des autres régions. Les compétences, l'avenir du pays, on s'en fiche éperdument ! Tout se passe comme si la ségrégation ethnique au travail n'était pas prévue et punie par la loi.

 

Quant aux ministres issus des autres régions (appelés aussi dans l'opinion publique « ministres de coloration ethnique »), on leur a tous flanqué à dessein un adjoint de la « bonne ethnie » : leur secrétaire général les nargue et bafoue leur autorité. C'est avec eux que traite le ministre directeur de cabinet de la Présidence de la République, le Dr Mohamed Diané, devenu quasiment numéro deux du régime.

 

Allez à l'Agriculture, l'on vous dira que Jean-Marc Telliano est peut-être un personnage controversé mais le meilleur ministre que le département ait connu, du moins en jugeant au bilan dont il peut se prévaloir en sept mois en termes de moissons de fonds à l'étranger, de projets novateurs et prometteurs pour le pays, de réformes avisées, etc. Et pourtant, il a un secrétaire général de « l'ethnie bon teint » qui se moque de lui, le contourne pour faire des décaissements au ministère des Finances, règne en maître et est l'interlocuteur direct du ministre directeur de cabinet de la Présidence de la République, comme s'il était le vrai patron du département.

 

La campagne agricole 2011 a été lancée en Haute Guinée sur instructions d'en haut, alors que la Basse-Guinée ou la Guinée-Forestière, deux régions à fort potentiel agricole, auraient bien fait l'affaire elles aussi. Cela signifie-t-il que la

 

Haute Guinée, dont est originaire le Président, sera favorisée dans les projets de développement ?

Quant aux ministres d'Etat à deux départements, ils se trouvent dans l'obligation de composer avec un ministre délégué à la Présidence de la République issu de la Haute Guinée à qui est adjugé le département le plus juteux et qui n'a aucun compte à leur rendre. Les deux ministres d'Etat « récompensés » pour avoir rejoint l'Alliance Arc-en ciel entre les deux tours de la présidentielle de 2010, Elhadj Papa Koly Kourouma (de la Guinée-Forestière) et Bah Ousmane (de la Moyenne Guinée) l'ont appris à leurs dépens. Ils avaient jubilé en apprenant leur nomination mais leur joie fut de courte durée. L'un a vu le convoité ministère de l'Environnement revenir sans crier gare à Saran Madi Touré pour n'avoir finalement à se mettre sous la dent que le département de l'Energie, ministère à problèmes par excellence. L'autre est tombé des nues quand il s'est retrouvé avec le seul ministère des Travaux publics aux hypothétiques projets, le succulent département des Transports ayant échu par surprise à Cheick Tidiane Traoré, ancien martyr du RPG.

 

L'un et l'autre n'ont pas pu placer un seul cadre de leur choix dans les cabinets de leurs deux ministres délégués. Même à EDG, Abdoulaye Keïta a été imposé à Papa Koly Kourouma. Et si L'entreprise d'électricité s'en sort, c'est le directeur général qui en récoltera les palmes, si ça foire, c'est le ministre d'Etat qui trinquera !

 

Le général Mamadouba Toto Camara, sitôt nommé ministre de la Sécurité et de la Protection civile, s'est vu adjoindre un ministre délégué chargé de la Réforme des services de sécurité originaire de la Haute Guinée, ayant la haute main sur la police et son budget. Piqué au vif et se sentant affaibli, le général Toto avait menacé de démissionner. Il a fallu toute la diligence du Premier ministre pour le ramener à de meilleurs sentiments. Pour le leurrer, on lui a donné le titre ronflant et creux de ministre d'Etat. Rien n'avait changé pour lui, en vérité, mais… passons !

 

En remaniant son cabinet, Saran Madi Touré a largué treize cadres dont… onze peuls ! Aux journalistes outrés, il a répondu en pince-sans-rire qu'il ne s'en était pas rendu compte.

 

Le Dr Naman Touré, tiré du ruisseau par le président de la République pour être parachuté à la tête du ministère de la Santé, est, lui, allé plus loin : il a balayé tous les cadres qui ont le faciès foutanien. Tant qu'il sera là, aucun Peul ne donnera son avis dans ses conseils de cabinet ni n'éventera les décisions qui en seront issues !

 

Les ministres non originaires de la Haute Guinée ne peuvent choisir librement les cadres de leur cabinet. Le ministre directeur de cabinet de la Présidence de la République, passage obligé des projets de décret, s'érige en censeur et fixe les quotas. C'est la pure vérité ! Pourtant le slogan de campagne, c'était « Ensemble, changeons la Guinée ».

 

Pourtant, peu après son élection, le président de la République avait dit sur France 24 qu'en formant le gouvernement, il ferait balance égale entre les quatre régions naturelles du pays, soit 25 pour cent pour chacune d'elles !

Avec tout ça, on parle de réconciliation nationale. Sans d'ailleurs préciser en quoi les Guinéens sont divisés, ni quels en sont les principaux responsables et qui doit demander pardon à qui.

 

Pas étonnant que la Guinée marque le pas malgré le « changement ». On serine le peuple avec ce mot qui n'est plus qu'une litote politicienne.

 

Une chose est sûre, l'ethnocentrisme et la politique d'exclusion ne mèneront la Guinée qu'à l'échec. Ils ne feront que la priver du génie créateur de trois régions sur quatre. En continuant à blesser dans leur dignité une bonne partie des Guinéens, on exacerbe leurs frustrations dont l'accumulation constitue une grave menace pour l'unité et la stabilité du pays. Les rancœurs entretenues n'attendent que l'occasion de s'exprimer violemment ; même chez un individu, a fortiori dans une communauté, voire plusieurs. L'histoire politique récente de la Côte d'Ivoire devrait inspirer nos dirigeants.

 

El Béchir

 

Source : ''L’Observateur''  N°557 du 29  Août 2011

 

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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 06:44

Le Président Dictateur Général de Guinée, ministre de la défense, président du RPG et de sa virtuelle « alliance arc-en-ciel », a un cerveau qui ne serait pas encore totalement hors service. Il sait, lui au moins, ce qu’il veut : enraciner sa dictature. C’est sa stratégie constante. Pour y parvenir, tous les moyens sont bons, à condition de mieux les utiliser au gré des circonstances.

 

De sa prise officielle du pouvoir, le 21 décembre 2010, au faux coup de Kipé du 19 juillet 2011, on a vu un AC méprisant, aussi haineux qu’acariâtre. Il bousculait tout pour s’asseoir. Maintenant  qu’il a pu s’asseoir, il reste debout pour qu’on ne le croit jamais assis ! C’est toute l’ambiguïté du personnage: montrer à tous qu’on est là même si aucun résultat n’est là. Les gens souffrent. Un décret ne nourrit aucune famille !

 

AC terrorise la population (préférant être plus craint qu’aimé), fait arrêter et brutaliser des citoyens innocents, fait libérer certains et attend des remerciements. Lorsqu’on souffre, le souci immédiat n’est pas de connaître les causes de son calvaire mais comment l’abréger au plus vite.

 

On nous parle, depuis le faux coup de Kipé, de dialogue. De quoi s’agit-il ? Au moment où l’« alliance arc-en-ciel » s’assombrit, AC tend-il la main à l’opposition ou lui tend-il un piège ? Le dialogue se résume-t-il à convoquer l’opposition pour cautionner les faits du chef ou consiste-il à l’inviter pour débattre des problèmes urgents du pays aux fins d’en trouver des solutions? Faut-il accepter toute main tendue ? Oui, à condition qu’elle soit sincère. Accepteriez-vous de dîner chez quelqu’un qui vous reçoit un coupe-coupe à la main ?

 

Pour qu’un dialogue politique pouvoir/opposition soit sincère en Guinée, il faut un minimum d’effort de part et d’autre.  Le pouvoir en place, parce que justement c’est lui qui détient sur place les moyens policiers et financiers, doit :

 

1°) libérer toutes les personnes arbitrairement détenues

2°) rétablir dans leurs fonctions les maires de communes injustement suspendus

3°) accorder à l’opposition un temps d’antenne suffisant  de libre expression quotidienne au journal de la RTG.

 

Ces 3 mesures sont largement suffisantes pour entamer un dialogue fructueux. En posant d’autres conditions comme préalables, il n’y aurait pratiquement plus rien à discuter et le dialogue serait sans objet. AC peut prendre seul (nous sommes quand même en Guinée où le chef fait tout !) ces mesures permettant d’amorcer le débat et de décrisper la climat politique. En a-t-il la volonté ? C’est tout le problème.

 

Si AC semble jeter du lest, c’est tout simplement parce que sa situation est délicate : les Guinéens ne voient aucune amélioration, même légère, de leurs conditions de vie. Une réalité saute aux yeux : AC est incapable de sortir la Guinée de la mouise et les Guinéens en sont conscients! Mais par orgueil mal placé, il ne veut pas le reconnaître.    

 

 

Quant à l’opposition, elle doit :

 

1°) se montrer unie. On ne sait plus qui fait quoi avec qui et surtout qui est qui.

2°) éviter la cacophonie. Certains parlent trop ; d’autres, trop peu ; la plupart, du n’importe quoi.

3°) hiérarchiser ses priorités en élaborant des revendications claires, précises et réalistes.

 

Ces points sont capitaux. L’opposition doit être facilement identifiable. Comme il y a une «fausse opposition » en circulation (L. Kouyaté, J.-M. Doré et Cie), la vraie opposition doit, pour être crédible, montrer sa fermeté sur les principes et son ouverture pour un vrai dialogue.

 

Dans la perspective des prochaines législatives, AC, qui ne compte pas les organiser pour les perdre, travaille sur deux axes :

 

1°) il remet sur orbite des débris de sa navette « arc-en-ciel » pour noyauter l’opposition en la pénétrant jusqu’à la moelle;

2°) il chasse dans les terres de l’opposition pour l’affaiblir en l’appauvrissant.

 

Je reviens sur ces points très importants :

 

le risque de « kouyanautage » de l’opposition

 

On sait que pour s’envoler, l’« alliance arc-en-ciel » n’a utilisé les dizaines de micro partis que comme simple carburant. Suite à une panne sèche (les « kouyanautes » n’avaient rien à boire et se montraient turbulents!) l’engin d’AC a explosé, répandant sur une grande étendue du territoire national des retombées radioactives dont certaines se sont agglomérées pour donner naissance à l’ADP (à ne pas confondre avec Aéroports De Paris). Cette formation, née le 19 août 2011 et déclarée le lendemain, signifie « Alliance pour la Démocratie et le Progrès » et se fixe pour objectif d’obtenir le « vrai changement » (ce qui laisse entendre que celui d’AC serait le faux !).

 

L’ADP est d’ailleurs née avec une petite malformation, son extrait de naissance parlant quelquefois d’ADD (Alliance pour la Démocratie et le Développement), ce qui n’est pas surprenant lorsque messieurs les sages-femmes sont J.-M. Doré de l’UPG, L. Kouyaté du PEDN et Aboubacar Sylla de l’UFC.  Dans ce trio, le moins recommandable reste L. Kouyaté, ensuite vient celui qu’on a surnommé le lapin, enfin, le reste ou plutôt les restes.

 

Quoi qu’il en soit, l’opposition ne doit pas se laisser abuser par « DSK » (Doré, Sylla, Kouyaté), la justice actuelle pouvant les blanchir pour n’importe quel délit.

 

   - l’affaiblissement de l’opposition

 

C’est l’objectif à court terme d’AC. Le loup est déjà près de la bergerie de Cellou d’où s’est échappé en catimini un certain « DSB » (Dr Diallo Saliou Bella), vice-président, chargé des affaires politiques de son parti. Ce Dr Diallo serait l’incarnation même du médecin politicard à la moralité douteuse. Il voudrait coûte que coûte obtenir un lopin de terre où brouter dans le pâturage plus verdoyant d’AC.   Etait-il assez malade pour consulter AC sans en parler à MM Aliou Condé et  Oussou Fofana, hauts responsables de son parti ? Quel cachet AC lui a-t-il prescrit  lors de la consultation du 17 août 2011? Le Dr Diallo Saliou Bella viserait-il le poste de conseiller d’AC avec rang de fossoyeur de l’opposition ? AC n’a pas reçu Saliou Bella le médecin mais Saliou Bella le vicié d’un parti.

 

L’effort d’affaiblissement ne porte pas que sur l’intérieur de l’opposition. AC travaille sans relâche sur sa périphérie. Après avoir récupéré par de l’argent Rabiatou Diallo du CNT (toujours muette en attendant de terminer la construction de son immeuble, elle a perdu tout honneur), AC utilise à présent un certain Dr ATS (Ahmed Tidiane Souaré), ex PM et grand prédateur du Fonds Minier de notre pays. Nommé conseiller avec rang de Ministre d’Etat à la présidence, M. Souaré a un emploi de temps chargé : en fin de matinée, il est avec les commerçants et cadres peulhs pour les inciter à rejoindre AC ; en début de soirée, il est avec AC pour lui faire le point de sa récolte. Pendant la nuit, il dresse la liste des Peulhs à démarcher.

 

Je rappelle que c’est le PM Cellou Dalein qui avait imposé, au grand dam des caciques du général Conté, ce Tidiane Souaré aux Mines, lui donnant la bonne mine qu’il présente aujourd’hui. A l’ingratitude, il allie la traîtrise et la pourriture. Poursuivi sous Daddis pour détournements massifs, il s’était engagé à payer ce qu’il estime n’avoir jamais détourné ! Il n’avait remboursé que les 500 millions de Fg de la première tranche, le général Sékouba Konaté l’ayant dispensé du reste. Allez comprendre les dessous de ces « cadeaux amicaux ». Voilà l’individu qui a promis de déstabiliser le principal parti d’opposition au nom et pour le compte de son nouveau maître AC.

 

Pour terminer, quelques perles du Net.

 

a) après « Dadis ou la mort », est-ce « AC et le mutisme » ? L’ancien secrétaire permanent du CNDD parle en permanence. Pourquoi le colonel Moussa Keïta dit-il qu’on lui a dit de ne rien dire ? On devrait peut-être l’arrêter encore pour tapage…

 

b) tout le monde sait qu’au RPG l’injure à l’intérieur du « baraya » (pantalon ample) ou du « pakoun » (cache-sexe qui, lorsqu’il est trop étroit, devient un casse sexe !) est source de promotion. Ces derniers jours, un responsable francilien du parti de l’«opposant historique AC» a souillé quelques-uns de nos «monuments électroniques» comme Hassatou Baldé, Makanéra Ibrahima Sory, Saïdou Nour Bokoum. Suivons avec attention les prochaines nominations d’AC.

 

c) Madifing Diané, un ancien ministre de la sécurité de Conté, est nommé ambassadeur de Guinée à Dakar.  Pour mieux surveiller les opposants au régime de Condé ?

 

d) en revanche, AC a-t-il conscience d’avoir fait une chose extraordinaire en nommant M. Blaise Chérif comme ambassadeur à Washington ? Pour une fois, AC a fait un bon choix en mettant l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. M. Blaise Chérif a un parcours de plus de 30 ans dans le système des Nations Unies et ses compétences sont très utiles au pays. Je lui souhaite bonne chance en espérant qu’il dira à Obama quelques mots en dialecte kono !

 

Je vous salue.

 

Ibrahima Kylé Diallo


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6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 22:38

01Le bonheur de notre vie dépend de la qualité de nos pensées. Le bonheur !  Bonheur comme « souverain Bien ». Le bonheur vertueux à distinguer du simple plaisir sensible. Le bonheur comme résultat d’une démarche volontaire et réfléchie, dans laquelle la raison semble intervenir.

 

Ne dit-on pas souvent d’un homme malheureux qu’il ait pourtant « tout pour être heureux » ? Selon le philosophe allemand Schopenhauer, l’homme se trouve souvent incapable d’apprécier la satisfaction du désir, laquelle fait cesser le désir et plonge l’homme dans l’ennui.

 

 Le président Alpha Condé est-il soucieux du bonheur des guinéens ?

 

A posteriori, rien ne démontre son engagement à cet effet. Peut-être, est-il  très tôt de juger un mandat qui doit durer encore cinq ans ? Mais lorsque pendant les premiers sept mois de la gouvernance du président Condé, on ne note aucune trace d’une démarche volontaire et réfléchie, dans laquelle la raison semble intervenir,  il y a lieu de s’inquiéter.

  

L’inquiétude est d’autant plus grande que le propre président a failli perdre sa vie dans une attaque de commando militaire. Une tentative d’assassinat dont la cause peut s’expliquer aisément. La démarche très confuse du chef de l’Etat à gérer les problèmes sensibles du pays.  Ne tournons pas autour du pot. Qui sème le vent récolte la tempête. Les bévues ou erreurs  du président Condé sont multiples et variées. 

 

Qui  ne se souvient pas de la déclaration du médiateur de la république, Facinet Touré ? Une déclaration dans laquelle les injures sont proférées officiellement contre une communauté du pays. Pour le médiateur de la république, la politique ne peut pas être du ressort de tous les citoyens guinéens. Une certaine catégorie  de la population guinéenne doit  plutôt  se contenter exclusivement du secteur économique. Un discours  fasciste dont l’auteur n’a jamais été inquiété. Plutôt approuvé par le président Alpha Condé par son mutisme total. « Qui ne dit mot consent », dit un proverbe.  N’est-ce pas une bévue du chef de l’Etat ? N’est-ce pas une bonne opportunité de se faire de sérieux ennemis ? Qui ne se souvient pas, pendant le régime de Lansana Conté, de ce poste de commissariat de police saccagé, injustement,  par le commando dirigé par Pivi ? Des dizaines de policiers ont été tués et blessés. Le président  Alpha le sait bien.  Mais, malgré tout, le même Pivi est aujourd’hui le ministre de la sécurité présidentielle. Peut-il vivre, un chef d’Etat,  paisiblement, dans ces conditions ?

 

Et les accusations du colonel  Moussa Keita à l’encontre de l’ex-président,  Sékouba Konaté !  Le colonel prétend que le général Konaté a volé l’argent des guinéens. Comme réaction du gouvernement,  il est arrêté et emprisonné. « C’est une faute lourde. Un militaire ne peut faire des déclarations publiques sans l’ordre de ses supérieurs », argumentait  le ministre délégué de la défense, Abdou Kabèlè Camara. L’explication du ministre est logique.  Mais fallait-il garder ce haut gradé en prison sans aucun contact avec l’extérieur ni avec sa famille, comme s’il avait commis un crime crapuleux ?  Et vue l’absence d’un tribunal militaire en Guinée, on pouvait bien se demander le sort qui pourrait être réservé au  curieux colonel. 

 

Mais voilà aussi la politique de  deux poids deux mesures. Est-il  vrai que le général  Konaté est allé les mains vides ? On le saura peut-être jamais.  Si le régime de Conté  était réputé pour l’impunité,   celui du professeur Alpha semble opter  pour le mutisme et l’impunité.  N’est –il pas suffisant pour créer un climat de frustration ?

 

L’éthique bouddhiste du président Condé !   Le président  Alpha Condé sait vraiment pardonner  tous ceux qui l’ont  fait souffrir à un  moment crucial de sa vie. C’est quand même surprenant. Pour le commun des mortels, c’est celui-là qui agresse ou offense, qui présente des excuses à l’offensé. Mais lorsque l’offensé présente des excuses à l’offenseur, il y a l’incompréhension. Tel  est le cas du professeur Condé.

 

Pendant une interview qu’il a accordée aux journalistes de la chaîne française, TV5, le président Alpha Condé déclarait qu’il est un homme de paix. « J’ai jamais gardé rancune à personne. Le président Sékou Touré m’avait condamné à l’exil.  Le général  Lansana Conté m’avait emprisonné, injustement. Mais,  dès que j’ai pris possession du pouvoir,  j’ai pu réunir de nombreux imams pour aller saluer et  présenter des excuses aux épouses  des deux premiers présidents de la Guinée ».  Quelle sagesse !  

 

Le ridicule ne tue pas. Vous savez,  les centaines de familles qui avaient perdu leurs parents durant les massacres du  28 septembre,  peuvent aussi et vaillamment présenter leurs excuses au Capitaine Dadis.  De toute façon,  ceci arrangerait plutôt bien Toumba  qu’il reçoive les imans dans sa cachète.

 

La bévue du moment. La dernière en date du pouvoir du professeur Condé, c’est bien l’élection de Louceny Camara à la tête du sensible poste chargé d’organiser les élections. Mr.Camara à été élu par 15 voix contre 7 à son adversaire, Amadou Oury Diallo sur les 22 commissaires présents. Une démarche légale, conforme à la loi civile, issue du droit positif. Mais, est-ce un acte légitime conforme à la loi morale, issue de la conscience individuelle ou de la raison ? Car, souvent un acte  peut-être l égal sans pour autant être accepté par tous comme légitime. La peine de mort par exemple.

 

La personnalité et la sincérité de Louceny Camara  ont été toujours mises en doute par le principal parti d’opposition. Avant les élections présidentielles, pour éviter tout conflit ou blocage institutionnel,  le chef de l’Etat d’alors, le général Konaté, avait préféré nommer une personnalité étrangère  pour diriger l’organe chargé d’organiser les élections, la CENI. Une solution qui donna un résultat satisfaisant. Le vainqueur des élections fût accepté par tous les partis politiques.

 

Alors,  que se passe-t-il en ce moment précis ? Le scénario paraît comme une véritable provocation. Un  va-t-en guerre. Une volonté manifeste de semer la pagaille dans le pays. C’est un retour en arrière.

 

Lorsque Lansana Conté avait emprisonné Alpha Condé, alors chef de l’opposition guinéenne,  c’était tout simplement pour prouver au leader du RPG, que le gouvernement  n’avait pas peur de lui. Parce que quelques mois avant son arrestation, le professeur Alpha, qui devait rentrer à Conakry, après un long séjour en France, depuis l’aéroport de Dakar, déclarait ceci sur les ondes de RFI : « ….c’est  Mme. Henriette Conté qui a poussé les enfants à jeter des pierres sur ma maison. Le gouvernement à peur de moi parce que je dois rentrer au pays ». Le résultat, nous le savons tous. Qui a eu peur de qui ?

 

Le cas de Louceny Camara suit, à peu près,  la même logique : « pour les présidentielles, vous m’avez pas accepté, me voici pour les  législatives, que vous le veuillez ou non ».  Qui signifie, naturellement, «  tant pis pour tout conflit qui en résulterait ». Le président Alpha est bien conscient de l’effet désastreux que l’élection de Camara peut provoquer : un conflit épineux sans issu.

 

Comme disait l’autre, « chaque situation a deux aspects : un qui la rend supportable et permet de la porter et un autre qui la rend insupportable. Le premier aspect permet  la sérénité et le second rend malheureux. Il faut donc, pour être heureux, apprendre à voir les choses sous l’aspect qui les rend supportable ».

 

A bon entendeur salut.

 

Naby Laye Camara

 

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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 13:02

Kyle-2.jpgAC est maléfique. Il focalise l’attention de tous sur son scénario infernal de Kipé et, pour le moment, ça marche car nous avons souvent tendance à abandonner la proie pour l’ombre. Son montage est tellement grossier que chacun des articles qui y sont consacrés est amplement suffisant pour mettre en lumière la supercherie. Pour résumer l’« attentat présumé », il faut le réduire en un seul mot : archifaux.

 

La preuve? Comme AC est peureux au point de se méfier de sa propre ombre, si l’attentat était vrai, il serait soit mort, soit en fuite. Une preuve par la présence du potentat sur les lieux du supposé attentat. Oublions Kipé qui n’a été qu’un exercice de diversion pour mieux voir ce qui se passe en réalité : l’instauration d’un fascisme tropical en Guinée.

 

AC n’étant pas un démocrate, le verrait-on promouvoir la démocratie en Guinée ? Pour lui, dialoguer c’est accepter ce qu’il dit et approuver ce qu’il fait, sachant lui-même qu’il est incapable d’accomplir la moindre de ses promesses électorales. Pour justifier son échec, il invente des complots d’« anti-guinéens et autres apatrides, véritables saboteurs du changement ».

 

Aujourd’hui AC détient la totalité du pouvoir : exécutif (le chef, c’est lui), législatif (la loi, c’est aussi lui), judiciaire (le juge, c’est encore lui). Un Etat totalitaire renaît, au sommet duquel trône AC, non pas le président des Guinéens mais seulement celui de certains d’entre eux. Je rappelle qu’il est toujours le président de son parti-Etat, le RPG, ce qui le disqualifie pour être le garant de l’unité nationale.

 

Tout sonne faux chez AC : qu’a-t-il fait comme études ? Il est prof de quoi ? De droit ? C’est le plus tordu des politiciens guinéens. Son seul « diplôme » connu (alors qu’il s’agit d’une fonction) c’est d’avoir été, dans les années 50, un des dirigeants de la FEANF mais il est le seul à s’en glorifier au point d’en faire un élément essentiel d’un CV.

 

En plus d’être faux, AC est ethnocentriste (un séjour régulier en France de plus d’un demi siècle ne l’a pas détribalisé). Pour lui tout malinké devrait appartenir au RPG, du berceau à la tombe ; pour lui, tout le mal du pays vient d’une certaine communauté, les Peulhs ; pour lui, il y a des Peulhs en Guinée mais pas des Peulhs de Guinée ! N’a-t-il pas confirmé au poste de médiateur de la république, un vieux général pour qui les Peulhs doivent renoncer à toute action politique ?

 

En plus d’être ethno, AC est dictateur (il caresse le rêve à la nord coréenne d’être le « dirigeant bien aimé et père de la nation »). Il piétine une constitution écrite mais qui ne devrait rester que dans les tiroirs et étouffe toute opinion qui lui semble défavorable.

 

En plus d’être dictateur, AC est incompétent, ceci pouvant expliquer cela. Une dictature, même éclairée, est inadmissible. Celle d’AC est obscurantiste. Cette incompétence revêt plusieurs aspects : intellectuel (le « Pr. » AC a-t-il même le niveau bac ?), politique (il ne s’est pas battu pour la démocratie mais pour son accès à la présidence), moral (il s’est entouré de tous ceux qu’il combattait à distance par la parole) et juridique (dans sa justice, il y a une liste de « présumés coupables » pour appartenance ethnique ; curieux procureur que ce« persécuteur de la République », plus assoiffé de vengeance que de justice).

 

Sur le plan moral, il y a quand même quelque chose de très choquant en Guinée, c’est la culture de l’humiliation. Certaines images sont dégradantes pour un être humain quel que soit ce dont on l’accuse : les dignitaires pendus sous Sékou Touré, le colonel Diarra Traoré, ancien PM et chef de famille, en simple slip, exhibé comme trophée à la télévision sous Conté, des officiers ligotés et dénudés sous Dadis, les commandants Sidiki Camara « de Gaulle » et Alpha Oumar Diallo « AOB » ensanglantés sous AC, etc.

 

AC ne s’est pas encore bien installé ; il fait le ménage pour mieux aménager sa « Guinée du changement ». Il arrête des proches du général Sékouba Konaté, élément clé de son accès au pouvoir. Dans ce jeu de sanguinaires, c’est le félon qui est victime d’un ingrat.

 

Voila l’homme qui préside, pour combien de temps encore, aux destinées de la Guinée et qui vient d’accompagner 3 présidents africains (ADO de Côte d’Ivoire, Issoufou du Niger et Yayi du Bénin) aux USA. Si, pour des raisons de sécurité, la Maison Blanche avait été équipée de détecteur de faux type, AC n’aurait pas accédé à la résidence du Président des Etats-Unis. Entre ADO et AC, il n’y a pas photo même si celui-ci gêne celui-là en faisant allusion à leurs liens ethniques. ADO est brillant et AC est brutal et bruyant ; le premier éclaire alors que le second est simplement exposé à une lumière rendant ses insuffisances plus visibles et plus risibles.

 

Après ce constat, il faut faire des propositions. Une seule solution : résister !

 

 AC ne connaît que la force et à la moindre pression il cède, comme on vient de le constater avec son repli calamiteux concernant la presse. Le « donzo macoute » AC  pourrait être chassé du pouvoir (même s’il peut compter sur certains sofas manipulateurs comme Safiou «Doukouré» de Labé).

 

Face à un individu cruel, fermé au dialogue, ethno et incompétent, il faut utiliser la force. Le simple combat politique n’est possible que dans un Etat de droit. Pour reprendre une expression des « Rouges », il faut résoudre certaines contradictions fondamentales par la violence. Pourquoi négocier avec celui qui nie jusqu’à votre existence ?

 

AC est viscéralement anti-peulh. Toute attaque anti-peulhe qui reste impunie est un encouragement pour la suivante. Si le bétail des Peulhs a été abattu dans la région de Beyla c’est parce que les boutiques des Peulhs ont été saccagées en Haute Guinée. Un encouragement dû à l’absence de justice. Tant qu’on ne fera pas comprendre clairement à AC qu’en touchant un seul cheveu d’un Peulh, il risque d’être lui-même scalpé, il continuera ses nuisances anti-peuhles.

 

J’avais proposé la création rapide d’une brigade d’autodéfense de 4 000 jeunes pour se protéger d’un génocide programmé par ce gauchiste prêt à poursuivre l’œuvre satanique de Sékou Touré. Même 400 jeunes bien déterminés pourraient faire l’affaire. L’idée progresse, me semble-t-il. Les militaires d’AC ont peur de la mort ; ils préfèrent vivre en pillant des vivres et en s’équipant en téléphones portables et autres biens par l’intimidation de simples citoyens, soi-disant nantis.

 

Parallèlement au volet militaire, on pourrait, après avoir remplacé l’actuelle déshonorante coordination de la Moyenne Guinée, combattre AC par la désobéissance civile : refuser de payer les impositions, boycotter certaines élections, intimider ses représentants locaux, ignorer ses imams achetés (ils ont remplacé dans leurs prières la formule coranique « Allahou Akbar » par le slogan « Alfaou Akbar » !), etc.

 

Chacun devrait clarifier sa position. Pour ma part, je reste persuadé qu’il faut combattre vigoureusement la politique antinationale d’AC. En lui opposant une farouche détermination, il va capituler sans même combattre et fuir le pays. S’il a fait bombardé sa chambre à coucher de Kipé, c’est qu’il a où nicher. Le pouvoir est au bout de la volonté. Tant que vous souhaiterez qu’on vous respecte, on ne vous respectera pas ; vous devez vous faire respecter !

 

Ne parlons plus maintenant de l’affaire de Kipé. Circulons, il n’y a plus rien à voir ! Agissons autrement si nous voulons un changement utile sans attendre le prochain mensonge dont seul le RPG a le secret de fabrication. Agir autrement consiste à anticiper, en passant de la défensive verbale à l’offensive concrète ! Au lieu de répondre aux coups d’AC, pourquoi ne pasprendre l’initiative de lui en donner sans répit ? Nous sommes toujours en retard d’une bataille. AC nous endort et, en bon anesthésiste, il connaît l’heure prévue de notre réveil. En ouvrant les yeux, nous semblons égarés alors qu’AC a fait ce qu’il voulait faire et a déjà programmé sa prochaine opération. Un machiavélisme fécondé par notre mollesse collective générée par le fatalisme ambiant.

 

Je vous supplie, résistons ! AC n’est pas fort, c’est nous qui sommes inorganisés.

 

Ibrahima Kylé Diallo


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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 11:25


bokoum 02Mais pourquoi diable Alpha Condé se fatigue pour organiser des élections ? Pourquoi ne pas mieux faire que Staline, Kim Il Sung ? Il pourra garder dans sa poche le pognon du peuple. Laisser les paysans à leurs boras, toumbèrès et autres lopins où bon an mal an ils trouvent à bouffer à la sueur de leur front ; ailleurs pour joindre les saisons, d’autres s'assurent un soubassement végétatif avec des mangues relevées au piment et à l’huile rouge. Les prédateurs continueront de vendre des signatures qui valent des milliards, leurs copains les bandits, contonueront « à dormir le jour et à « travailler la nuit , comme les chauves-souris » (Jamel Debbouze parlant des jeunes de banlieues), les tueurs en habits nationaux tuer et violer.
C’est encore loin la Haye et le TPI ?
Qu'il laisse la communauté internationale donner à des pays pauvres dont les peuples sont plus dignes !
Je fais ce que je veux, c’est de l’Alpha Condé fassaï.
Le président de la CENI est RPG, ex voleur de PV libéré en appel. Le ministre du MATD, Alassane Condé, voix de son maître qui lui assurera l’appui de son ministère et qui lui remettra le sésame, la fameuse clé SAGEM dont eux seuls connaissent le code secret. Alassane Condé est RPG. Loucéni n’aura plus besoin de faire disparaître des PV. Il usera de façon discrétionnaire l’article 162 du code électoral qui lui permettra d’annuler les voix de quelques ex alliés sortis des rangs de l‘arc-en-ciel. N’oublions surtout pas l’apport massif de plus de 130 partis qui tiennent dans une cabine téléphonique. Mais c’est déjà presque trop. Il n’y a pas  d’autres partis. Et d’ailleurs il n’y avait qu’un seul champ de cabines à Conakry, c’était au camp Boiro qu’on vient d’effacer, au sens de Schwarzenegger dans l’Effaceur. Tous ses occupants ont été effacés, c’est-à-dire décentralisés dans des puits de concentration, certains de leur vivant.
Le CNT avait proposé une loi sur une CENI qui avait pour elle d’être issue d’un organe reconnu de la transition, son organe législatif. Qu’est devenue cette proposition ? Allez voir du côté des WC publics. Elle doit s’y trouver encore, en Guinée, il n’y a pas d’eau courante, donc pas de chasse-d’eau.
Donc pourquoi des élections, puisqu’il n’y a pas de choix à faire ?
Les chefs du plus grand parti de Guinée sont interdits de Guinée.
Qu’ils reviennent, on les efface.
Vive le RPG !
A bas le peuple de Guinée !
A bas la Guinée !
El Hajj Saïdou Nour Bokoum

 

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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 13:15

Hitlet AST Alpha Conde 1Est-ce que nous savons vraiment ce que nous voulons ? Nous ne sommes pas que borgnes, nous sommes devenus aveugles ! Une cécité qui nous conduit directement à la mort. Nous sommes toujours en retard dans nos appréciations de la situation guinéenne. Ainsi c’est une erreur de croire qu’AC va prendre la Guinée là où Sékou l’a laissée. Il ne va plus rien prendre ; il a déjà pris ce qu’il y avait à prendre !

 

Nous avons beaucoup parlé et écrit. Arrêtons les discours et agissons autrement nous n’aurons plus le temps de compter le temps. Regardons très bien ce qui se passe en Guinée. En dehors de la dictature de Sékou Touré et de sa révolution cannibale, période hors concours, tout dirigeant qui se hisse à la tête de l’Etat fait regretter son prédécesseur : ainsi Lansana Conté est préférable à Dadis Camara  qui lui-même vaut mieux que Sékouba Konaté, militaire moins dangereux que le civil AC qui est un rouge pur et mûr !

 

La Guinée a eu toutes ses chances mais n’en a pris aucune. Elle a tellement raté ses rendez-vous avec l’histoire que c’est l’histoire qui ne semble plus vouloir lui accorder un autre rendez-vous. Quelle malchance « planifiée » ! C’est ce que j’appelle la poisse !

 

Aujourd’hui, un nouveau Pol Pot est à la tête du pays : le « Commandant AC », Président Dictateur Général de la Guinée et « professeur fossoyeur » de la patrie. Voyez les faux complots, les arrestations arbitraires et ethniquement ciblées, les dénonciations sous la torture, les liquidations physiques et, en même temps, les motions de soutien émanant de tout le territoire contrôlé par le RPG, avatar génétique du PDG. Qui peut vraiment parler de la mort de Sékou Touré ? Le Responsable Suprême de la Révolution est encore vivant ! Une révolution permanente…

 

Un des signes révélateurs d’une dictature c’est l’ampleur des motions de soutien pour sauver le chef. Après le coup bidon de Kipé (un simple regard balistique montre que les coups de feu ont été tiré de la chambre d’AC pour détruire le plafond), chacun est « indigné » par le prétendu attentat et remercie Dieu d’avoir sauvé le Président qu’il nous a miséricordieusement donné. Quelle hypocrisie !

 

Dieu n’aime pas les hypocrites. Chacun condamne n’importe quoi avec « la dernière énergie » au point que personne n’a plus la moindre énergie. Un climat de délation a été installé, obligeant toute personne inquiète de son intégrité physique, à se montrer ostensiblement « indigné par un acte lâche et odieux et exigeant un châtiment exemplaire de ses auteurs ».

 

Ce n’est pas sans émotion que j’ai pris connaissance de la honteuse motion d’une coordination grotesque qui se prétend parler au nom du Fouta Djallon. Entre AC et le Créateur, elle a choisi une créature et juré sa fidélité au « Peureux Maximo » ! Avoir peur d’un peureux, quelle angoisse !

 

C’est justement parce que l’angoisse s’est ajoutée à la poisse que notre Etat est en piteux état. Tout se déconstruit parce que construit sur du faux : élections faussées par des ordinateurs trafiqués, faux complots pour de vrais arrestations préméditées.

 

En Guinée, les hauts faits d’armes de l’armée sont connus : coups d’Etat contre des cercueils, assassinats de civils désarmés (nos braves soldats ne tirent que dans le dos !), etc. Il n’y a rien d’étonnant en Guinée et plus le mensonge est gros et provient du sommet de l’Etat, plus il passe : destruction en 3 heures d’une ch

ambre à « découcher » où aucun n’est couché !

 

AC, l’homme soi-disant aux mains propres, est maintenant barbouillé de sang : du rouge sur un Rouge qui rouille, ça se voit même dans une obscure capitale.

 

Je le dis et le redis: le coup de Kipé n’est pas un coup raté mais un coup monté d’AC et d’extrémistes du Mandé. AC est intellectuellement, politiquement et moralement incapable de diriger même un village. AC a peur du dialogue et de la démocratie, sa seule méthode étant d’éliminer tout opposant politique. Paradoxalement, c’est parce qu’AC est peureux qu’il fait peur. J’ai préconisé la constitution d’une milice d’autodéfense pour terroriser le terroriste AC. C’est maintenant qu’il faut s’occuper de l’ « auto miraculé de Kipé ». Lui ne perd aucun temps pour s’occuper de nous. Il envisage la confection d’un fichier électoral « numérisé et sécurisé ». En réalité il prépare un fichier « numéroté et défoulanisé ». Nous avons trop parlé et croisé les bras ; agissons à présent en croisant le fer pour notre survie.

 

Ibrahima Kylé Diallo

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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 21:59

criard_01-copie-1.jpg"Je suis à l'opposé de vos idées, mais je me battrai jusqu'au bout pour que vous puissiez les exprimer" clamait  François Marie Arouet appelé communément Voltaire (1694-1778), l'écrivain, le philosophe, l’intellectuel français engagé au service de la vérité, de la justice et de la liberté de penser.

 

L’unanimisme politique est, par essence, hostile à tout progrès social et économique : "c’est de la contradiction que nait la vérité", car la contradiction génère le progrès, l’éclosion des idées et des compétences, en somme l’excellence.

 

L’unanimisme politique et la pensée unique favorisent l’inertie, le monolithisme politique partisan, l'autocratie, la transhumance, l’entrisme, le recyclage et le nomadisme politiques.

 

Par contre, l'esprit de contradiction suppose l'acceptation de l'autre, de ses convictions, en somme la tolérance. Dans son sens le plus général, la tolérance, du latin "tolerare" (supporter), désigne la capacité à accepter ce que l'on désapprouve, c'est-à-dire ce que l'on devrait normalement refuser.

 

"Si je ne pense pas comme vous, alors je suis contre Dieu" prétendent certains obscurantistes qui estiment même que le Chef (Méngué en langue soussou) étant le choix de Dieu, le contester équivaudrait à une hérésie, à un sacrilège, à une opposition à Dieu. D'où la néfaste sacralisation de la fonction de Chef d'Etat et de son pouvoir.

 

A contrario, j'estime que toute liberté ou tout droit implique nécessairement, pour s'exercer complètement, un devoir de tolérance et l'esprit de contradiction.

 

Autant j'avais condamné la semaine dernière l'attentat du19 juillet qui avait visé le président Condé, autant je suis préoccupé aujourd'hui par la censure de la liberté des médias, d'expression en Guinée; en somme pour toutes les libertés individuelles et collectives garanties par notre constitution et les lois organiques.

 

Rien ne doit justifier la restriction de nos libertés fondamentales, telle l'interdiction faite par le Conseil national de la communication (CNC), aux médias d'évoquer l'attentat contre le chef de l'Etat ou d'organiser des émissions interactives à caractère politique. Sa décision concerne les émissions " en français et dans toutes les langues nationales sur toute l'étendue du territoire". " Sont concernés tous les organes d'information publics et privés (radios, télévisions publiques et privées, presse écrite et presse en ligne) ", précise le texte du CNC qui ajoute que " tout manquement à cette décision sera sanctionné conformément à la loi ".

 

Par cette interdiction, le régime tente de museler la presse qui est un pilier essentiel de la démocratie, un contre-pouvoir par excellence comme le stipule l'article 7 de la constitution du 7 mai 2010 : "Chacun est libre de croire, de penser et de professer sa foi religieuse, ses opinions politiques et philosophiques (...) Il est libre d'exprimer, de manifester, de diffuser ses idées et ses opinions par la parole, l'écrit et l'image (...) La liberté de presse est garantie et protégée. La création d'un organe de presse ou de média pour l'information politique, économique, sociale, culturelle, sportive, récréative ou scientifique est libre (...) Le droit d'accès à l'information publique est garanti au citoyen.

 

Selon l'article 125 du titre 10 de la constitution du 7 mai 2010 "la Haute Autorité de la communication (HAC) a pour mission de garantir et d'assurer la liberté et la protection de la presse ainsi que de tous les moyens de communication de masse dans le respect de la loi",.

 

L'anachronisme juridique et les violations de l'Etat de droit sont décidément très tenaces en Guinée. Pour exemples : les nominations par décret présidentiel de la directrice de communication du RPG, Martine Condé, à la tête de la Haute Autorité de la Communication (HAC) et du général Facinet Touré au poste de Médiateur de la République le vendredi 07 janvier 2011.

 

Bâillonner le liberté d'expression et celle de la presse est une autre forme de violence politique qu'il faut condamner au même titre que les crimes humains et les crimes économiques.

 

La présomption d'innocence, le secret de l'instruction, la présence d'avocats dès la garde à vue, la protection et la garantie de l'intégrité physique doivent être assurés à toutes les personnes appréhendées pour l'attentat présumé du19 juillet dernier.

Le président américain Barack Obama recevra demain, le 29 juillet , les quatre présidents ivoirien, nigérien, béninois et guinéen.

 

Quatre comme les mousquetaires du roman de l'écrivain français Alexandre Dumas (1802-1870) : d'Artagnan, Athos, Porthos et Aramis s'étaient opposés au premier ministre le cardinal Richelieu (1585-1642) et ses agents pour sauver l'honneur de la reine de France Anne d'Autriche (1601-1666).

 

Il incombe donc aux "mousquetaires" Boni Yayi, Alassane Dramane Ouattara, Mahamadou Issoufou et Alpha Condé de sauver l'honneur de l'Afrique en y procédant à l'élargissement de l'espace des libertés individuelles et collectives.

 

Obama ne leur octroie pas de prime à la démocratisation mais une obligation, un devoir de résultat lié à la promotion et la garantie de la bonne gouvernance, l'état de droit et la cohésion sociale.

 

La priorité, en Guinée, est de construire un Etat autour d’une nation. Cela ne se fait pas par l’exclusion et la censure des libertés fondamentales.

 

Il n'y a de déception que lorsqu'existe une grande espérance : l'élection de M. Condé était un message d'espoir pour toute la Guinée et l'Afrique, malgré des irrégularités criantes, flagrantes. Mais l'espoir semble vite retombé comme un soufflet avec l'eau courante qui est devenue une denrée rare, l'électricité intermittente, les tensions intercommunautaires et la liberté d'expression censurée.

 

Que Dieu préserve la Guinée !

 

Nabbie Ibrahim ’’Baby’’ Soumah

Juriste et anthropologue guinéen

 

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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 17:13

cyanure-copie-1.jpgLe Ministre de l’administration du territoire, sur instruction de son président, invite les Partis politiques afin d’examiner le ficher électoral. Malgré la silencieuse reculade du chariot infernal tirant le train Kankan Bobo, (on n’y parle plus de recensement), cette main tendue est proprement ridicule.


On peut oublier les sorties va-t-en-guerre de M. A. Condé qui dans une vraie démocratie aurait dû démissionner après méditation sur cette instruction qui est une gifle politique.


Le pire, c’est qu’il ne comprend pas qu’il n’a pas qualité en cette phase de la Transition à inviter ceux dont il n’est éventuellement (la CENI est grabataire) qu’un des interlocuteurs.

Car une véritable table ronde de légitimation devrait être élargie au CNT, à la Haute juridiction du pays (Cour suprême), au Groupe de Contact, et peut-être cette fois, à un représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour une éventuelle certification, car ces observateurs étaient partie intégrante du processus électoral qui a abouti aux accords de Ouagadougou.

Un pénible processus électoral dont la première phase, l’élection présidentielle, n’en finit pas de faire des vagues, parfois de sang.

Comme si cela ne suffisait pas à suggérer à Alassane Condé à faire profil bas, voilà qu’ « une tentative d’assassinat » de son président vient de créer une nouvelle situation qui rend inaudible un dialogue, quand on n’a pas fini d’entendre les rugissements des roquettes et des bazookas, relayés par les hurlements des roquets, pitbulls dressés pour tuer, lancés dans une frénétique chasse à l’homme, précisément ceux qui devraient être autour de la table de négociation .

Puisque le ridicule ne tue pas, Alassane Condé devrait inviter nommément Bah Oury, Mouctar Diallo, Faya Millimono, Antoine Soropogui, etc., à ce banquet pour boire à la santé des disparus.

Et demander aux chasseurs de primes de prendre le chemin du TPI, au lieu de terroriser de paisibles citoyens aujourd’hui terrés dans leurs demeures enténébrées.

S’il ne le fait pas, que les responsables des Partis de ces WANTED exigent qu’on libère tous les disparus et qu’on nous montre à la RPGT les faciès de ce commando de la mort qui sont à leurs trousses.

Wa Salam. 

Saidou Nour Bokoum


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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 16:50

 

lula da silva 02Suivant l’exemple de l’Amérique Latine , l’Afrique devrait décider de prendre sa vraie indépendance qui est aux mains des occidentaux. Le continent Africain qui est riche de gisements minéraux et de terre fertile , aurait en effet toutes les potentialités pour devenir la première puissance économique planétaire , mais elle est encore opprimée sous la coupe coloniale des grandes puissances de la terre. Ce sont les parole de l’ex -président brésilien Lula Da Silva, qui était la semaine dernière en Guinée Equatoriale pour la réunion des chefs d’états africains .

Lula a invité les chefs d’Etat à “ouvrir les yeux” sur ce qui se passe en Afrique ces derniers mois , en Libye et en Côte d’Ivoire : l’interférence de la France et des Etats-Unis constitue un sérieux danger pour la souveraineté africaine et pour les futures générations.

Durant l’assemblée générale sur le rôle des jeunes africains, une session détachée de la réunion avec pour thème la crise libyenne, Lula a accusé les chefs africains d’être avides , assoiffés de pouvoir , de trahir leurs propres pays et surtout d’être les serviteurs de l’occident, qui saccagent le continent noir et déciment sa souveraineté. La devise de ces chefs d’Etat étant “chacun pour soi , Dieu pour tous” ne portera pas loin l’Afrique. Il faut le sens de responsabilité, d’humilité, de dignité et d’Unité pour bien gouverner !

Critiquant le fait que les leaders africains qui sont arrivés au pouvoir par un coup d’état ou par le vouloir des puissances occidentales, il a ensuite dénoncé le monopole des 5 pays du monde. ajoutant que:l'Union africaine a 1,4 milliard d’habitants…et c’est inconcevable que les USA, la France, la Chine, la Russie et la Grande Bretagne dictent la loi au conseil de securité de l’ONU ! Surtout que la crise économique mondiale provient des Etats-Unis .

Il a déploré le fait que l’Union africaine soit financée seulement par 5 pays africains et le reste par des dons occidentaux. Par conséquent, pour cela , l’UA ne peut pas défendre les interéts de l’Afrique et avoir un poids au niveau international. C’est cette mème U.A qui légitime les coups d’ètats, les rebellions ou actions illégales pour l’obtention du pouvoir en Afrique, ignorant la volonté du peuple et la finalité des élections. Beaucoup de chefs d’Etat présents avaient la tête basse, à qui il a rappelé l’invasion francaise dans le continent noir ! La France nourrit et arme les rebelles dans les pays qui ont cessé d’ètre leurs colonies . avec des interférences dans les affaires internes des pays africains ! C’est clair la référence avec le cas de la Côte d’Ivoire, où Paris avec l’utilisation de la force a enlevé le president Gbagbo pour mettre à son poste Ouattara.

Si pour la Cote d’Ivoire, rien a été fait pour arréter le coup d’état, l’union Africaine peut demander le cessez le feu immédiat en Libye. En soutien s’est ajouté le président Jacob Zuma, un des chefs opposants qui tient tête à l’Occident disant qu’ils n’ont pas le droit d’assassiner Khadhafi.

Un silence d’ombre dans la salle de l’UA où les présidents qui sont les talons de l’occident étaient nombreux, en l’occurrence Abdoulaye Wade du Sénégal qui a séjourné à Benghasi pour reconnaitre le gouvernement des rebelles , Blaise Compaore du Burkina Faso qui a soutenu la rebellion de Ouattara en Côte d’Ivoire contre Gbagbo, Yoweri Museveni de l’Uganda qui combat les Al Shabaab en Somalie , Paul Kagame du Rwanda qui saccage pour le compte de l’Occident et puis Sassou N’guesso du Congo Brazzaville, Idriss Deby du Tchad, Paul Biya du Cameroun, Faure Gnassingbe du Togo, Odinba Ali Bongo du Gabon et le dernier recruté qui s’est ajouté à la dépendance des “puissances de l’oppression” Alassane Ouattara de la Côte d’ivoire et Alpha Condé de la Guinée Conakry !

Source : http://afrohistorama.over-blog.com/

 

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 08:19

2009_Guinea_Riot.jpgMM. Alpha Condé l'homme-Etat et Alassane Condé disent que si tu sors, tu trouveras l’Etat. Tu n’as donc  rien à craindre. Alpha qui n'est pas à une contradiction près, n’a-t-il pas dit qu’il a hérité d’un pays et non d’un Etat ? On me dira que le peuple, ce ne sont pas seulement les opposants, leurs militants et leurs sympathisants. Le peuple ce sont aussi ceux qui de plus en plus vêtus de blanc, (comme aux temps de la dictature de l'homme-peuple) soutiennent et sortent quand ils le veulent, chanter les louanges du professer manguè, en fustigeant les « saboters » cependant qu’il est interdit à vous de sortir. C’est précisément pour cela que vous avez au moins le droit de vous réclamer légitiment comme partie intégrante du peuple. En effet voici ce qu'Alpha vient de dire : 

 

« Qu’on le veuille ou pas, ce recensement aura lieu..

 

Chemin faisant il a précisé, en langue nationale soussou,

 

Celui qui tente de s’y opposer sera châtié (n’né garinmanè) ».

 

Je ne sais pas ce que les leaders de l’opposition on décidé. Il paraît qu’ils sont entrain d’harmoniser leurs positions. Et il semblerait que l’ex PM et numéro 2 de l’arc-en-ciel ne se laissera pas berner par Alpha qui a déjà commencé à ramper vers lui avec force pression du Mandingue éternel.

 

La grosse carotte étant :

 

Tu sais que j’ai décidé de balayer plein de mangeurs de singes, passe qu’ils soient friands de funambulisme de lianes, mais ils ont bouffé tous les intrants des paysans. Ton Ministre du Plan, M. Cissé (à ne pas confondre avec l'autre rêveur de la Culture), est dans la charrette, ça lui apprendra à te désobéir et à venir avec moi alors que toi tu y rechignais.. Je te venge, je rallonge mon tanka Kankan Bobo.. Regarde les TGV, on peut en raccorder 2, 3. Bref, tu arrêtes ton déballage commencé à Africa 24 et je respecte notre protocole. Facile après tout, rappelle-toi ce qu’on t’a fait faire des accords tripartites. Fall s’y connaît aussi en ambitions ravalées. A chaque scandale économique qu’il affrontait, il y avait tapie derrière, la belle Asmaou. Il est parti et il est revenu. D’une démission, il a empoché deux rémissions de crimes de cols blancs, car il en avait bouffé aussi au passage. Bref, à l’époque c’était un non évènement, avais-je dit. J’avais tort. Aujourd’hui, il est ministre d’Etat, et Asmaou, la cerise, vient de tomber sur sa part de gâteau qu’on finira tous par bouffer, comme tous ces salauds autour de moi qui ne sont pas seulement chez Cellou, beaucoup s’en faut. On ne parle même pas la même langue, ni au propre, ni au figuré. Regarde mon président des audits, ce Peuhl qui ne parle que le lingala, et peut-être le wallon, avec un fort accent flamand ! « Ar mi warè » en peuhl, approche que je te tue, et il se précipite vers toi, ciel qu’est-ce qui m’a foutu dans ce merdier !

 

Parlons sérieusement, j’appliquerai intégralement notre accord. Je jure sur ce Chateaubriand !

 

Je le jure.

 

Après les élections.

 

Autant dire quand les poules auront des dents.

 

Tu penses déjà que je veux ruser comme avec  Facinet. Pendant qu’il prend fonction, je luis dis « vis-à-vis », droit dans les yeux, « quand, tu seras investi après la mise en place de l’assemblée.. ».

 

Et tout le peuple de la RPTG, y compris la frange de notre mangrove nationale va gober cette monumentale contradiction ?

 

Facinet a pris fonction, won tanara,

 

Facinet est devenu médiateur.

 

Après avoir été médiator entre les doigts des héritiers indignes de l'immortel   Balla Fasséké,

 

Pour être mieux mendiateur des ors du palais aux fondations enfoncées dans le sang et dans l'amnésie nationale. 

 

On ne voit pas que le décorum  est un rite qui donne un éclat à la fonction juridique, dont le président lie l’existence à l’élection législative !

 

Et ces bouffeurs de bonga et de sanfou la mort viennent de nouveau,  de voir une coordination fragile, risquer de voler en éclats !

En attendant le malé à 185 000 francs le sac, mon œil !

 

Pendant que des milliers de Hal pular sont entrain de s’éreinter à Bruxelles :

 

Ceyyou yamikè bheydan wayikè (version nubile de Bambéto)

 

On peut pardonner à Facinet, il a l’air légèrement bouffi, sans doute l'âge, le remords, le pourrissement de la conscience, et la malédiction des oncles maternels encore humiliés; vaguement gâteux, faut voir les joues, tous ces symptômes ne suffiraient pas à expliquer que le numéro 2 du 24 avril n'ait pas vu cette aveuglante contradiction secondaire (François Soudan se gaussant de « notre » président crypto- marxiste, de jadis..).

 

Donc cette élection est loin d’être gagnée, surtout qu’il faudra attendre longtemps, vraiment longtemps avant qu’on bouffe les 100 millions d’euros que le recensement seulement aura coûté. Le temps de  nous entuber tous, au sens médical d’abord,

 

Après Facinet-Guinée maritime,

 

Entuber la Forêt en balayant les mangeurs de singes et d’intrants de mon gouvernement.

 

Entuber la Haute Guinée une fois que ma locomotive sera à Ouaga.

 

Je n’ai jamais été maninka, je suis un blédard de Boké, et encore rien que de passage.

 

Enfin entuber le peuple guinéen déjà sur un plateau à Donka et à Ignace Deen depuis 53 ans qu'il est sur perfusion ; restera plus qu’à le faire évacuer à Ouaga, via la Guinée Bissau.

 

Messieurs Condé, dites tout haut vos rêveries de bouchers,

 

Le peuple debout ne fera de vous qu’une bouchée.

 

Vous avez la langue pendue parce que l’opposition a comme avalé la sienne.

 

Continuez à rêver tout haut de boucherie,

 

Le peuple se passera de l’opposition si nécessaire,

 

La Guinée étant déjà un cimetière au propre comme au figuré,

 

Elle saura s’inventer un ATT ou un Rawlings.

 

Dieu a crée les hommes et Il laisse l’Histoire faire les hommes.

 

Le printemps arabe ressemblera beaucoup à l'hivernage du Coyah !

 

A moins que..

 

Wa Salam,

 

Saïdou Nour Bokoum

 

PS :  Dernières nouvelles : lors de l'assemblée ordinaire de l'UFDG à Conakry, M. Oury Bah aurait tenu une série de propos qui semblent anticiper et organiser une riposte à la détermination de la mouvance à faire ce qu'elle veut, quitte à marcher sur la Constitution, tout en menaçant de mater quiconque marcherait à l'encontre. Et Cellou depuis Dakar n'a pas dû désapprouver le "pyromane" dixit le RPG qui pour régner, cherche à diviser..  

 

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Published by BanabanaNews - dans Libre opinion
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