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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 00:57

alphaA peine revenu du Québec sans un kopeck et des Emirats sans une datte, AC le« Nambara One » (problème numéro un) de Guinée vient de s’envoler pour le pays du roi Pelé.  Comme toujours, son départ de Conakry et son retour sont ostensiblement salués par les corps constitués. Quand on est oisif, on tue le temps comme on peut. On devrait parler de corps prostitués car manquer à ce rituel équivaudrait à un suicide.

 

Jamais un boiteux n’a été aussi pressé qu’AC qui ne s’arrête jamais. Comme une bicyclette, il ne tient debout que lorsqu’il bouge. Quand se rendra-t-il en Mongolie et en Papouasie-Nouvelle-Guinée ? Et si c’étaient les moustiques de Conakry qui n’aimaient pas Alifa Konè ? Dans son voyage, AC est accompagné par Takana Zion (nazillon camé ?) rendant le séjour si euphorisant que les dirigeants brésiliens pourraient prendre la folklorique Guinée Conakry pour la lusophone Guinée-Bissau.

 

Je ne sais pas si AC aime le football mais, par ses combinaisons politiciennes, cet individu est devenu le « foot malheur » de notre pays où rien ne marche sauf lui.

 

D’après AC lui-même, depuis son apparition au sommet de l’Etat, il n’a commis que deux erreurs :

«  Première erreur : après mon investiture, j’ai décidé de ne pas avoir de Garde présidentielle parce que je ne pensais pas qu’on pouvait m’en vouloir au point d’attenter à ma vie.

Deuxième erreur : j’ai décidé, contre l’avis de mes conseillers, de ne pas bouger de mon domicile privé tout en sachant qu’il se trouve dans le seul quartier de Conakry qui n’a pas voté pour moi lors de l’élection présidentielle. On ne m’y reprendra plus. »

Notre « Pr. de Président » dans son honnêteté intellectuelle, que ses partisans qualifieraient d’historique,  a reconnu ces erreurs majeures dans une récente interview accordée à « Afriquinfos ».

 

On a parlé récemment de décrispation après le dialogue pollué Pouvoir/Opposition du 15 novembre 2011. En fait, c’est AC qui crispe le pays comme il veut et le décrispe quand ça lui chante.

 

Il vient de gracier 25 personnes (aux patronymes révélateurs) après avoir dit qu’il attendait la décision de justice pour exercer son droit de grâce. Qu’il nous dise ce qu’a dit sa justice préalablement à son geste. C’est une honte que de se glorifier d’avoir libéré celui qu’on a injustement arrêté.

 

En Guinée, AC a criminalisé toute manifestation politique contestant sa dictature. Ses partisans disent qu’en manifestant dans la rue, l’Opposition envoie ses militants et sympathisants à l’abattoir. C’est démonter qu’AC est effectivement un boucher !

 

De plus, il est bouché ! Son CV est truffé de mensonges. Est-il diplômé de La Sorbonne et de Sciences-Po ?  Qu’il nous scanne alors ses diplômes pour les présenter sur le Web. Sékou Touré au moins était postier. AC n’a même pas été portier dans les établissements précités !

 

Je me suis renseigné sur AC, dans l’espoir de lui trouver non pas une qualité maisune petite qualification. Quand on cherche, on trouve. En cuisine, son ancien statut de célibataire endurci a fait de lui un bon cuisinier (on hérite bien de quelque chose) mais à spécialité unique: le « gbontè ».  C’est une sauce à base jus obtenu par la cuisson et le pilage de noix de palme et accompagnant le riz (éventuellement de l’igname). Il faudrait en piler beaucoup, parait-il, aucun robot de l’électroménager n’étant adapté à cette recette bien particulière.

 

C’est pour avoir trop pilé des noix qu’AC pilonne aujourd’hui tout ce qui lui résiste. Il est dur; il a un cœur de noix. Une noix se casse, il faut casser AC !

 

Que l’Opposition se ressaisisse. Par son machiavélisme, AC a laissé entendre qu’en face de lui, il y aurait les vrais opposants et les faux adversaires. Je n’arrive toujours pas à digérer que Jean-Marie Doré s’autoproclame porte-parole de l’ensemble des « invités » d’AC. Qu’il parle, c’est son droit mais des voix auraient dû s’élever immédiatement pour dire qu’il s’agit d’un son de cloche personnel. Une bataille se gagne aussi par l’image. Beaucoup de militants et sympathisants de l’Opposition ne savent plus comment se positionner.

 

C’est quoi se ressaisir ? C’est de ne jamais céder sur ses principes fondamentaux. On peut être ferme sans être borné. On maintient ses principes tout en restant pragmatique sur leurs modalités d’application.

 

Officiellement pour la Communauté internationale, AC est « démocratiquement élu » et il « dialogue avec son opposition » ! Que chercher de plus ? Dès lors, qui pourra l’empêcher de « financer en rond »  la dictature qui s’enracine en Guinée ? C’est un risque majeur et mortel.

 

Il faut que l’Opposition montre clairement qu’elle en est une en exigeant clairement la libération immédiate de tous les détenus, le retour en toute sécurité de Bah Oury dans son pays d’origine, le remplacement du très controversé président de la CENI, la destitution du niais et brutal gouverneur militaire de Conakry et le licenciement de l’actuel soi-disant Médiateur de la République. C’est après tout cela qu’on peut commencer à voir clair.

 

Si AC aime tant le brouillard, c’est qu’il a des choses inavouables à cacher.

 

Je vous salue.

 

Ibrahima Kylé Diallo

Directeur de www.guineeweb.net

 

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 20:23

DORE Ansoumane 3 01De l'humour, toujours de l'humour! Kylé en a à revendre et la Guinée ou ses dirigeants en ont besoin. Derrière l'humour que mon cher Kylé utilise à chaque fois, il y a une invite à réfléchir sur notre avenir commun et c'est tant mieux.

 

Il est question, ici, d'alpinisme du chef de l'Etat guinéen pour son projet de se rendre prochainement au Fouta. Quoi de plus normal et je crois que c'est une bonne nouvelle si tous les enfants du pays ont le sentiment d'être traités, au sommet de l'Etat, sur un strict pied d'égalité. Quand Kylé parle donc d'alpinisme, le terme est bien choisi car le massif du Fouta Djallon est la zone montagneuse la plus vaste de notre pays même si le point culminant de l'Afrique de l'Ouest se situe dans le Nimba (1852m contre 1515m à Notre Dame de Mali).


En se référant à l'alpinisme, je ne pense pas qu'il s'agisse seulement de clause de style mais de métaphore sur la gouvernance. Pour en avoir entendu parler, on sait que l'alpinisme est une pratique sportive des plus exigeantes, comme devrait l'être la gouvernance rationnelle d'un pays, c'est-à-dire avec rigueur au physique comme au moral et renonciation à l'improvisation, etc. Nous en sommes encore loin. Certains de nos dirigeants n'ont pas encore assimilé l'élémentaire impératif de morale politique laïque qui les conduirait à se soumettre à la transparence en toute chose, électorale ou autre comportement vis-à-vis du peuple « souverain ».

 

Or, beaucoup d'entre eux demeurent encore sous l'emprise des épouvantails maraboutiques ou fétichistes. En fait, qui ne s'est pas laissé conter que c'est la crainte de ces épouvantails qui explique que d'importants hommes politiques préfèrent se tenir à distance et ne pas mettre pieds dans de parties entières du territoire national? Cela ne s'avoue pas publiquement. Mais je crois qu'ils n'auraient rien à craindre des représailles de stations maraboutiques ou fétichistes indéterminées, par le truchement « de systèmes de drones invisibles », s'ils n'avaient rien à se reprocher.

 

Quoi qu'il en soit, si les rumeurs qui circulent sur cette sphère de la gouvernance guinéenne étaient toutes fondées, on est en droit de croire qu'une gouvernance comportant une dose de rationnel n'est pas pour l'immédiat. Seules de jeunes générations éduquées dans le moule du standard international seront à même de s'extirper des carcans de croyances obsolètes.

  

En tout cas comme Kylé, je crois que c'est une bonne nouvelle que le Président Alpha Condé entreprenne, près d'un an après son élection, de rendre visite au pays réel Guinéen.

 

Ansoumane Doré


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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 10:25

alpha 06Selon plusieurs sources concordantes le « grimpeur » AC serait sur le point de vouloir escalader le massif montagneux du Fouta Djallon, avec pour sherpa l’ancien PM Souaré, démarcheur qui passe toutes ses matinées à rameuter, pour le compte de son maître, des « bana bana » Peulhs. Bientôt, Souaré pourra peut-être dire à AC : « baara banna ! » (Mission accomplie !).

 

Certains prétendent qu’Alifa aurait demandé également l’aide de l’opérateur économique Diallo Alpha Ahmadou Kourou afin d’atténuer le courroux des populations locales. Ce n’est pas facile pour AC d’affronter le regard de ceux qui sont persuadés qu’il les méprise.

 

Que les choses soient claires : bien qu’étant un personnage non gracieux c’est-à-dire méchant et pesant, AC n’est pas persona non grata dans le protectorat que fut le Fouta. Bien au contraire. D’ailleurs, la CEDEAO dont la Guinée est membre n’a, à ma connaissance, aucun dispositif règlementaire interdisant dans l’espace foutanien la libre circulation de bandits ou de Donzos. Dommage !

 

Au Fouta, le boukino-guinéen AC est chez lui. Comme le RPG c’est lui, son parti est aussi chez lui dans tout le Fouta. On n’est ni à Siguiri ni à Kouroussa où des soi-disant sages ont lancé contre les Peulhs une « fatwa ethno-kafirique ».

 

Je dirais même qu’AC n’a pas à « donzofier » le Fouta car  il s’y sentira plus en sécurité qu’à Kipé ou au sein de son propre gouvernement dont deux membres, Bantama et Titi, en seraient venus aux mains.

 

Mais attention à un éventuel piège: après le faux coup de Kipé, AC ne serait-il pas tenté d’organiser un autre faux coup au Fouta (par exemple, une vache folle spécialement dressée pour l’encorner !) et s’en servir comme prétexte pour éliminer encore des Peulhs ? N’oublions pas que nous sommes toujours dans la droite ligne du « complot permanent », cher à son prédécesseur Sékou Tordu ! AC n’est pas sain mais il faudrait qu’il revienne sauf du Fouta.

 

J’avais prédit (c’était trop facile) qu’AC reviendrait bredouille de sa « république sœur » du Canada qui n’est pas la Jamahiriya de Kadhafi. Que mes détracteurs nous disent ce qu’il a ramené du FOF (Forum of Family)! Autant étendre un filet de pêche dans le désert ! AC ne ridiculise pas que la Guinée en particulier, mais l’homme noir en général.

 

On ne construit rien sur le mensonge. La Guinée a, à sa tête un individu qui n’a jamais été en tête de quoi que ce soit de bon. Il a déçu même dans son propre camp. Il ne fait rien parce qu’il est incompétent ; il n’a rien parce qu’aucun investisseur sérieux ne lui fait confiance ; bientôt, il ne sera rien !

 

Je souhaite que les Foutaniens accueillent ce gratiné d’AC sereinement, sans tambour ni doundoumba, mais avec une formule sobre et ferme du genre: « Bienvenue chez toi au Fouta, toi qui m’a fait virer illégalement de chez moi à Siguiri ! ». Ensuite, qu’ils prient pour lui comme ils savent le faire pour celui qui se moque d’eux à domicile.

 

C’est cela la bonne éducation ; un comportement qui fait la différence entre un indigné et un indigne. Même indigné, il faut rester digne et recevoir le visiteur, qui qu’il soit. AC ne frappe pas à la porte du Fouta, il frappe le Fouta par la porte entrebâillée par des vendus locaux. Pense-t-il pouvoir humilier toute une communauté tout le temps ?

 

 

Je vous salue.

 

Ibrahima Kylé Diallo


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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 18:03

Kyle1Le fauteuil présidentiel de la Guinée ne risque pas de se trouer car son « propriétaire » s’y affale rarement. C’est vrai qu’un Président n’est pas désigné pour s’asseoir mais AC fait preuve d’un goût prononcé pour les voyages à l’extérieur (il s’en fout de l’intérieur !). On vient de signaler son dernier vol : le lieu choisi est le Canada.

 

Plus il bouge, moins l’économie guinéenne se porte bien. Que cherche ce « chasseur » au « Family Office Forum » ? Des castors ? Certainement pas car son gibier préféré se recrute au sein de l’espèce humaine. Des sous ? Certainement. Comment ? En s’efforçant de vendre la Guinée. Vous verrez, AC reviendra du Québec sans le moindre kopeck.

 

Quel mauvais VRP (Voyageur, Représentant, Placier) pour un pays auquel il est très mal assorti ! Avec AC la Guinée se vend mal. Trop primaire, il croit que « Family » suppose de petites combines au sein  d’une famille. Il revient toujours bredouille de ses visites car ce qui l’intéresse c’est moins l’essor de la Guinée que de tisser des liens douteux pour essorer davantage le pays.

 

Aucun entrepreneur n’est idiot au point d’investir en Guinée dans l’incertitude actuelle : absence de sécurité juridique et même de sécurité tout court. Les investisseurs déjà en place n’ont qu’un souci : comment récupérer leur mise de départ. Ils se contentent de ce qu’ils ont mis mais ne mettent rien d’autre en plus, pour le moment.

 

La carte de visite estampillée « scandale géologique » est devenue obsolète. D’ailleurs, pour mettre en valeurs ses ressources naturelles,  un pays doit commencer par la création d’un environnement sécurisant en matière politique et juridique. Un chef d’Etat n’a pas, en cette période de mondialisation, à se déplacer pour attirer des investisseurs car chacun sait là où il faut investir. AC est le seul chef de « matières premières » qui se déplace vers les investisseurs, laissant ainsi supposer que notre pays comporte des vices cachés.

 

A chaque fois que ce pigeon voyageur quitte ou revient à Conakry, j’ai honte de l’image que sa RTG donne du pays. On demande au corps diplomatique de se déplacer à l’aéroport. Que doivent penser les ambassadeurs accrédités en Guinée de cette « mamaya » indigeste que le protocole guinéen leur impose ! Chacun sourit à AC en face et rit intérieurement de lui. Quand comprendra-t-il que sourire n’est pas toujours approuver ?

 

VRP, ai-je dit ? Si AC est voyageur infatigable mais fatigant et un représentant sous qualifié, il n’est nullement un bon placier. Tout au plus, il sait placer ses fidèles à l’intérieur du système qu’il nous impose.

 

En effet, les élections auront-elles lieu à la date du 29 décembre 2011 proposée par sa CENI ? Oui, si AC le veut car ce faux est capable de tout en matière de fraude. Ceux qui parlent d’impossibilité technique oublient qui est AC, capable (il n’est incapable que pour faire le bien !) de fabriquer sur mesure une « assemblée nationale » en quelques heures. Evidemment, ce serait politiquement inacceptable (mais financièrement accepté puisque nous sommes en Guinée) et surtout anticonstitutionnel, ce qui est habituel.

 

En effet, comme « les électeurs sont convoqués par décret du Président de la République 70 jours au moins avant la date du scrutin… » et  qu’on a aucun décret du « Donzo » en ce sens, la date précitée est impossible à respecter légalement. Ne sont étonnés que ceux qui ne connaissent pas assez  AC ! La mise en place de la machine à tricher est retardée par la météo politique de la Basse Guinée dont la coordination régionale préfère le parfum de Sydia Touré à l’inconfort qu’offre Kassory Fofana avec son GPT(« j’ai pété » plutôt que Guinée Pour Tous ).

 

Si Cellou, Sydia, Fodé, Abé, etc. s’organisent de manière complémentaire et non comme des rivaux, ils pourront contrôler la future Assemblée Nationale quelles que soient les combines d’AC. Encore faut-il que le calendrier électoral sorte du flou, ce qui n’arrange pas AC et n’enchante guère Rabiatou Diallo dont l’intérêt réside dans le maintien du statu quo.

 

Quand on voit ce qu’AC fait au quotidien (ouvrir plusieurs fronts inutiles en même temps, installer l’insécurité dans le pays, se brouiller avec les Etats voisins, n’avoir aucune politique de sortie de crise, etc.) on se demande vraiment s’il est en possession de toutes sesfacultés mentales.

 

J’avais dit que c’est un pou de tête pour les Peulhs. Il semble maintenant fou. Dans ce cas que faire d’un pou fou qui a lancé intempestivement contre Bah Oury un mandat d’arrêt ? C’est de procéder à l’arrêt de son mandat.

 

Je vous salue.

 

Ibrahima Kylé Diallo


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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 14:36

Dans l’article relatif au mandat d’arrêt qu’AC avait malencontreusement demandé à Interpol de lancer contre Bah Oury, j’avais repris, pour qualifier notre « Pr. de droit », l’expression « PD élu », une marque déposée de l’alliance «arc en Condé» et des médias sous son contrôle. Ce raccourci hardi a déclenché contre ma personne et ma communauté une vague de clameurs niaises émanant de la « Condélatrie ». Il arrive quequand les nuls vous lisent, ils vous nuisent. Je n’ai pas parlé de « pédé élu », formulation vulgaire que j’évite à tout prix. J’aurais écrit « Pré.dé. élu » que des « condéistes »  se seraient jetés sur moi à bras raccourcis.

 

Lorsque je parle d’un dirigeant, sa situation matrimoniale, son orientation sexuelle ou sa religion ne m’intéressent pas. Ce qui m’intéresse, c’est la politique qu’il conduit. Ceux qui m’accusent d’avoir manqué de respect à leur « cher bien-aimé président Alpha Condé » au motif qu’un chef doit être respecté ont peut-être beaucoup lu mais n’ont rien compris. On ne respecte un chef que lorsqu’il est bon et c’est même un devoir impératif que de lutter contre l’injustice. A ce propos, le « printemps arabe » aurait dû inspirer l’Afrique subsaharienne.

 

Un chef est censé être bon. Mais qu’est-ce qu’un bon chef ? Un bon chef, ce n’est pas nécessairement le plus intelligent, ou le plus instruit, ou le plus riche, encore moins le plus beau. Un bon chef, c’est celui qui est au service de tous les administrés sans aucune discrimination, c’est celui qui essaie en permanence d’être juste. Ce n’est pas facile d’être juste car on n’a pas toujours les bonnes informations pour prendre la bonne décision. L’important c’est d’être honnête avec soi-même, de ne se tromper que de bonne foi et de faire le moins de mal possible. Une des qualités requises pour être un bon chef est aussi de ne pas mentir ou le faire très peu. AC a-t-il une des qualités précitées?

 

Rappelons ses promesses de campagne qui s’articulaient autour de 6 axes prioritaires:

- unité nationale dans le respect de la démocratie et des libertés fondamentales

- autosuffisance alimentaire

- école et santé pour tous, avec prise en charge des enfants et des femmes enceintes

- développement basé sur l’agriculture et la transformation du secteur informel productif

- programme de réformes structurelles en partenariat avec tous les secteurs d’activité

- encourager l’investissement étranger.

Cette énumération permet de constater qu’AC, notre ministre de la défense et chef d’état-major des « donzos », est un haut « fènowo fota », un grand « woulé falè » et un super  « wouya fola » (menteur hors-concours puisqu’il a su grimper toutes les échelles).

 

En parlant de mensonge, AC en est bien l’incarnation. Tout est ambigu chez lui. Où est-il né ? D’où vient-il ? Qu’a-t-il comme diplôme ? Et surtout où conduit-il la Guinée ?

Lui qui considère les Peulhs comme des étrangers en Guinée, peut-il nous éclairer sur ses propres origines ?

On a vu une esquisse cohérente de l’arbre généalogique de Cellou Dalein remontant au début du XVIII ème siècle. AC peut-il nous présenter un arbuste ou simplement une branche sur ses origines datant de la première moitié du XX ème siècle ?

AC est-il :

-         un soussou assimilé ?

Il peut s’en prévaloir par sa maîtrise (il ne s’agit pas de diplôme !) de la langue soussou. Il dit être né à Boké mais originaire de la Haute Guinée. On dit que sa mère est soussou, du prénom de Saran, ce qui est étonnant pour l’époque.

-    un malinké adopté ?

Les « sages » du Mandé ne voulant pas de Lansana Kouyaté (pourtant plus instruit et moins inefficace, c’est tout dire !) ont fait une OPA ethnique sur AC. Il les a tellement déçus (les nominations outrageusement ethniques n’ayant eu aucun impact positif sur leur quotidien) que leur problème actuel est de lui trouver, en leur sein bien entendu, un remplaçant. Le banc de touche semble vide. L’adopté n’a pu s’adapter.

-         un forestier associé ?

Il n’y a pas d’ethnie « forestière » mais on a un exemple parfait de la manipulation politique par le levier ethnique. L’association du cheval et du cavalier ! Comme n’a cessé de le répéter Mme Adji Barry Baud, le capitaine Moussa Dadis Camara a été manipulé afin de le chasser et installer Sékouba Konaté dans le but ultime de remettre le pouvoir à AC. C’est criminel mais efficace. Il ne faut jamais sous estimer AC qui, bien que matérialiste, a su se déguiser en imam à Pinè. Le faire ne serait pas une simple erreur mais un crime !

-         un peulh dénaturé ?

Qui sait? Quand on voit ce que des citoyens de mère peulhe font à leurs oncles, cette piste n’est pas totalement à exclure. Hitler même aurait des origines insoupçonnées.

-         un mossi camouflé ?

C’est l’idée la plus répandue. Si effectivement AC est d’origine mossi, où est le problème? Ce serait même une fierté ! Les Mossis sont un peuple très dynamiqueau passé glorieux. Ils ont largement contribué, par leur travail manuel et intellectuel, à la prospérité de la Côte d’Ivoire.

Le père d’AC était, parait-il, plus balafré que ne le fut Tombalbaye. En quoi cela est-il gênant ? C’est le manque de transparence qui crée la suspicion. Quand on voit les liens trop étroits pour être honnêtes entre AC et certains milieux burkinabés ou le projet économiquement aberrant de faciliter au Burkina Faso son accès à la mer par Conakry, on se pose légitimement des questions.

Nous avons tous le droit de savoir si Alifa Condè s’appelle en réalité « Donzodraogo » ou « Incapaoré ». Comment voulez-vous qu’on respecte un moisi qui est le principal distributeur de haine et de violence en Guinée ? La ville de Conakry est devenue « un petit archipel du Goulag », une suite « micro stades du 28 septembre » où croupissent dans des conditions inhumaines des citoyens dont le seul crime est d’appartenir à une certaine communauté qu’il est « donzoreux » de nommer.

 

Je vous salue.

 

N.B. : j’avais prévu d’utiliser le terme « donzoreux » depuis un bon moment mais un journal satirique de Conakry m’a devancé. Qu’il en soit remercié !

 

Ibrahima Kylé Diallo  


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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 18:47

dore.jpg27 septembre 2011, des centaines de milliers de Guinéens veulent défiler pacifiquement à Conakry et dans d'autres villes du pays à l'appel de l'opposition guinéenne réunie autour du Collectif des partis politiques (UFDG, UFD, UFD, NGR, GECI, NFD) et des représentants de la Société civile pour la finalisation de la Transition.

Et voilà, le pouvoir du Président Alpha Condé, pris de panique qu'un immense rassemblement de l'opposition ne mette à nu le roi, qui montre aussitôt et sans masque, sa tentation totalitaire sur le pays. Il interdit toute manifestation. Or le droit de manifestation est légalement reconnu en République de Guinée.

Alpha Condé, opposant historique en a, par moment, bénéficié par la marée humaine jaune de ses partisans venant l'accueillir, à chacun de ses retours au pays sous la dictature militaire. Alors sans même insister sur le total reniement de ce pour lequel, il était perçu, c'est-à-dire l'introduction de la démocratie en Guinée, on ne peut être qu'approuver le Rapport d'Amnesty International sur la manifestation du 27 septembre 2011 où il est écrit: « Le Président Alpha Condé a recours aux mêmes méthodes brutales que ses prédécesseurs ». Et de fait, comme eux, tout ce qui n'a pas été ou n'est pas silence sur leur dérives de gouvernance est jugé « injuste et infondé ».

Quoi qu'il en soit, un pouvoir intelligent et soucieux de paix sociale n'aurait pas ravivé des tensions déjà assez élevées mais aurait recommandé aux organisateurs de la manifestation une rigueur afin d'éviter tous débordements, tout en veillant, de son côté, à surveiller des provocateurs qui pourraient se situer parmi ses soutiens.

Au total, cette manifestation qui se voulait pacifique s'est soldée encore par quatre morts, des blessés et des arrestations, par l'intervention violente des forces de l'ordre aux côtés desquelles, on signale la présence de chasseurs traditionnels (donzos). Genre de milice privée supplétive, au service d'un Etat républicain? Si cette présence est avérée, quelles réalités est-on en train d'implanter ou de renforcer en Guinée? Mais ce contexte constitue, à n'en pas douter, un indicateur du désarroi et de la faiblesse du pouvoir du pouvoir du Président Alpha Condé.

Réalités institutionnelles toujours chaotiques

En Guinée, où tout paraît être un vaste théâtre de marionnettes, les marionnettistes en chef qui se succèdent et se ressemblent, n'arrivent plus à amuser un large public. Mais à des degrés divers chacun d'eux s'est gargarisé, à sa manière du mot démocratie, mot magique s'il en fut des indépendances africaines.

Force est cependant de constater que, même parmi ceux qu'on désigne comme l'élite guinéenne en ayant une idée théorique; un large pan n'est réellement pas prêt pour l'implantation d'un embryon de régime démocratique, compatible avec la norme internationale. Tout démontre cette réalité de la Guinée, depuis la bataille de l'élection présidentielle de 2010 jusqu'à ce jour.

Est-il nécessaire de rappeler ce que peut représenter un régime politique de démocratie? Aussi simple et limité que ce rappel doit être ici, je le crois, pour le large public de nos concitoyens, que constituent les lecteurs d'un site internet. Ce régime politique est celui dans lequel le pouvoir émane du peuple et est contrôlé par le peuple sans distinctions liées à l'ethnie (comme en Guinée), à la naissance, à la richesse ou à la compétence.

C'est ce que résume la formule célèbre: « Le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple » qui est devenue l'une des définitions canoniques, exprimant la souveraineté du peuple. En général, les démocraties sont indirectes ou représentatives, le pouvoir s'exerçant par l'intermédiaire de représentants désignés par élections généralement au suffrage universel de nos jours.

On a assisté, autrefois, dans des pays devenus de grandes démocraties, au système d'élections au suffrage censitaire où le vote était réservé aux personnes qui s'acquittaient d'un impôt: le cens. C'était à partir de cette référence de suffrage censitaire que des juristes avaient forgé le concept de pays légal, (forcément minoritaire dans la population totale du pays, les riches étant toujours moins nombreux que les pauvres). Cette définition était faite par opposition aux membres du corps social, c'est-à-dire le pays réel.

La réalité sociopolitique d'un pays comme la Guinée est que, depuis son indépendance, les seuls membres du pouvoir d'Etat constituent le pays légal qui impose, par toute une batterie de subterfuges, les oripeaux d'une démocratie. Mais la réalité institutionnelle est assise sur une absence d'éthique, un non-respect des engagements, des tripatouillages (parfois suivis de violences) des élections dites transparentes pour toujours arriver ou durer au pouvoir.

Tels sont quelques leviers de commande qu'use et abuse le pays légal ou l'Etat (en tant qu'institution) dans ce type de démocratie formelle. A la longue (53 années pour la Guinée), le pays réel, c'est-à- dire, le pays profond, est las et ne suit plus vraiment ce que les Guinéens appellent péjorativement la mamaya gouvernementale.

Les aînés, parmi eux, savent, cependant, que la mamaya était, dans le passé, une manifestation de réjouissance populaire. Elle est devenue, avec « Les soleils des indépendances » (Ahmadou Kourouma, 1927-2003, écrivain ivoirien), une danse du ventre qui anime bien des serviteurs du pays légal pour s'enrichir ou pour survivre.

Les flux des déclarations d'allégeance au chef de l'Etat l'attestent, ces temps derniers. Mais je n'ai jamais pensé que la danse du ventre concerne tous les membres du pays légal. Elle constitue sans aucun doute l'un des principaux adjuvants de la consolidation de l'état stationnaire, pour ne pas dire régressif, du pays. Elle contribue aussi indéniablement à l'extrême faiblesse des institutions guinéennes. Celles-ci fonctionnent à l'aulne des humeurs du Président de la République. Aussi, n'est-il pas étonnant de relever tant d'incohérences dans le fonctionnement de l'Etat...

Il faut que les Guinéens soient, au regard des expériences catastrophiques du pays légal sur le pays réel, nombreux à ne plus se taire sur ce qui ne semble pas aller dans le bon sens. Les pouvoirs publics sont très souvent entourés de personnages limités dans leurs perceptions de l'avenir. Ceux qu'ils considérèrent comme des hérétiques, c'est-à-dire, en dehors des schémas complaisants de pensées en honneur, ne doivent pas tomber dans les conformismes de courtisans, s'ils désirent que la Guinée triomphe des dures lois de la rigueur qui va régir ce XXIe siècle.

Le grenouillage des thuriféraires des régimes successifs de ce pays ont toujours voulu pousser les citoyens à l'abdication de tout esprit critique. Dans « Littérature, révolution et entropie », l'écrivain russe, Evgueni Ivanovitch Zamiatine (1884-1937), disait : « Les hérétiques sont le seul et amer remède contre l'entropie de la pensée humaine ». Il faut des hérétiques pour dénoncer l'idéologie des pardons faciles prônés par le pouvoir d'Alpha Condé et qui font croire qu'on peut enterrer des ignominies au détriment de la justice. On ne peut rien construire sur des faux- semblants. Nabbie Ibrahim « Baby » Soumah a raison d'écrire dans son article, A tout « saigneur », tout honneur: « Il n'y a pas de paix sans justice, ni de pardon sans justice ; il n'y a pas de vérité sans justice, ni de réconciliation sans justice restauratrice, réparatrice. Le rétablissement de la justice sera le seul garant d'une réconciliation et d'une paix durable. »

Mais ceux qui, avec le Président, semblent déjà s'accrocher au pouvoir comme leurs prédécesseurs, l'entendront-ils? Ce n'est pas sûr. Ce qui l'est, dans l'existence des 53 année de la République de Guinée et que les Guinéens conscients ont constaté, est que le recours à n'importe quels subterfuges (mensonges, recours à l'arbitraire et à la force, à l'action occulte de marabouts et de féticheurs, etc.), n'ont pas permis à un régime de réaliser un décollage économique et social tangible du pays, ni protégé les Présidents pour l'éternité.

D'aucuns diront qu'une cinquantaine d'années est temporellement peu de chose dans la vie d'une nation, certes, mais dans les années 1950, notre pays disposait, déjà, d'éléments structurels qui auraient pu contribuer à ce décollage si les pouvoirs en place depuis 1958, avaient eu la capacité de les entretenir: chemin de fer Conakry-Niger, principales villes électrifiées, routes carrossables régulièrement remises en état, etc. Seul le pouvoir politique les avait intéressés.

Une cinquantaine d'années a permis à des pays d'Amérique latine et d'Asie d'enregistrer des changements notables dans de nombreux domaines. J'ai, à plusieurs reprises, fait ces rappels pour les jeunes générations, pour leur signifier que le fossé (source d'enlisement) n'a fait que se creuser, en Guinée, entre, d'une part, le pays légal uniquement préoccupé de pouvoir politique et, d'autre part, le pays réel qui se sent peu concerné. Ce sont ces deux pays qu'il faut réconcilier en même temps qu'il faut recoudre le tissu social du pays réel que le pays légal n'a cessé de déchirer pour pouvoir accéder ou se maintenir en place.

Recoudre le tissu social, c'est aller vers plus de progrès collectif. Alors, pourquoi, avec les moyens d'Etat, des mesures énergiques ne sont-elles pas prises pour faire cesser les stigmatisations ethniques systématiques?

Il est encore temps de combler le fossé que le pays légal a creusé dans le corps social.

La Guinée n'a connu que de rares moments de communion nationale : indépendance, 1958-1960; euphorie qui a suivi le coup d'Etat militaire des Colonels Lansana Conté- Diarra Traoré, 1984-1985; même type d'euphorie à la suite du coup d'Etat militaire du Capitaine Moussa Dadis Camara et du Conseil national pour la Démocratie et le Développement (CNDD) en décembre 2008.

On n'a pas constaté, au plan national, la répétition des scènes de liesses populaires précédentes, après l'élection présidentielle de novembre 2010, tant des leaders s'étaient cramponnés à des fiefs ethniques jusqu'à oublier de se forger une stature d'homme d'Etat. Il est inutile de revenir sur les invectives et les slogans d'exclusion et même de violences qui ont émaillé cette élection. On en subit encore, dix mois après les effets pervers sur la cohésion nationale guinéenne.

Le Président Alpha Condé n'a pas semblé prendre en compte l'exacte mesure du fossé qui s'était encore plus élargi et a ,au contraire, cru que des voyages à travers le monde, combleraient son déficit de reconnaissance à l'intérieur de son pays. Depuis son élection, il a déjà fait plus d'une dizaine de voyages à l'étranger et aucun déplacement notable à l'intérieur de la Guinée pour remercier ses électeurs et tenté de jeter des jalons entre guinéens de différents bords politiques avant l'organisation officielle de la réunion sur la Réconciliation.

Les voyages à l'étranger, (nous sommes loin de leurs effets des années 1960), n'auront probablement aucun impact positif notable pour la Guinée. Ce comportement d'un autre temps, montre aussi un autre aspect incontestable du fossé qu'il continue de creuser entre pays légal et pays réel que j'indiquais ci-dessus.

La grande erreur du Président est de croire, comme ses prédécesseurs, que par des manœuvres plus ou moins transparentes, qu'il concocte à l'écart du pays réel, il tirera la Guinée de l'enlisement. Son meilleur allier pour le faire, ce n'est ni l'Europe, ni l'Asie, ni en l'Amérique mais le corps social, tout le corps social du pays réel en Guinée et son adhésion comme en 1958-1960. L'activisme de tous les manœuvriers subalternes de l'entourage présidentiel ne constituera que des entraves à la claire vision des choses.

Et l'enlisement se poursuivra si...

Si la stratégie de changement, annoncé par le candidat Alpha Condé, ne trouve pas un début de mise en place visible par tous, c'est sa crédibilité qui posera et qui pose déjà questions, aussi bien en Guinée qu'à l'étranger. On l'a déjà écrit, le changement, dans l'état structurel mental et physique de la Guinée d'aujourd'hui ne peut pas être l'effet d'une baguette magique mais, on ne l'a pas suffisamment dit, par des symboles: des hommes et des femmes nouveaux (venus de l'intérieur et de l'extérieur du pays), un début de style nouveau de gouvernance. Une telle démarche aurait, sans doute, montré au citoyen lambda que le changement s'annonce et aurait même attiré des électeurs.

Mais c'est par calcul tacticien, à court terme, pour les élections législatives, que le Président a appelé auprès de lui des hommes qu'il avait tant dénoncés sous Lansana Conté comme étant les responsables de la catastrophe du pays, c'est à l'installation de tout le protocole désuet d'Etat et c'est à la progression rampante d'une forme de dictature qui n'a pas encore jeté le masque qu'on a assisté: utilisation abusive des moyens d'Etat pour le Parti au pouvoir et ses partisans (RTG, par exemple), apparente indifférence de l'Etat quand des militants de l'opposition sont victimes de condamnations abusives « pour attroupement », autrement dit pour droit de réunion.

Cette fuite en avant ne mènera pas à la réconciliation et par conséquent pas à un quelconque changement. Mais l'enlisement du pays n'en pourra que se poursuivre.

Le champ ouvert de plus en plus à des erreurs de gouvernance

Au nom des traditions, c'est l'inquiétant retour à des pratiques des temps très anciens comme variables dans la gouvernance d'un Etat au XXIe siècle, qui conduira à la multiplication des erreurs dans la gouvernance en Guinée. C'est le recours inutile, pour résoudre des problèmes d'un Etat de ce siècle à des consultations occultes de la part de ceux qui doivent gouverner rationnellement qui constitue leur extrême point faible; bref, tout le monde a recours à l'ignorance.

Qui, de haut en bas de la hiérarchie gouvernementale, n'a pas ses marabouts et ses féticheurs qu'il consulte fréquemment? Ceux-ci n'ont jamais cessé, dans des incantations, de promettre monts et merveilles pour le bonheur du Président et du pays.

Cela fait 53 années qu'on attend toujours ce bonheur! Mais le drame pour la Guinée est que les prédictions des oracles que je viens de citer, sont à la source de bien des erreurs que nos gouvernants continuent de cumuler. C'est bien d'un drame national qu'il s'agit.

Les enfants du pays qui sont allés sous d'autres cieux s'éduquer, se frotter à d'autres cultures, pouvaient, pensait-on, tirer le meilleur du bon sens populaire formulé par « les voyages forment la jeunesse ». Mais certains, au retour au pays, ont oublié ou presque tout ce qu'ils ont appris ou vu, préférant entendre sur leur passage: « ah! Celui-ci est un bon, il n'a pas changé ». Or tout en respectant les meilleurs aspects et dynamiques des pratiques sociales de leur propres cultures, savoir en mettre au rancart pour être dans la marche des nations vers plus de progrès humain, c'est cela aussi aider son pays. Mais, plus concrètement, c' est au spectacle de ce qui se vit en Guinée avec les recours aux archaïsmes dont quelques- uns ont été rappelés et la persistance de despotismes surannés dans la sphère gouvernementale, et qui sont autant d'obstacles à l'évolution du pays, qu'il faut que les Guinéens engagés dans la politique active, s'organisent.

Le temps des leaders « démiurges » des indépendances africaines est révolu. Ce qui se passe en Guinée n'est que la reproduction de schémas politiques vermoulus. Au delà des problèmes de personne, l'opposition politique doit s'organiser solidement pour sauver la nation. Ce n'est pas le bricolage politicien en cours qui le réussira.

Ansoumane Doré, (France) 

 

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 09:44

Kyle-2Le «PD élu» de la République bananière de Guinée aurait demandé à Interpol de capturer Bah Oury en son nom et pour son compte. Tout ce qu’AC fait ou défait s’articule autour de la carence, de la méconnaissance et de l’incompétence. Et dire que ce titulaire de bac+40 est censé avoir fait du droit !

 

Au fait, qu’est-ce qu’Interpol ?

 

Bien sûr, je ne parle que de l’organisation internationale et non du téléfilm retraçant son histoire, encore moins d’une série télévisée française du même nom ou un certain groupe de rock formé à New York en 1998.

 

Interpol (contraction de International Police) est une organisation créée à Vienne le 23 septembre 1923 dans le but de promouvoir la coopération policière internationale. Son nom français Organisation internationale de police criminelle (OIPC) n’a pas réussi à s’imposer dans les médias. Reconnue en tant qu’organisation intergouvernementale par l’Onu en 1971, Interpol a son quartier général à Lyon depuis le 1er mai 1989.

 

Le terme Interpol peut induire en erreur dans la mesure où il ne s’agit pas d’une organisation policière à proprement parler maisd’un centre d’études et d’analyses portant sur la criminalité au sens large. Dans son équipe, il n’y a aucun « donzo » mais des cadres compétents qui alimentent par leurs enquêtes et leurs expertises une base de données au profit des membres de l’organisation (tous les Etats, exceptés quelques-uns comme la Corée du Nord et le Vanuatu). La Guinée est membre d’Interpol depuis le 4 septembre 1961, date à laquelle le fainéant AC était, semble-t-il, encore à la FEANF.

 

Interpol Conakry est, avec la Division des investigations criminelles, l’une des deux divisions de la DCPJ (Direction centrale de la Police Judiciaire), une des unités policières du système répressif et ethnocentriste d’AC.

 

Les missions d’Interpol, présumé politiquement neutre, sont clairement définies et son efficacité, limitée. Il lui est interdit d’intervenir dans les affaires ne concernant qu’un seul pays membre, ou dans les crimes militaires, politiques ou sociaux. Son domaine d’intervention est international et concerne essentiellement le trafic de drogue, le blanchiment d’argent, le terrorisme et la criminalité transfrontalière. Les résultats obtenus par Interpol sont en deçà de ceux espérés, faute de moyens financiers suffisants (budget annuel de moins de 50 millions de dollars US) et de bonne volonté en matière de coopération (chaque Etat ne défendant que ses propres intérêts).

 

Au vu de ce qui précède, en quoi le cas de Bah Oury pourrait-il intéresser Interpol ? C’est un leader politique traqué dans son propre pays où il est menacé de mort pour ses opinions et contraint à l’exil par AC, le « PD élu » ! Est-ce un crime que d’être peulh ?

 

En revanche, voici  de bons Guinéens, au sens « condéiste » du terme,  qui sont activement recherchés par Interpol :

 

Sidiki Mara, né le 12 octobre 1969 (triste anniversaire!) à Faranah, pour trafic de drogue;

Moussa Traoré, né le 2 février 1950 à Mamou, pour trafic de drogue;

Hawa Sakho, née le 27 mars 1971 à Conakry, pour trafic de drogue et blanchiment d’argent;

Oumarba Kaba, né en 1976 à Dialakoro (Dinguiraye), pour fraude;

Aboubacar Sidiki Diakité, né en 1980 à Conakry, pour crime contre l’humanité, viol, etc.

 

On sait maintenant que ce Diakité n’a été que l’instrument d’un vaste complot sous-régional dépassant la Guinée: massacrer des personnes et violer des femmes au Stade du 28 Septembre de Conakry, faire porter la responsabilité de ce crime odieux sur Dadis seul, éliminer ce dernier en le remplaçant par Sékouba Konaté chargé de remettre le pouvoir à AC ! Et le tour est joué.

 

AC a une telle haine des Peulhs qu’il voudrait bien voir leurs patronymes (Diallo, Bah, Barry, Sow, etc.) figurer non pas dans l’administration guinéenne mais dans la liste des personnes recherchées par Interpol. Au fait, il serait utile de savoir si la Guinée fait ou a fait des contributions à cette organisation intergouvernementale dont elle est membre depuis plus de 50 ans.

 

Je rassure tout le monde sur un point cardinal : AC ne pourra rien contre les Peulhs! Il va certes les fatiguer pour un moment mais il ne réussira pas là où Sékou Touré a échoué. Pour les Peulhs, AC n’est qu’un pou de tête qui les démange collectivement mais ils n’en mourront pas. D’ailleurs, par sa stupidité, il les galvanise involontairement. Par son sectarisme, il renforce Cellou. Par sa nullité, il ridiculise toute la Guinée.

 

En effet, comment le plus haut responsable d’un pays peut-il demander à Interpol de lui livrer un adversaire politique ? AC est tellement borné qu’il est capable de formuler la même demande à Europol, structure née de la divergence avec les Etats-Unis dans le fonctionnement d’Interpol et conçue spécialement pour l’Union Européenne. Au fond, Condé confond Etat policé et Etat policier ; il prend la Constitution guinéenne pour la Charte de Kouroukan Fouga.

 

Dans l’emblème du RPG figure bien un coq borgne. AC croit-il qu’Interpol signifie « Entre poules »? Ce « PD élu », soi-disant fils de B. (Boké ou Baro ?) risque de transformer notre pays un pestilentiel poulailler. Refusons, en masse !

 

AC est le véritable danger de la Guinée. Il faut, par tous les moyens, s’en débarrasser politiquement. Je persiste et signe : AC n’est pas fort, c’est l’opposition qui est mal organisée. Ses « donzos », plus puants qu’effrayants, ne sont pas invulnérables ; il faut s’attaquer à eux pour la salubrité de Conakry.

 

Je vous salue.

 

Ibrahima Kylé Diallo


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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 02:05

nouhou_03.JPGSur le Plan politique, aucun changement positif n’a été enregistré sur le front des crises interethniques. Les différends entre Peulh et Malinkés restent toujours sans issue malgré les appels à l’unité nationale lancés par le Chef de l’Etat  et ses affidés.

 

Du haut de la Tribune des Nations Unies, notre Président déclare à la face du monde que l’unité nationale est la clef de voute de son Gouvernement. Dans ce discours, Alpha Condé s’appuie sur un mot qui est par excellence celui de l’unité nationale. Cette unité si souvent annoncée, suivra-t-elle cette fois le propos présidentiel ou restera-t-elle à jamais une sorte d’aspiration stérile, un vœu détaché de toute réalité ?

 

Parler de l’unité nationale sans agir en unificateur ne fera que nous diviser d’avantage et raviver nos tensions. «  A KAA FOH, A KAA KEH » - Dans tous les cas, ce n’est pas la beauté d’un  Président qui intéresse les guinéens, c’est sa capacité d’écoute des préoccupations de son peuple et sa promptitude à y apporter des solutions. La première Mission de réconciliation nationale dépêchée au Fouta par le Président de la république est partie  s’abimer auprès des Sages de cette Région naturelle de la Guinée sans pour autant apaiser les tensions sociales. Ces sages ont prouvé à notre Président que si les mots soulagent, ils ne guérissent pas.

 

Par ailleurs, des problèmes majeurs restent à résoudre et les tensions sociopolitiques toujours persistantes menacent tout doucement de paralyser le pays. Pour la Guinée d’aujourd’hui qui a connue plusieurs épisodes sanglants, la situation reste dans l’ensemble très fragile. Si hier, au nom d’une élégance démocratique nous étions libres de supporter le candidat de notre choix lors du scrutin présidentiel, aujourd’hui les exigences patriotiques nous interpellent tous à se consacrer sans réserve au développement de notre pays. Arrêtons donc de voir nos problèmes par rapport à Alpha Condé  mais,  par rapport à la République. Il est temps pour nous d’oublier tous les clivages politiques pour faire face à l’avenir. Certains d’entre nous pensent que la démocratie veut dire tout simplement gagner sans travailler.

 

Mes chers compatriotes, sans une autocritique sérieuse et constructive, nous ne pourrons pas corriger nos erreurs encore moins nous renforcer et assurer notre avenir.

 

Sur le plan économique, pour la première année de gouvernance d’Alpha Condé, les résultats obtenus ne sont pas à la hauteur des espérances du peuple. Par un manque de programme économique crédible aux yeux des partenaires au développement, le Président Condé est entrain de reconstituer et de poursuivre les œuvres de ses prédécesseurs. Ses méthodes actuelles de gestion de la chose publique s’écartent graduellement de son projet de société avec lequel il avait enthousiasmé les électeurs. En réalité, ce n’est pas le candidat Alpha Condé que ces électeurs avaient soutenu mais, son Projet de Société qui paraissait à leurs yeux plus réalistes. Abandonner aujourd’hui ce projet est synonyme de trahison.

 

En effet, la Guinée suscite un intérêt grandissant à cause de son potentiel minier toujours fleurissant. Malgré tout, les revenus des guinéens sont si modestes que les populations rurales réduites à l’autarcie sont immédiatement frappées de disettes dés lors que leurs Greniers sont vides. Cela risque sans doute d’alimenter les crises sociales et de réactiver la mal-gouvernance. Alors que les produits miniers nous apportent des sommes astronomiques en dollars, les guinéens continuent de se plaindre, tant de la baisse constante de leur pouvoir d’achat que de la persistance des inégalités dans la répartition de la rente minière.

 

Notre Président nous promet que dans cinq ans la Guinée va rattraper ses cinquante ans de retard économique pour être un pays émergent. Vous le savez autant que moi, on ne peu pas être un pays émergent avec un faible taux de croissance ; surtout lorsque la formation de nos cadres ne se repose pas sur une vision économique. Il ne faut pas se voiler la face, il n’y a pas de prospérité a brève échéance. Aussi, notre Gouvernement s’attaque aux conséquences de la pauvreté plutôt qu’à ses causes. Le Chef de l’Etat doit se débarrasser de ce Gouvernement nébuleux  pour faire asseoir la transparence. Je propose à cet effet,  que chaque Chef de Département Ministériel soit invité au tour d’une Table Ronde télévisée pour expliquer au peuple le niveau d’exécution de son programme de travail. Des projets réalisés et ceux en cours de réalisation, ainsi que les perspectives d’avenir de son Département respectif.

 

Aussi, les récentes mesures impopulaires prises par le Gouvernement, de démanteler les places  privées de transfert de fonds  au lieu de les fiscaliser, a sans doute contribué à attiser l’inflation pour rendre la vie encore plus chère qu’avant. Ce phénomène est longtemps sous-estimé mais qui, aujourd’hui  s’impose comme facteur de développement. Face à une économie meurtrie, les commerçants  privés  ont  prit les devants et ont  imposé des alternatives. Même si les sommes en jeu sont très difficiles à évaluer, une bonne partie  revient à la Guinée de manière informelle. Il y a lieu donc de plaider  pour une meilleure articulation de la Loi régissant les Banques Commerciales privées de la place trop timides devant la demande massive en devises formulée par les guinéens de l’intérieur. Tant que la Guinée n’intègre pas l’UEMOA, ce phénomène existera et au contraire, aidera les guinéens de l’intérieur comme de l’extérieur à survivre. Et s’il était fiscalisé’ il y a fort à parier que l’économie guinéenne en tirerait profit.  Notre pays dont l’économie est rentré en récession depuis des années, doit faire la politique de ses moyens pour équilibrer ses dépenses en adoptant une stratégie plus agressive pour mobiliser de nouvelles ressources en faveur des PME, des microcrédits. La Guinée pourrait  par exemple, se doter d’une institution bancaire spécialisée, et créer également des fonds de garantie et d’autres instruments financiers adaptés aux besoins des  guinéens, afin d’éradiquer ses difficultés de trésorerie,  tout en rappelant tous les fonds domiciliés à perte dans des Banques Etrangères qui les fructifient à leur seul bénéfice. Aussi, notre Banque Centrale  doit  avoir  une flexibilité opérationnelle transparente afin de mieux  sécurisation les fonds banquables.

 

Par ailleurs, il faudra aussi engager de mesures réglementaires et fiscales contre ceux qui se disent operateurs économiques sans aucune légalité à la base. Il faut que ces gens  puissent démontrer leur soutient à la croissance  tant au point de vue emploi qu’au point de vue  rentabilité fiscales profitable à la Guinée.

  

De façon concrète, l’enjeu est notamment de diversifier les sources de la coopération internationale et de développer davantage les montages de type Partenariat Public-Privé en permettant de mobiliser des  ressources innovantes et surtout de participer à l’allégement de la pression sur le Budget de l’Etat.

  

Enfin que le Tout Puissant bénisse la Guinée au sein de laquelle, le dialogue et la coexistence pacifique aspirent vers le bonheur de chaque guinéen, sans distinction de race ni de Religion. Amen !

  

Nouhou Badiar Diallo

  New York, USA

 

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 19:40

alphaLe cas Condé montre qu’on peut être chef sans être instruit. Aujourd’hui tout le monde est informé qu’AC n’est pas bien formé. Il suffit de l’entendre s’exprimer en français (langue officielle du pays dont il est le premier magistrat) pour se rendre compte qu’il fut certainement familier de l’école buissonnière. Ce marxisant (il n’est qu’apparenté au marxisme-léninisme dont l’apprentissage de la doctrine requiert un minimum de connaissances en philosophie, histoire et économie) aurait-il bénéficié d’une bourse soviétique pourpasser son bac à Bakou ? J’aurais bien aimé voir le relevé scolaire des notes de son meilleur trimestre…

 

Le malheur de la Guinée n’est pas seulement d’avoir à sa tête un aventurier peu cultivé ; il est aussi d’une éducation sommaire. Voyez le mépris avec lequel il traite les Guinéens. Je m’imagine ce que les diplomates en poste à Conakry pensent des frasques de notre « président démocratiquement élu ». J’ai honte de ce que la RTG, véritable télé tribu, leur montre comme spectacle lamentable de notre vie de misère.

 

Depuis qu’il administre le territoire, son gouvernement n’est toujours pas au complet. Constitutionnellement, AC est le chef des armées mais pourquoi la Guinée n’a-t-elle pas encore son ministre de la défense? Un gouvernement pléthorique mais incomplet, quelle aberration ! Il continue à nommer seul tous les responsables de l’administration, aucun nommé n’ayant la possibilité de nommer lui-même ses proches collaborateurs.

 

Aujourd’hui, AC tend une fausse main pour un faux dialogue avec l’opposition qui est, en réalité, la majorité du pays. De qui se moque-t-il?

 

AC veut que tous se soumettent à lui car, croit-il, il est le seul chef dans le village. Pour lui, dans un village, il n’y a pas de chef de l’opposition. C’est inacceptable ! Si AC veut le dialogue, qu’il commence d’abord à dialoguer avec lui-même. Ainsi, dans son monologue intérieur, se posera-t-il quelques vraies questions : Qu’ai-je fait d’utile pour mon pays depuis mon usurpation du pouvoir? Ai-je respecté les libertés fondamentales inscrites dans la constitution? Ai-je favorisé l’unité de mon pays? Les nominations que je fais sont-elles de nature à préserver la quiétude des populations? Les citoyens sont égaux devant la loi ?

 

En répondant lui-même à ces questions, il devra se poser nécessairement une dernière : suis-je normal? Toute personne honnête peut répondre à sa place!

 

Parlons de l’injustice en Guinée :

 

-         qu’a-t-on fait pour les victimes des évènements de Siguiri, Kankan et Kouroussa ?

-         Où en est-on sur le dossier « Zakariaou Diallo »?

-         et les massacres et viols du « 28 septembre »?

-         et le prétendu empoisonnement collectif des militants du RPG?

-         et les détenus du coup de Kipé?

 

Aucune de ces questions ne s’adresse à  « Mètre Sow, ministre de l’injustice, garde des sots » qui déclarait, après le coup de Kipé, que l’officier AOB était bien vivant (sans préciser dans quel état !). Ces questions s’adressent à un seul individu : AC, le seul maître à bord.

 

J’ai parlé d’un manque de savoir-vivre. Il est abyssal chez AC. Le dernier cas en date est la prétendue invitation de M. Cellou Dalein par le Président. Ce n’était pas une invitation régulière mais une convocation irrégulière !

 

Je m’explique. Dans une démocratie, c’est normal que le chef de l’exécutif demande à rencontrer le chef d’un parti d’opposition. C’est courant, surtout lorsqu’une décision engageant le pays est à prendre en urgence.

 

Dans le cas présent, où est l’urgence ? La patrie est-elle en danger ? Le vrai danger pour la patrie c’est la façon dont elle est gouvernée. Quand le chef  demande à un leader de venir illico, il devrait lui envoyer un hélico !

 

J’ai apprécié la position de Cellou qui a su répondre au loup ! Contrairement au RPG-RDA qui insulte, l’UFDG est un parti qui consulte. Son équipe vient de montrer qu’elle peut fonctionner momentanément sans la présence physique de son président. C’est comme le pilotage automatique de certains navires. Quelle modernité ! Le RPG est une bicyclette mal huilée qui nécessite qu’AC pédale en permanence, c’est pourquoi il tient toujours le guidon.

 

Par ailleurs, on peut manquer de savoir-vivre tout en restant honnête. Le bureau de presse d’AC (véritable conseil de stress en détresse !) vient de mentir à la face du monde en affirmant que Cellou a besoin de consulter les Sages de la Coordination de la Moyenne Guinée avant de rencontrer AC.

 

Si j’étais membre de l’UFDG, je lui demanderais, en sa qualité de personne morale, de porter plainte pour diffamation contre le président du bureau de presse d’AC. Il faut le faire, même en sachant la suite à donner tant que le juge reste AC, l’oppresseur de la République. C’est pour simplement prendre date et informer le monde entier du changement pervers qui s’opère en Guinée.

 

Je persiste à le dire : AC n’est d’aucun intérêt pour la Guinée où il ne cherche que ses intérêts. Sa famille biologique ne s’y réduit qu’à deux individus qui pourraient, en cas de troubles, fuir même en motocyclette, la frontière sierra léonaise n’étant pas trop éloignée de la bâtisse de Sékoutouréya. Après avoir alimenté « pharaoniquement »  ses comptes bancaires à l’extérieur, il pourrait, pour regagner le Burkina, se déguiser, non pas en imam comme ce fut le cas à Pinè, mais en planteur d’igname du côté de Coyah.

 

Je vous salue.

 

Ibrahima Kylé Diallo


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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 19:27

Le « poutoh » est un bonnet admirablement brodé que portent par tradition et fierté les originaires du Fouta-Djalon. Tous les Peulhs ne le portent pas mais ceux qui le portent sont presque tous d’ethnie peule.

 

J’utilise, à titre exceptionnel, ce signe distinctif pour parler des représentants religieux du Fouta-Djalon qui, le 27 août 2011, nous ont agréablement surpris en tenant un discours poli mais ferme aux « envoyés » du pharaon Condé qui cherche à faire de leur région un bantoustan entièrement à part. Pour transporter son message jusqu’à Labé, il a fallu des religieux, des civils et des miliaires de trois des quatre régions naturelles. En fait, une coquille lourde mais vide.

 

AC ne veut pas de réconciliation nationale mais une capitulation régionale ! Que tout « Poullo porte son poutoh » et dise NON ! Le Fouta plie momentanément mais ne rompra jamais ! Il ne faut surtout pas aller remercier AC qui n’a aucun mérite. AC aurait pu donner quelques signes de bonne volonté pour montrer le chemin d’une vraie réconciliation: arrêter les nominations scandaleusement ethniques, libérer les citoyens injustement incarcérés, respecter la liberté d’expression, etc. En ne donnant aucun bon signe, il maintient sa mauvaise politique qui tend vers la ruine.

 

Le message d’AC se lit sous 2 angles :

 

- au niveau international, montrer que tout va bien en Guinée et qu’il œuvre pour la démocratie, l’unité et le changement.

 

En effet, l’extérieur a compris qui est AC. Des accords sont signés mais les investissements n’arrivent pas. Condé le Rouge n’a pas compris le comportement rationnel de l’investisseur: avant d’engager ses sous, ce dernier ne regarde pas que la porte d’entrée mais surtout la porte de sortie ! Pense-t-il que le « toubab » est à son image pour engager ses fonds sans la moindre sécurité juridique ? La Guinée est dans le brouillard et tout investisseur n’opère que par temps clair.

 

 - au niveau national, faire croire que 3 régions sont avec lui et que c’est le Fouta qui s’est lui-même isolé.

Quel cynisme ! Historiquement, socialement, culturellement et économiquement, le Fouta n’est pas isolé ; c’est AC, censé être le garant de l’unité nationale, qui cherche à l’isoler ! Sur ce point, c’est un traître à la nation et indigne de la fonction qu’il occupe. Le Fouta n’a même pas de problème avec la Haute Guinée (historiquement, un pacte liait les 2 régions mais des politicards en ont piétiné le contenu) mais avec certaine «Hautaine Guinée» incarnée par AC et certains de ses prédécesseurs (Sékouba Konaté et Sékou Touré). Le manichéisme archaïque d’AC est d’autant plus outrageant qu’il apparaît de plus en plus obsessionnel : Les Peulhs  et les autres, le Fouta et les 3 autres, etc. Peut-on édifier une nation avec ce genre de débilité ?

 

Par conséquent, AC ne tend pas une main pour la réconciliation mais sort un membre pour nous piétiner ! Ne le laissons pas réussir là où Sékou a échoué. Il est incapable de marginaliser le Fouta-Djalon ne serait qu’à cause de la position géographique, du dynamisme démographique et du potentiel économique de cette région. Freiner un élan n’est pas l’arrêter !

 

Maintenant que faire ?

 

La résistance doit être, pour reprendre le langage des Rouges, globale et multiforme. En ce qui concerne les religieux, il faut les aider à porter droit leur « poutoh » difficile à amidonner dans le contexte de misère actuelle.

 

Nous devons aider nos imams à se passer de l’igname d’AC en les secourant dans la recherche de leur manioc quotidien. Ne les obligeons plus, par notre incurie, à bénir la main maléfique d’AC qui cherche à les nourrir. Financièrement, leur prise en charge n’est pas lourde pour la diaspora.

 

Je constate que nos sages savent comment dire ce qu’il faut. Toutefois, je leur propose modestement un discours à tenir, le cas échéant, devant AC :

 

« M. le Président, en nous recevant, vous avez effectivement repris la Guinée laïque là où votre camarade Sékou Touré l’avait laissée. Après l’élection présidentielle de 2010, vous  avez été désigné à la tête du pays. En tant que religieux, nous vous acceptons en tant que tel mais prions ALLAH pour que vous deveniez le Président de tous les Guinéens.

Vous parlez de réconciliation nationale ? Vous avez raison et vous pouvez compter sur notre disponibilité pour atteindre cet objectif.

Cependant, M. le Président, avant de faire des tresses, il vaut mieux laver soigneusement les cheveux et tuer éventuellement les poux qu’ils renferment. Autrement, c’est un autre stress !

E4n votre qualité de Président de la Guinée, vous êtes également Président du Fouta. ALLAH donne mais Il peut aussi retirer ce qu’Il a donné. Notre région ne demande pas de traitement de faveur mais une égalité de traitement.

Nous constatons que depuis votre prise de fonction, tout est fait pour marginaliser systématiquement le Fouta. Les nominations (armée, police, haute administration, diplomatie, etc.) montrent que la communauté peule est outrageusement oubliée. Croyez-vous, M. le Président, que ce soit la meilleure façon de gorger une nation ?

Peut-on parler de démocratie, de justice et d’équité lorsque le pouvoir central confie les ¾ des postes de responsabilité aux membres d’une ethnie constituant moins du quart de la population du pays ? Si au moins, il s’était agi de cadres compétents et honnêtes !

Peut-être que nous nous trompons mais le fait de vous exprimer en face ce que nous ressentons doit vous montrer qu’il y a un malaise.

La Guinée souffre beaucoup ; le Fouta souffre encore plus car ses ressortissants sont victimes de la partialité de l’Etat.

A force de s’accumuler, les frustrations finiront par exploser et, en tant que sages, nous ne pourrons pas contrôler notre jeunesse.

 

Les imams du Fouta n’ont pas besoin d’igname mais d’écoute et de respect. En nous écoutant et en nous respectant, la Guinée pourra voir le bout du tunnel.  Pour le moment, nous sommes dans le brouillard.

 

Eclairez-nous le chemin car c’est au chef de montrer l’exemple par son intégrité, ses valeurs humanistes, son sens de la justice et de l’équité.

Quand on est Président, on devient l’arbitre national et on accepte l’héritage sans en faire l’inventaire. Des crimes ont été commis en Guinée depuis 1958.

 

Nous vous demandons, M. le Président, de faire preuve de grandeur en assumant, pas en tant qu’individu mais en tant que chef de l’Etat, les fautes commises par vos prédécesseurs et vous-même. C’est cela la continuité de l’Etat. Si vous demandez pardon aux victimes, réparez les injustices les plus criardes et respectez notre constitution, la Guinée ne va ma immédiatement guérir mais il ira un peut mieux.

Qu’ALLAH protège la Guinée ! »

 

Evidemment, ce discours n’est pas parfait mais il peut forcer le respect d’AC.

 

Je vous salue.

 

Ibrahima Kylé Diallo

 

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Published by BanabanaNews - dans Libre opinion
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