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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 22:58

kadhafi bombeIl s'agit naturellement des Guinéens vivant en Jamahiriya libyenne du Colonel Mouammar Kaddafi. Un texte du site Guineenews les estime à 1300. Mais quel diable a conduit un si grand nombre de nos compatriotes à immigrer sous une dictature connue de longue date de tous?

 

A part quelques dirigeants politiques subsahariens qui s'y rendaient comme d'autres se rendent à la Mecque ou au Vatican, tout le monde savait les ingrédients que le tyran libyen considérait comme une stratégie du pouvoir. Mais si les croyants se rendent dans les deux lieux saints cités pour prier le Seigneur, les politiciens qui se rendaient à Tripoli, le faisaient (j'utilise le passé à bon escient) pour obtenir, non seulement l'onction de Kadhafi dans leur exercice du pouvoir mais et surtout pour obtenir du « Crésus libyen », tout plein d'argent ; quelques liasses de billets de banque qui valent bien, à leurs yeux, la traversée de l'immense Désert du Sahara.

 

Pensaient-ils à la démocratie qu'ils galvaudent tous les jours que Dieu fait et à la liberté du peuple libyen dont un grand nombre vit dans le chômage et la misère? Pas le moins du monde! L'ampleur de l'insurrection qui secoue le pays, depuis le 15 février, atteste d'ailleurs les frustrations accumulées en plus de quarante et un ans par un grand nombre de libyens. C'est l'étincelle du réveil qu'ils attentaient. Elle est venue de Tunisie et d’Egypte. Cette révolution arabe, personne ne l'avait prévue; même pas dans les grandes démocraties qui s'accommodent bien de situations démocratiques parfois contraires à leurs grands principes tant que leurs intérêts nationaux, économiques et autres ne sont pas remis en cause.

 

La réalité d'un Etat de dictature comme celui que Kadhafi a exercé sur la Libye depuis plus de quarante et un ans ne pouvait pas échapper à des hommes d'Etat dignes de ce nom en Afrique subsaharienne.

 

C'est en effet dans cette Afrique où la recherche de la dignité et de la réhabilitation de l'homme noir, (tant bafoué dans l'Histoire depuis ce que certains ont appelé la malédiction de Cham), étaient devenues une ardente obligation morale dans la lutte politique depuis 1945. C'est dans cette zone géographique de la planète où l'on était en droit d'attendre une conformité des professions de foi et des comportements des dirigeants politiques.

 

Hélas! la lignée de quelques grands leaders du passé, vite éteinte, (Senghor du Sénégal, Julius Nyerere des premières années de sa présidence en Tanzanie, Gamal Abdel Nasser d'Egypte) a fait place le plus souvent à des arrivistes sans vision politique pour leur pays. Tout en critiquant « l'Occident colonialiste ou néocolonialiste », ces politiciens de bas étages, ne cessent de lui tendre leur sébile pour le moindre projet de « développement » dans leur pays. C'est cette quête de moyens financiers, rarement utilisés pour l'intérêt général, qui a conduit nombre d' entre eux à fermer les yeux et à se soumettre aux caprices d'un dictateur fantasque du genre de Mouammar Kadhafi du moment que la « générosité » dont il faisait preuve à leur égard et au détriment des besoins des libyens leur a semblé supérieure aux vagues principes généraux de liberté et de démocratie. C'est ainsi que la majorité des sujets de Kadhafi, et des enquêtes le prouvent, en sont venus à manifester un profond mépris pour les noirs africains dont certains ont déjà subi la vindicte populaire sous l'accusation de mercenaires du tyran libyen . Y a-t-il des mercenaires noirs en Libye?

 

Toujours est-il que des pays sont cités mais ce mercenariat ne peut pas concerner des étudiants dont des Guinéens qui se trouvent coincés dans ce pays depuis le 15 février dernier. Des pays ont déjà évacué leurs ressortissants. La Guinée elle n'a pas trouvé mieux que de faire appel, par son ministre des Affaires étrangères, à des gouvernements étrangers (Maroc, Arabie Saoudite, Algérie, Chine) pour le rapatriement de ses ressortissants. Et pourtant certains de nos malheureux compatriotes ont lancé des appels au secours pour les sortir d'une situation qui pourrait se transformer en une somalisation de la Libye.

 

La nouvelle réalité de la révolution qui déferle sur le monde arabe depuis la fuite de Ben Ali de Tunisie, le 14 janvier, aurait pu constituer une sérieuse alerte pour le gouvernement d'un pays comme la Guinée qui a connu la dictature.

 

Au lieu de scruter et de tirer rapidement des leçons du signal avertisseur de la nouvelle donne du monde arabe, le manque d'imagination s'est encore manifesté dans notre pays. Le nouveau président de la République de Guinée, Alpha Condé, dont le fonds de commerce politique a été sa longue opposition aux dictateurs guinéens, a déclaré promptement son soutien au dictateur libyen. C'est dire qu'à la déclaration de ce soutien autour du 21 février, il ne croyait pas aux vagues de fond insurrectionnelles qui avaient déjà emporté Ben Ali de Tunisie et Moubarak d'Egypte.

 

La realpolitik aurait donc pu consister pour Alpha Condé à s'abstenir de soutien (devenu sans doute encombrant pour lui) à un dictateur dont les méthodes sont connues de tous. Ce soutien ne sera pas oublié par des membres de l'insurrection et pourrait se retourner contre des Guinéens étudiants ou simples travailleurs au pays de Kadhafi.

 

Quoi qu'il en soit de l'issue de l'insurrection libyenne en cours, on peut, sans risque de se tromper, penser qu'on ne reverra plus la flamboyance théâtrale et loufoque du guide de la Jamahiriya, personnage aux rêves insensés (comme son intention de devenir le roi d'Afrique). Cela sera aussi la fin de la distribution grand-guignolesque de “sucettes” humiliantes à ses homologues venus du sud. Car la méthode Kadhafi était, à présent, bien huilée.

 

A une époque, chef d'Etat voyou , commanditaire d'attentats sur deux avions commerciaux avec passagers (Pan Am et UTA) dont il reconnaîtra plus tard le bien-fondé jusqu'à aller indemniser des victimes, il fut mis au ban des nations, hors l'Afrique où, il apparaîtra aux yeux de certains comme le parangon du panafricanisme bien qu'il ait souvent tenté de déstabiliser quelques Etats. Mais la mésaventure arrivée à un autre dictateur, Saddam Hussein d'Irak et qui se terminera par son exécution par pendaison, le 30 décembre 2006, à Bagdad, pour crime contre l'humanité va fortement impressionner Kadhafi. C'est alors qu'il va franchir en 2007, les dernières étapes de sa réintégration dans la communauté internationale. Comme l'écrit François Soudan dans l'hebdomadaire Jeune Afrique (n° 2616 du 27 février au 5 mars 2011) : « Afin d'éviter le sort de Saddam Hussein, dont les images l'obsèdent, il se rend aux Américains, livre ses armes de destruction massive ainsi que les noms et adresses de tous les mouvements terroristes qu'il a hébergés et financés. C'est au prix de la trahison de ce qui lui restait d'idéal qu'il négocie sa survie » et d'expliquer aux Libyens, déjà le 1er septembre 2002: « Nous devons nous conformer à la légalité internationale même si elle est truquée, sinon nous serons tous égorgés. »

 

Voilà des paroles qui commençaient à troubler bien des libyens. Mais pas un nouveau venu dans le Syndicat des chefs d'Etat africains comme le président guinéen Alpha Condé. Il est bien vrai qu'au sud Sahara, sont nombreux dans ce Syndicat les obligés de Mouammar Kadhafi, on l'a déjà dit, à travers divers investissements immobiliers (hôtels) notamment, liasses d'espèces sonnantes et trébuchantes etc. Toute cette politique de corruption au sommet de quelques Etats africains vaut-elle la liberté et la dignité des guinéens? En aucune façon, il faut répondre massivement « Non » et « Non » comme en septembre 1958, si d'autres l'ont oublié avec le calice du pouvoir.

 

C'est pourquoi, tout doit être entrepris pour sortir les étudiants guinéens de l'enfer libyen et faire en sorte de ne plus envoyer des étudiants dans tout pays à régime dictatorial. Tout régime de dictature est un régime en sursis. Même si Mouammar Kadhafi se sort, au mieux pour lui, de la nouvelle donne libyenne en cours, sa faconde en sera profondément flétrie et l'état sociétal qui suivra ne sera pas des plus favorables pour des étudiants étrangers.

 

Ansoumane Doré

(Dijon, France)


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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 15:01

alphaLa victoire « électorale » de M. Alpha Condé, suivie de son installation  à la présidence de la république, n'a pas suscité l'enthousiasme de ses compatriotes. C'est le moins qu'on puisse dire ou écrire. Pourtant, dans  nos pays, une alternance, si elle est démocratique comme  proclamée à Conakry, engendre souvent un enthousiasme qui libère à son tour des énergies créatrices qu'on ne soupçonnait pas au paravent. Exemple : L'élection transparente et démocratique de maître Abdoulaye Wade  à la présidence du Sénégal en 2000 avait  suscité en son temps, un enthousiasme jamais égalé de ses compatriotes. L'optimisme généré alors, avait été vite transformé en dynamisme entrepreneurial accru des Sénégalais de toute condition, dynamisme d'ailleurs jamais relâché. Chacun y a cru. Le nouvel élu l'avait été dans une transparence  indiscutable. Sa stature personnelle et sa connaissance parfaite de son pays lui conférèrent alors une crédibilité dont le Sénégal continue de bénéficier encore aujourd'hui. Et, malgré les conditions climatiques peu favorables de leurs pays, les Sénégalais vivent moins difficilement que certains de leurs voisins naturellement dotés en ressources, comme la Guinée.

 

Certes l'environnement sociopolitique interne y a évolué. La situation politique s'y est  dégradée, mais les changements structurels majeurs intervenus dans les premiers mois du premier mandat de maître Wade, sont désormais irréversibles. Et le Sénégal est devenu  dans la sous-région, un acteur politique majeur dont l'avis compte au plan africain et international.

 

Chez nous en Guinée, rien de tout cela. Depuis la présence indue  de M. Alpha Condé au second tour de la présidentielle, suivie de la proclamation de sa discutable « victoire », le pays a sombré dans une apathie désespérée,  semblable à celle qui prévalait durant l'interminable fin de règne de M. Lansana Conté dont l'agonie traînait en longueur et en langueur.

 

Alors, d'où vient que  « l'élection » de M. Alpha Condé à la présidence de la république par le « général » Sékouba Konaté et sa bande militaro-affairiste, n'a pu susciter qu'apathie, méfiance et maintenant une irritation visible, doublée d'une inquiétude générale pour l'avenir même de notre pays ?

 

 Les Guinéens de l'intérieur, comme ceux résidant à l'extérieur, vivent cette nouvelle présidence comme une nouvelle malédiction  annonçant  pour le pays, des lendemains pas forcément radieux.

 

 Ayant  participé directement,  de l'intérieur,  à l'ensemble du  processus électoral, j'avais  perçu la détresse qui s'emparait de nos compatriotes, au fur et à mesure qu'il leur apparaissait  que le clan militaro-affairiste de « général » Sékouba Konaté était déterminé à nommer M. CONDE, président de la république. J'en avais à l'époque averti nos concitoyens par un article  que  j'avais intitulé (Les dés sont jetés : M. Alpha Condé sera nommé président de la république). J'ai eu malheureusement raison. Je préférerai avoir eu tort.

 

Depuis, le gouvernement est installé. Le nouveau président a pris ses marques. Il a déjà effectué de nombreux  voyages, notamment en Angola, Libye et au Burkina. Le sursaut normalement attendu après une  élection  pluraliste, n'est pas venu et ne viendra probablement pas. Bien au contraire. La détresse  perçue s'est vite transformée en une hostilité d'abord sourde, et maintenant de plus en plus affirmée.

 

Cette défiance visible de nos compatriotes à l'égard du nouveau président  n'est pas liée à une hostilité qui préexisterait contre lui. Elle ne procède pas non plus d'un prétendu « complot » qui viserait à saboter une action dont on cherche en vain le moindre commencement.

 

Bien au contraire, le nouveau président, avant même son intronisation,  bénéficiait déjà de l'allégeance de son principal concurrent. Peut-être, voulant éviter au pays des troubles majeurs, à mon avis peu probables, M. Sidya Touré, au premier tour du scrutin présidentiel, avait été cambriolé de ses droits que les électeurs lui avaient donnés dans les urnes, sans qu'il ait eu une réaction excessive comme cela arrive souvent, lorsqu'on est triché avec une désinvolture arrogante. Et c'était le cas. M. Alpha Condé était éliminé dès le premier tour. Je l'avais écrit à de multiples reprises, au risque de passer pour plus royaliste  que le roi lui-même, sans jamais être démenti par qui que ce soit. Je le maintiens encore aujourd'hui, même s'il est soutenu par ce qui ressemble à un ou des puissants réseaux occultes extérieurs de cooptation.

 

Admettons donc que M. Condé a été « élu », mais par Sékouba Konaté contre la volonté de l'immense majorité du pays. La reconnaissance hâtive de sa « victoire », à mon avis  politiquement et juridiquement discutable par son principal concurrent, SIDYA TOURE, atteste que personne n'a cherché à le contrarier, parce que secrètement, chaque Guinéen, espérait une rupture franche, radicale et décisive avec le calamiteux passé récent et le personnel politique gouvernemental qui en avait été l'acteur. Or en guise de rupture, on a assisté à l'intronisation du  clan des revenants contre lesquels précisément le pays s'était insurgé, il n'y a pas si longtemps.

 

Quatre mois, c'est peu pour  exiger un résultat quelconque. Vouloir le faire, c'est à l'évidence  faire preuve de mauvaise foi. Mais quatre mois, c'est largement suffisant pour exiger du nouveau président qu'il indique enfin au pays, la ligne directrice principale autour de laquelle il aurait articulé ses projets (s'il en a, ce dont je doute), visant à améliorer  rapidement les conditions de vie de nos concitoyens. C'est précisément là le problème,  à mon avis insoluble, avec ce nouveau président.

 

 De mon point de vue, il a accompli son destin, celui de devenir Président de la République d'un pays quelconque, la Guinée ou le Burkina, c'est la Guinée qui était à sa portée. Il en a saisi l'opportunité. N'ayant qu'un vague lien d'ailleurs très lointain avec notre pays, il n'y a pas d'attaches connues. Plus de cinquante ans entre la France et Burkina, et quelques rares courts séjours à Conakry, ne permettent évidemment pas d'être attaché au pays.  Il n'y a donc pas d'impatience, ni de malveillance à lui demander des comptes sur  la direction dans laquelle il a l'intention de conduire notre  pays.

 

Mis à part des déclarations à l'emporte-pièce, des vendettas fiscales contre quelques commerçants vulnérables, des discours incohérents, parfois incompréhensibles,    et les proclamations de soutien à M. Khadafi alors même que ce dernier est en train de massacrer sa propre population, n'importe quel citoyen  de la Guinée serait en peine de déceler  le moindre signe d'espoir dans les décisions  chaotiques du président Alpha Condé.

 

Au plan intérieur, le nouveau président  a pris deux initiatives dont les conséquences à moyen et long terme  seraient catastrophiques pour notre pays : la confirmation de la cession désastreuse des  mines de fer du mont Simandou, suivie de l'abandon du projet de chemin de fer  destiné à  évacuer les minerais  en direction des ports minéraliers guinéens, et ce qui a l'air d'être une sorte d'intronisation  officieuse de M. Bernard Kouchner comme « co-président » de notre pays.

 

D'abord la confirmation opaque de la cession désastreuse des mines de fer du mont Simandou.

 

Le séjour de l'ancien président du Brésil dans notre pays, M. Lula pose un problème économique d'une exceptionnelle gravité que malheureusement le nouveau président semble ne pas réaliser. Incompétence ? Ignorance ? Inconscience ? C'est peut-être tout cela à la fois.

 

 Quelle que soit l'hypothèse envisagée, la ou les conventions minières signées en toute opacité avec  les multinationales dont M. Lula est la vitrine, lèsent  gravement les intérêts de notre pays.

 

De quoi s'agit-il ?

 

Rien moins que le partage de notre pays  par une Holding (Bsgr) associée à un mastodonte minier brésilien (Vale) et  deux autres grands groupes Chinois (Chinalco) et Australiens (Rio Tinto), sans parler de la mainmise de la mafia Russo-ukrainienne sur l'ensemble des gisements de bauxite.

 

La mise en exploitation  des gisements de fer  du mont Simandou n'est pas en soi inadmissible. Mais les conditions de cession et d'exploitation sont scandaleuses. De mon point de vue, elles  compromettent gravement et durablement les intérêts futurs  de notre pays. Et dans un avenir pas lointain, il n'est pas impossible que ces groupes ou d'autres,  par des combines diverses et variées, aident à maintenir au pouvoir, les oligarques qui leur ont livré notre pays et ses ressources. Sur cet aspect, je m'expliquerai plus longuement dans un prochain article.

 

Récemment, M. Alpha Condé a invité M. Lula le nouveau V.R.P. du géant minier brésilien VALE, à venir inaugurer les travaux de réfection de la ligne de chemin de fer Conakry-Kankan (660 km). Excellente initiative en apparence, seulement en apparence. Car le tout nouveau président a dissimulé au pays les conditions de cession tout à fait scandaleuses accordées à M. Lula et à ses employeurs.

 

L'évacuation des minerais par le Liberia et non pas par Conakry

 

L'abandon de la réalisation d'une nouvelle ligne de chemin de fer, le Transguinéen, devant permettre l'évacuation des minerais vers le port en eau profonde, aux environs de Forecaria - Benty. Or la réalisation de cette ligne permettrait de structurer l'espace économique futur de notre pays. Car des lignes secondaires pourraient partir de ce Transguinéen vers les autres régions du pays. Chacun perçoit facilement les effets économiques et d'aménagement du territoire que faciliterait ce désenclavement.

 

Malheureusement, le président Alpha Condé affirme une contre-vérité totale en laissant croire que les minerais de Simandou seraient évacués par les ports guinéens. L'une des principales clauses du contrat passé avec la société VALE, c'est l'évacuation des minerais par le Liberia et non pas par Conakry.

 

Je suggère à tous les Guinéens, où qu'ils soient, quelle que soit leur appartenance partisane, d'exiger que le gouvernement et le président rendent publiques toutes les conventions minières que le pays a passées avec les sociétés étrangères depuis 1984 à 2011. Les mines ne sont pas la propriété ni du président, ni du gouvernement. C'est un bien commun.

 

Pour d'éventuels lecteurs, je précise que les monts Nimba et Simandou recèlent d'immenses minerais  de fer, de qualité exceptionnelle, susceptibles de rapporter des dizaines de milliards de dollars ou d'euros au pays.

 

Bernard Kouchner, le coprésident de la Guinée ?

 

Le président Alpha Condé, lors de son installation, a présenté M. Kouchner comme son « Frère jumeau ». Je crois à la fraternité. J'ai moi-même des amis europeens que je considère être mes frères. M. Kouchner est un homme sympathique, chaleureux. Ce n'est pas le problème. Il a été le ministre des Affaires étrangères de M. Sarkozy. Il n'a pas laissé de souvenir impérissable au Quai d'Orsay. Certains en France lui ont longtemps reproché son népotisme.

 

En effet, alors patron de l'audiovisuel extérieur français (France24 et Rfi) en tant que ministre des affaires étrangère, il fit nommer sa compagne comme directrice. Elle est au demeurant une excellente professionnelle. Mais il y avait d'autres femmes toutes aussi compétentes. Compte t-il recommander les mêmes pratiques à son frère Alpha Condé ?

 

Des ministres et hauts fonctionnaires défilent à longueur de journée aux bureaux de M. Kouchner au Novotel à Conakry. Certains ont même surnommé ces lieux la coprésidence. Que  M. Bernard Kouchner soit le coprésident de la Guinée, ne me dérange nullement.  Mais, le président Alpha Condé devrait en informer le pays et nous préciser le texte fondamental qui institue de fait, une coprésidence.

 

Mamadou Billo Sy Savané

Mon contact : mamadoulinsan@wanadoo.fr

 

Prochainement, « La Guinée : Plaidoyer pour un pays abandonné par ses enfants »

 

Source : NeoLeadership partenaire de BanabaNews


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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 23:59

24caca-fouss_01.jpgGuinée24.com a mis en ligne 3 mars 2011 à 23 hrs 30 un article titré : «Scandale financier…. » accusant Rachide NDiaye, de « détournement de fonds ». L'article est ensuite supprimé et remplacé par un « démenti » et « des excuses » le 4 mars à 23 H 50. Mais Rachid N’Diaye, Conseiller spécial chargé de communication du président Alpha Condé avait, semble-t-il, déjà réagit. BanabanaNews vous livre l’intégralité du texte reçu par la rédaction de nos confrères du Jour.info accompagné de notre photo-montage du jour pour... déranger. Lisez…

 

Un jeune administrateur de site, à moitié illettré, pratiquant depuis quelques années, auprès des hommes politiques guinéens, un chantage permanent, sollicitant des services dans le sillage de gens qui le nourrissent, vous insulte et diffame grossièrement sur la toile. Certains amis vous appellent.

 

En répondant, vous vous mettez à son niveau, c’est à dire en équation avec un homme avec lequel, vos différences vont de l’extraction sociale au niveau culturel et intellectuel, vous rentrer dans les mauvaises discussions de quartier, comme on dit. Vous ne répondez pas, en estimant que les gens rectifieront d’eux-mêmes, vous laissez un individu incapable de produire le moindre cv pour un poste qu’il convoite, celui de devenir cadre de la presse présidentielle, où il est recalé, faute de niveau, inventer une histoire sur votre nom. Parce qu’il vous rend responsable de son malheur.

 

C'est-à-dire, la nouvelle incapacité, en échange d’argent, de faire pression sur les hommes politiques, pour obtenir, un titre dont il n’a ni talent, ni la moralité, ou bénéficier du financement d’un site ou de la création d'un groupe de presse. Parce que, avec les imprévisions de la vie, à force d’écrire sur un site, l’accusateur se prend pour un journaliste. Et si on comptait le nombre de gens qui depuis des années ont (selon qu’ils mettent la main à la poche ou pas) été encensés ou insultés sur le même site. Il reste encore beaucoup de places pour des insultes à venir, dans un pays où désormais c’est la loi qui va indiquer le chemin. Les temps ont changé…

 

Rachid N’Diaye

Conseiller spécial chargé de communication

et de la prospective à la PRG


 

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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 20:25

femme-africaine.jpgA l’occasion de la journée internationale de la femme, il est important de faire un point sur la parité Hommes/Femmes en politique et dans les postes de décision.

 

Mais avant toutes choses, permettez moi d’adresser  mes vives félicitations à toutes ces braves femmes de Guinée qui travaillent durement pour faire bouillir la marmite dans des conditions difficiles et qui élèvent, éduquent nos enfants, parfois sans aucune assistance. Comme toujours, ces félicitations vont particulièrement à ces braves femmes qui travaillent plus de 16 heures de temps  dans nos débarcadères de Boulbinet, Teminetaye aux marchés de Nyenguèma, Niger, Madina, dans nos plaines et rizières de la basse Guinee, au Foutah et en Forêt, aux teinturières et à ces commerçantes de la Haute- Guinée. Ces femmes sont pour moi le véritable moteur du développement de la Guinée.

 

Pour ce qui est  de la question parité hommes et femmes, malheureusement, force est de constater que notre pays est en retard même par rapport à ses voisins immédiats, comme le Sénégal. Ce dernier a à travers son assemblée nationale adopté, il ya quelques mois, une loi forçant tout parti politique à avoir la parité 50 hommes pour 50 femmes lors des prochaines élections législatives, faute de quoi la candidature du Parti sera annulée.

 

Malgré les textes, lois et beaux discours tenus en Guinée depuis 1958 sur l’émancipation de la femme, le retard reste criard. La  formation du gouvernement d’Alpha Condé est un exemple pour nous prouver cette inégalité entre les hommes et les femmes.

 

 Représentant plus de 51 % de la population  et occupant une place importante dans la vie sociale et économique, leur grande absence dans le nouveau gouvernement est plus que remarquable. Si ma mémoire est bonne,  sur les 42 ministres du gouvernement mis en place, seulement 6 femmes ont fait leur rentrée. Elles occupent le plus souvent des postes réservés aux femmes comme pendant les régimes précédents. C’est ainsi que nous avons : Mme Nantenin Cherif comme ministre des Affaires sociales et la promotion de l’enfance, Mme Rama Bah aux PME, Hadja Mariama Baldé à l’hôtellerie et à l’enfance, Mme Fatoumata Tounkara au travail et à la fonction publique, Mme Diaka Diakité aux affaires sociales encore, mais comme ministre déléguée et enfin Mme Rougui Barry Kaba chargée des Guinéens de l’extérieur. Ici les chiffrent parlent d’eux mêmes.

 

Les dirigeants politiques ne sont pas les seuls à prendre le blâme dans le débat sur la question sur la plus grande représentativité des femmes dans les pouvoir de décision. Il ya surtout aussi nos dirigeants religieux qui ne voient pas d’un bon œil la promotion féminine. Pour nos talibans guinéens, la promotion et l’émancipation de la femme bafoueraient  nos valeurs traditionnelles. Cependant, il faut reconnaitre que les dirigeants religieux Guinéens ont toujours été acquis à la cause des dirigeants politiques Guinéens depuis l’indépendance. En Guinée ce sont les religieux qui courent derrière les politiques, contrairement au Sénégal où ce sont les dirigeants politiques qui cherchent souvent le ralliement des puissants chefs religieux. Donc si cela a été possible au Sénégal, rien ne justifie son non application en Guinée. Il suffit seulement de bonne volonté politique et du gros bon sens.

 

Dre Adama rabi Youla MD,Msc

www.Rabimedia.com/ news@rabimedia.com


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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 11:56

Il est dommage de dire et de constater que nous sommes revenus aux temps des mauvaises surprises. A chaque fois, on se dit : « Non, il ne va pas faire des choses pareils. Il a vécu dans l’opposition tout ce temps, il ne peut pas nous ramener au temps où il subissait la dictature du pouvoir en place ! » Eh bien, oui, Alpha Condé est capable de nous ramener au fonds du puit.

 

Les dénonciations sont nombreuses pour faire état de tout ce que le Président supposé de tous les guinéens est en train de faire subir à ses administrés. Nous avons suivi les grandes déclarations dès son arrivée pour montrer qu’il est là pour une partie de la population, celle qui a voté pour lui, le reste n’est pas son affaire.

 

Il a commencé par tenir des propos qui nuisent à la volonté des uns et des autres d’aller vers l’apaisement. A chaque fois que Koro Alpha s’adresse à la nation, on a des grincements de dents parce qu’à tous les coups, il dresse une communauté de guinéens contre une autre. C’est dans cet esprit que le Premier ministre s’exprime à travers le pays, le Médiateur de la République en Basse Guinée galvanise les foules, ainsi que les ministres, chacun dans sa région, qui passent des messages clair de soutien indéfectible à Koro Alpha et au RPG. Les dérives verbales du Ministre de la Jeunesse sont là pour un témoignage éloquent.

 

C’est dans cette vision qu’il s’est mis en place un système pour chasser dans le vrai sens du terme toutes les personnes qui, à un moment où à un autre, ont été à l’encontre de ses idées ou de son Alliance avec pour seule slogan : « Touts ceux qui ne sont pas avec moi, sont contre moi, donc à abattre ! ».

 

Nous avons porté à la connaissance de l’opinion il y a de cela quelques temps, la valse des Chefs de Quartiers dans la Commune de Matoto pour jeter en pâture tous les Chefs de Quartiers qui n’ont pas été du côté du RPG durant la campagne présidentielle. Cette chasse aux sorcières avait été dénoncée dans un article intitulé : « La Valses des Chefs de Quartiers ». Dans cet article, l’auteur a essayé de tirer la sonnette d’alarme pour dire que c’est une grande purge qui avait commencé et ce serait de plus en plus grave avec pour cibles les cadres de l’administration et autres entités capables de le freiner dans son élan dictatorial.

 

Hier, tout le monde a suivi le décret qui met fin aux activités des Conseils Municipaux de Kaloum, Dixinn et Ratoma et sous peu de temps, il sera question d’installer des délégations spéciales pour la gestion de ces communes, certainement jusqu’aux élections.

 

Nul n’est dupe et on comprend bien que l’objet est très simple. Il faut se débarrasser des cadres qui sont à la tête de ces communes et qui ne sont pas favorables au RPG. Cela dénote tout simplement une fragilité dans le camp Présidentiel. Il est inconcevable et incompréhensible qu’en moins de trois mois d’une victoire qui se dit éclatante dans quatre communes sur cinq, l’on procède à la liquidation des Conseils Communaux de Kaloum, Dixinn et Ratoma. Cela veut tout simplement dire que Alpha Condé ne pouvait pas gagner en temps normal dans ces communes.

 

Le décret dit clairement une dissolution des Conseils Communaux pour « Mauvaise Gestion Administrative et Financière ! » Par des Audits qui n’ont jamais eu lieu. C’est encore le lieu de montrer que la sortie de cette liste des « Débiteurs de l’Etat » n’est rien d’autre que pour servir de bâton pour frapper qui on veut.

Mais permettez-moi de revenir un peu sur le film d’une destitution annoncée des Conseils Communaux en général et celui de Dixinn en particulier.

 

En effet, vous vous souviendrez qu’il y a quelques semaines, nous avons assisté, avec regret au décès de M. Sylla Yamoussa Yass, maire de Dixinn. Juste après ce décès les autorités du RPG qui avaient des vues sur la Commune de Dixinn ont demandé au 1er Vice Maire, M. Soumah Aboubacar de procéder au remplacement. Ce dernier a demandé d’attendre la fin du 40ème jour parce que le maire étant un membre de sa famille biologique.

 

A la fin des 40 jours, conformément à la procédure et en suivant la voix hiérarchique, Mr. Soumah a fait la correspondance. Mais dans les tractations, il a toujours fait comprendre aux missionnaires du RPG qui voulait faire de lui le responsable du parti à Dixinn, qu’il est et demeure UFDG et derrière Cellou Dalein Diallo.

 

Malgré toutes les tractations, Mr. Soumah est installé le 22 Février 2011, il y a donc à peine 10 jour de cela, comme Maire de la Commune de Dixinn. A la suite du compte-rendu de cette installation, le pouvoir a piqué une colère verte envers les missionnaires dont les deux premiers n’étaient autres que les sieurs M’Bemba Bangoura et Briki Momo.

 

A peine donc 10 après son installation et sans aucune mission d’audit contrairement au décret, on apprend sur les ondes de la télévision nationale la dissolution du Conseil Communale pour mauvaise gestion administrative et financière.

 

Pour information, il faut savoir que dans les règles de l’art, un audit n’a pas pu être fait en 10 jours avec une lettre de mission, un premier entretien avec les autorités de la Commune, un travail d’audit sérieux, la production d’un rapport provisoire adressé à la Commune pour avis et réactions, un délai d’au moins 10 jours pour la réaction de la Commune et la publication du rapport définitif.

 

Ceci est pour montrer que ce rapport d’audit, pour ce qui est de la Commune de Dixinn est faux, nul et de nul effet et que par conséquent, le Conseil Communal est en droit de porter plainte pour diffamation.

 

Si cela est valable pour Dixinn, il est aisé de croire que les mêmes causes entraînant les mêmes effets, les communes de Kaloum et de Ratoma peuvent se prévaloir des mêmes droits de contestation de ce décret auprès des tribunaux pour abus de pouvoir.

 

Il est maintenant tout à fait clair que Rotoma, Dixinn et Kaloum constituent une menace pour les processus que le RPG veut mettre en place pour gagner les législatives. Il est tout aussi aisé de croire que puisque Matam et Matoto ont des Conseils Communaux qui sont favorables au RPG et ne constituent aucune menace, il n’est pas question de mettre fin à leurs activités.

 

Pour revenir à Mr. Soumah, il aurait reçu toutes sortes de menaces voilées sous forme de conseil pour rejoindre le RPG, dans le but de sauver son fauteuil. Dans le refus catégorique de céder à la pression, il aurait reçu le coup de fil de Kiridi BANGOURA qui lui aurait dit de suivre les Conseils et de venir au RPG, sans quoi, tout ce qu’il aura sera de bonne guerre.

    

Le décor est désormais posé. Il reste à savoir quelles seront les réactions des démocrates et celles des forces du changement pour arrêter ces dérives dictatoriales qui deviennent de plus en plus précises et qui ont toutes les qualités pour nous ramener dans les mauvais jours et pratiques du Parti-Etat.

 

Un appel est lancé aux forces du changement de se mobiliser pour arrêter ces dérives dont les conséquences pourraient compromettre tous les acquis démocratiques des cinq dernières années.

 

Yes, Mr. President, Guinea is back… but to bad old days !

 

Mamadou Barry

Analyste financier
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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 04:35

division_001.jpgUn tract qui circule dans le pays. Peuple de Guinée, réveille-toi ! ton unité est entrain d’être bafouée devant les gens. Tu as réclamé le changement, au lieu de cela.

Alpha te donne la division de tes fils et filles. Nous ne sommes pas en pays de Soussous, ni de Peulhs, ni de Malinkés, ni de forestiers. Nous sommes tout simplement des Guinéens. Hors aujourd’hui nous assistons à l’éthnisation du système de gouvernance. 27 membres du gouvernement sur 40 sont malinkés où est la rupture avec le passé ?

Nous les gens de la basse cote, nous avons lutté pour que plus jamais qu’une ethnie ne vienne imposer son dictat sur la terre de nos ancêtres sur la Guinée en général. Alors devrons-nous, nous laisser faire cette fois ?

Nous avons vu pour la 1e fois dans l’histoire de notre pays les habitants d’une région chasser ceux d’une autre à cause de leur appartenance linguistique au nom d’une politique qui nous tue.

L’électricité est un problème mais pas le fondamental. L’eau est un problème mais le principal, le fondamental, l’obligatoire, l’indispensable, le vital c’est quoi ? C’est l’unité, la fraternité, l’intégrité. C’est ça que nous devons défendre, c’est  cela que nous devons préserver à tout prix.

Pour cette envie de changement, le guinéen commun a accepté et adulé le président Alpha CONDE, mais qu’est ce qu’il nous donne en retour la suprématie Malinké. Hors l’empire mandingue n’est  pas plus vieux que l’empire Sosso.

Selon l’histoire seule, l’empire du Ghana est plus vieux que le Sosso. Même dans le langage courant on dit« Mandén fou après mandén tan ». Mais ils veulent nous faire croire que nous sommes d’eux. Nous à notre tour, ne cherchons pas à être les plus forts. Tout ce que nous cherchons c’est une Guinée de tous et pour tous. Le Père de la nation guinéenne le feu Ahmed Sekou TOURE ne l’a t-il pas souligné lors de son voyage en France que les Soussous l’on choisit parmi tant d’autres fils soussous intellectuels de leur temps pour le hisser au sommet pourtant étant à des milliers de Km de sa région natale.

Le président Alpha CONDE a dit plusieurs fois que sa victoire il la doit à la basse cote (soussou).

Pour récompenser il a donné le poste de premier ministre à la basse cote (soussou), mais n’oublions pas, ne perdons pas  de vue, c’est un premier ministre de façade comme les sacs de riz à 20 000 GNF lors de la campagne. Les vrais caciques ce sont les malinkés figurez vous :

Présidence de la république

  1. Alpha CONDE, président de la république (malinké)
  2. François Lounceny FALL , secrétaire général, ministre d’Etat (malinké)
  3. Jouant le rôle du N°2 du régime, Mohamed DIANE, Directeur de Cabinet (malinké)

La plupart des départements  ministériels dirigés par les ressortissants d’une autre ethnie sont doublés par les malinkés.

A titre d’exemple, le ministère de la sécurité où il y a un soussou comme ministre d’Etat (titre d’ailleurs donné après les rumeurs de démission du général TOTO) le ministre délégué est malinké et c’est lui le vrai chef avec qui Alpha CONDE travaille.

  1. Le ministère des transports dirigé par un peulh comme ministre d’Etat, le ministre délégué est un malinké.
  2. Le ministère de l’énergie dirigé par un forestier, le ministre délégué est un malinké.
  3. Le ministère de l’économie et des finances éclate en deux départements dont celui du budget. D’ailleurs les économistes le savent bien c’est le budget qui engage et c’est à la banque centrale que l’on décaisse. Cette entité (BCRG) a, à sa tête nul d’autre que Lounseny BABE.

Donc allez savoir.

Venons à l’armée, notre grande armée que l’on parle tant. Pendant la transition on parlait de la refondation de l’armée après les élections. C’était même prioritaire mais au lieu de cela c’est l’évacuation que les officiers malinkés procèdent, car ces de cela qu’il s’agit.

Aujourd’hui le ministre de la défense c’est le président Alpha CONDE. Le ministre délégué Abdoul Kabele CAMARA un simple figurant car le vrai c’est le général IDI AMIN, le traitre de tous les temps (Directeur de Cabinet), le N°2 c’est le général Boundouka CONDE de l’armée de terre, le N°3 c’est le général Bourema CONDE aide de camp du président de la république.

Où est le changement ?

La plupart des officiers supérieurs de l’armé aux postes de prises de décisions sont des malinkés. 

Nous avons parlé d’évacuation car tous les soldats qui ont servi jusqu’à maintenant sont en passe d’être déployés à l’intérieur du pays.

La capitale sera tenue par les mercenaires que le président ALPHA a déjà envoyé au Burkina Fasso (parAir Burkina) pour une formation rapide.

Les premiers contingents sont attendus dans les prochains jours afin de relever toutes la garde présidentielle qu’on qualifie de corrompu, d’incompétent, de tolérant.

Au lieu de nos soldats humanistes nous aurons en face de nous une  horde de tueurs sans état d’âmes au cas où il y aura une manifestation populaire. 

Dans ce cadre de figure qu’est ce que les officiers malinkés préparent puisqu’ils savent que le peuple de guinée ne se laissera plus faire, dans ce cas ils vont s’emparer du pouvoir en éliminant Alpha CONDE qui sera responsable devant l’ opinion publique et devant l’histoire, puisque d’ailleurs il n’est même pas malinké, il est burkinabé de par son père.

Tous les militaires susceptibles de leurs barrer le chemin seront à l’intérieur du pays comme les 200 soldats de la garde de KONATE qui viennent d’être affectés comme l’ancienne garde du Général Nouhou THIAM déjà ventilée ou seront neutralisés comme c’est le cas du colonel David SYLLA et ses compagnons incarcérés à KASSA sans aucun motif valable et pour lesquelles comme d’habitude  le peuple de Guinée surtout l’ethnie Soussou sera coupable en gardant le silence en ne réagissant pas. Les Soussous une ethnie qu’on a toujours trompé par des titres ronflants comme c’est le cas de Facinet TOURE, du conseiller Buriki MOMO, du colonel Ousmane CISSE comandant adjoint du BAATA, exécuteurs des sales besognes de leur hiérarchie. 

Il a été dit qu’il y a une pléthore dans l’armée Guinéenne mais en débit de tout cela le Professeur Alpha CONDE continue à recruter en coulisse des gens en haute Guinée et ceux venus des rangs des rebelles immatriculés et envoyés au Burkina et en Libye.

Soldats de ma chère Guinée, réveillez vous, prenez conscience de ce désastre et réagissez pour le bien de votre pays que vous aimez tant.

Population de basse cote rendons nous compte de l’erreur que nous avons commise pendant les élections passées car quand il y aura massacre ç a ne sera ni au  Fouta, ni en haute Guinée, ni en Foret, c’est la terre de nos ancêtres qui va en souffrir, et ceux qui veulent nous dominer en sont conscients. Alors refusons la domination, rétablissons la fraternité, la solidarité, la convivialité.

Nous ne sommes ni Forestiers, ni Malinkés, ni Soussous, ni Peulhs, nous sommes juste une jeunesse qui cherche à lire vos pensées et qui cherche à trouver une solution définitive à vos préoccupations.

Réagissons avant qu’il ne soit trop tard. 

Qu’Allah le tout puissant protège la Guinée et les Guinéens des criminels. 

A bientôt...

 
La Coordination des jeunes pour le vrai changement


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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 08:57

abime-copie-1.jpgLe 21 décembre 2010, après 53 années d`indépendance nous avons enfin notre 1e président de la république élu suite à des élections « propres ». Il est notre 5ème chef de l`Etat, notre 3ème président élu mais pourtant nous sommes toujours dans la république démoniaque de Guinée. Celle dont la devise est « Corruption, Injustice, Médiocrité ».

 

Je reprends donc mon exploration des méandres de décisions importantes pour la nation prises par nos nouveaux chefs en proposant des pistes de réflexions et d’actions qui pourraient être envisagées pour que le « vrai changement » soit effectif. Une nouvelle voie est entièrement à créer pour retrouver le chemin que la Nation avait courageusement choisi en 1958 et qui pourtant n`a jamais été emprunté.

 

Echantillon de paroles et pensées présidentielles du mois

 

« J`ai rendu visite à Dadis et il peut revenir en Guinée » suivi de « je l`ai rencontré mais nous n`avons pas parlé de son retour » ; « j`ai beaucoup à faire au pays pour me pencher sur la crise ivoirienne » ; « Je vais lutter contre les grands trafiquants et d`ici 6 mois nous allons résoudre les problèmes d`eau, d`électricité et de nourriture dans les grandes villes » ; « Il faut que les Guinéens pardonnent les massacres du 28 septembre 2009 ; quelque soit l'atrocité du crime commis par un individu, cela doit être pardonné » ; «… nous devons nous accepter tels que nous sommes » ; « le 28 septembre n`a enregistré au fait que des viols…mais sinon il y a eu des problèmes plus sérieux en Guinée  » ; « ils [les opposants] sont fous, c’est moi [Alpha Condé] qui nomme les préfets, les sous-préfets, les gouverneurs. Ils sont fous s’ils pensent qu’ils vont gagner ces élections (…) » ; « je salue le courage et le rôle de la Jamahiriya libyenne dans l`édification des libertés pour les populations africaines…elle qui a servi de support pionnier dans la réalisation des aspirations des peuples du monde à s`approprier le pouvoir et à rester attachés à leurs décisions ».

 

Pour : la déclaration « à la Kouyaté » sur l`eau, l`électricité et la nourriture constitue le vœu le plus cher de tous les guinéens, ce que nous attendons du « ensemble changeons la Guinée » ; mais…

 

Contre : ces déclarations montrent à la fois une analyse simpliste des situations politique, sociale et économique de notre pays et de notre continent ainsi qu`une faible maitrise de la realpolitik du 21ème siècle. Elles confirment le dicton qui dit que le plus grand risque lorsqu’une personne est placée sous les feux des projecteurs des médias c`est que tous ses défauts et faiblesses ressortent rapidement au grand jour (son seuil de compétence). Je ne pouvais pas penser que notre président était aussi décousu dans la forme et dans le fond de ses interventions publiques. Pour un militant syndicaliste et un universitaire de son « expérience » et de son âge, on imagine immédiatement qu`il serait plus prolixe que Sékou Touré et Castro réunis ! Encore une fois, quelle déception ! Et bonjour la commission Vérité et Réconciliation version Alpha Condé et ses messages de confirmation d`impunité pour les soudards de l`armée guinéenne - ils peuvent de nouveau tuer et violer les civils qu`ils sont censé défendre des agressions externes éventuelles, de toutes façons ils seront pardonnés par l`élu et donc par tous les guinéens – après cela pourquoi ne pas recommencer ces violations à brève échéance, que ce soit en Guinée ou ailleurs en Afrique (à confirmer pour les militaires stagiaires guinéens en Libye).

 

Une  nouvelle voie

 

De grâce, pour la crédibilité nationale et internationale de notre pays il faut empêcher notre président d`improviser ses interventions publiques ; il est temps pour son cabinet de comprendre qu`il n`a pas les qualités d`un tribun et qu`il est indispensable de lui écrire toutes ses prises de paroles devant les medias. Cela n`a rien d`honteux, même Obama et Sarko lisent des discours écrits ou se préparent avant de prendre la parole en public. On a souvent dit et constaté que le pouvoir rend fou – mais c`est la 1ère fois que cela se passe en moins de 3 mois !

 

Retour triomphal de notre président le 1er  février après à sa 1ère sortie officielle du pays :

 

Pour : absolument rien

 

Contre : quelle tristesse que de constater que M. Alpha Condé soit tombé dans ce piège minable si typique des mafieux de son entourage dès son 1e voyage à l`étranger ! Après toutes ses promesses de mettre fin à ces pratiques détestables qui ont caractérisé la déchéance et le ridicule de tout le système d`état depuis 52 ans, voilà que notre « opposant historique » y participe et montre sa grande appréciation de ce folklore (j`ai pu compter ses 32 dents sur la TV-RPG). D`autant plus grave qu`on a suspendu le lendemain le directeur de la radio nationale pour avoir détourné 10 millions de francs prévus pour la distribution à des femmes et à des enfants désœuvrés et pauvres afin qu`ils sortent accueillir avec tambours et trompettes le nouveau demi-dieu.

 

Une nouvelle voie : M. le président Alpha condé nous voulons comprendre et voir comment vous allez tordre le cou au népotisme et à la corruption ambiantes – nous exigeons maintenant des signaux clairs de vos promesses de campagne. Nous ne voulons plus de retours triomphaux du chef, de discours et de promesses M. président – nous exigeons des actes concrets et mis immédiatement en application.

 

Les décisions et actions « positives du mois »

 

Le décret de mise en place d`un comité d`audits indépendant de la chaine hiérarchique de l`administration et des institutions (mais sous l`autorité directe de président) ; la chasse aux travailleurs fictifs est de nouveau lancée – cette fois-ci la cible est 2619 fonctionnaires dédoublés et 1997 décédés ou en longue indisponibilité dépendante de leur volonté ; la création d`un haut-commissariat à la reforme administrative ; la suppression immédiate de tous les barrages routiers en dehors de ceux des frontières externes ; la publication d`une 1e liste des débiteurs de l`Etat ; le lancement du chantier du chemin de fer Conakry – Kankan ; l`affirmation que tous les minerais guinéens seront exportés par le port de Conakry ;

Pour : je dis  bravo pour toutes ces belles promesses et pour toute mise en place de mesures et d`institutions chargées de moraliser la gestion des affaires publiques et de garantir la liberté de circulation.

 

Contre : la subordination directe de ce comité et du haut-commissariat au seul président est à mon avis une erreur et surtout elle rend caduque certaines structures du gouvernement pléthorique mis en place par le même président : elle va entrainer des doublons inefficients pour régler les graves problèmes actuels. En plus faire la chasse aux criminels économiques potentiels tout en nommant un des leurs (reconnu par lui-même) comme gouverneur de la banque centrale, ca fait vraiment désordre ! Déclarer publiquement que le CNDD est responsable de la plus grande hémorragie financière de l`histoire du pays et nommer quand même son idéologue civil et trois de ses barons militaires dans le gouvernement (dont deux comme ministres d`Etat) est vraiment troublant en terme de volonté réelle de moralisation de la gestion publique.

 

• Une nouvelle voie : Plus de discours, de promesses et des parades Mr président –  nous attendons plutôt un plan réaliste et un début de changement réel !

 

Les décisions et actions « négatives » du mois

 

La vente de riz subventionné aux populations de Conakry ; la visite présidentielle aux cales d`un bateau de pêche ; décrets présidentiels excessifs par exemple pour le directeur de l`aéroport et le directeur des douanes ; le bilan des voyages présidentiels : voyage à l`étranger pour saluer les derniers dictateurs survivants du continent = 4 ; voyage à l`intérieur du pays pour saluer et rassurer les guinéens = 0 ; toujours pas de déclaration de politique générale du 1e ministre pour expliquer quand et comment il va mettre en œuvre le vrai changement ; la démission coupable de toutes les autres institutions (en particulier CNT, Cour Suprême) qui assistent sans rien dire à la transformation progressive du nouveau président en dictateur, par les mêmes erreurs commises avec tous ses prédécesseurs.

 

Pour : il est clair que cette vente de riz a un prix préférentiel (le fixing du même jour à la banque centrale était de 200,000 GNF le sac de 50 Kg) fait toujours plaisir, en particulier à des populations analphabètes et dans le désarroi total, mais le prix proposé (160.000 GNF) reste très largement au dessus des capacités financières de ceux qui sont principalement visés par ce type d`action.

 

Contre : dans un contexte économique mondial caractérisé par la montée importante des prix des céréales, en particulier ces derniers temps pour le riz, ce type d`action est avant tout un couteau à double tranchant ; une décision démagogique et négative de triste mémoire pour les guinéens (les magouilles à grande échelle des ravitaillements et des ventes de quartier de Sékou Touré et Lansana Conté). Comment le gouvernement dans sa situation économique actuelle selon ses propres déclarations peut-il se permettre de subventionner des éléments de survie de base comme le riz (ou le carburant) en espérant en même temps atteindre le point d`achèvement de l`initiative des PPTE ? Comment continuer à acquérir ce riz à moins qu`il ne soit d`une qualité en dessous de la norme et donc bradé ? Certes cela fait très mal à tous les guinéens mais la fuite en avant n`est sûrement pas la solution et sera la cause de plus grandes frustrations au moment très prochain de son arrêt brusque. Le président et son premier ministre montrent des signes évidents de panique devant le poids des contraintes et charges devant eux. Il faut absolument trouver d`autres mesures d`accompagnement qui ne mettent pas en danger notre situation générale déjà catastrophique.

 

Une nouvelle voie : pour attirer les nombreux investisseurs guinéens et étrangers qui veulent participer au changement il faut absolument envoyer urgemment des signaux clairs qu`une séparation nette des pouvoirs et un cadre juridique transparent et équitable seront les nouvelles normes du pays. Pas besoin de 100 jours pour que ce sentiment soit ressenti dans les paroles et dans les actes. Au lieu de cela nous voyons une succession de clignotants rouges qui montrent que rien n`a vraiment changé depuis que « l`opposant historique à la dictature » a enfin conquis le pouvoir.

 

M. le président vous êtes seul, au 1e rang d`une nation en reconstruction dans un environnement d`attentes impatientes que vous avez suscité – tous les guinéens veulent sentir et voir le changement immédiatement. Après tout ils ont voté pour vous justement parce qu`ils étaient confiants en vos promesses de réagir immédiatement contre la pourriture ambiante.

 

Pour le moment nous ne voyons se profiler qu`un retour des pratiques d`un passé honni par tous, basé sur « un responsable suprême de la cause commune »,  les mamayas de quartier, l`amateurisme et l`absence totale de vision stratégique de vos ministres pour nous sortir du trou ; aucun fil conducteur de l`action gouvernementale. Attention l`heure est déjà grave pour vous qui êtes le principal responsable de ce bateau qui continue de couler à pic.

 

Le temps est un luxe dont vous n`avez pas le bénéfice devant une population à genou dans la misère et la colère contre les responsables de tous leurs malheurs qui les narguent tous les jours du haut de votre présidence. Il faut absolument vous attaquer aux problèmes structurels socio-économiques et politiques – pas aux détails superficiels et tape-à-l`œil qui disparaitront d`eux-même dès que la machine Guinée sera repartie.

 

Finalement je vous assure que ce qui recréera le décollage de notre pays ce sont une identité commune, un sentiment commun d`appartenance et de compréhension – ce sont là les fondations d`une nation prospère et pérenne que vous avez l`obligation de construire dans les 5 prochaines années. Il n`y aura pas de renaissance guinéenne sans un nouvel esprit d`unité, de nationalisme dans le sens positif du terme : être fiers, tous ensembles et malgré toutes  nos différences, d`être avant tout des Guinéens. Il n`y a pas d`autre voie possible pour que la Guinée puisse enfin voir la lumière. Monsieur le président, si vous rêvez toujours d`être le Mandela des guinéens, il vous faut appliquer à la lettre et tout de suite (si ce n`est pas déjà trop tard) sa doctrine : «  ne pas parler à leurs cerveaux, mais à leur cœurs »…

 

Tic-tac, Tic-tac, la montre tourne ; déjà 69 jours de « changement radical » et de « Guinea Is Back » – il est certes trop tôt pour le voir, mais je ne sens rien de ce que l`on nous avait promis. Verrons-nous enfin du solide et du concret le mois prochain ?

 

A.O.T. Diallo

 

NB : vous pourrez suivre chronologiquement cette série et les précédentes (depuis le début du changement en Guinée en janvier 2007) sur mon nouveau blog: https://aotdiallo.wordpress.com/


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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 01:46

Alpha-Conde-2Bientôt les « 100 premiers jours » d’AC, le « président de la république frauduleusement élu » qui a déjà fait de la RTG « la Voix de la Confusion ». On verra que lui-même redoute son propre bilan. On ne peut pas tromper tout le monde tout le temps. AC veut régner (pour combien de temps encore ?) mais il est incapable de gouverner. C’est vrai qu’il est actif (plutôt agité) mais tout ce qu’il fait est essentiellement à inscrire au passif.

 

Personne ne demande à AC de changer la Guinée en quelques mois. Parce que tout simplement c’est impossible de le faire ! Il faudrait plusieurs années pour changer positivement notre pays, à condition de mener une politique pour un vrai changement et non jouer au pourrissement. Tout pourrit ; plus AC « monte » en impuissance, plus le pays s’effondre. Après lui, le chaos ? Non et non ! C’est déjà lui le chaos !

 

Pour l’instant, le problème n’est pas de savoir si AC a résolu ou non les problèmes d’eau courante, d’électricité domestique ou d’alimentation de base dont souffrent nos populations. Mais si ses actes vont dans le bon sens. Voyons, comme toujours, ce qu’a fait Condé depuis son intronisation par la CENI.

 

a)      Politique intérieure. Effarant !

 

Je ne m’étendrai pas sur son désopilant décret de nomination de son médecin personnel. J’espère que ce militaire saura bien s’occuper de notre ministre de la défense. Ce qui m’étonne (et devrait m’effrayer) c’est l’ignorance abyssale en matière juridique de quelqu’un qui est censé avoir fait du droit. Avez-vous vu comment AC piétine la Constitution ? Comment il interprète les évènements du Stade du 28 septembre ?

 

Par ailleurs, quand on est, démocratiquement ou pas, à la tête de l’Etat on devient normalement le garant de l’unité nationale. Je n’ai décelé aucun geste apaisant de la part d’AC depuis que Sékouba Konaté et Jean-Marie Doré ont mutualisé leurs combines pour le porter au pouvoir. Au contraire, AC continue à travers un gouvernement pléthorique, excentrique et ethno centré  à harceler les Peuhls du pays dont il en a fait les agents de l’inflation. Dans l’histoire de la pensée économique, c’est la première fois qu’un groupe ethnique devient sur une période donnée la cause d’une « hausse du niveau général des prix ». Une trouvaille de l’« Ecole Condéenne » qui n’a pas fini de nous éblouir par ses exploits scientifiques !

 

Que compte faire Condé en matière de justice ? Les crimes de sang commis, les viols perpétrés, etc. resteront-ils impunis ? Le criminel Sékouba Konaté est toujours libre de ses mouvements. AC fera-t-il de l’impunité une de ses institutions républicaines ?

 

Dans ses discours, AC donne l’impression de fermeté. En réalité, il n’a jamais été fermemais peut-être fermenté. En accusant des dirigeants de s’être enrichis sur le dos de l’Etat (qui ne le sait pas ?) ne pense-t-on pas aux vautours qui gravitent autour de lui ? Ses propres partisans, véritables parasites, vivent en réalité dans le ventre de l’Etat qu’ils minent de l’intérieur ! « AC et les 40 voleurs » ne veulent d’aucun antibiotique pour soulager le budget de l’Etat.

 

A ce jour, le seul point qui semble positif (je fais vraiment un effort car j’ignore les termes du marché conclu à cet effet) est la pause de la première pierre (le « premier rail » ?) de la reconstruction du chemin de fer Conakry Kankan, le 22 février 2011. Le « camarade » Lula (qui, lui, aime son peuple et a fait faire des progrès considérables au Brésil où il est néanmoins accusé de malversations !) avait assisté à la cérémonie, en compagnie de « Papy Condé, petit frère des peuples ».

 

b)      Politique étrangère. Désopilant !

 

En cette période de sale temps pour les dictateurs, AC se ridiculise et fait honte à la Guinée par sa politique étrange. Constant dans son archaïsme idéologique et resté inférieur ou égal à lui-même, le « tonton de la nation » a apporté publiquement son soutien au « roi »Kadhafi, chef tribal qui a ordonné des bombardements aériens de populations de son propre pays, la Libye. Après avoir accepté d’être à l’école de Compaoré, c’est insensé (et financièrement peu rentable) de vouloir le colonel Mouammar pour guide ! A moins q’AC, dans le cadre d’une planification, ne caresse l’idée d’être en Guinée le chef d’une « Jamahiriya Tribale Socialiste » !

 

AC semble trop stressé pour mesurer la portée de ce qu’il fait. Il analyse le monde contemporain avec des idées et des termes datant de la Guerre Froide : impérialisme international, peuples frères, masses laborieuses, forces de progrès, etc. ! A l’origine des troubles de la sous région ouest africaine, on retrouve toujours les mêmes acteurs: Kadhafi et Compaoré ! Kadhafi, c’est fini depuis qu’il n’a pu s’adresser au « vaillant peuple libyen » que par le téléphone…arabe ! Compaoré, ça va finir sous peu car les Burkinabés en ont marre de lui ! Le grimpeur aura bientôt peur.

 

Dernier point : la visite prévue d’AC à Paris ! Ridicule ! Il aurait fait le forcing pour être reçu, ignorant que le Président de la République Française doit être très occupé en ce moment (présidence du G8, relations avec le monde arabe, prochaines élections, etc.). AC a dû utiliser une formule fréquente en Afrique qui ne tient pas compte de l’emploi du temps de l’hôte: « Je passerai bientôt pour vous saluer ! ». Quand on est bien éduqué, on ne s’impose pas ! Même les autres chefs d’Etat africains vont constater qu’AC est plus qu’encombrant. C’est difficile de dire à une personne : « Ne passez pas me saluer ! ». Mais quand elle est bête, il faut le dire.

 

Je vous salue, sans me déplacer et sans déranger!

 

Ibrahima Kylé Diallo

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 11:00

mort_ne_01.jpgPlus de deux cent  personnes ont été tuées le 28 septembre 2009 au stade du même nom à Conakry le jour anniversaire de notre indépendance. Ils protestaient contre la candidature des militaires aux élections. Après plus de vingt ans de dictature militaire, les capitaines guinéens ont pris le pouvoir à la mort de Lansana Conté. Ils se préparaient à reconduire le régime de ce dernier. Cette tragédie a donné naissance à la transition chargée d’élire le premier président d’un régime civil après cinquante ans de dictatures civile et militaire. 

 

Quel était l’enjeu de cette transition ?

 

La gestion du pays ayant abouti à une impasse dans presque tous les domaines, les révoltes populaires contre les famines et la pauvreté économique amplifiant les grèves générales à répétition décidées par les syndicats, ont débouché sur le chaos économique, social, culturel et moral dans tout le pays.

 

L’ignorance des capitaines de toute gestion d’un service public a conduit à la mise sous tutelle de notre pays, à travers la médiation du Burkina. Tous les acteurs politiques et associatifs ont été convoqués à Ouagadougou pour prendre connaissance des consignes destinées à organiser des élections libres et transparentes. Cette transition avait pour but de ramener les miliaires dans les casernes.

 

Tous les Guinéens ont applaudi et salué cette orientation politique avec enthousiasme. Seuls quelques « chats échaudés », dont je suis, étaient sceptiques quant à la volonté et la capacité de la classe politique guinéenne de respecter sa parole et ses engagements. Les faits nous ont montré que les leaders ne voulaient que de nouvelles mascarades électorales qui leur soient favorables comme les professionnels guinéens savent en faire.

 

Si le premier tour s’est relativement bien passé, le deuxième a réussi à proclamer élu le candidat qui avait un retard de plus de 20 points et qui n’avait même pas recueilli la totalité du vote malinké dont il est le candidat. Le changement est entré dans le coma  ce jour-là.

 

Alpha a tué le changement

 

Condé Alpha a tué, avec maestria le scénario qui aurait permis de rétablir quelques repères intellectuels, éthiques et moraux disparus en Guinée. Quelques valeurs, profondément détruites par la révolution comme la tolérance, la paix, le respect de l’autre ont permis de voter sans aucun problème au premier tour.

 

Pourtant le Rpg n’a pas lésiné sur ses campagnes de calomnies pour semer les zizanies, à travers une stratégie de haine ethnique, dirigé, ad hominem, contre des catégories de Guinéens : certains opérateurs économiques peuls, les Peuls installés en Haute Guinée. Cette stratégie découle directement  de la tactique de Sékou Touré quand il  a déclaré la guerre aux Peuls en 1976.

 

Ce choix tactique a permis au chef du RPG de brouiller l’esprit de son électorat qui a été exclusivement orienté vers la glorification du « Fama ». Se faisant, il a caché ses compagnons, ses objectifs et ses projets pour diriger le pays. Quels sont les Guinéens qui connaissent les noms des dirigeants du RPG ? Leurs qualifications et leurs références professionnelles ?  Quel est son programme de gouvernement ?

 

N’est-ce pas le flou qui entoure son entourage qui l’a empêché de recueillir les 12 % des voix malinkés qui lui ont manqué  au premier tour ? Au 2e tour, le président du RPG a obtenu le concours des professionnels des fraudes électorales, champions d’Afrique  en trucages. Leurs palmarès dans les tableaux d’horreur électorale sont éloquents.

 

En 1993, 1998, 2003, ils ont assuré, sans aucun problème, la réélection au premier tour de Lansana Conté. Cela signifie que les Guinéens n’ont trouvé aucun citoyen capable d’affronter « notre cher président bien aimé à vie ».

 

Ceux qui ont servi Condé Alpha lui ont offert la victoire. Ils ont utilisé les vandalismes qui ont émaillé le déroulement du 2e tour : vol d’ordinateurs, destruction des archives et des bulletins de vote, manipulations des listes électorales, chasses au faciès des électeurs peuls, privés d’accès au bureau de vote. Ces manœuvres ont souillé la facilité du vote du premier tour qui a montré que les Guinéens savaient voter même s’ils en ont été privés pendant cinquante ans.

 

Depuis son investiture, Condé Alpha n’a pas présenté un projet concret concernant l’amélioration des conditions de vie des habitants. Par contre il a procédé aux nominations de son administration et aux sanctions des citoyens qu’il semble classer dans un camp qui ne lui seraient pas inconditionnels à sa personne. Depuis son investiture, je n’ai lu nulle part une déclaration de remerciements adressés à ses électeurs et au-delà aux Guinéens. 

 

L’énigme des militaires

 

Je suis de ceux qui ont salué le président intérimaire, Sékouba Konaté, pour avoir respecté son engagement de tenir le délai des six mois pour organiser l’élection. Je l’ai très hâtivement comparé au général malien Toumani Touré qui a conduit une transition sans aucune tricherie. Mais il a bâclé sa mission en obéissant à la lettre aux directives des bailleurs de fonds qui ont imposé leurs résultats. Il a manqué à son devoir d’assistance à personne en danger. Il n’a pas levé le petit doigt pour sauver les citoyens tués et chassés de la Haute Guinée. Pourtant tous ont payé cher cette élection sabotée.

 

 Interférences extérieures

 

Les intérêts étrangers qui ont financé et imposé la manipulation de la transition en faveur de leur « candidat » commencent à sortir de l’ombre. Curieux retournement de l’histoire, certains de ceux-ci sont précisément ceux pour qui le chef du PDG a tué cinquante mille personnes. Il accusait ses victimes d’être les agents de l’impérialisme qui voulait recoloniser la Guinée. Les premiers amis que le président élu a visités ne nous semblent pas être des partenaires les mieux placés pour sortir notre pays de sa longue agonie.

 

Conclusion

 

Condé Alpha a dit sur la tombe de ses deux prédécesseurs qu’il reprendrait la Guinée là où Sékou l’a laissée en 1984.  Je me permets de lui rappeler que ce rattachement  idéologique à ce repère est un engagement funeste. Il est porteur de nuages sombres sur le ciel de la Guinée qui n’en a pas besoin. S’il a oublié, je lui rappelle que l’une des dernières décisions du chef de la révolution a été l’ordre donné de fusiller deux malheureux habitants d’un quartier de Mamou avant d’aller mourir à Cleveland.

 

Je prie le Bon Dieu d’épargner le président élu de tomber dans une telle dérive. Merci de votre attention à ce message.

 

Docteur Thierno Bah

Paris, 20 février 2011

01 46 36 69 58


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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 18:39

kyle 08Le Président Alpha Condé (A.C. pour les…timides !) a officiellement pris sa fonction le 21 décembre 2010. Je dis bien « sa » et non « ses » fonctions car, pour lui, le pouvoir ne se partage pas. Or, pour un Président de la République, surtout lorsqu’il prétend être démocratiquement élu, l’exercice du pouvoir ne consiste pas à s’accaparer de tous les pouvoirs mais d’accomplir ceux qui lui sont constitutionnellement attribués pour une période prédéterminée.

 

Aujourd’hui, la Guinée flotte; demain, elle risque de couler. Peut-être sans son Président en exercice. En effet, quand on voit le changement qui se met en place, je me pose légitimement la question de savoir si Alpha Condé aime vraiment la Guinée car depuis que ce soi-disant « Mr Propre » est devenu le « Responsable Suprême de la Gestion », le quotidien du Guinéen ne s’est pas amélioré !

 

Je me suis volontairement imposé un silence de quelques semaines pour chercher en toute objectivité le moindre signe positif indiquant « le début du commencement d’un changement » dans l’action d’Alpha. En vain ! Comme tout est mouvement, la Guinée change avec Alpha, mais dans le mauvais sens : tout se détériore !

 

Rappelons régulièrement les 6 axes prioritaires du candidat Alpha :

 

- « unité nationale dans le respect de la démocratie et des libertés fondamentales ;

- autosuffisance alimentaire

- école et santé pour tous, avec prise en charge des enfants et des femmes enceintes

- développement basé sur l’agriculture et la transformation du secteur informel productif

- programme de réformes structurelles en partenariat avec tous les secteurs d’activité

- encourager l’investissement étranger. »

 

Comme ces axes sont tirés de la bible de l’« Alliance Arc-en-ciel » et qu’il ne faut surtout pas brûler le « livre saint » du Pr. Condé, il est vivement recommandé de les avoir à l’esprit pour évaluer l’action actuelle et future de notre Président. D’ailleurs, faut-il encore parler d’« Alliance » lorsque le contenu se confond avec le contenant? Le RPG a voulu phagocyter tous ses alliés pour fonder, comme l’avait fait un certain PDG, un Parti-Etat mais les principaux partis ont refusé ce cannibalisme politicien.

 

Le problème d’A.C. est qu’il se comporte en chef traditionnel alors qu’il gère un Etat aux structures certes archaïques mais dans un environnement moderne. Nous ne sommes plus dans l’Afrique des années 60 ! A.C. voulait tellement le pouvoir qu’il n’a pas pensé comment il s’exerce. C’est pourquoi il tâtonne avec un gouvernement qui boitille. En apprenant sur le tas, notre stagiaire de président fait un tas de bêtises. Un « démocrate » qui ignore la séparation des pouvoirs  et qui ne pense qu’au pouvoir. Ce réflexe villageois n’est plus opérant, même au village. A.C. ne veut pas d’une Assemblée nationale sans une majorité soviétique de son parti.

 

Comme le disait Mobutu, dans un village c’est le chef seul qui décide et il n’y a pas d’opposition. Prions donc pour que le chef Condé revienne en ville. Ce n’est pas en quelques mois d’exercice effectif de pouvoir qu’il faut juger Condé mais je souhaite bien du plaisir à ses partisans qui chercheront à positiver son action globale au terme des « 100 jours ». On voit déjà vers où le vent souffle : le changement d’A.C. n’apportera rien de bon à la Guinée.

 

Je souhaiterais vivement que sur ce point, « Kylé ait tout faux ! ». Je le répète : A.C. est incapable de bien gérer le pays, d’où sa fuite (ça rappelle quelque chose !) devant les vraies responsabilités. Il ne grimpe pas non plus (ça rappelle encore autre chose) dans l’estime des Guinéens qu’il cherche à diviser, y compris dans son propre camp. Verra-t-on bientôt l’« Arc des Déçus » dans une Guinée « toujours en transition »?

 

Prenons simplement les mots initiaux (unité nationale) du premier  axe d’A.C. C’est à croire que le premier magistrat de Guinée est complètement désaxé. Il passe dans toutes ses déclarations du coq, emblème de son parti, à l’âne qu’aucun n’a pris pour symbole (et, pourtant !) en parlant de grâce pour des citoyens non condamnés en justice, d’évènements au « Stade » qui ne se résumeraient qu’à des viols, etc.

 

En ce moment, la menace qui pèse sur l’unité nationale provient d’A.C. lui-même :

 

- à l’intérieur A.C. cherche à déclencher dans la presqu’île du Kaloum, sa « guerre du riz » en faisant passer les Peulhs, responsables selon lui de l’inflation « grimpante », pour les « affameurs » des Soussous après avoir été les « empoisonneurs » des Malinkés!

 

Stratégiquement, A.C. n’a pas changé mais tactiquement, il ne cherche plus à opposer les Malinkés aux Peulhs (la fièvre a un peu baissé) ni les Forestiers aux Peulhs (arguments difficiles à trouver) mais les Soussous aux Peulhs avec lesquels la cohabitation est plus douce. Les protagonistes que Condé s’est choisis ont compris son jeu maléfique. A.C. nourrit une haine viscérale contre les Peulhs, ses uniques boucs émissaires, mais ce qui l’embête c’est qu’il ne sait pas comment s’en débarrasser. Il peut, tout au plus, les incommoder pendant qu’il est au pouvoir (l’odeur de bouc ne tue pas si elle n’est pas durable) mais ne peut gagner techniquement, faute de maillage sécuritaire performant, là où Sékou Touré a échoué historiquement ;

 

- à  l’extérieur A.C. serait sur le point de former au Burkina Faso des milices ethniques à sa dévotion. Une insulte à la trop choyée Armée Guinéenne sur laquelle il ne pourrait plus compter ? Cette armée attend fébrilement ses augmentations de 100% promises non pas par le candidat mais par le Président Condé, également ministre de la défense. Pourquoi des milices ethniques ? Pourquoi au Burkina Faso ? Même le chef sud-africain Buthelezi fait entraîner les troupes de l’Inkhata dans son propre pays. C’est la première fois que j’entends parler d’un Président en fonction qui crée une « armée parallèle » à l’extérieur de son Etat. Sacré Condé qui pense pouvoir rouler même L. Kouyaté dans la farine de… riz!

 

Dans ces circonstances peu réjouissantes, que faudrait-il faire ? Ne pas baisser les bras ! Le combat ne continue pas, il commence. A.C. ne sait pas conduire mais il sait nuire. Opposons-lui une résistance à la hauteur de l’enjeu de survie. Il a été déclaré Président, qu’il préside ! Mais dans le cadre de la constitution. La Guinée a rapidement besoin d’une Assemblée Nationale anti-dérives car A.C. n’agit pas autour de valeurs de liberté et de démocratie mais s’est entouré de voleurs dont ceux qui avaient participé à son embastillement.

 

Pour le contrer légalement, il faut que Cellou  Diallo, Sydia Touré, Abé Sylla, Elhadj Soumah et les autres se lèvent et continuent à travailler ensemble sur le terrain. Ils doivent même récupérer les pourris déçus le l’« Arc-en-ciel » qui pourraient, après traitement, leur servir d’engrais. Car les législatives à venir ne seront pas faciles dans la mesure où A.C. a le gouvernement, les finances et même une armée parallèle ! Si on le laisse maîtriser seul le calendrier électoral, comme ce fut le cas entre les deux tours de la présidentielle, et « travailler les chefs locaux », son RPG risque d’écraser « démocratiquement » les autres partis. Donc, vigilance ! Pour terminer, la perle du Net et une remarque.

 

La perle

 

La première partie (ce qui annonce au moins une deuxième) de la « liste des débiteurs de l’Etat » vient d’être publiée. C’est vertigineux car confus. Encore un effet d’annonce ? On y a mélangé des personnes physiques et des personnes morales, des dollars et des francs (certains sites n’en ont pas précisé l’origine : suisses ? Cfa ? guinéens ? etc.). Je ne savais pas, au vu de ces sommes folles, que la Guinée était un « émirat caché ». Pourquoi alors Kadhafi, qui risque de ne plus pouvoir distribuer à sa guise son zakat pétrolier, a annulé une dette dont on ne sait même pas à quoi elle a pu servir en Guinée ?

 

J’aimerais également savoir comment ceux qui ont commencé à payer leurs dettes l’ont fait car on connaît le jeu d’écritures de nos combinards qui sont capables de « rembourser » l’Etat en volant ses propres recettes.

 

Une remarque

 

On prête à A.C. le projet de visite imminente au Fouta. Bien qu’il soit plus président de république que Président de la République, je crois que c’est son droit le plus absolu de se déplacer. C’est avant tout un citoyen qui a le droit d’exercer sa liberté de circulation sur toute l’étendue du territoire, que ce soit à Dalein ou à Siguiri. J’espère simplement qu’il se contentera de rester dans les lieux publics et autres « domaines appartenant » à l’Etat et qu’on n’entendra pas parler de violation de domiciles.

 

Je vous salue.

 

Ibrahima Kyle Diallo
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