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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 10:48

epingler cellou 001Une fois encore, le PDE (« président démocratiquement élu » selon les autoritaires de Conakry), ministre de la Défense et commandant en chef de forces armées particularistes, vient d’organiser des manœuvres militaires dans sa base de prédilection : le domicile privé de son opposé  Cellou Dalein. Les soldats de Guinée, qui ont peur de leur propre ombre récidivent en montrant comme d’habitude leur bravoure face à des civils, des femmes et des enfants. On nous avait pourtant dit que tout était nickel en Guinée, les militaires étant tous rentrés dans leurs niches. Il y a tellement de crimes commis par des conards à Conakry que notre capitale mériterait le surnom peu recommandable de Conacrime-Sur-Mer.

 

Rien d’étonnant dans cette république d’impunité toujours maintenue en Guinée. Incapable de construire notre pays (le verbe reconstruire serait inadapté !), AC cherche à détruire ce qui en reste. Il connaît très bien les conditions plus que douteuses dans lesquelles il a été hissé au sommet de la Guinée. L’homme qui, paraît-il, n’avait rien géré gère tout maintenant. Comme les attentes de nos populations sont immenses (eau courante, électricité domestiques, soins de base, etc.) et qu’il ne peut pas y répondre, AC ressort la « pratique sékoutoureuse du complot permanent » qui aurait empêché la Guinée « Noire » de bien partir.

 

L’ennemi national n° 1 de la Guinée est celui qu’on a aidé à grimper à sa tête. Il souhaite lemaintien du statu quo : misère générale favorisant la corruption généralisée et le relâchement des moeurs, absence de l’Etat en dehors de l’appareil sécuritaire, statut de rentiers des dirigeants dopés par les recettes de la bauxite, etc. AC ne peut rien bâtir en dehors d’une pyramide de mensonges et l’histoire ne retiendra jamais l’architecture d’ «Al Pharaon C. » ; il ne supporte, d’ailleurs, aucun bâtisseur comme Cellou, Sydia, Abé ou Fodé ! Après lui, le chaos ? Non ! C’est lui le chaos. Il ne souhaite aucune alternative crédible pour la Guinée. Un médiocre ne prospère que dans un environnement de médiocrité où la vie de cour consiste à avoir du mépris pour certains proches, de la complicité avec d’autres adversaires et une haine tenace contre tout ce qui brille ailleurs!

 

Pourquoi AC est-il obsédé par CD ? L’explication est claire : d’un côté on a un PDE vieillot (en réalité, vieillissant), limité, ethnocentriste (viscéralement anti-peulh) et aux idées archaïques ; de l’autre, un leader tout simplement. L’un a pourri avant de mûrir en décevant, à l’intérieur, ses partisans de départ et en n’arrivant pas, à l’extérieur, à s’imposer sur la scène ouest africaine. C’est le crépuscule pour lui! L’autre, Cellou Dalein élargit, à l’intérieur, grâce à ses compagnons et alliés son audience et acquiert, sur le plan international, une véritable stature d’homme d’Etat. C’estl’aube pour le pays!

 

Légalement, AC ne peut et ne pourra rien, absolument rien, reprocher à CD mais l’opposant hystérique devenu, par fraude, le PDE (« prof défectueusement élu ») pour un certain changement a peur d’un changement brusqué en Guinée. Nous souhaitons des audits pour savoir qui a fait quoi, dans tous les domaines, en Guinée. Nous savons très bien ceux qui devraient avoir peur d’audits honnêtement menés. Ne dit-on pas que lorsqu’une main est propre on ne répugne pas à la lécher ? Nous exigeons des audits, vite ! Pour nuire à Cellou, Alpha lui cherche des poux dans la tête; comme Cellou n’en a pas, c’est Alpha qui lui en jette tous les jours.

 

En effet, le harcèlement de CD par AC devient permanent. On ne perquisitionne que chez lui. Nous en avons plus qu’assez de la courtoisie musclée d’AC ! Quelle lâcheté de violer militairement  le domicile d’un adversaire politique dont l’Etat n’offre même pas les moyens légaux pour se défendre ? On nous dit que des militaires sont venus chez CD pour savoir où se trouvent des militaires ? En tant que civil, je ne comprends rien à cette démarche martiale. Cherchaient-ils aussi des armes ? C’est possible. Mais en cherchant un peu, ils n’auraient probablement pu trouver que des fourchettes, des couteaux de cuisine ou des lames de rasoirs. Faudrait-il, entre autres, condamner Cellou à ne manger qu’à la main et à se raser chez les voisins ? Dans quel état sommes-nous dans notre propre Etat ?

 

L’ « Arc-en- Gbansan » salé veut nous faire croire que les visiteurs musclés qui ont débarqué sans invitation au domicile de CD seraient des éléments incontrôlés. Rien de plus faux ! Ils étaient en mission pour le compte d’AC même si celui-ci était, paraît-il, à l’extérieur du pays. Comme Sékouba Konaté, il profite d’un voyage au-delà de nos frontières pour faire des coups bas. Vous verrez que les assaillants, comme d’habitude, ne seront nullement inquiétés. Ils pourraient même être récompensés en catimini par des promotions.AC est le responsable suprême du climat de violence qui persiste en Guinée. Comme on nage dans l’hypocrisie, certains pensent que les exactions n’arrivent qu’aux autres. On a vu ce qui est arrivé aux Peulhs en Haute Guinée ; on voit ce qui vient de se passer en Guinée Forestière. Où et quand la haine ethnique frappera-t-elle encore? Seul AC le sait !

 

Aujourd’hui Alpha (bêta ?) a enfilé le boubou de président mais, par son incapacité notoire, il n’arrivera jamais à le boutonner correctement parce qu’il a toujours eu des relations difficiles avec la vérité. Condé le Rouge (« wulen » dans une de nos langues ; en supprimant le « n » dans une autre, vous verrez à quel point la Guinée est bien servie !) ne s’inspirerait-il pas d’un modèle à la nord coréenne ? En tout état de cause, c’est maintenant qu’il faudrait empêcher l’enracinement de ce « Kim Il C. » en lui coupant la fibre dictatoriale. La tumeur Condé peut, si on ne s’en débarrasse, devenir très vite un cancer généralisé pour la Guinée. Pour le salut de la patrie, il faut donc faire du PDE, le « Parrain Définitivement Ecarté » avant qu’il n’écartèle le pays.

 

Je vous salue !

 

N.B. : comme toujours, les inconditionnels d’AC vont se focaliser sur un seul mot de mon texte. Je connais maintenant, par expérience, leur fonctionnement mental. Leur désir de réaction est freiné par le sarcophage dans lequel AC les a enfermés. Que c’est difficile de vouloir défendre l’indéfendable ! J’attends au grand jour, non pas les commentaires fragmentaires mais les articles des intellos d’AC, cibles trop faciles à foudroyer.

 

Kylé


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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 11:08

abime-copie-1Gouverner, Monsieur le Pde, c’est prévoir ! C’est donc structurer les événements au quotidien pour atteindre des objectifs clairs et précis. Ces objectifs devraient être vos engagements électoraux sur la base des quels vous a été élu. Votre pouvoir, comme tout pouvoir est un contrat social liant l’élu à ses électeurs. Et, le pouvoir, « révèle aussi la vraie personnalité du  tenant du pouvoir en sur-dimensionnant ses capacités ou en mettant à nue ses limites. »

 

Or, à ce jour, personne ne connait réellement votre projet de société, tout comme personne ne peut faire un dessin objectif de la structure de votre gouvernement, ni de ceux qui réellement gouvernent avec vous : Les  structures et les attributions du gouvernement étant d’un flou artistique et vos ministres ou ceux qui en portent les titres d’une vulgarité désobligeante.

 

Par contre nous assistons à votre conjugaison injonctive du pouvoir avec un violent « je », « j’ai » « je vais » à l’emporte pièce et à la hussarde, frisant un populisme du « militant » que vous réclamez être. Mais quel militant ? Un « CGtiste » rétrograde et ringard  qui propose la fusion de toutes les centrales syndicales, pour mieux asservir les travailleurs, qui supprime les impôts pour éteindre l’Etat et les institutions, qui veut être « responsable suprême » de la République Populiste de Guinée (Rpg).

 

 

A cette absence de vision, s’ajoute une incompétence avérée de votre part. L’Etat, c’est vous et comme vous le dite, vous « utilisez » la force de l’Etat pour exercer votre « pouvoir » et autour de vous, n’existent que deux catégories sociales : vos ennemis, et vos larbins. Tous, curieusement, ont le même traitement de votre part. Vous les écrasés, vous les humiliés et vous propagez une pensée unique, celle du « professeur ».

 

Ainsi, de l’absence de vision à l’autoritarisme stalinien qui vous caractérise sur fond d’incompétence, vous ne rassurez personne et devenez un facteur de division de la société Guinéenne.

 

Vous êtes le seul président au monde qui affecte les postes par « région ».Non seulement cela est faux dans la pratique, mais vous avez substitué  les coordinations régionales aux institutions et cela ne fait qu’approfondir la division des Guinéens et l’éclatement de la Nation.

 

Au lieu donc de diriger un Etat, que vous reconnaissez inexistant, vous dirigez des groupuscules communautaires et linguistiques qui vous adopte, comme tel, c’est-à-dire un président par défaut (Ppd) sans vision, ni objectifs clairement définis, sans programme, ni projet de société, sans Etat, ni administration, sans institutions, ni organes.

 

Monsieur le Pde ou Ppd, l’Avion Guinée, n’a pas  de pilote à bord, heureusement que ce n’est pas la Nation qui y est embarquée mais une communauté.

 

Vous avez tout faux, mais « bon vent ! »

 

Ayya Goundo

 

 

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 19:00

KyleDiallo.jpgLorsqu’on écrit sur le web, on s’adresse à tous. Je me sens donc concerné par la sortie de Nkoro Bakary, intitulée « Nécessité d’une dynamique… ». Un Diakité pouvant en cacher un autre, j’avais d’abord cru que l’auteur était un « Mory », commentateur infatigable mais fatigant des articles d’autrui. En réalité, il s’agit de « Bakary », médecin anesthésiste qui chercherait à nous endormir !

 

Pour vous permettre de situer le compatriote, je vous rapporte un petit souvenir. Je l’ai rencontré un jour au Trocadéro, à Paris, lors d’une manifestation. Dans un élan « fulanistique », j’ai eu la maladresse de le saluer en Peulh par la traditionnelle formule« on diaraama ! » qui, dans le contexte, ne signifie pas « merci ! » mais « bonjour ! ». Sa courtoisie a été de me répondre qu’il n’était pas Peulh. Serait-ce donc inconvenant de saluer dans sa langue maternelle quelqu’un d’une autre communauté ? Ce sont des détails qu’on n’oublie pas car ils vous anesthésient pour une longue durée.

 

Vous remarquerez que certains « Diakité » de Haute Guinée sont les plus anti-peulhs qui soient ! Ils nourriraient un complexe pour donner des gages de fidélité à leurs voisins démographiquement et linguistiquement plus puissants. Je vous rappelle pour mémoire le sinistre Moussa Diakité, ministre de l’Intérieur sous Sékou Touré et bourreau des Peulhs. Si on a honte de son origine, qu’attend-on pour changer de nom, surtout lorsqu’on a déjà perdu sa langue ?

 

Revenons sur le texte du président d’AURGUINEE (hors Guinée ?) à ne surtout pas confondre avec AIR GUINEE, compagnie aujourd’hui dissoute.

 

En principe, un guérisseur connaît les dosages des produits ; un médecin est encore plus rigoureux. Quand le Dr Diakité écrit, il est censé connaître le message qu’il veut faire passer. Lisez-le attentivement et vous mesurerez la nocivité d’expressions qui ne sont anodines qu’en apparence. Alors, questions !

 

Le Dr nous parle de « graves blessures et de traumatismes pour les populations ». Mais quelles populations? N’y a-t-il pas eu de morts ?

 

Sagesse et modération de qui ? Des sages de Siguiri ? Sommes-nous vraiment dans une période de sortie de crise ?

 

Comment les blessures peuvent-elles cicatriser quand on remue en permanence le couteau dans la plaie ?

 

Les populations déplacées (non précisées mais tout le monde connaît les véritables victimes !) ont-elles retrouvé leurs anciennes bases ou cherchent-elles un repli sécurisé ? Où se sont-elles remises au travail ?

 

Oublions la mondialisation qui a bon dos pour nous concentrer sur la crise spécifiquement guinéenne. Où sont la paix et la sérénité pour tous, je dis bien pour tous ? Est-ce mettre du karité sur le feu que de dénoncer les dérives tribalistes d’AC ?

 

C’est vrai que nous avons besoin de paix sociale et d’unité. Mais, Dr Diakité, qui est en train de bâtir l’Etat-Tribu  en Guinée ?

 

Aucun barrage en Guinée, même au Km 36 ? Quelle cécité sélective ! On n’a pas besoin de pare-brise de bus « Tata » produits en Inde pour voir ce que la Guinée comporte de barrages. AC n’a encore construit aucun barrage hydroélectrique (c’est trop tôt !) mais il a édifié des barrages politiques au sein des Guinéens en instaurant un climat de méfiance réciproque. Ils ne vivent pas ensemble mais côte à côte car AC a accru la distance psychologique qui les séparait depuis la déclaration unilatérale de guerre aux Peulhs par Sékou Touré.

 

Pour la route Conakry- Siguiri- Bamako, il faut souffrir d’une épine dans le dos (pour ne pas dire ailleurs) pour affirmer qu’elle est l’épine dorsale du pays, tant son tracé « bakarien » semble politicien (où touche-t-elle la Guinée Forestière ?).

 

AC, qui négocie mal les virages (on ne peut s’autoproclamer bon conducteur), risque à tout moment de nous jeter dans un précipice. Par ivresse de pouvoir ! Le véhicule « Guinée », très rouillé, nécessite certes un contrôle technique. C’est faisable. Mais c’est AC qui est incapable de le conduire, faute du permis adéquat qui ne peut s’obtenir par décret. Il ignore tout code et n’est apte qu’à ouvrir des volets (annonces intempestives, promesses non tenues, effets d’annonce, etc.). A force de toucher à tous les volets, il devrait maintenant prendre la porte de sortie !

 

Comme Gandhi, j’invite le citoyen Bakary à réécrire sa lettre en étant honnête avec lui-même pour parler des vrais auteurs des tueries, des viols, des vols, des fraudes et autres empoisonnements imaginaires. Ce serait moins toxique.

 

En répondant à Nkoro Bakary, je sais que je lui rends un immense service. Un individu critiqué par Kylé lui donne automatiquement droit à un ticket gratuit d’entrée au sein de la nébuleuse Condé qui a toujours accueilli par nécessité certains nécessiteux avides de soupe. Le 0,7 milliard de dollars avancé par Rio Tinto fait couler beaucoup de salive. Nous allons en baver !

 

Dans son programme AC avait promis, entre autres inepties, la prise en charge gratuite des femmes en grossesse. J’ai une demi-douzaine de cousines dans cet état. L’Etat de Condé peut-il aider une seule d’entre elles ?

 

Je vous salue !

 

C’était Kylé.


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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 15:11

rabi.jpgElle ne joue plus le rôle. Rabiatou Sérah Diallo est devenue timorée. Son fauteuil de présidente du CNT, elle ne le remplit plus. Le parfum et le luxe du pouvoir ont eu raison de sa fougue. En effet.

 

Quand une présidente d’institution législative prend son petit déjeuner au domicile du chef de l’exécutif, cela n’a rien d’anormal si, de par ses actions, elle joue effectivement son rôle d’organe de contrôle de la marche de l’Etat. Mais comme la présidente du Conseil national de la Transition (CNT) donne raison à ceux qui jurent qu’elle n’est plus celle qui empêchait de tourner en rond, qu’elle ferme les yeux sur tous les contrats de gré à gré à l’image de l’attribution du contrat du Port de Conakry à Bolloré, de la convention avec Rio Tinto que le nouveau régime a signé et présenté au public et du contentieux entre l’Agence de régulation des postes et télécommunications (ARPT) et la société de téléphonie mobile Areeba, il y a lieu de s’en effrayer.

 

Raby et ses collègues oublient certainement que leur institution ne peut avoir un caractère légitime et légal que si tous ensemble, ils se montrent vigilants face à ces contrats qui peuvent faire basculer le pays dans l’incertitude et leurs concitoyens dans l’inconnu s’il n’y a de possibilités d’y voir clair.

 

L’intrusion de Bolloré dans nos eaux aurait été l’occasion pour le CNT de se reveiller. Il ne l’a pas fait. La convention avec Rio Tinto qui hypothèque nos ressources avec une somme de 700 millions de dollars – d’accord, le montant semble très élevé pour ceux qui ne savent pas évaluer une mine de fer de classe mondiale et tirer la différence entre ticket d’entrée, redevance et royalties –  n’a pas préoccupé Raby et ses collègues. Non plus, la situation d’Areeba, le sort de ses employés, les dommages causés à ses deux millions quatre cent mille abonnés…, Raby n’en fait pas un problème. Elle ne dit rien, ne propose rien. Elle laisse Alpha Condé et son gouvernement pléthorique tanguer au sommet sans rien de plausible depuis maintenant plus de quatre mois. Raby s’occupe de son train-train, elle monte, elle descend, comme si c’est cela la mission qui lui est dévolue.

 

Elle se fait sciemment oublier de la scène comme si, la Transition est arrivée à son terme. Comme si les Accords de Ouaga n’ont plus de sens, comme si le sang des martyrs de la lutte syndicale a été versé pour qu’elle vienne faire pareille comédie au CNT. Comme si après le simulacre d’élections présidentielles, le pays est parvenu à passer le cap du retour à l’ordre constitutionnel véritable. Cette Raby-là inquiète les observateurs. Tout comme les constitutionnalistes qui pleurent le non respect de la constitution en son Article 149 et des préséances administratives par le professeur-président.

 

Cette Raby-là ne se bat plus pour l’intérêt du peuple. Elle s’efface pour mieux songer à son intérêt personnel. Sans quoi elle aurait eu le courage d’exiger du chef de l’Etat le respect de la Constitution qui dispose que dès l’installation du président de la république, les législatives doivent avoir lieu dans les six premiers mois (ce qui abrégerait les dépenses liées à l’organisation d’un référendum pour faire adopter la nouvelle Constitution). Mais Raby, la pauvre syndicaliste est restée de marbre. Elle et ses collègues n’ont même pas réclamé l’ossature de l’équipe gouvernementale du nouveau régime pour permettre au pays de cadrer ses dépenses. Ils n’ont pas joué leur rôle.

 

Cela dit, Raby est complice du nouveau régime. Pauvre de nous !

 

D. Alpha

 

Source : Le Populaire


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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 21:20

elhadj-dabo1.jpgElhadj Youssouf Dabo, âgé de 108 ans, est le Président de la Coordination Manding pour la Région de Kindia. Depuis la cité des agrumes où il vit, prêche la paix et l'entente sociale entre tous les Guinéens sans distinction et formule des bénédictions à ceux dont il croise le chemin, il a adressé aux Guinéens son ''Message de paix". Voici ce document transmis à notre Rédaction :

 

"Je lance un appel solonel aux Guinéens pour leur confier  le Nelson  Mandela de la Guinée. le Professeur Alpha Condé. C'est un patriote courageux qui aime son pays, la GUINÉE.

 

Il a passé 40 ans de sa vie dans la lutte politique sans merci pour  l'instauration de la démocratie sans démagogie. Afin de sortir  sons peuple de la misère.

 

A  mon âge, mon rôle consiste à prêcher   l'unité de mes enfants, petits enfants   pour qu'ils vivent dans la paix et la prospérité.

 

C'est pourquoi, je prie Dieux le Tout-Puissant  de mon vivant d'aider le président  dans l'accomplissement de sa mission de chef d'État, Président de la République pour l'intérêt de tous les fils du pays sans exception.

 

Je prie tous les Guinéens, sans distinction, de se donner la main pour aider le Professeur Alpha Condé, de sortir  notre cher pays, la Guinée, de la misère.

 

J'exhorte l'armée, les cadres de l'administration  publique et prive, de banir  les anciennes méthodes qui avaient fini de ternir l'image de notre pays.

 

Je prie  tous les chefs religieux sur toute l'étendue du territoire nationale de prier Dieu  afin qu'Il facilite la tache de notre fils, frère, grand frère, neveu, cousin ,oncle Alpha Condé dans sa mission d'aider la Guinée et les Guinéens qui ont longtemps attendu le changement positif.

 

Que la bénédiction de ALLAH soit sur le monde en général, l'Afrique en particulier.  Je prie tous mes enfants et petits enfants; je veux dire les  Guinéens et Guinéennes de se donner la main, de se débarrasser de haine, de regarder dans la même direction que le professeur Alpha Condé afin de sortie notre pays du sous développement.

Paix et Salut sur la Guinée"

 

Elhadj Youssouf Dabo

Président de la Coordination Manding à Kindia

 

LJ partenaire de BBN


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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 08:53

aurguinee_01.JPGComme nous le disons tous couramment et banalement, rien ne sera plus comme avant en Guinée. En effet,  il y a un an environ,  la Guinée entrait en campagne électorale pour la première fois de son histoire, pour une élection présidentielle libre, contradictoire et pluraliste ;  cela a été une expérience enthousiasmante ouvrant de belles perspectives pour les populations, surtout pour les jeunes qui se sont tant battu pour un vrai changement démocratique et un état de droit. Tout le pays avait de l’espoir et rêvait de ce changement. Ce qui a permis la naissance d’une dynamique unitaire de toutes les forces politiques et sociales. Mais la confrontation électorale aura été une dure épreuve ayant occasionné de graves blessures et un réel traumatisme pour les populations. Notre pays a failli basculer dans la guerre civile. Fort heureusement, la sagesse et la modération on pris le dessus, ce qui a permis une sortie de crise.

 

Aujourd’hui les blessures post électorales cicatrisent petit à petit. Les populations déplacées ont retrouvé leurs anciennes bases et se sont remise au travail. Mais les difficultés sont très grandes, dans ce contexte de crise mondiale ; cependant l’immense majorité des gens garde l’espoir. Il règne dans le pays un climat de paix et de sérénité, les graves secousses post électorales semblent derrière  nous ! C’est pour cela qu’il est non seulement inutile mais dangereux de mettre de l’huile sur le feu. La Guinée a besoin de la paix sociale et de son unité pour sortir définitivement de la misère socio-économique afin de bâtir un Etat- nation pour le bonheur de tous. Nous venons de traverser tout le pays, ( du 23 au 29 Avril 2011) de Siguiri a Conakry en passant par Kankan, Kouroussa, Dabola, Mamou, et Kindia sans rencontrer aucun barrage. Il n’y a aucun barrage en Guinée, même pas au kilomètre 36 contrairement à certaines informations du début du mois d’Avril. Du point de vue des forces de sécurité, les militaires, et  gendarmes, sont rentrés dans les casernes, et  dans les rangs. La Guinée se remet doucement au travail, le carrefour de Tombo est en chantier au niveau du pont du 8 Novembre pour la construction d’un échangeur qui permettra de désenclaver la presqu’île de Kaloum.

 

La route nationale et internationale Conakry-Bamako est dans un état de dégradation très avancé dans sa portion entre Mamou et Kouroussa ; à tel point que la portion Dabola Kouroussa risque d’être rapidement impraticable avec l’arrivée de la saison des pluies ! Il y a donc une vraie urgence vitale pour l’arrière pays à refaire ce tronçon.

 

Il  serait intéressant de s’inspirer de l’exemple du Mali qui après avoir restauré les routes internationale Bamako, jusqu’à la frontière de la côte d’ivoire et Bamako Siguiri, a instauré un système de paillage. Nous lançons un véritable S.O.S pour cet axe routier qui est en danger de mort et qui met en danger la vie de beaucoup de Guinéens. Cette route nationale et internationale Conakry Siguiri-  Bamako reste l’épine dorsale de l’économie du pays. Car c’est la seule  route qui relie la Basse Guinée  à la Moyenne Guinée, la Haute Guinée et la Guinée Forestière. La Guinée qui a beaucoup souffert de la mal gouvernance et de la division vient de négocier un virage très dangereux de son histoire. Elle a besoin aujourd’hui plus que  jamais de l’unité d’action et de la mobilisation de tous les guinéens pour la construction d’une nation civique dont le ciment reste et demeure notre engagement citoyen à tous. C’est dans cette perspective que nous nous situons. NE  Nous  perdons pas dans nos contractions mineures,  ne   perdons plus  notre temps et notre énergie dans la surenchère et les invectives .Nous avons plutôt besoin de bâtir sur le socle  solide d’une CITOYENNTE guinéenne, une Nation civique qui sera la manifestation d’ une identité commune sur les plans juridique, politique, historique, culturel et national. En Démocratie seule la Citoyenneté est source de légitimité !

 

Vive la Guinée !

 

Docteur Bakary Diakité président AURGUINEE


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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 23:37

lecture-livre_01.jpgHey ! Il ne faut pas se voiler la face : la lecture n’est pas le dada de certains. En dépit des multiples annonces faites sur le net en sus d’invitations envoyées par voie postale à certains mecs, les invités ne se sont pas agglomérés au 21 bis rue des écoles à L’Harmattan à l’occasion de la cérémonie de signature du tout premier roman de votre écrivassier, Territoire des mémoires !

 

Avant l’heure, votre gars, une fois n’est pas coutume, tiré à quatre épingles, arpente l’allée conduisant à ladite adresse. Il trépigne à feuilleter des bouquins bazardés à un sou dans la rue. « Ah ! Ah ! Comme tu es habillé là on aura du mal à te reconnaître » s’esclaffe à sa vue un invité très coté sur les sites Guinéens. Il tenait entre les mains Territoire des mémoires ! qu’il venait à l’instant d’acheter dans une librairie de la même rue. On potine un moment puis on avance jusqu’au lieu de la cérémonie. On ergote là un bon bout de temps à attendre que les invités s’amènent. Ils arrivent en petit nombre. Des personnes ressources. Votre « mékhé dounké », flottant dans sa veste, ne tenant plus tranquille, va se poster à l’entrée comme un portier. Il se barbe là, sur la pointe des pieds ressemblant à un rongeur dressé sur ses pattes postérieures, à dévisager des passants jusque temps que la commerciale de L’Harmattan l’invite à rentrer et à aller démarrer. La mort dans l’âme, il rejoint dans le sous-sol le peu d’invités qui ont fait le déplacement. Sitôt, face à eux, il blèse ses maux couchés sur du papier :

 

« Tout le plaisir est pour moi de vous voir ici présent pour la cérémonie de signature de mon roman, Territoire des mémoires ! Je vous remercie, du fond du cœur, d’avoir répondu à notre invitation. Et je dis merci à L’Harmattan de me donner cette opportunité de vous parler très brièvement de mon roman. Très brièvement parce que tout simplement d’autres écrivains guinéens émérites que j’ai lus ont eu à traiter avec un talent émouvant et captivant de cette époque de la Révolution. La différence avec certains d’entre eux c’est que Territoire des mémoires ! romance et s’efforce de faire revivre, au présent, le régime du tout premier dictateur guinéen. Territoire des mémoires ! essaye de montrer comment les populations guinéennes ont vécu dans leur esprit et dans leur chair la dictature de la Révolution sékoutouréenne. Et dans cet ordre d’idées Territoire des mémoires ! s’érige en rempart pour prévenir les populations guinéennes et africaines contre des tyrannies qui bourgeonnent en Guinée et ailleurs. C’est pourquoi je vous invite vraiment à lire ce roman entre les lignes et en dehors des lignes. C’est un roman qui rompt avec fracas le silence sur la nature du pouvoir en Guinée et en Afrique. Un roman qui tire ses sources de la réalité, du vécu. En effet il est question dans ce roman de mettre à nue les tenants et les aboutissants du régime de la Révolution. Et vu sous cet angle, Sékou Touré n’apparaît pas du tout comme un saint. Il était véritablement le maître du jeu de la Révolution guinéenne. »

 

On échange ensuite longtemps des parlotes. Après ça, on remonte au premier pour se désaltérer. Les invités passent à la caisse. Ils banquent Territoire des mémoires ! Votre écrivassier se calle derrière une table et signe de longuets autographes. Il est tout feu tout flamme. Combien d’autographes signera-t-il ? Sachant que le bouquin est vendu à 33,50 euros. En vérité, peu importe le nombre. L’essentiel que le message passe par leur canal.

 

Au finish d’aucuns mettent les bouts. D’autres restent et la causerie s’enferre sur la nécessité de la réconciliation des Guinéens qui doit passer inéluctablement par le procès des criminelles des régimes qui se sont succédé au patelin.

 

Qu’on se le tienne pour dit : tous les Guinéens ne sont pas coupables dans la tragédie de la Révolution sékoutouréenne et dans les autres crimes de sang commis en Guinée. Ce ne sont pas tous les Guinéens qui ont une part de responsabilité dans ça. C’est inadmissible de mettre des bourreaux et leurs victimes dans le même box de la justice.

 

Dans la cabosse de Goby Condé, le chauffard du teuf-teuf à quatre roues de Sékoutouréya, la question de la réconciliation au bled est trop terre à terre. Pour cause ? Il aime alors prendre exemple  sur lui-même : le dictateur Lansana Conté l’avait momentanément privé de liberté et gardé à la Maison d’arrêt de Cona-cris. Et durant ce laps de temps, lui, Goby Condé bénéficiait constamment de la visite de ses avocats, de ses proches, de son médecin qui le suivait régulièrement, mangeait des repas que lui préparait sa propre famille. Pour preuve, à sa libération il avait pris de l’embonpoint. Maintenant dans son louvoiement, il se compare à Mandela et dit que lui a pardonné à Lansana Conté en se recueillant sur sa tombe. Il estime alors que les Guinéens de leur côté aussi doivent pardonner à leurs bourreaux. Quelle comparaison couillue ! Quel imbécile !

 

Goby Condé ne se départira jamais de son esprit de clocher. Or « Savoir se remettre en question, c’est la première des capacités d’un politique » comme l’assène Dominique de Villepin.

 

Didon ! Gobykhamé ne se remettra jamais en question par rapport à Sékou Touré. « Alpha Condé n’a jamais été un opposant à Sékou Touré. Il dit avoir été professeur de droit à la Sorbonne. A moins qu’il n’ait enseigné des mouches à la Sorbonne. Jamais, jamais il n’a été professeur de droit à la Sorbonne », rappelle-t-on ce témoignage sur Africa n°1 du doyen James Soumah bien connu de ses compatriotes guinéens à Paris pour son opposition historique au régime sanguinaire de Sékou Touré.

 

C’est pourquoi Goby Condé ne peut comprendre le sens du combat de ceux et de celles qui réclament un droit de réparation de mémoires des victimes de la Révolution sékoutouréenne. Ils ne réclament pas de façon obsessionnelle une punition contre les séides de la Révolution. Le véritable sens du combat, c’est d’obtenir un procès et de rappeler des interdits à ne plus commettre à l’encontre des Guinéens disons de l’homme, de l’être humain en Guinée. C’est pour cette raison principale que le Pharaon du CNDD, le bidasse Sékouba Konaté, les actuels ministres Hâman Claude Goliath Pivi et Tchiéboro Camara, et les autres responsables du massacre du 28 septembre 2009 au stade du 28 septembre et à ne pas oublier Idrissa Cherif Diaby qui cancanait qu’« on ne peut pas gouverner sans tuer », doivent répondre de leurs crimes devant le Tribunal Pénal International.

 

Après le départ des derniers invités, votre gars s’avance vers la caisse et s’enquiers naturellement du résultat de la vente du bouquin. « C’est bien. Neuf romans ont été achetés ce soir. Le résultat est bon dans l’ensemble. Le mercredi 26 avril dernier, un seul livre a été vendu lors de la cérémonie de signature d’un autre auteur…» témoigne la caissière de L’Harmattan. Ah, oui ! La vie est maintenant caillou partout. Il faut gagner sa croûte. 

 

Votre écrivailleur rentre chez lui avec un ouf ! de soulagement. Son téléphone sonne : « Allo ! C’est Ansoumane Doré…» Un appel qui réconforte et positive tout.

 

Ansoumane Doré…Voilà quelqu’un qui a la tête bien faite. Qui écrit bien français et parle excellemment bien la langue de Molière. Son curriculum vitae ne ment pas et reflète absolument son intellectualité. Un capable, un compétent qui glande sur le banc de touche pendant que des incapables sont gratifiés au bled à des postes de responsabilités pour des raisons électoralistes et ethnocentriques. Ainsi marche et marchera le régime interlope de Goby Condé durant son mandat tyrannique.

 

Benn Pepito        

          

 

 

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 23:22

que_la_guinee_saigne_01.jpgScandales de toutes sortes, ne vous concentreriez-vous qu’en Guinée ? Je me le demande. J’ai vraiment mal à mon pays avec ses scandales politiques, électoraux, administratifs, judiciaires, moraux, etc.

 

Al. Condé, le PDE de la RG vient de s’offrir un matelas financier de 700 millions de dollars US généreusement offert par Rio Tinto. C’est confortable pour celui qui se coucherait sur une natte mais ce qui est bon pour AC l’est-il forcément pour la Guinée ?

 

Ce montant qui fait saliver tous les vautours qui entourent AC (ils croient que les billets de dollars sont physiquement dans des coffres à Conakry !) n’a qu’une importance relative, le Trésor Public guinéen n’ayant auparavant jamais espéré autant de devises. En réalité, dans les grands contrats, qu’ils aient trait aux mines ou aux armements,  on parle souvent en milliards de dollars. Un montant qui n’est que de 0,7 milliard de dollars US ne devrait donc éblouir qu’un individu ou un clan mais pas un pays minier.

 

En revanche, on doit s’inquiéter de l’usage que fera AC de ce pécule dans le cadre de son « changement ». Ce qui frappe, c’est l’opacité de l’opération menée par celui qui se flattait de n’avoir rien géré en Guinée. Le contrat a été rapidement négocié en catimini et signé, en dehors du nouveau code minier non encore pondu par le « coq RPG », au domicile privé d’AC qui n’a pas encore officiellement la fonction de centre administratif. Cet « Accord Transactionnel » secrète-t-il pas une entente douteuse ?

 

Le besoin pressant d’AC en argent frais l’a conduit à signer n’importe comment du n’importe quoi, coincé psychologiquement entre  les blocs miniers 3 et 4 du Simandou. Quand on a faim, on n’attend pas qu’un plat se refroidisse, dit-on !

 

Si les 700 millions précités (un pourboire de la part de Rio Tinto !) constituent une bouffée d’oxygène pour AC, ils seront probablement une toxine pour la Guinée. En effet, ils pourront servir à corrompre dans le cadre de la préparation des législatives pour installer solidement la dictature d’AC. Le RPG s’est attribué la Présidence de la République,  il veut s’accaparer de celle de l’Assemblée nationale. Le soi-disant programme minimum d’urgence (eau courante, électricité domestiques, nourriture et soins de base, etc.) attendra. N’est-il pas honteux que des milliers d’élèves révisent encore leurs leçons à l’aéroport, dans les stations d’essence et les grands carrefours, seuls éclairés la nuit ? Vous  imaginez-vous réviser des leçons à un carrefour de circulation automobile ? Comment nos élèvent pourront-ils s’orienter, Pr. Condé ?

 

On peut être nul mais nationaliste. Aujourd’hui posons-nous la question de savoir si AC aime vraiment notre pays. Le minerai de fer et la bauxite sont le « pétrole et le gaz » de la Guinée. Il faut avoir une santé de fer (en plus de la compétence juridique) pour négocier avec un géant comme Rio Tinto. Notre Pr. AC n’a même pas la « santé d’alumine » et les compétences requises pour décortiquer un contrat : il ne regarde que le montant qu’on lui propose, fut-il le prix d’un coq ! Voilà comment on saigne la Guinée en passe de devenir l’eldorado des contrats bidon et inéquitables.

 

C’est tout de même aberrant que les dirigeants de Guinée se privent des compétences de sa diaspora. En Europe occidentale, en Amérique du Nord et en Afrique de l’ouest, nous avons des sommités insoupçonnées en matière juridique et financière. Il suffirait d’envoyer à l’une d’elles par mail une copie d’un projet de contrat pour qu’en quelques heures, ce projet soit revu et corrigé en tenant mieux compte des intérêts de la Guinée.

 

Savez-vous pourquoi les multinationales aiment tant la Guinée? Ce n’est pas à cause d’un quelconque scandale géologique (la Guinée n’a pas le monopole des potentialités minières) mais de l’incompétence de sa caste dirigeante. C’est plus facile de négocier avec un ignare, surtout lorsqu’il a faim et qu’on lui fait miroiter ce qu’il n’espérait jamais avoir!

 

Aujourd’hui, par un contrat né hors «code minier» (vous voyez le mot qui me vient à l’esprit) AC nous enchaîne avec notre propre fer après avoir piétiné la Constitution et violé les règles élémentaires de la démocratie. Sa dictature déroule son tapis rouge dans des conditions qui lui sont favorables : Dadis est en convalescence végétative au Burkina Faso ;Sékouba Konaté est éloigné dans le cadre d’une Force (encore une farce) en Attente  de l’Union Africaine après avoir été recalé pour insuffisance notoire ( une des conditions était d’être bilingue mais Sékouba ne comprend que Français, Soussou et Malinké) ; Jean-Marie Doré, comme un ruminant, digère en silence ce qu’il a malhonnêtement accumulé pour s’offrir une retraite mal méritée ; Rabiatou Diallo ( passée du statut d’icône au temps de Conté à celui de conne sous Dadis , son « père de la nation ») se cramponne au CNT, redoute les législatives qui l’éjecteront sans doute comme une « saïfonnette »(savonnette dont seul le Fouta a le secret de fabrication), gère les avantages par lesquels AC la tient et se tait (ce n’est pas facile de parler la bouche pleine).

 

Dans ces conditions que faudrait-il faire ?

 

Après avoir été victime de son excès de confiance entre les 2 tours de la présidentielle, l’opposition à AC ne doit pas tomber dans l’excès de pessimisme. Tout n’est pas perdu à condition qu’elle s’organise pour contrer le césarisme de Condé, en mobilisant les moyens à sa disposition :

 

a)      Exiger la tenue immédiate des législatives

 

Ce serait la meilleure façon de limiter les dégâts car je ne vois pas le RPG qui a reçu la Présidence de la République, perdre la majorité à l’Assemblée Nationale. Ne rêvons pas debout. Les élections se gagnent non pas dans les couloirs des ministères mais dans les quartiers. Sékou Touré l’avait compris avec ses « pouvoirs révolutionnaires locaux ». AC quadrille le pays en nommant les chefs de quartier. Pourquoi ne pas dénoncer ce comportement antidémocratique au lieu de se focaliser uniquement sur les nominations intempestives et ethnocentriques dans la haute hiérarchie administrative et militaire ?

 

b)      Animer les quartiers en allant vers les jeunes au moins une fois par quinzaine

 

AC occupe la RTG, il faut que l’opposition occupe le terrain (centres de loisirs et de sports, etc.), multiplie  les réunions d’information pour expliquer ce qu’elle aurait pu faire si on ne l’avait pas trichée et ce que fait le gouvernement actuel comme bêtises pour dégrader le quotidien de tous.

 

c)      Sortir du piège des « points de presse »

 

L’opposition s’est focalisée sur des dénonciations stériles à un endroit précis devenu le réceptacle des lamentations. Elle commet l’erreur de courir derrière la presse alors que, logiquement, c’est aux journalistes de suivre les activités des responsables politiques pour alimenter leurs colonnes. L’opposition doit occuper la rue, manifester pacifiquement, montrer éventuellement les dents et laisser la presse relater les évènements.

  

d)      Obliger AC à composer avec l’opposition

 

 Le pays est déjà en décomposition avancée mais l’opposition a du mal à maximiser ses atouts. Même avec la fraude massive, AC avec ses 52% n’a pu réussir le score soviétique qu’il escomptait. Officiellement, il n’était soutenu que par un Guinéen sur 2. En réalité, il est politiquement minoritaire dans le pays et il le sait. Le problème, et c’est ce qui fait la complexité de la politique, est qu’il détient le pouvoir politique (le RPG est le parti du pouvoir, ce qui le différencie stratégiquement des autres), le pouvoir militaire (la chaîne de commandement est ethniquement verrouillée) et, depuis le « ballon de Rio Tinto », un pouvoir financier corrupteur. Mais peut-il gouverner un pays coupé en deux ?

 

En réalité AC n’est pas fort, c’est l’opposition qui devrait mieux s’organiser en faisant l’indispensable travail de proximité. AC a confisqué la RTG, l’opposition doit avoir ses radios émettrices. Pour recevoir la télé, il faut du courant électrique, ce que ne peut fournir AC. Par contre, un transistor est comme un portable ; il est utilisable n’importe où ou presque.

 

Nous devons aider l’opposition en soutenant Cellou Dalein, Abé Sylla, Sydia Touré, Fodé Soumahetc. Ce sont des valeurs sures. Il faut impérativement qu’ils restent unis car le démon de la division  rôde autour d’eux. Pour ma part, je compte redoubler d’ardeur pour les soutenir.

 

En quoi consiste le soutien à un homme politique ? C’est d’abord de ne pas l’étouffer! Il n’y a pas pire qu’un ami encombrant. Ensuite, on reste à son écoute pour lui suggérer éventuellement des solutions ; on lui donne, grâce à un regard extérieur,  son avis qui ne doit rester qu’un avis mais on n’a pas à décider à sa place parce que justement on n’est pas à sa place. Des avis, oui ! Des directives, non !

 

Je prends le cas de Cellou Dalein, scandaleusement privé de la Présidence au profit d’un aventurier obtus. Qui plus que lui voulait gagner ? C’est vrai qu’il a commis des erreurs sur lesquelles il n’est pas nécessaire de revenir. Mais ce serait une grave erreur que de vouloir l’enterrer. D’ailleurs, dans le contexte actuel, il demeure incontournable. J’entends, par-ci et par-là, que Cellou ne fait pas l’affaire, qu’il faut le remplacer, etc. Que ceux qui le souhaitent, nous disent clairement par qui.

 

C’est incroyable ce qu’on entend ! Un homme qui tombe ne peut-il plus se relever ? Un conducteur qui fait un accident (causé par sabotage) ne doit-il jamais reprendre un véhicule ? Je conseille la retenue à ces délivreurs de permis de conduire à points.

 

Je ne suis l’inconditionnel de personne mais je constate que Cellou dispose d’atouts certains :

 

1°) une bonne formation : il est de bonne éducation traditionnelle et a bénéficié d’une solide formation intellectuelle.

 

2°) une longue expérience administrative : avant d’être PM il a été ministre et avant d’être ministre il a été un haut cadre de l’administration guinéenne. Ce n’est pas de sa localité de Dalein qu’il a été nommé à des postes importants.

 

3°) une finesse politique insoupçonnée : c’est lui qui a fait de l’UFDG un parti national implanté dans toutes les localités du pays dont il reflète la diversité. J’ai appris l’histoire de ce parti qui n’a pas été créé par Cellou mais c’est lui qui a fait de l’UFDG ce qu’il est aujourd’hui. Ce n’est pas l’antériorité d’une adhésion qui confère une légitimité. Je rappelle que le premier SG du sinistre PDG n’était pas Sékou Touré. Il appartient donc aux membres de l’UFDG qui ne devraient pas se payer le luxe de querelles internes de faire des débats pour en améliorer le fonctionnement.

 

4°) un charisme inattendu : j’ai assisté à un meeting de Cellou. C’était le 13 février 2011 à Paris. L’homme a gagné en assurance et acquis un charisme certain. Il traite ses alliés (NGR, UFR, Géci, etc.) avec respect et non comme des subalternes. Une alliance, pour être solide et durable, doit toujours se bâtir autour de valeurs.

 

5°) un courage physique et moral soutenu : à chacun de ses déplacements, Cellou fait l’objet de tracasseries administratives et de menaces physiques contre sa personne dignes de la Roumanie du couple Ceausescu. Le pouvoir en place s’attaque à ses amis et même à sa propre famille. Pourtant rien ne l’arrêtera. Qu’AC le veuille ou non, Cellou sortira de son pays natal quand il veut, il rentrera à son domicile quand il veut en suivant l’itinéraire qu’il veut, acclamé par qui le veut !

 

AC brandit la menace de ses audits. Nous souhaitons vivement que ces audits aient lieu le plus rapidement possible et en toute transparence. Pas des audits de taudismais de véritables enquêtes pour savoir qui a fait quoi. Si on était dans un Etat de droit, AC devrait demander lui-même sa mise en examen !

 

6°) un réseau international solide : Cellou n’a pas été le Président de la Guinée mais il est reçu avec tous les honneurs par les Chefs d’Etat dès qu’il arrive dans une capitale. C’est ce qui agace AC dont les pairs ont vite su ce qu’il vaut, c’est-à-dire rien !

 

Pour ces quelques raisons, je ne vois pas pour le moment, je dis bien pour le moment, un leader qui réunit autant d’atouts. Si ceux-ci ne sont pas suffisants, il faut les compléter et non s’en priver. Dans un pays où la politesse est considérée comme une faiblesse, ne serait-il pas plus utile d’aider Cellou à trouver des personnes pouvant parler à ceux d’en face ?

 

Ma position, comme toujours, reste claire : je ne prétends pas que Cellou est l’unique solution pour la Guinée ; je dis simplement que Cellou, qui se bat dans des conditions très difficiles, est une alternative crédible pour notre pays. C’est en ce sens que je compte le soutenir.

 

Pour terminer, une perle du Net. Alpha Condé promet la construction d’une usine de montage de bus en Guinée avec l’aide du groupe indien Tata. Alpha ne fait refait jamais les mêmes bêtises. Il en fait toujours de nouvelles. Tata chez Tonton, ce sera comme le cas du Conakry-Kankan avec le Brésil. Qui drible qui ?

 

Je vous salue.

 

Ibrahima Kylé Diallo


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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 20:28

bokoum_02.jpg(i) Les cent jours d’Alpha condé 

Peut-on commenter (1) en une centaine de secondes, 100 jours de noyade ! Vous connaissez ces plagistes qui quand il fait beau, vont en haute mer sur des pédalos. Espèces de motocyclettes qui permettent de s’éloigner des rivages pour aller goûter les émotions fortes  du grand large. Il y en a qui ne savent pas nager. Qu’arrive-t-il quand le pédalo se renverse ? Gare si le touriste de haute mer se met à s’agiter, car à force de s’ébrouer il risque de repousser sa planche de salut qui se trouve être son pédalo. Et alors l’aventure est sans espoir. Ici le navire Guinée prend eau de toutes parts. Bref le « président démocratiquement élu » (RTG) a laissé filer entre les doigts et les pieds, cent jours, en pure perte, après avoir bouché tous les horizons d’accostage. Il avait dit en effet :

 

Je vais reprendre la Guinée où AST l’avait laissée.

 

Encore :

 

J’ai hérité d’un pays mais pas d’un Etat.

 

Grave malentendu.

 

Il n’a pas hérité d’un pays, mais des lambeaux d’une nation dont il a contribué à saucissonner les dépouilles laissées par ses prédécesseurs :

 

-  Kankankoura est devenu un camp de réfugiés à Dinguiraye

 

-  Siguiri a été expulsé vers un centre de rétention à Dalaba

 

-  Kouroussa a émigré à..

 

Bref le président démo n’a trouvé ni Etat ni Nation. Pour rebâtir l’Etat il n’eût pas fallu s’entourer de ceux qui l’ont mis par terre. Pour reconstruire la nation, on attendra,  après les cent jours dilapidés dans les discours qui opposent ethnies à ethnies, commerçants et consommateurs, fonctionnaires et entrepreneurs, partenaires étrangers renvoyés dos à dos avec des promesses qui s’annulent les unes les autres ; Areeba-Colle la Guinéenne à Orange-Guinée de Khadafi (eh oui !)  Voyez les mésaventures de Soros, des Brésiliens, de Necotrans, Getma.

 

Il y a quelques jours, c’est La BICIGUI, LA SGBG qu’on cherchait à opposer à leurs maisons mères, la BNP et la Société Générale. Donc, il faut « mélanger » (Lansana Conté) les banquiers aux clients, avec comme boucs émissaires les cambistes ! Le mauvais temps, c’est la faute au thermomètre. Nous n’avons pas le temps de développer ces naïvetés populo-gauchardes.

Citations :

 

 « J’ai dit à vos patrons lors de ma rencontre avec le MEDEF que vous êtes contre moi » !

 

Les 100 jours ont été dilapidés dans des décrets bâclés, voire anti- constitutionnels :

 

« Alsény Barry, foutez le camp ! »,

 

« Boutiquiers de Guinée, je vous donne trois mois ! »

 

« Femmes de Guinée, prenez la place des boutiquiers et des chefs de quartiers de Lansana Conté, voici 35000 tonnes de riz ! ».

 

Témoins de ce que je dis là : M. Bondabo de Dubréka le donso anti-poussins d’Alséni Barry, remercié depuis, après avoir failli être brûlé vif. L’imam Camara, lors d’un meeting à Dixinn fut prié de ne pas intercéder en faveur de « saboters », à qui l’on avait donné 3 mois pour quitter la Guinée. A l’inverse, le premier ministre Saïd Fofana est prié de jouer son rôle de premier ministre en mettant le feu au cul des tortues au lieu de jouer les Imams. Depuis, voyez le look du sieur Premier, il a ôté sa calotte de soufi iranien.

Hélas !

 

« Notre projet riz est un fiasco.. »

 

Les prochains 100 jours ?

 

Je reprends la Guinée là où AST..

 

Comment ?

 

Conférence nationale ou dialogue-pacte, mais successivement, qui est fou avec :

 

Les femmes,

Les syndicalistes

Les militaires,

Les commerçants,

Les artisans,

Les Libanais,

Les magistrats,

Les agriculteurs..

 

Un vrai poème bucolique agrémenté de kakilambè avec des lyrics rap !

 

En lieu et place d’un programme cohérent, on convoque les composantes économiques, les classes sociales, et on dit :

 

Je ne vous connais pas, tout le monde me fuyait parce que j’étais l’opposant ! Donc dites-moi vos doléances, faites-moi des listes.. D’ailleurs on dirait qu’il y a des absents, je ne vois pas les mendiants ! Comme au temps des forces vives, au temps où j’étais opposant. La belle époque, « la grève des battus » !

 

Une conférence nationale diffractée. Un dialogue sous forme de deux monologues. Comme au temps d’AST où un seul parlait. Car le Peuple qui parlait, c’était l’homme, et l’homme c’était le peuple. L’HOMME/PEUPLE. Le tour est joué. En fait il y a un programme, une obsession, les législatives. Là encore on piétine les textes. Le ministre des prochaines fraudes convoque les partis, décide de disqualifier la CENI, de refaire le recensement car  le code secret du système a disparu avec la SAGEM ! On imagine la catastrophe qui s’en eût suivi si on avait disposé d’une bombinette fabriquée à notre célèbre centre de formation technique de Dabadou dans Kankan !

 

On décrète que les élections n’auront lieu qu’au dernier trimestre de 2011. A la barbe de notre Assemblée délibérante (nationale ?), le CNT, puisque nous n’avons pas autre chose. On s’en sert quand on a le rhume, on se mouche avec et après on le balance comme du Kleenex, le moment venu.

 

Après cent jours, il n’y a toujours pas les prémices d’un Etat, ni le « patron » d’une Nation, au sens couturier du mot. Quant aux annonces positives faites, audits, révision des contrats, c’est le changement dans la continuité. La Guinée depuis AST était actionnaire à 49% dans nos conventions minières. Le président démo vient de descendre la barre, en bombant la poitrine face aux amnésiques. Les moins jeunes se souviennent quand AST avait donné 24 heures à nos partenaires à Kamsar qui voulaient baisser la taxe. Aujourd’hui cette dernière est quasi nulle. On oublie le Grand Sékou et on nous sert le petit Sékou, celui du charmeur démago, populo, de ces belles dames qui savent prendre en otage les premières dames. Bientôt Dame Djènè deviendra la mère des musulmans. Quant aux révisions, ce sont nos nouveaux partenaires qui sont déjà en passe de réviser leur check up (Soros) de M. Condé, en revoyant  leurs engagements face à un pouvoir dont les impros désordonnées n’inspirent nulle confiance. Les premières pierres du  chemin de fer Kankan Bobo sont du toc. Les Brésiliens n’ont pas compris que le « président démo » dise que le fer du mont Nimba passera bel et bien par Conakry. Soros, qui est loin d’être un mécène, semble estomaqué par les promesses faites à EDF,  alors qu’il songeait à périodiser les 25 millions de dollars en vue de la fourniture d’électricité à la Guinée sur le long terme. Bref, pendant que nous cherchons de façon inconstitutionnelle à lancer un emprunt de 500 millions de dollars, cher, qui deviendra très cher pour les générations futures, Alassane Dramane Ouattara dispose déjà de  quelque 600 millions d’euros frais, presque gratis.

 

J’ai été effaré d’entendre l’économiste, le docteur maison qui fait tout seul 10 Sidya dixit un « noble » aboyeur (2) maison lors d’une émission. Oui Ousmane Kaba disait lors de cette émission réservée aux élus de la RTGB :

 

La Guinée est engloutie par un tsunami. Entendez le gonflement de la masse monétaire qui a doublé en deux ans, 2009 et 2010. Premier geste de sauvetage : on coupe le robinet. Deuxième geste, un bouche-à-bouche de proximité pour aspirer les eaux d’infiltration, entendez les francs glissants qui circulent. Attention, pour le faire, il faut des devises. On inverse la formule bien connue des économistes, la mauvaise monnaie chasse la bonne. Notre docteur et son président sont donc en quête de la bonne monnaie pour chasser les francs glissants. Le hic, c’est la raréfaction des devises. Donc on fait la chasse aux cambistes. Et on lance un emprunt de 500 millions de dollars. D’ailleurs ayant entendu les critiques, on s’apprête à soumettre une loi de finance au CNT honni en sourdine. J’ai dit qu’Alpha draguait ces temps-ci Dame Rabi. Les mauvaises langues racontent qu’il vient de fermer les yeux sur un budget de 100 millions que Dame Rabi s’était alloué.. Un peu de beurre dans ses épinards mensuels de 3000 euros mensuels, (30 millions de fgs, alors que le conseiller lambda du CNT se débrouille avec 500 euros (5 millions de fgs, ce n’est pas rien, mais l’écart est scandaleux, surtout que carburant et mayonnaise sont compris). Donc gonflement, même doublé de la masse  monétaire en circulation n’est pas synonyme d’inflation (3) qui est plutôt « flambée générale et durable des prix ». Rien n’est durable en deux ans. Et puis 2009-2010, c’est Dadis-Konaté-Jean-Marie Doré-Kerfalla Yansané. Et cette chaîne, pour qu’elle nous mène à la racine de l’inflation, doit s’étirer jusqu’à la première République. Car la cause principale, économique et donc politique de l’inflation est la STAGNATION.

 

Pendant la première république, il n’y avait pas d’inflation à proprement parler. Les prix étaient stables, drastiques (je ne dis pas sous le manteau !). Comme la vie sociale. Pas de chômage ou presque. On avait tout : riz, huile, tomates, cigarettes. Et par-dessus le marché, on avait bon an mal an 350-450 millions de dollars, dans les caves de la présidence. Il suffisait d’avoir son carnet de ravitaillement.

 

Il y avait tout. Seulement, il n’y avait pas d’économie.

 

L’inflation d’aujourd’hui prend ses racines dans la stagnation d’hier. Et qu’on ne me raconte pas que les 350 millions de dollars de l’époque allaient dans les carnets de ravitaillement d’une population qui faisait seulement un peu plus de la moitié de celle d’aujourd’hui. Revoyez les comptes de la nation de la première république. Vous vous demanderez si l’on n’a pas enterré les dignitaires angbansan avec nos devises. Le responsable suprême avait pour sûr, prédit qu’aucun de la « famille » ne survivrait à sa disparition.

 

« Sékou lui ne volait pas.. ».

 

Nous reviendrons, chiffres à l’appui sur cette fable.

 

Pour autant, les cent jours perdus par « le président démocratiquement élu » (RTG) ne sont pas cent jours gagnés par l’Opposition, beaucoup s’en faut.

 

(ii) Sept points de fuite d’une opposition en quête de leadership

 

Relisez attentivement chacune des  propositions qu’annoncent ces sept points qui ponctuent leur récente déclaration :

 

 1) Sur invitation (du ministre du MATAD)

 

 2) L’objet de cette réunion était d’informer les Partis Politiques des décisions prises,

 

3) Profonde surprise des invités qui..

 

4) s’opposent

 

5) En conséquence, les partis

 

6) lancent un appel pressant au CNT et

 

7) au Gouvernement pour l’ouverture d’un dialogue franc  et fécond dans les meilleurs délais..

 

A la lecture de la déclaration des partis qui l’ont signée, ma première réaction fut de trouver très émouvante l’indulgence de plus d’un, voire le soulagement de certains. Ensuite je suis resté bouche bée. Serais-je devenu grognon, aigri, insatisfait de tout, trouvant des poux à tout le monde à cause du président démo ? Enfin je me suis retiré dans ma petite Kaaba imaginaire. Une voix ma dit :

 

« L’indulgence des jeunes est très inquiétante ! Très mauvais signe ! ».

 

Ce texte dont plusieurs observateurs ont trouvé l’état, indigne de futurs hommes d’Etat, est en effet un document historique. Il est signé par les principaux acteurs politiques candidats à l’alternance. Mais l’indignation d’aucuns s’est arrêtée au support, au papier, à l’accessoire. Or vous savez que l’habit fait parfois le moine. L’apparence souillonne de ce texte avec des signatures de gauchers contrariés reflète-il la concentration intellectuelle de ses signataires livrant des « travaux » de colonie de vacances ? L’état de ce papier est symptomatique, au sens médical du terme. Au sens sémiologique. Au sens politique enfin. Les psychanalystes pourraient y trouver beaucoup d’« actes manqués », refoulés.

 

1) Sur invitation :

 

A la place de MM Diallo, Touré, etc., je ne me serais pas rendu à cette « convocation ; je ne m’y ferais même pas représenter. Ce n’était pas une invitation mais une convocation puisque l’ordre du jour avait été décidé par un ministre. Je ne me rends pas à une réunion à la confection de l’ordre du jour de laquelle  je n’ai pas participé. Cette politique de la chaise vide n’aurait pas été une première. Les acteurs d’aujourd’hui (y compris le patron du ministre hôte qui n’était même pas en Guinée ?), avaient  boudé de façon plus spectaculaire la rencontre avec Dadis, dans un palais du peuple archi comble où un certain comité ad-hoc de 22 membres, mis en place par le Forum, avait contredit ses propres mandants qui exigeaient les élections avant 2010 ! Ce comité devait  solennellement restituer son travail qui renvoyait à janvier 2010 les élections, donnant ainsi un argument solide à Dadis de se présenter. Mais leur présence aurait carrément légitimé la candidature de ce dernier.

 

2) l’objet de cette réunion était d’informer les Partis politiques  des décisions.., etc..

 

Puisque tout est décidé, qu’est-ce je fais là ?

 

3) Profonde surprise.

 

Comment cela, quelle surprise, tous les médias en ont parlé, peut-être même que votre carton d’invitation mentionne l’objet de votre future « surprise » !

 

4) S’opposent :

 

Faux, voir plus bas, numéro 7,

 

5) En conséquence : 

 

Non, il s’agit de la « principale », dans un raisonnement ! C’est par là qu’il eût fallu commencer. Le viol constitutionnel ! C’est ce viol qui entraîne des conséquences !

 

Ici, nous quittons ce qui paraîtrait une argutie linguistique. Alors que nous sommes au cœur de la crise de l’intellectuel, de la crise de leadership, qui entraîne la défaite dans l’action politique. La théorie est le guide de l’action, a dit l’autre. Confondre la cause et l’effet c’est risquer d’enchainer des actions dans les ténèbres.

 

6) Lancent un appel pressant au CNT.

 

En effet, c’est par là qu’il fallait commencer, avant même qu’Alpha et Alassane Condé ne « décident » tranquillement que les élections se tiendraient le dernier trimestre de 2011, au lieu de mi-juin. Et ce n’est pas un appel, un mandialladji qu’il faut lancer comme des mendiants !

 

C’est niet !

 

Qu’il fallait lancer unanimement ou à défaut, dans les rangs de l’UFDG, dès les premiers ballons d’essai lancés par qui vous savez.

 

 7) Les partis politiques lancent un appel au gouvernement pour un dialogue franc et fécond.

 

Lancez donc votre appel. Il sera entendu dans dix ans, quand le président calamiteusement élu se sera reclus dans son bunker de Sékou.., comme son triplé Gbagbo ; il faudra alors faire comme Alassane Dramane Ouattara, lançant un appel presque fraternel à Gbagbo, ADO soutenu par plus d’un millier de Français armés jusqu’aux dents, appuyé par une armada de l’ONU parée d’une certification qui légitimait ce qu’on aurait dû faire quatre mois plus tôt. Seul l’acier moyen l’acier. En faisant l’économie de milliers de morts et de centaines de milliers de déplacés.


 A la prochaine rencontre,  je propose comme ordre du jour : « Du CNT ou du  « président démocratiquement élu » (RTG), qui est plus légitime ?

 

Assurément, il y a des arguments juridiques en béton, alignés par ce papelard. Mais comment depuis Octobre 2010, depuis ces « empoisonnements » et les nettoyages qui en ont suivi, ces actes de barbarie qui rappellent le nazisme, des PV volatilisés, des courts-circuits où des fichiers disparaissent à la barbe de la  Fosspel, et récemment, ce garçon trucidé par une balle froidement logée dans le cou pendant qu’on bastonnait des journalistes, alors que tous les soirs la RTG, que dis-je, la RTPG pendant une heure de mamaya, finit sa messe noire comme au temps d’AST par « grâce au président démocratiquement élu », même quand c’est la première dame qui redresse une mèche achetée pas loin de chez Séphora sur les Champs Elysées, face à toutes ces dérives, qu’est-ce que c’est que le droit devant la force barbare ? J’ai écrit un jour que l’arme fatale n’était qu’un bout de papier, un bulletin de vote. Mais attention, il faut avoir à l’esprit la force insufflée dans ce bout de papier. Même quand physiquement il est blanc, en réalité il est rouge du sang des martyrs des jours et des jours de combats. Le bulletin de vote guinéen est rouge du sang des martyrs de juin 2006, de Janvier et Février 2007 et de Septembre 2009. On peut ne pas remonter au déluge de la première république. On peut ne pas se demander ce que pensent les pendus des 23 régions de Guinée, c’est trop loin ( ?), des violées du Stade Boiro, mais on ne peut pas oublier le second nettoyage de Zakaria à la RTGP car M. Cellou D. Diallo avait bel et bien montré les images atroces du martyre de ce jeune homme. Alors ces pseudo conférences nationales au présidium duquel trônent Dame Djènè et son fama démocratiquement chantés par les griots du Manding devant un aréopage de la communauté internationale, non merci.

 

En attendant une vraie conférence nationale.

 

Il faut une autre CENI mise en place par le CNT. Le hic, c’est que le CNT est un monstre qui n’est plus fiable.

 

Il faut un chronogramme d’actions juridiques, politiques, sociales, médiatiques, etc., pour FORCER ce monstre de CNT  et ce gouvernement à botter en touche. Il faut arrêter le match. Ou alors laisser la foule dégringoler les gradins pour que dans une ultime horla, l’opposition se remette en ordre de marches. Il n’y a pas lieu de se chamailler puisqu’il n’y a pas qu’un seul fauteuil à conquérir. Il faut empêcher ce président d’avoir une majorité qualifiée. Il faut même être plus ambitieux. Il faut l’empêcher de gouverner comme il le fait en ce moment. Sinon nous somme repartis pour au moins dix ans de ni guerre ni paix comme pendant les vingt quatre ans de Lansana Conté qui se sont soldés par d’infâmes cris de cœur et de regrets du temps d’AST où les ravitaillements se faisaient au moins dans l’ordre !


Pendant qu’Alpha se cherche dans les ténèbres sur le chemin de retour à la défunte république, égaré dans le labyrinthe de L’Etat sauvage de la seconde république, l’opposition se cherche un « Cadre de concertation pour la finalisation de la transition » !

 

J’espère que ce document ne sera pas signé par des droitiers contrariés.

 

(A suivre)

 

Saïdou Nour Bokoum

 

Notes 1) C’est le texte revu d’une intervention à Radio Gangan

         2) Le même canidé qui avait traité votre serviteur de « Tchapourta » !

         3) Les économistes pointillistes ont un autre concept pour ce type d’inflation

 

NB La suite et la fin de ces observations seront conçues comme une valise, d’aucuns diraient aujourd’hui un logiciel pédagogique comprenant :

 

-  Un cadre organique de gouvernement,

-  Un module de stratégie politique pour un alter développement endogène et autocentré (Samir Amin),

-  Les structures et le fonctionnement (mode d’emploi) d’un « mécano » pour le financement de cet alter développement.

 

Naturellement, cette valise ne sera pas mise sur la place publique. Elle sera accessible aux partis de l’opposition, mais pas à un forum où elle serait dévoyée et vouée au sort d’une proie facile des loups aux dents et aux griffes de décrets brouillons.

 

 

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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 19:57

Tous les observateurs, y compris les « escrocs sans frontières », savent qu’AC n’a pas remporté l’élection présidentielle en Guinée. Mais il l’a tout simplement emportée avec le soutien du criminel guinéen Sékouba Konaté, flanqué du traître J.M. Doré et la bénédiction du félon malien Sangaré.
 
Pour notre plus grand malheur, la Guinée (décidément maudite) est dirigée par un incapable majeur qui cache sa misère intellectuelle (faux prof) par un comportement irresponsable. AC voulait tellement être « président de république » qu’il n’a jamais pensé comment exercer le pouvoir. Il ignore son propre rôle. Pour lui, un chef d’Etat n’a qu’une fonction principale (signer des décrets) et une mission accessoire (se balader et recevoir).
 
Des décrets qui portent, soit sur des nominations ou des révocations, soit sur des attributions ou des retraits de « marchés » : je te nomme ici, je te relève de là-bas, je te donne ceci, je te retire cela, etc. Une arme unique et de destruction massive ! La promenade consiste à voyager : je pars pour tel endroit, je reviens par tel autre. Pour la réception, c’est au gré de l’humeur : je ne reçois pas en audience un tel, je ne perds mon temps qu’avec tel autre, etc.
 
AC est un mauvais présent (dans le sens de « cadeau » !) tombé d’un maléfique arc-en-ciel. Il occupe une fonction mais n’offre aucun service digne de ce nom à la patrie. Pire, il incarne le mal. Avec son incompétence notoire («bêta Condé» pourrait être la calamité de ce millénaire) et son ethnocentrisme exacerbé, les Guinéens ne tarderont pas à regretter bientôt un certain capitaine Dadis Camara !
 
Avez-vous vu la sauvagerie avec laquelle AC s’est acharné sur les sympathisants de Cellou ? Des morts et des blessés ! Cette lâcheté est un signe de faiblesse. AC ignore ce qu’est la honte (il pourrait en vivre pour longtemps) mais il a toujours peur (il chouchoute l’armée qu’il craint plus que Dieu). D’où sa persistance à n’intimider que les civils guinéens.
 
On parle d’esquisse de bilan. AC vient encore de verser du sang. Je laisse le soin à son médecin personnel de se prononcer sur un éventuel bilan sanguin d’AC. Ce qui m’importe, c’est le bilan politique, économique et social d’un individu qui, faute de pouvoir bien gouverner mon pays, ne ménage aucun effort pour le détruire. Le bilan est déjà sanglant, ce qui conforte AC dans son statut de criminel !
 
En quoi l’accueil de Cellou par des dizaines de milliers de citoyens est-il un trouble à l’ordre public ? Faut-il maintenant un décret spécial pour rentrer dans son pays ? Ne doit-on accueillir quelqu’un à l’aéroport de Conakry qu’après une autorisation administrative préalable ?
 
Une des faiblesses de Cellou (tolérable, dans certaines limites) est qu’il est trop bien éduqué par rapport au niveau général de la classe politique guinéenne. Par réalisme et par souci de paix, il a accepté d’être « battu » par « un Pr. qui n’aurait même pas le niveau du bac ». Par courtoisie, il évite de se retrouver avec AC dans la même ville. Par prudence, il rentre chez lui un dimanche afin de ne gêner personne ! Ce comportement responsable a été interprété comme une faiblesse.
 
Maintenant tout doit changer. La meilleure façon d’anesthésier un leader est de lui accorder un « diplôme de paix ». Que Cellou n’appelle pas, pour l’instant, ses sympathisants à descendre dans la rue pour manifester ; mais qu’il ne les freine pas non plus ! Pourquoi respecter AC qui n’est pas respectable ? Cellou n’a pas à gérer ses déplacements en fonction du calendrier d’AC mais par rapport à son programme, à ses alliés (Sydia, Abé, Fodé, etc.) et éventuellement à la météo !
 
Tout le monde commence à en avoir assez de ce Condé qui nous pourrit la vie. S’il est vraiment sûr de lui, pourrait-il tester sa popularité en se rendant non pas à Labé mais à Kankan pour un bain de foule ?
 
C’est l’occasion d’adresser un mot aux « sages du Mandé » qui ont soutenu mécaniquement AC pour le poste de Président. AC fait la honte de notre pays qu’il « bilakorolise* », qu’il « sofalise* » et qu’il « gnangamadise* » à longueur de journée. A-t-il été porté à la Présidence pour faire ce qu’il fait actuellement ? Le quotidien des Guinéens connaît-il un début de changement positif ? N’est-ce pas regrettable de soutenir un incapable ?
 
Il est plus que temps qu’une « fraction républicaine de l’armée » stoppe les dérives dictatoriales de son ministre de la défense. Il faut s’inspirer du Niger ! Nous déplorons trop de victimes, toujours dans le même camp. Pour limiter les dégâts, les larmes ne suffisent plus (AC n’a pas de cœur !), il faut d’autres armes ! Tant que la soldatesque d’AC ne pleurera pas ses propres morts, ses brutalités continueront. AC ne respectant que la force, forçons-le à nous respecter en lui rentrant dedans! Quand arrêterons-nous de nous incliner devant des dépouilles mortelles, d’adresser des condoléances attristées et de prier pour le repos des âmes ? Tue celui qui veut te tuer ! En Guinée, les civils cesseront de mourir par balles lorsque des militaires commenceront à mourir eux aussi par balles.
 
Certains trouveront que je me radicalise. Il serait temps car c’est le comportement d’AC qui nous pousse à bout. Nous n’allons quand même pas nous laisser tirer dessus comme des lapins ? A partir de maintenant, le consensus mou c’est fini ! Ce ne sera même plus « œil pour oeil » mais « œil et dent pour œil ». Simple question de survie.
 
Pour terminer, une « bague de mariage » qui roule sur le Net. Bague ou blague ? On n’en sait rien ! L’ancien PM Fall se serait marié avec une des veuves de Conté ! Apparemment la crise guinéenne n’est pas que politique et économique ;  elle est aussi morale. Fall vient de « régulariser » ce qu’on savait déjà et on comprend maintenant pourquoi il avait gaillardement démissionné de la primature. Comment peut-on tomber (de l’anglais « fall ») aussi bas dans un pays où les « femmes en bail » sont légion ? C’est comme si Jospin épousait Danièle Mitterrand ! Epuiser Conté pour enfin épouser sa veuve. Que DIEU sauve notre pays !
 
Je vous salue !
 
Ibrahima Kylé Diallo

 

*« Kikala » : mot peulh désignant un homme (pas nécessairement âgé) malin, malicieux et quelquefois maléfique. « *bilakoroliser, *sofaliser, *gnangamadiser » : mots forgés à partir de langues locales guinéennes et traduisant un mépris profond du prochain.

 

 

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