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Actualités et informations sur la Guinée.

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Présidentielle guinéenne : le bon choix

Dans quelques mois, les  guinéens se rendront aux urnes pour élire un nouveau président de la république. Devant cette perspective, de nombreux candidats potentiels ont créé des partis pour solliciter le suffrage des électeurs.

 

Si tous se présentent, on assistera à un record du plus grand nombre de candidatures à une élection présidentielle en Guinée. Au dernier compte, on en était à 85 partis politiques dûment agréés. Avec le tiers seulement de ces futurs candidats, nombre d’électeurs auront un choix difficile à faire et se demanderont pour qui voter. Quand on sait que l’électorat est souvent très mal informé en raison du faible taux de scolarisation et que la Guinée est entrain de traverser une période cruciale de son histoire, ce choix ne doit pas être laisse au hasard.

 

Vu le marasme économique et l’état de délabrement social dans lesquels succombe le pays, les guinéens devraient porter leur choix sur un candidat qui a prouve sa capacité de gérer les affaires de l’état. Ce sera donc quelqu’un qui a de l’expérience et qui a laisse derrière lui un bilan qui peut être facilement évalue.

 

Il serait hasardeux, a mon avis, de choisir comme président quelqu’un qui n’a jamais rien géré et qui est simplement fort de son expérience politique. Ce serait encore une fois un saut dans l’inconnu. Ce simple constat fait du leader de l’UFDG, El hadj Cellou Dalein Diallo, l’un des candidats favoris de la prochaine élection présidentielle.

 

Le bilan de Cellou Dalein

 

 Après plus de 10 ans passes dans les plus hautes sphères du gouvernement (un record de longévité), Cellou Dalein Diallo peut pointer du doigt un bilan impressionnant. Sur papier, son CV indique un parcours impeccable.

 

En 1976, il débute sa carrière administrative comme inspecteur des services financiers et comptables. En 1979, il est nomme directeur commercial puis directeur de la comptabilité centrale de la société sectorielle d’état SERCOM qui a plus de 80 succursales disséminés a travers tout le pays.

 

En 1982, il intègre la Banque Guinéenne du Commerce Extérieur comme chef du bureau d’études. Trois ans après, en 1985, il rejoint la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG) ou il occupe successivement les fonctions de directeur du département de la comptabilité, directeur du département des changes et directeur général des affaires économiques et monétaires.

 

En 1995, il est nomme Administrateur Général Adjoint des Grands Projets (ACGP) a la présidence de la République Guinéenne.

 

En 1996, il intègre le gouvernement. La même année, il sera désigné comme gouverneur de la Guinée à la Banque Mondiale.  L’année suivante, Cellou Dalein Diallo est nomme Ministre de l’Equipement (Transports, Travaux Publics, Télécommunication et Environnement).

 

En 1999, les Transports et les Travaux Publics seront détachés de l’Equipement et confies a Cellou Dalein.  Il sera ministre de la Pêche et de l’Aquaculture avant d’être nomme le 9 Décembre 2004, Premier Ministre de la République de Guinée.

 

Sur le plan des réalisations concrètes, le bilan de Cellou Dalein Diallo est impressionnant. Entre 1999 et 2004, il avait réussi à éliminer l’essentiel des bacs sur le réseau routier interurbain en construisant des ponts modernes. On peut citer les ponts sur le Diani en Guinée Forestière, en 1999, le Niger a Yirikiri, ouvert au trafic en 2000, le Niger a Djelibakoro, le Tinkisso a Siguiri, la Fatala a Boffa, en 2004. 

 

Cellou Dalein a aussi assuré la maîtrise d’ouvrage d’une quinzaine de projets de construction ou de réhabilitation de routes. On peut citer les routes de Séredou-Nzérékoré-Lola, de Kouroussa-Kankan, la route internationale Kankan-Siguiri-Kouremale. A cela il faut ajouter la construction des routes 2x2 voies Tombo-Gbessia, Enco 5-Sonfonia et Matoto-Dabompa.

 

Par ailleurs, il a assure la réhabilitation du tronçon Km 36-Boffa. Mais ce n’est pas tout puisque la route entre Coyah et Farmoreah a été renforcée et les ponts de ce même axe mis au gabarit.

 

Au niveau des Transports, Cellou Dalein a mis à jour le schéma directeur du Port Autonome de Conakry (PAC) d’un coût global de 40 millions d’euros mettant en évidence la création d’un troisième projet portuaire. Il a procédé aussi à l’élimination des barrages routiers, entraînant ainsi l’adhésion de tous les transporteurs a sa politique.

 

L’initiative du GSM et de l’Internet revient aussi au leader de l’UFDG quand il dirigeait le département des Télécommunications. Tout est parti de l’Initiative Leland lancée en 1997, lorsque les américains ont voulu aider l’Afrique. Malheureusement la Guinée a accusé du retard, sinon on serait bien en avance sur ce terrain.

 

La pêche sous le magistère de Cellou Dalein a enregistre une amélioration substantielle des recettes.

 

C’est ce bilan très positif que certains adversaires politiques de Cellou Dalein veulent lui contester. Ils savent que toutes ces réalisations a travers le pays peuvent entraîner des adhésions massives à l’UFDG comme c’est le cas d’ailleurs aujourd’hui. Ils ont donc choisi comme nouvelle ligne d’attaque de nier et minimiser le travail accompli par Cellou Dalein Diallo. Pour eux, la paternité de toutes ces œuvres doit revenir au Général Lantana Conté puisqu’il s’était personnellement implique.

 

Il est vrai que tout ce qui a été fait de positif et négatif pendant la deuxième république doit être mis au compte du Général Lansana Conté, puisqu’il était le chef de l’état.  Mais si nous suivons cette logique jusqu’au bout, aucun ministre ne pourrait alors revendiquer un quelconque crédit. Mais la réalité est plus complexe.

 

Le Président de la République a des ministres auxquels il confie des responsabilités. Et chaque ministre est évalué en fonction du travail qu’il fait. Le président Conte a eu plus de 400 ministres et pourquoi donc ne parle-t-on pas des réalisations des différents ministres de la Santé, de l’Agriculture, de ceux de l’Energie et de l’Hydraulique ?

 

Un travail a été fait au niveau des TP, de l’équipement et de l’aménagement du territoire. Et il a été bien fait. Il est indéniable que c’est Cellou Dalein Diallo qui était à la tête de ces ministères. C’est lui qui a fait la mise en œuvre, qui a suivi l’exécution des travaux et leur finalisation.

 

Pour certains projets, il a fallu qu’il sécurise lui-même le financement et s’assurer que les fonds soient utilises a bon escient. On ne peut pas dire autant des multiples projets qui sont venus en Guinée. Quand la gestion est mauvaise et l’argent mal utilise, les bailleurs de fonds ont tendance à bloquer tout financement additionnel. Cela est connu de tout le monde. Donc si Cellou Dalen n’avait pas bien géré ces projets, je me demande s’ils auraient pu être réalisés de manière aussi efficace et finalises.

 

J’ai eu la chance et l’opportunité de constater de moi-même la qualité du travail accompli par Cellou Dalein. Apres mon retour en Guinée, j’eus la chance de diriger une société agro-industrielle. Mon travail nécessitait que j’emprunte plusieurs fois la route pour aller à l’intérieur du pays. J’ai traverse les ponts sur la Fatala plusieurs fois pour aller à Boffa et Kamsar à Boké. Une fois j’ai demande a mes collaborateurs : « Mais qui a fait ces ponts ? » On m’a répondu : « C’est Cellou Dalein ».

 

J’ai emprunte aussi la route internationale Kankan-Siguiri-Kouremalé pour me rendre a Bamako. Nous roulions  a vive allure, et j’étais impressionne par la qualité du bitumage. Je me rappelle avoir pense a haute voix : « Mais cette route est bien faite et elle n’a rien à envier a certaines routes en Amérique ». L’un de mes collaborateurs qui était dans mon véhicule m’a répondu : « C’est Cellou Dalein qui a fait cette route ». Quand nous avons traverse Kouremalé pour nous rendre de l’autre cote de la frontière au Mali, je me suis rendu compte que le bitumage n’avait pas été complété.

 

Nous roulions sur une piste et les maliens étaient toujours en chantier alors que les Guinéens avaient déjà termine leurs travaux et ce jusqu'à la frontière. On a roule sur cette piste non goudronnée jusqu’aux abords de Bamako et c’était inconfortable. Cela je l’ai vu de mes propres yeux, seulement l’année dernière en 2008, et ce n’est pas quelqu’un qui me dira le contraire.

 

Il faut donc qu’on apprenne à reconnaître le mérite des gens en Guinée. Il faut qu’on arrête de discréditer inutilement sans avoir des preuves concrètes. En tout cas si l’élection est libre et transparente, la voie est royalement ouverte pour le leader de l’UFDG.

 

Thierno Sadou Diallo

Source : www.ondes-guinee.info

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