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La déclaration des observateurs internationaux n'aura
pas suffi à rassurer l'opposition guinéenne. Les leaders de l'opposition maintiennent leurs exigences d'annulation des élections législatives.
Pourtant mardi soir, le médiateur de l'ONU, Saïd Djinnit, et les représentants de la communauté internationale dénonçaient des manquements et des irrégularités dans le scrutin du 28 septembre dernier. Ils ont relevé huit circonscriptions entachées par ces irrégularités. Des affirmations qui renforcent les allégations de l'opposition qui accuse le pouvoir de fraude massive.
Le pouvoir a réagi le premier à la déclaration de Saïd Djinnit et des ambassadeurs étrangers. Le porte-parole Albert Damantang Camara a déclaré en conférence de presse que le gouvernement était en phase avec la déclaration des observateurs internationaux car le camp présidentiel dénonce également des irrégularités dans certaines villes : « Sur les 38 circonscriptions, explique-t-il, il y en a huit qui seraient affectées, puisque c'est au conditionnel. Et clairement, sur ces huit circonscriptions, il y en a six qui ont été gagnées par l'opposition.
Donc il est clair que si irrégularités il y a eu, elles ont profité à l'opposition et pas à la mouvance présidentielle ».
Rfi