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Le président de l'Union des Forces Républicaines (UFR) a reçu le jeudi 3 mars une mission de l'Union européenne à Conakry.
Cette mission était venue dans le cadre de l’article 96 des Accords de Cotonou, relatif à la bonne gouvernance (évaluation de l’implantation de la démocratie, du respect des libertés, du fonctionnement normale des institutions…).
Devant les délégués européens Sidya Touré a exprimé son inquiétude, suite à certaines "manœuvres" du pouvoir allant dans le cadre des préparatifs aux prochaines élections législatives.
Sidya Touré a indiqué que le Conseil national de la transition, jouant le rôle du pouvoir législatif ne fonctionne plus normalement car il est traversé par des différents courants politiques.
Parlant de la liste électorale, le président de l'UFR déclare qu'il est "inadmissible de procéder à un nouveau recensement de la liste électorale car cela pourrait être à l’origine de débordements". Pour lui, "on devrait plutôt procéder à une révision de la liste électorale qui est plus facile et mieux adapté au cas guinéen, si nous voulons organiser les élections dans les six mois conformément à la constitution". Allant dans le même sens, il déclare: « Nous déplorons le fait qu’une société Sud Africaine soit déjà entrain de travailler sur la liste électorale sans concertation des acteurs politiques ».
En parlant de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Sidya Touré a indiqué que le ministère de l'Administration du territoire et de la décentralisation (MATAP) se substitue à cette institution alors que selon lui "toute modification devrait se faire de manière consensuelle".