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C'est choquant ce qui se passe au bled. C'est révulsant ce qui se passe au patelin. C'est
énervant. C'est fou. C'est maniaque. C'est...c'est...comment dire ça? Le pouvoir a fini de tourner la tête de Moïse Dadis Camara, le pharaon du CNDD.
Depuis ce mémorable 23 décembre 2008, ce bouffon est constamment à côté de ses pompes, raconte des fadaises et fait n'importe quoi. Et personne dans sa cour pour lui remonter les bretelles et lui
opposer le droit au tyrannicide.
Il y a même maintenant des patriotards et des aigrefins imbéciles qui l'applaudissent et le déifient. Tout disposés à faire ses quatre volontés. Ils lui exposent de faux prétextes à se prévaloir
pour s'agripper au trône. Ils ont apparemment réussi à lui inculquer ce propos dictatorial du non regretté Omar Bongo: "En Afrique, le pouvoir ça se prend et ça ne se rend pas." C'est
vrai que la démocratie n'intéressait pas le dictateur Omar Bongo.
La démocratie et ses corollaires de droits de l'homme, de liberté et de justice n'intéressent pas non plus le méphistophélès du bled, cet envoyé direct du diable qu'est le pharaon du CNDD. Et ce
tyranneau pense bluffer les populaces guinéennes et la communauté internationale avec l'appui de quelques corniauds à l'esprit de lucre du calibre de Jean-Marie Doré, le chef d'orchestre de l'UPG
et ancienne taupe de la révolution sanguinaire de Sékou Touré en Europe.
Réécoutez Jean-Marie dire ça au méphistophélès du CNDD afin qu'il barricade le bled dans un état d'urgence sans précédent: "Les armes sont là pour que nous dormions tranquilles sur le
territoire national et pour que personne, même pas une mouche ne franchisse nos territoires, sans être instantanément abattue." Dites si ce propos machiavélique n'est pas une invite sans
équivoque à faire régner une sape de plomb dans tout le pays? Comment un Jean-Marie Doré, chef pantin d'un parti politique légal, peut-il débiter ce propos dangereux au moment où le
méphistophélès du CNDD cherche prétexte pour repousser aux calendes grecques les présidentielles alors souhaitables en décembre 2009?
C'est Jean-Marie Doré et ces pseudo-scientifiques qui incitent ainsi le méphistophélès du CNDD à invoquer une menace de conquistadors aux frontières guinéennes avec ses voisins
qui ont vite fait bien sûr de démonter ce topo.
Et tout le topo poilant de ces pseudo-scientifiques au service du pharaon du CNDD c'est de partir de vétilles pour conjecturer sur une prétendue estampille qui serait propre à Al Qaïda. Comme ça
Al Qaïda de Ben Laden est en Guinée! Il faut alors barricader la contrée et surseoir à toutes érections électorales jusqu'à ce que ça plaise au méphistophélès du CNDD de les planifier à son
goût.
Didon! le pharaon du CNDD et sa cour prennent les Guinéens pour des corniauds. Ils se foutent de notre intelligence.
Didon! disons-nous la vérité: avec tout le respect que l'on doit à El hadji Boubacar Biro Diallo du fait de son âge respectable, il a fauté pour la seconde fois dans le parcours de sa vie politique en soutenant cette fois-ci sur la place publique le pharaon du CNDD et ses boyards pétris d'incompétence et de saloperie. Certes ça arrange quelque part ses enfants mais pas les élèves, les étudiants, et les chômeurs guinéens dans leur large majorité.
Comme au temps de la révolution, Biro et d'autres personnalités politiques avaient manqué de courage de dire à Sékou Touré qu'il dérapait et qu'il perdait le pays en l'ensanglantant. Aujourd'hui
encore, Biro, Jean-Marie Doré, Diahannama Kouyaté et consorts soutiennent ce nouvel tyranneau au pouvoir et tournent dos à l'aspiration des populaces à vivre bien comme eux et leurs
enfants.
Hé! merde de merde ! Bon sang de bois! Regardez les mansardes dans lesquelles vivotent nos familles ! Elles puent la misère et la faim. Elles sont minées de maladies de toutes sortes.
Elles déambulent dans les rues comme des cadavres ambulants. Elles ressemblent plus à des zombies que tournées vers un horizon promoteur. Regardez Boulbinet ! Regardez Sandervalia! Regardez
Tombeau! Regardez La Camayenne! Regardez, bon Dieu, Madina et ses labyrinthes ! Regardez Cona-cris et souvenez que nous sommes, en ce moment, en saison pluvieuse avec tous ses cortèges de risques
et de périls pour les Conakrykas.
Dans la plupart des concessions, on mange à côté des égouts qui fument à ciel ouvert. Partout des puanteurs, des rats, de grosses mouches vertes. Partout la populace vit mal.
Pour ce qui est de l'instruction, on gargarise partout les élèves et les étudiants guinéens d'enseignement au rabais. On leur bouche ainsi hermétiquement l'horizon d'une vie meilleure résultant
d'un enseignement de qualité.
La plupart des ménages s'émiettent du fait de la cherté de la vie. Des nymphettes racolent de visu dans les rues. Ventre vide n'a pas souvent de retenue. Alors elles se prostituent pour se
nourrir et alimenter leur famille.
Sida, choléra, malnutrition, sous alimentation, paludisme et fièvres de toutes sortes fauchent sur place les pauvres malades qui n'ont pas les sous pour aller à Dakar ou à Bamako ou à Abidjan ou
en occident pour se soigner. Parce que les hôpitaux guinéens sont des pourrissoirs. Les médecins, les infirmiers, les garçons de salle, les gardiens sont pires que des sangsues pour les patients.
Pourquoi depuis 1958, c'est toujours les mêmes privilégiés qui continuent à tirer profit des différents pouvoirs qui se sont succédé ? Quel monnè! Quel outrage! Quel défi !
Maintenant le pharaon du CNDD refuse non seulement d'écouter ceux qui le conseillent de faire la promotion de la compétence. Pire, il esclavagise le bled. Tous doivent l'obéir au doigt et à
l'oeil. Sinon il leur met tous au fer. C'est ce qui est aussi arrivé à Alpha Yaya Diallo, ancien directeur de la douane. L'on sait que vous connaissez les faits. Revenons quand même sur
quelques petits détails pour refroidir nos colères.
Quand M. Touré alors bosse de la douane avait été chassé de son poste comme un malpropre, le pharaon du CNDD reçoit au chaud l'adjoint de celui-ci en l'occurrence Alpha Yaya Diallo. Il lui
demande: "qui doit-on mettre au poste de directeur de la douane, selon toi?" Réponse de l'invité: "Je pense qu'il faut nommer un compétent à ce poste..." A brûle-pourpoint, le
méphistophélès déclame: "Moi, j'ai pensé à toi." Alpha Yaya se rétracte. Le chef boyard du CNDD persiste. Alors le promis précise: "Si c'est moi, je dois avoir les coudées franches
pour nommer des compétents autour de moi ?" Le bidasse proclame séance tenante et devant témoins: "Je te l'accorde."
Comme ça Alpha Yaya Diallo s'est retrouvé parachuté à ce poste de directeur de douane. Sans les bénédictions de l'intrigant Sékouba Konaté du CNDD qui jure, lui, de faire revenir son Touré
à la tête de la douane.
Aussitôt après le parachutage de Alpha Yaya Diallo à la tête de la douane, le pharaon joue à fond la ruse et la duplicité en lui imposant des médiocres à certains postes clé. Le désorienté Alpha
Yaya pédale alors dans la semoule. Il va de blocage en blocage dans ses attributions de directeur de la douane et accumule des tas de bûches.
Ne pouvant se dépêtrer des intrigues de la cour du pharaon du CNDD, il prend son courage des deux mains et signifie à Moïse Dadis Camara sa décision irrévocable de jeter l'éponge. "On ne me
laisse pas travailler. Je préfère démissionner parce qu'avec tous ces incompétents qui m'assaillent et me jettent des peaux de banane, je vais droit au mur. Je démissionne. Voici ma
lettre..." Devant témoins, le pharaon du CNDD monte comme une soupe au lait. Il entre en transe. Il gueule. Il ânonne. Il devance l'effronté sur la scène publique. Il forge rapidos un décret
qui démissionne l'effronté et le met aux arrêts. C'est toute l'affaire.
Si ça ce n'est pas un abus de pouvoir, c'est quoi alors? Pour qui se prend Moïse Dadis Camara? Il arrête et embastille tous ceux qui le critiquent ouvertement ou le contrarient dans ses
conneries. Il est fou ou quoi ? Qu'est-ce l'armée guinéenne attend pour le remettre dans les rangs? Poroototo !
Quiconque mise sur l'armée guinéenne pour mettre fin aux folies et aux errements du pharaon du CNDD et de ses boyards, se fout le doigt dans l'œil. L'armée guinéenne jusqu'à ce jour n'a jamais
été républicaine.
C'est une armée de bandits, de voyous, de salopards, de brigands. Souvent armés jusqu'aux couilles, il faut les voir montrer des muscles et faire le malin dans les rues de Cona-crimes. Les
"sorris" guinéens: "béppédji".
Benn Pepito
Source : www.ondes-guinee.info