Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

  • : BanabanaNews
  • : Actualités et informations sur la Guinée.
  • Contact

Profil

  • BanabanaNews
  • Je suis allergique aux régimes militaires !

Recherche

Archives

Pages

Catégories

16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 06:10

cellou_dalein-confrence.jpgElhadj Cellou Dalein Diallo, Président de l’Ufdg, a donné une conférence de presse à la Maison de la presse de Lansébounyi. Elle était axée essentiellement sur la condamnation de certains de ses militants qui avaient été arrêtés durant son retour au pays le 3 avril dernier. Le leader de l’Ufdg qui a qualifié le procès de politique, a souligné qu’il usera de tous les moyens légaux pour faire libérer ses militants. Mais que si le droit n’était pas dit, il va manifester pour obtenir leur élargissement.

 

Elhadj Cellou Dalein a commencé par dénoncer les arrestations arbitraires dont ont été victimes ses partisans. «  On a torturé ma garde rapprochée composée de militaires qui m’avaient été officiellement affecté pour ma sécurité. On a voulu qu’ils témoignent que je veux monter une rébellion. Ils font aujourd’hui l’objet de torture et d’autres traitements inhumains et dégradants. Ils sont detenus au PM 3 », regrette Elhadj Dalein.

 

Mais le cas les plus pathétique révélé par Elhadj Dalein est celui  des 7 mineurs qui n’ont été ni jugés ni condamnés mais qui sont toujours détenus. «  Ils ont réclamé une rançon d’un million de francs guinéens pour chaque enfant. Les dirigeants de l’UFDG ont négocié jusqu’à 500 000 GNF. Hier, on devait les libérer. Lorsqu’on m’a rapporté ces faits, j’ai dit qu’on ne payait pas de rançon à l’Etat. Je suis peiné par la souffrance des enfants. Je suis peiné par la souffrance des parents, mais je veux qu’ils gardent patience. Nous allons tous nous lever pour manifester pour obtenir leur libération. Voilà plus de dix jours que des innocents sont en prison. Ceux qui ont tué le jeune Zakaria, eux, continuent de se promener tranquillement », dénonce le Président de l’Ufdg.

 

Par ailleurs, Elhadj Cellou a déclaré que l’Ufdg a déjà payé 27 millions de francs guinéens représentant les frais des différentes amendes réclamées aux militants condamnés avec sursis.

 

Abordant le dossier du recensement que voudrait organiser le Ministère de l’Administration du Territoire, Elhadj Cellou Dalein a noté qu’il s’agit d’une stratégie visant à retarder l’organisation des législatives.  «  Nous sommes contre l’organisation d’un recensement qui va coûter plus de 25 millions de dollars américains. Quand le ministre de la Décentralisation dit qu’ils ont perdu les données du fichier électoral, c’est ridicule. Ils veulent tout simplement manipuler le fichier électoral. On veut reprendre à la CENI ses compétences ».

 

Source : www.Guineedirect.info


Repost 0
Published by BanabanaNews - dans Politique
commenter cet article
15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 21:50

cellouLe président de l’Ufdg, Mamadou Cellou Dalein Diallo s’est largement expliqué, ce vendredi 15 avril 2011, sur la vente de la compagnie nationale Air Guinée dont son nom aurait été cité dans les rapports d’audits publiés par  le ministre des Audits, du contrôle économique et financier, Aboubacar Sidiki Koulibaly, a assisté Guinéenews.

 

Interrogé sur cette question qui brûle toutes les lèvres, Cellou Dalein, entouré des membres du bureau politique national de l'UFDG dont Bah Oury, a indiqué tout d’abord  que ces audits ont été établis dans le souci de le « nuire et le disqualifier » de la course des élections politiques.

 

Il y a des personnes, dénonce-t-il, qui ont été nommés responsables des audits parce qu’ils se sont engagés à trouver des « ardoises » sur moi. « Il y a beaucoup de gens, semble-t-il,  qui voudraient volontairement rendre Cellou responsable de la vente d’Air Guinée. Je suis heureux d'en parler parce que mes militants sont inquiets. »

 

« (…) On m’a dit que je suis le responsable politique qui a décidé de vendre Air Guinée à El Hadj Mamadou Sylla. Ils n’ont pas dit qu’il y a eu des prix d’intérêts. Et personne n’a dit que j’étais corrompu. J’attends de voir le rapport… », se défend le conférencier.

 

Affirmant qu’il est à l’aise sur le dossier d’Air Guinée, Cellou a indiqué que c’est le FMI et la Banque mondiale qui avaient recommandé la privatisation d’AIR GUINEE en raison du poids de plus en plus important des subventions que l’entreprise absorbait sur le budget de l’état.

 

« En 2002, la Banque Mondiale avait amené le gouvernement à privatiser Air Guinée compte tenu du poids des subventions. Ils nous ont dit, si vous mettez un milliard de francs guinéens de subvention à AIR GUINEE, vous allez renoncer à la construction de dix écoles (…) », révèle Cellou Dalein.

 

Par ailleurs, expliquant que le dossier Air Guinée est un dossier qui a été soumis au conseil interministériel, M. Diallo, après avoir affirmé que les PV existent encore, a soutenu que le gouvernement avait approuvé la vente de la compagnie  à Mamadou Sylla : « il semble que c’est écrit dans le rapport que c’est moi qui ai décidé seul de la vente d’Air Guinée. »

 

« Les gens disent que c’est Cellou qui a décidé de la vente d’Air Guinée (…) Or, malgré mon opposition, le dossier est passé au conseil interministériel qui a approuvé, avant d’être approuvé au conseil des ministres présidé par le président Lansana Conté.  La décision a été prise », déplore-t-il.

 

Selon Cellou, lorsqu’il était gouverneur pour la Guinée à la Banque mondiale, il avait fait une demande à la Banque mondiale qui a dépêché un technicien suisse - qui a un cabinet qui s’appelle Aérosynergie - pour venir aider la Guinée à élaborer un projet d’appel d’offre pour la privatisation d’Air Guinée.

 

« Il a travaillé avec mon assistant. Ils étaient en train de travailler lorsque, Mamadou Sylla a manifesté l’intérêt pour la reprise Air Guinée. J’ai dit non parce qu’on a déjà saisi la Banque mondiale qui a accepté de financer une expertise pour nous aider à élaborer le dossier d’appel d’offre. Le président Conté a appelé pour dire de vendre Air Guinée à un Guinéen patriote [Mamadou Sylla] au lieu de vendre à un étranger. C’est ainsi que la décision a été prise de vendre la compagnie au président de FUTURELEC. Je n’étais pas content parce que je ne m’entendais pas avec lui à cette époque », revient-il sur les faits.

 

Lorsque je me suis vu avec Cheick Amadou Camara, dit El Hadj Cellou Dalein, je lui ai dit d’aller voir le président pour essayer de le convaincre pour ne pas qu’on soit mal à l’aise avec la Banque mondiale.

 

« (…) Cheick Amadou m’a envoyé le président du comité de privatisation qui relève du ministère des Finances… Le comité de privatisation a rédigé un décret portant dissolution d’Air Guinée. Tout ça a été géré  par ledit comité…ce que le président Conté avait fait à l’époque, c’est ce que M. Alpha Condé vient de faire en donnant le port à Bolloré », s’amuse à faire un parallèle Cellou.

 

C’est un dossier dans lequel tous les membres du gouvernement qui était là en 2002, connaissent bien, affirme-t-il, je me souviens encore des positions prises par les uns et les autres sous la présidence du Premier ministre d’alors, Me Lamine Sidimé.

 

Hamidou Sow

 

Source : Guineenews.

 

 

Repost 0
Published by BanabanaNews - dans Politique
commenter cet article
12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 13:14

Mme_yari_briki.jpgLe procès des militants et responsables de l'UFDG, arrêtés la semaine dernière a débuté hier lundi 11 Avril au Tribunal de première instance de Mafanco. Au box des accusés, madame Yarie Biriki, et une vingtaine de militants de l’UFDG.

 

C’est devant une foule nombreuse accompagnée de quelques responsables de l’Union des forces démocratiques de Guinée, (Ufdg), notamment, Bah Oury, et Fodé Oussou Fofana, que juges, avocats de la partie civile et de la défense ont entamé ce procès.

 

Si les avocats de la défense jugent ledit procès de politique et dont les règles les plus élémentaires seraient violées, « c’est une procédure qui a été violée du début jusqu’à la fin. La loi a réglementé comment on doit procéder à une arrestation d’individu. Après l’arrestation par l’officier de la police judiciaire, il dispose d’un délai pour garder un individu à sa disposition. Ce délai n’a pas été respecté pour la plupart des prévenus ici présents », ceux de la partie civile soutiennent que tout se passe dans le respect de l’art, avec comme argument que les accusés ont troublé l’ordre public.

 

Une thèse que les juges ont soutenu mordicus, tout en insistant sur le fait selon eux que le procès n’est pas politique.

 

Mais, derrière ce scénario judiciaire, il y a que des personnalités sont citées par madame Yarie Touré, pour êtres derrière ce qui se passe aujourd’hui. Pour cette militante de l’UFDG, et membre du bureau exécutif, c’est Malick Sankon, directeur national de la Caisse National de Sécurité Sociale, (Cnss), qui lui a mise dans ce pétrin. Selon elle, celui-ci aurait tout tenté pour la ramener vers l’arc-en-ciel, alliance qui est actuellement au pouvoir […].

 

Suite à son refus malgré les promesses dit-elle, cet ancien « ami », du candidat de l’Ufdg avait promis de lui rendre la vie difficile. C’est pourquoi dit-elle devant les juges, c’est ce Malick Sankon qui l’a indexé à Resco comme étant militante de premier ordre de l’Ufdg, le dimanche 3 avril à l’aéroport de Conakry.

 

Les co-accusés de Yarie Biriqui ont également nié les faits qui leur sont reprochés. Ils se disent victimes de règlements de compte, puisque, « ramassés » à la volée par les forces de l’ordre avant de se retrouver devant cette situation aujourd’hui.

 

Ce mardi 12 avril, le procès devrait se poursuivre au Tribunal de Mafanco à partir de 10 heures.

 

Source : www.Guineeweb.info 


Repost 0
Published by BanabanaNews - dans Politique
commenter cet article
11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 21:59

Repression 01Ce lundi 11 avril, Yarie Briki et une vingtaine de militants de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) ont comparu devant le Tribune de première instance de Mafanco, a-t-on constaté sur place. Ils sont poursuivis pour « attroupement et manifestation illégaux » à l’occasion du retour de Cellou Dalein Diallo à Conakry. 

Les audiences se sont déroulées en présence des accusés et des responsables de l’UFDG notamment, Bah Oury, Dr Oussou Fofana ainsi que les proches des accusés.

C’est dans une salle d’audience pleine à craquer que les audiences ont débuté à 11 heures. A l’entame, les avocats de la défense demandent au président du Tribunal de Mafanco, d’annuler les procès verbaux (PV) établis par le juge d’instruction. Selon eux, les dispositions établies par le législateur guinéen n’ont pas été respectées. 

« C’est une procédure qui a été violée du début jusqu’à la fin. La loi a reglementé comment on doit procéder à une arrestation d’individu. Après l’arrestation par l’officier de la police judiciaire, il dispose d’un délai pour garder un individu à sa disposition. Ce délai n’a pas été respecté pour la plupart des prévenus ici présents. 

Deuxièmement, une fois déféré et mis sous mandat de dépôt directement, la loi demande au procureur de saisir immédiatement le juge du siège pour proclamer leur audience. Depuis la semaine dernière, ces accusés sont mis sous mandat de dépôt, c’est maintenant là que le procès débute », explique un avocat de la défense. 

Tout en soutenant leur thèse, les avocats de la défense ont demandé au président du Tribunal de libérer les accusés pour violation de droit de la défense : « et de préciser que ce procès est un règlement de compte ». 

Quant à la partie civile, tout en précisant qu’il ne s’agit pas d’un procès politique mais d’un procès de comportement notoire, elle soutient que les accusés ont perturbé l’ordre public. 

Par ailleurs, le procureur général a indiqué que les PV sont établis dans les règles de l’art et précise, qu’il ira en personne féliciter les officiers de la police judiciaire pour ce qu’il a appelé un « travail exemplaire ». 

Toutefois, au cours des audiences, les présumés coupables ont rejeté les faits qui leur sont reprochés. La plupart, commerçants dont l’âge varie entre 18 et 40 ans affirment n’avoir pas été informés de l’arrivée de Cellou Dalein Diallo à Conakry. Selon leurs témoignages, ils ont été arrêtés manu militari sur ordre du gouverneur de la ville de Conakry en compagnie du directeur national de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), Malick Sankhon, membre de l’alliance Arc-en-ciel. 

Tout en affirmant avoir été plusieurs fois contactée par les membres du pouvoir en place pour quitter l’UFDG en échange de beaucoup d’argent, de voiture et même de villa , Yarie Briki Camara a affirmé qu’elle ne se reproche de rien. 

Selon elle, le jour du retour de Cellou Dalein, elle s’est rendue à l’aéroport uniquement pour déposer des colis de bazin en partance pour l’Europe lorsque le gouverneur Resco et Malick Sankhon l’ont interpelé et mis aux arrêts. 

« Quand Malick Sankhon m’a vu à l’aéroport, il m’a mise à l'index en disant au gouverneur Resco que je suis militante avérée de l’UFDG (…) Malick Sankhon m’a plusieurs fois menacé de mort à cause de mon choix politique. Quelque soit le sort qui me sera réservé à l’issue de ce procès, je resterai militante de l’UFDG », déclare-t-elle. 

L’audience a pris fin à 20h et se poursuivra le mardi 12 avril à 10 heures. 

A noter que les accusés sont repartis enfin de journée sous les ovations des dizaines de personnes venues leur apporter leur soutien. 

 

Sarifou Barry

 

Source : Guineenews

 


Repost 0
Published by BanabanaNews - dans Politique
commenter cet article
11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 05:28

balance1.gifQuelque 66 militants, dont des enfants mineurs, des femmes et des jeunes de l’Union des forces démocratiques de Guinée, (Ufdg) de Cellou Dalein Diallo, candidat malheureux à la présidentielle de novembre dernier, comparaîtront ce lundi  devant le juge, a appris vendredi la PANA, de source judiciaire.

 

Ces militants de l’UFDG, précise la même source, arrêtés le week-end dernier pour avoir participé à l’accueil de leur leader, une manifestation interdite par le chef de bataillon, Sékou « Resco » Camara, gouverneur de Conakry, « ont été pris en flagrant délit », une faute sanctionnée par l’article 108 du code pénal, infligeant un minimum de 2 ans de prison et un maximum de 5 ans à l’encontre de ceux et celles reconnus coupables.

 

Selon la même source, six enfants mineurs font partie des personnes interpellées et seront renvoyés devant le tribunal pour enfants, tandis que « les récidivistes et les rebelles » pourraient être frappées de lourdes peines.

 

« Plusieurs personnes interpellées ont jeté des pierres à l’endroit des forces de l’ordre avant des les insulter copieusement (…) Le monde entier a salué la transparence du scrutin présidentiel, mais les mauvais perdants, sans vergogne et sans aucune culture démocratique, cherchent à tout prix à mettre le pays à feu et à sang », souligne la même source, se définissant comme apolitique.

 

Nul ne doit oublier, poursuit-elle, qu’un des principes directeurs du changement prôné par les nouvelles autorités est bâti sur l’application de la loi dans toute sa rigueur, ce qui n’était plus le cas depuis plus de vingt ans en Guinée «où l’impunité a perduré».

 

L’Ufdg, qui avait annoncé trois morts et des blessés survenus dimanche dernier s’est ravisée, avançant un mort des suites de ses blessures.

 

Depuis plusieurs jours, le Premier ministre, Mohamed Saïd Fofana, a entamé des tournées de sensibilisation dans plusieurs localités du pays, appelant les habitants à cultiver la paix, la tolérance et l’esprit de « la bonne cohabitation ».

 

Pour sa part, le ministre de l’Administration du territoire et des Affaires politiques, Alhassane Condé, a exhorté, dans la nuit de jeudi à vendredi, les populations au calme, au respect des lois en vigueur avant, pendant et après l’organisation des législatives prévues au cours du dernier trimestre de 2011.

 

Par ailleurs, des prières et lectures de Coran ont été organisées dans plusieurs mosquées du pays où les chefs religieux, invoquant l’islam comme «religion de tolérance», appellent les populations à la paix, «socle d’un état de droit».

 

On rappelle qu’avant l’organisation du second tour de la présidentielle, les militants du Rassemblement du peuple de Guinée (Rpg) du Pr Alpha Condé (vainqueur de la présidentielle) et ceux de l’Ufdg de Cellou Dalein Diallo s'étaient violemment affrontés plusieurs fois, souvent avec des morts et des blessés graves.

 

PANA


Repost 0
Published by BanabanaNews - dans Politique
commenter cet article
8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 10:02

2prix_pour_1tete.jpgLe candidat malheureux au second tour de la présidentielle en Guinée et leader de l'UFDG a bénéficié deux prix à l'étranger. Cellou Dalein Diallo a donné lui même cette information à la presse, hier jeudi 7 avril lors d'une rencontre avec les journalistes à Conakry.

 

Il s'agit du Prix du Droit et de la Démocratie décerné par l'Observatoire panafricain de la démocratie (OPAD) et le Cauris d'Or du Mouvement des entrepreneurs du Sénégal, MEDES.

 

Selon lui, ces prix lui ont été décernés pour avoir mené une campagne présidentielle paisible et responsable et pour avoir accepté le verdict de la Cour Suprême en dépit de sa déception.

 

L'opposant affirme qu'il recevra le premier prix à le Lomé le 29 Avril prochain lors d'un dîner gala organisé à l'issue d'un colloque international dont le thème est « La Déclaration de Lomé, 20 ans après, Démocratie et Renaissance africaine ». Quant au second, il le recevra le 30 à Dakar.

 

LJ partenaire de BBN


Repost 0
Published by BanabanaNews - dans Politique
commenter cet article
8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 07:11

al-blaise--1-.jpgLe Président de la Guinée, Alpha Condé, est arrivé à Ouagadougou pour une visite d’amitié de 24 heures, le 07 Avril 2011. Le Chef de l’Etat guinéen qui a été accueilli à l’aéroport international par son homologue burkinabè, Blaise Compaoré, a confié à la presse être venu échanger avec le Président du Faso et harmoniser leurs points de vue sur des questions africaines.   

 

Alpha Condé a rappelé le rôle important joué par Blaise Compaoré dans la réussite de la transition politique en Guinée avant d’ajouter que « le Burkina et la Guinée doivent travailler la main dans la main ». Dans cette optique, le Président Condé a cité les priorités communes qui sont entre autres, le projet de construction d’un chemin de fer qui reliera la Guinée au Burkina en passant par le Mali, et le renforcement de la coopération dans les domaines de la production de coton et le développement de l’artisanat.

 

S’exprimant sur la situation en Côte d’Ivoire, Alpha Condé a souligné que la position de son pays est celle de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union africaine (U.A).

 

Direction de la Communication de la Présidence du Faso

 

Source : Presidence.bf


Repost 0
Published by BanabanaNews - dans Politique
commenter cet article
7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 21:36

montrer du doigt 01De retour à Conakry le dimanche dernier après trois mois d'absence, le président de l'Union des Forces Démocratiques de Guinée, (UFDG), Cellou Dalein Diallo, a rencontre ce jeudi la presse. L'occasion a été mise à profit pour brosser la situation d'ensemble du pays. Le tableau présenté par Dalein reste sombre.

 

Le discours prononcé par le président de l'UFDG peut se résumer en la défense de la liberté des citoyens acquis selon lui de haute lutte et avec assez de sacrifices de sang et d'âmes perdus. Une lutte qui pour lui passe par le courage face à toutes les épreuves, "on ne défend pas la liberté par le renoncement", soutient le candidat malheureux de la présidentielle de 2010.Une liberté qu'il considère menacée à ce jour, "nos libertés chèrement acquises sont aujourd'hui menacées".

 

Le président de l'UFDG a rappelé que l'année 2010 a été une année très douloureuse pour lui, ses militants, et une majorité de guinéens, avant d'ajouter qu'il garde toujours foie en Dieu, tout en restant déterminé à mener le combat pour l'union des guinéens, la démocratie, "nous restons debout et gardons foie en Dieu, malgré les revers et les injustices subies".

 

Parlant de la gouvernance, Dalein déclare que le pouvoir actuel ne milite pas en ce sens à travers les actes posés. Avant de mettre en garde les decideurs du moment sur une éventuelle dérive dictatoriale, "nous mettons en garde toute gouvernance qui ne respecteriat pas le droit desguinéens et qui favoriserait la division des communautés" . Il se dit tout de même disposé à aller dans le sens du compromis qui pour lui, est seul gage pour sauvegarder le tissu social.

 

Au sujet de son retour mouvementé du dimanche 03 avril, Cellou Dalein dit que son parti a avisé comme le prevoit les textes, les autorités communales sur l'itinéraire que son cortège devait suivre. Il se dit étonné que le gouverneur de la ville de Conakry intervienne en interdisant l'accueil que les militants comptaient lui réserver. Pourtant, argumente t-il, il ne revient pas au gouverneur d'interdire une telle volonté. Surtout, ajoute t-il, que la constitution autorise ce genre de manifestation, "il faudrait que l'on s'habitue à respecter nos lois", martèle Dalein.

 

Malgré cette volonté de se conformer aux règles, le président de l'Ufdg dit regretter qu'aujourd'hui, plus de soixante personnes soient dans les geôles du pouvoir actuel simplement pour l'avoir accueilli à l'aéroport de Conakry.

 

Il a précisé que parmi ces personnes arrêtées et emprisonnées, il y a des hommes en tenue qui avaient assurés sa protection pendant la période électorale. Une équipe qui, précisa t-il, jusqu'aujourd'hui n'est pas rappelée, d'où la tentative de ces agents de protéger Cellou le dimanche dernier.

 

Dalein dit que ces agents risquent à ce jour d'êtres radiés des effectifs de l'armée guinéenne. Il a également parlé de Yarie Biriqui, membre du bureau exécutif de son parti, madame Soumah Fatoumata, présidente des femmes UFDG de Matam, madame Fanta Traoré, présidente des femmes UFDG de Dixinn, qui sont arrêtées et incarcérées depuis le lundi dernier. Egalement, le cas de feu Zakariaou Diallo, décédé le mardi 05 avril à Donka, suite à des balles reçus lors de la réception de Dalein.

 

Des cas qui inquiètent visiblement le numéro 1 de l'Ufdg qui entend pour le moment user des moyens légaux pour faire libérer ses militants, sans pour autant écarter d'autres recours au cas où, le pouvoir ne cédait pas.

 

Le leader de l'Ufdg dit regretter le manque de dialogue entre le pouvoir et l'opposition, "monsierur Alpha Condé ne veut pas du tout dialoguer. Jamais il n'a appellé l'opposition à une concertation, on apprend tout comme tout le monde". Un comportement qui pour lui, ne favorise pas la paix dans le pays.

 

Toutefois, Cellou Dalein dit ne pas être prêt à céder devant ce qu'il appelle les dérives dictatoriales qui menacent la Guinée avec le professeur Alpha Condé.

 

Pour cela, il dit tendre la main à tous les guinéens pour éviter que la Guinée ne "retombe dans une obscure dictature".

 

Diarouga Baldé pour Guineeweb.info, partenaire du LeJour.info


Repost 0
Published by BanabanaNews - dans Politique
commenter cet article
5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 11:09

2009_Guinea_Riot.jpgDans un communiqué de presse, le gouvernement guinéen a donné sa version des faits sur l'arrivée mouvementée de l'opposant Cellou Dalein Diallo le dimanche dernier. On note que les autorités reconnaissent l'interpellation de 40 gardes rapprochés du leader de l'UFDG, en berets rouges. Le texte intégral de ce communiqué :

 

Nous avons appris avec indignation des propos mensongers et injurieux voire dangereux prononcés par des autorités de certains partis politiques et d’ONG sur des radios internationales et locales au sujet des incidents intervenus lors du retour en Guinée du Président de l’UFDG

 

Le Gouvernement tient à rappeler qu’il avait diffusé des communiqués interdisant les manifestations de rue, les cortèges et autres regroupements à caractère politique pour la préservation de la paix en ce lendemain des élections présidentielles.

 

En réponse à des courriers envoyés aux autorités locales par l’UFDG, le Gouverneur de Conakry a signifié à ce parti politique que pour des raisons de maintien de l’ordre public, le retour au pays de Monsieur Cellou Dallein Diallo devrait se dérouler sans cortège, ni regroupement.

 

Des services de l’ordre ont été déployés à certains carrefours pour prévenir tout incident fâcheux.

 

Nonobstant toutes ces dispositions, ce parti politique a mobilisé des jeunes en violation de toutes les instructions données.

 

Ainsi, les services de sécurité ont désarmé près de 40 gardes rapprochés, en bérets rouges. Ils sont actuellement objet d’interpellation. Il revient à la justice de statuer sur leur sort. Dans le souci de minimiser les risques de désordre, un itinéraire sécurisé avait même été indiqué à Monsieur Cellou Dalein DIALLO qu’il a refusé d’emprunter.

 

Des incidents ont éclaté à certains carrefours, point de regroupement de certains jeunes du dit parti qui y avaient pris position. Des jets de pierre sur des forces de l’ordre, des voitures caillassées, des usagers de la circulation malmenés, de simples promeneurs blessés et même des familles soupçonnées d’appartenir à d’autres formations politiques ont été agressés faisant des blessés graves.

 

Nous tenons à préciser que les services de police et de gendarmerie n’ont pas fait usage d’arme à feu. Aucun cas de décès ou de blessure par balle n’a été porté à notre connaissance.

 

Le Gouvernement réaffirme son attachement au respect des droits de l’homme, notamment la libre circulation, les droits politiques sans lesquels la construction d’un état de droit et d’un système démocratique serait illusoire.

 

Nous invitons tous les leaders d’opinion à commencer par les hommes politiques à observer et faire observer ces principes cardinaux de la démocratie et de l’état de droit pour la préservation de la quiétude sociale dans notre pays.

 

Le Ministre de l’Information

Le Ministre de l’Administration du Territoire

Le Ministre d’Etat à la Sécurité et la Protection Civile


Repost 0
Published by BanabanaNews - dans Politique
commenter cet article
29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 21:55

alpha_conde_02.jpg« Moi, je fais confiance aux peuples africains. On parle du printemps arabe, mais, comme le démontre mon élection, nous vivons actuellement un printemps africain ». Cet homme qui fait le « printemps de l’Afrique » à lui tout seul s’appelle Alpha Condé.

 

Il préside la République de Guinée ; enfin, ce qu’il en reste après quelques décennies de dictature. Il en a été désigné le président (cf. LDD Guinée 026/Mercredi 17 novembre 2010) à la suite d’une campagne au cours de laquelle « l’ex-marxiste » devenu « social-démocrate », « opposant historique » à la dictature guinéenne, leader du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG), n’a pas ménagé sa peine pour stigmatiser les peuls « mafieux qui pillent le pays », « le voleur qui crie au voleur », « des commerçants qui n’ont aucune expérience du pouvoir d’Etat et ont acheté un parti à Diallo » (Cellou Dalein Diallo arrivé en tête au premier tour avec 43 % des voix contre 18 % à Condé mais battu au deuxième tour !).

 

Christophe Châtelot dans Le Monde avait évoqué « l’ethno-stratégie opportuniste » de celui qui disait vouloir être « à la fois le Mandela et le Obama de la Guinée ». Je crains que Condé ne soit que l’autre façon de dire « Gbagbo » en malinké !

 

J’ai évoqué, déjà, les exactions et les viols perpétrés en pays peul par des éléments de « l’armée » guinéenne afin de terroriser cette population pendant la période électorale (cf. LDD Guinée 027/Mardi 14 décembre 2010). J’avais reçu le témoignage de victimes, à Dakar, et je n’étais pas confiant quant à la façon d’être de Condé qui me semblait alterner la posture politique et l’imposture idéologique.

 

Les hommes politiques tout comme les hommes d’affaires ont tendance à se construire une légende. A 72 ans, Condé a eu le temps de peaufiner la sienne. Sans, pour autant, faire illusion dès qu’on gratte un peu (cf. LDD Guinée 026/Mercredi 17 novembre 2010). L’opposition radicale, la prison, le socialisme… « Mandela et Obama » permettent, dans les médias, de faire l’impasse sur le monde des affaires et les… affaires de tout ce beau monde. Le problème, c’est que les « opposants » ont une vie politique à éclipses : un jour, ils sont sur le devant de la scène ; le lendemain dans l’ombre (plus souvent encore dans le brouillard). Tandis que président de la République, c’est un job à plein temps. On est sous les projecteurs en permanence. Plus encore quand on a attendu longtemps, très longtemps, ce moment-là et qu’enfin il arrive avec les limousines, les motards, les drapeaux qui claquent au vent, les tapis rouges, les regards concupiscents des uns et des autres qui veulent se faire remarquer du chef.

 

Condé est en France, en visite officielle. L’occasion de répondre aux questions de Etienne Mougeotte (le « patron » en personne) et de Pierre Prier pour Le Figaro (23 mars 2011). Par les temps qui courent où les « révolutions arabes » sont soutenues et encensées par la droite française, rien de mieux que Le Figaro pour exprimer son tempérament « révolutionnaire ». Condé est l’homme du « printemps africain ». Mais à l’âge qu’il a, il faut reconnaître que ça ne bourgeonne plus guère. « L’opposant historique » a pris ses distances avec l’Histoire. Il a laissé mourir de mort naturelle Ahmed Sékou Touré puis Lansana Conté et a attendu qu’un militaire tire une balle dans la tête de Moussa Dadis Camara et que celui-ci soit exfiltré au Burkina Faso pour qu’une présidentielle (laborieuse) puisse être organisée en Guinée.

 

A la mort de Conté et après que Dadis Camara se soit emparé du pouvoir, Condé avait proclamé que les « Guinéens n’ont plus peur » et que le « rapport de force » était en faveur de « la population et [de] la communauté internationale » (La Croix, mardi 6 janvier 2009). Conté était mort mais Camara était bien vivant. Et l’on vivra le massacre du lundi 28 septembre 2009 au lendemain des manifestations anti-Camara de Labé, capitale du pays peul, deuxième ville de Guinée et fief de l’opposition. Avant que Camara ne prenne un peu de plomb dans la tête, Condé comptait sur la « communauté internationale » et sa détestation des massacres de civils et des viols des femmes par les militaires. Aujourd’hui, il est pour « les solutions pacifiques en Afrique » et affirme que « si on laissait les Africains régler leurs problèmes, on y arriverait plus facilement ».

 

La meilleure preuve en est qu’il a fallu plus d’un demi-siècle, la mort naturelle de deux dictateurs et l’assassinat d’un troisième pour que l’on parvienne, enfin, à organiser une élection présidentielle en Guinée et que Condé en soit déclaré vainqueur !

 

Aujourd’hui, la politique n’est plus sa tasse de thé ; et les relations internationales encore moins. Il est chef d’Etat et son grand souci c’est de remettre de l’ordre dans l’économie guinéenne ; pas l’économie des entreprises, celle des fonctionnaires. « Le système était tellement gangrené que, sur dix fonctionnaires, huit ou neuf sont concernés ». Dans un pays où rien, jamais, n’a fonctionné dans le secteur public, qu’il s’agisse de la santé, de l’éducation nationale, des transports, des infrastructures, etc. et où les salaires étaient payés « à l’occasion », je m’étonne qu’il y ait eu des fonctionnaires « honnêtes » ; sans doute ceux qui, morts de faim, sont au cimetière.

 

Mais, précise Condé, « comme me l’a demandé l’imam de la grande mosquée, nous allons nous concentrer sur les grands voleurs plutôt que sur les petits ». Espérons que ce ne sera pas qu’une « chasse aux peuls » ! Condé veut « geler tous les contrats passés en 2009-2010 », c’est-à-dire depuis la mort de Conté ; sans doute pour n’être pas désagréable avec les « hommes politiques » qui ont géré la Guinée sous Conté et sont, aujourd’hui, nécessairement, ses alliés.

 

Condé veut aussi « désarmer » la Guinée : 4.200 militaires vont être mis à la retraite. Et les autres vont « participer à la vie économique. [L’armée] va construire des routes, rénover des usines, et nous sommes en train de créer une brigade agricole ». Mais il ne dit rien de la hiérarchie militaire qui, pendant des décennies, à mis la Guinée en coupe réglée, exploitant les sociétés d’Etat, encaissant les « commissions » sur les contrats, assurant la « sécurité » des sites de production minière, organisant le racket des populations et participant à tous les trafics y compris ceux de la drogue et des êtres humains.

 

Condé en « Monsieur Propre » ? Avec le « printemps africain », il nous promet un grand nettoyage. Sauf que ce qui nous tombe dessus en ce moment c’est un grand déballage : celui de « l’affaire Getma-Bolloré ». Mauvais calendrier. Jamais personne ne parle de la Guinée mais voilà que Condé débarque à Paris alors que cette affaire passionne la presse française.

 

Pour la bonne raison que Bolloré est, incontestablement, le groupe privé français le plus ancré au « sarkozysme » et que celui-ci n’est pas au mieux de sa forme à un an de la présidentielle française. « L’affaire Getma-Bolloré », c’est la version guinéenne de « l’affaire Progosa-Bolloré » qui, voici pas loin de deux ans, a fait les beaux jours des médias (cf. LDD Progosa 010 à 014/Lundi 1er à Vendredi 5 juin 2009).

 

Progosa, c’était à Lomé, Getma, c’est à Conakry. Le schéma est le même : manu militari les autorités en place balancent à la mer les gestionnaires du port pour les remplacer par le groupe Bolloré. « J’ai pris une décision souveraine pour les intérêts de la Guinée », commente Condé dans Le Figaro (cf. supra).

 

Mais dans le même temps, les journalistes révèlent le déroulement de l’affaire qui n’a rien à envier (dans le fond, la forme est plus soft : il n’y a pas encore de morts) aux méthodes de Sékou Touré et de Conté. Il faut lire à ce sujet ce que Sylvain Courage dit dans Le Nouvel Observateur (24 mars 2011) de la collusion entre Condé et Bolloré et du rôle de Bernard Kouchner (qui a repris du service comme consultant depuis qu’il a été viré du gouvernement).

 

Jean-Pierre Béjot

 

Source : La Dépêche Diplomatique


Repost 0
Published by BanabanaNews - dans Politique
commenter cet article