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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 09:01

rabi_sira.jpgLe mercredi 3 août, un collectif de 19 partis politiques a adressé un courrier à la présidente du Conseil national de la transition, CNT. Dans lequel courrier, ce collectif dit "Collectif des Partis Politiques pour la Finalisation de la Transition " a demandé à Rabiatou Serah Diallo, après avoir salué ses efforts, de créer un cadre de concertation nationale. Ci dessous, l'intégralité de cette lettre. 


Mercredi, le 03 août 2011

A Madame la Présidente du CNT, Présidente du Comité de Pilotage du Mouvement social guinéen.

Objet : Mise en place du cadre de concertation

Madame la Présidente,


Le Collectif des Partis Politiques Finalisation de la Transition a l’honneur d’accuser réception de votre courrier en date du 27 juillet 2011 relatif aux journées de dialogue national des 3 et 4 août 2011 et vous en remercie vivement.

Le Collectif apprécie votre implication et tous les efforts louables que vous avez fournis pour la mise sur pied d’un cadre de concertation propice à un dialogue fécond entre tous les acteurs de la vie politique et sociale du pays.

Toutefois, le Collectif porte à votre connaissance que le Mouvement social, dans son rapport d’étape du 18 juillet 2011, faisait déjà la recommandation d’organiser dans les meilleurs délais d’une journée de concertation et de dialogue incluant les partis politiques, le gouvernement, la CENI, le CNT, le CNC, le CES, les leaders d’opinion (sages et religieux) et les composantes du Mouvement social.

A cet effet, après analyse de cette proposition, le Collectif a adressé le 28 juillet 2011 deux courriers (l’un au Mouvement social et l’autre au Premier ministre) dont l’objectif est l’organisation d’une rencontre entre le Collectif et le gouvernement avec la facilitation du Mouvement social et des institutions (CNT, CES, CNC). Cette rencontre permettra de résoudre les problèmes spécifiques du Collectif avec le gouvernement afin de décrisper la situation en vue d’une gestion sereine des problèmes du pays.

C’est pourquoi le Collectif vous propose l’organisation des journées de dialogue national après sa rencontre avec le gouvernement conformément aux préoccupations qu’il a exprimées lors des rencontres avec la société civile, le CNT, le CES et le CNC.

Tout en vous remerciant de votre disponibilité et compréhension habituelles, veuillez agréer Madame la Présidente, l’expression de notre considération distinguée.

Pour le Collectif

Le Président du PUP

El Hadj Moussa Solano

Ampliation : CNT, Premier ministre, CNOSCG, CES, CNC, les partenaires au développement.


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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 11:01

Manif_MB.jpgPlusieurs centaine de manifestations représentant les partis politiques de la république de Guinée s’étaient donnés rendez –vous devant la Maison Blanche le Vendredi chantant à tue tête contre la rencontre entre le président Obama et son homologue guinéen le prof. Alpha condé.

 
Pour la Maison Blanche cette rencontre se situe dans le cadre du soutien de l’administration Obama aux pays Africains de démocraties émergentes. Cette rencontre avec le président Condé et trois autres présidents Africains qui ont été démocratiquement élus dans le continent Africain souligne son caractère de symbole.

Pr Alpha Condé, un professeur de science politique, a été élu en 2010 dans une élection que beaucoup considèrent comme la première élection libre de la nation guinéenne. Car il faut remarquer la Guinée avait été gouvernée par des dirigeants autoritaires civils et militaires pendant 50 ans depuis son indépendance du joug colonial français en 1958.

Les membres du parti d'opposition de la Guinée, ont protesté contre la visite de Condé à la Maison Blanche chantant et portant des pancartes réclamant "Justice pour les victimes en Guinée."

Mais à travers l'esplanade et devant les grilles de la Maison Blanche des contre-manifestants en faveur du président Condé bruyamment scandaient et brandissaient des banderoles louant les efforts du nouveau président et la démocratie qu'ils disent qu'il apporte à la Guinée.

Le président Obama a rencontré vendredi le président Condé, le président Boni Yayi du Bénin, le président Mahamadou Issoufou du Niger, et le président Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire. La Maison Blanche affirme que le centre des pourparlers concerne le renforcement des institutions démocratiques fortes et le développement économique dans leurs pays.
Posté par:

Lesa Jansen

 

CNN

 

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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 17:42

abime-copie-1Le président Alpha Condé est-il un démocrate sincère ou alors un autocrate en puissance, un de plus sur un continent qui n'en a que trop ? Neuf mois après l'élection à la présidence de la Guinée-Conakry de "l'ancien opposant historique", selon la formule consacrée, plusieurs indicateurs, déjà menaçants, viennent de passer au rouge : atteintes à la liberté d'expression, absence de dialogue avec l'opposition, tergiversations sur le calendrier électoral... 

C'est une déception au-delà des frontières de la Guinée. On avait espéré que ce pays, après avoir concentré tant de malheurs, serait à la pointe d'un certain renouveau politique en Afrique de l'Ouest.

Certes, cet homme de 73 ans qui a passé plus de temps en exil en France que dans son propre pays, bénéficie de circonstances atténuantes. Il est arrivé au pouvoir dans un paysage politique chaotique, sur fond d'économie exsangue.

L'impéritie et la corruption de ses gouvernants successifs ont mis à genoux une Guinée qualifiée de "scandale géologique", tant son sous-sol regorge de richesses. A Conakry, capitale verdoyante d'un pays qui est aussi le "château d'eau de l'Afrique de l'Ouest", l'eau courante est un luxe. Et l'électricité, intermittente. M. Condé est le premier président élu démocratiquement depuis que la Guinée a rompu le lien colonial avec la France, en 1958. Avant lui, il y eut la folie sanguinaire de Sékou Touré (1958-1984), puis l'agonie du régime autocratique et népotique de Lansana Conté. Fin 2008, ce fut la parenthèse Dadis Camara, caricature d'officier qui s'enivre de pouvoir politique ; enfin, la transition démocratique assurée par le général Sékouba Konaté, et, en 2010, l'élection d'Alpha Condé - qui laissait entrevoir que la malédiction guinéenne était peut-être un mythe.

L'homme tarde à combler les espoirs placés en lui. Le ton de sa campagne avait déjà inquiété : un discours ethniciste qui attisait chez les Malinké, Soussous et autres forestiers le sentiment anti-Peuls, la puissante communauté de son adversaire politique, Cellou Dalein Diallo. En Guinée comme ailleurs, ces arguments-là peuvent être explosifs.

Depuis son installation à la présidence, les attaques contre l'opposition - y compris physiques - n'ont pas cessé, alimentées par la perspective d'élections législatives qu'Alpha Condé, sous la pression internationale, a promises pour la fin de l'année mais qu'il chercherait à retarder.

Dernièrement, c'est sur les médias qu'il concentre ses foudres. Victime d'une mystérieuse tentative d'assassinat, il y a dix jours, par un commando armé, il vient d'interdire toute information sur le sujet. Que veut-il cacher ? Avant la presse, il avait saisi l'occasion de l'attaque contre son domicile pour s'en prendre à l'armée. L'opposition, elle, est l'objet d'arrestations ciblées.

C'est grave, parce que l'élection de M. Condé était un message pour toute l'Afrique : même dans un pays martyr, il n'y a pas de fatalité du malheur. A Conakry, ils sont nombreux à vouloir encore le croire.


Article paru dans l'édition du 28.07.11

Le Monde

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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 10:00

sidyaFace à ce qu'il appelle "violation répétitive de la Constitution et de la loi électorale", le Collectif des Partis Politiques issus de l'opposition a écrit à la Présidente du Conseil national de la Transition (CNT), élargi aux représentants diplomatiques de pays occidentaux (Etats-Unis et Union Européenne) pour protester contre la restructuration de la CENI, la reprise intégrale du Recensement Electoral et la dissolution des conseils communaux et communautaires. 

Conakry, le 01 juin 2011

A Madame la Présidente
du Conseil National de la Transition (CNT)
Conakry

Objet : -Protestation relative à :
- Restructuration de la CENI
- Reprise intégrale du Recensement Electoral
-Dissolution des conseils communaux et communautaires

Madame la Présidente,

Notre pays, la Guinée traverse des moments difficiles de son histoire dans sa marche inexorable vers l’établissement d’un Etat de droit. Le Collectif des Partis Politiques signataires de la déclaration du 18 Avril 2011 ont toujours apporté une contribution de qualité dans notre marche vers la démocratie. C’est pourquoi, le Collectif attire votre attention sur des questions d’importance nationale en vue de trouver ensemble les solutions appropriées dans un climat apaisé.

Il s’agit entre autre :

1)- De La CENI

Le Collectif des Partis politiques a été informé de l’imminence de l’adoption de la loi organique relative à la composition, organisation et le fonctionnement de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), conformément à l’article 133 de la Constitution. Selon les informations reçues de nos représentants au CNT, ce projet de loi exclurait les partis politiques dans la composition de la CENI.

Le Collectif des Partis Politiques saisit cette occasion pour rappeler que la composition actuelle de la CENI est le fruit de plusieurs années de lutte des Partis Politiques (Mouvance Présidentielle et Opposition) , de la Société Civile et de l’Administration pour l’organisation d’élections libres, transparentes et crédibles en République de Guinée. Par ailleurs, ce combat politique a consacré l’indépendance de la CENI vis-à-vis de l’administration qui ne saurait être remise en cause aujourd’hui.

En conséquence, le Collectif des Partis Politiques rejette toute proposition de structure de la CENI qui ne comprendrait pas les représentants des Partis Politiques.

2)- De la reprise intégrale du recensement électoral

En ce qui concerne la reprise du recensement électoral, le Collectif estime que la volonté du Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation d’agir en lieu et place de la CENI en violation des articles 2 et 132 de la constitution et de l’article 2 du code électoral est une attitude antidémocratique qui est inacceptable. En effet, l’article 2 de la constitution en son alinéa 4 dispose que « Les élections sont organisées et supervisées par une CENI ». L’article 132 de la constitution, quant à lui, précise que : « La CENI est chargée de l’établissement et de la mise à jour du fichier électoral, de l’organisation, du déroulement et de la supervision des opérations de vote »

En outre, la reprise du recensement intégral des électeurs est une violation de l’article 19 du code électoral qui dispose : « Les listes électorales sont permanentes. Elles font l’objet de révision annuelle. Les élections sont faites sur la base de la liste révisée au cours du dernier trimestre de l’année qui précède celle des élections. A titre transitoire, les élections présidentielle et législatives, depuis l’entrée en vigueur de la Constitution se feront sur la base des listes électorales établies et révisées pendant l’année des dites élections »

3)- De la dissolution des Conseils Communaux et Communautaires

 
Le Collectif a suivi avec étonnement la dissolution de certains conseils communaux et communautaires par décret présidentiel et leur remplacement par des délégations spéciales. Ces actes qui destituent des élus locaux et qui les remplacent par des personnes choisies par l’Administration sont en violation flagrante du code des Collectivités Locales en ses articles 100 et 80 qui stipulent :

Art 100 : Le Conseil d’une Collectivité ne peut être dissout qu’en vertu de l’article 80 de la présente loi.

Art 80 : Le Conseil d’une Collectivité locale dont le tiers au moins des membres ont été reconnus coupables par le tribunal d’avoir commis des crimes ou délits, peut être dissout par décret sur proposition du Ministre chargé des Collectivités Locales.

En l’absence d’une décision judicaire, le Collectif exige le rétablissement des élus locaux dans leurs fonctions respectives dans le strict respect de l’Etat de droit.

Le Collectif interpelle le conseil National de Transition pour le respect de notre Constitution et des lois en vigueur en République de Guinée.

Lettre transmise à:

-Délégué de l'Union Européenne
-Ambassadeur de France en Guinée
-Ambassadeur des Etats-Unis en Guinée
-Ambassadeur d'Espagne en Guinée
-Ambassadeur d'Angleterre en Guinée
-Ambassadeur d'Allemagne en Guinée



Pour le Collectif des Partis Politiques

Président de l’UFR Sidya TOURE


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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 17:05

alassane_ouattara_par_bakchich_info1.jpgL'investiture du président ivoirien Alassane Dramane Ouattara, le 21 mai 2011 connaîtra la présence des nombreuses personnalités. Celles de la Guinée ne font pas exception. Outre le président Alpha Condé qui effectuera le déplacement pour assister à  l'investiture de celui qui a "liquidé" son ami et camarade Laurent Gbagbo, il y aura aussi ces adversaires les plus coriaces sur le terrain politique guinéen.

 

D'abord Sidya Touré qu'on dit déjà solliciter à Abidjan pour apporter au nouveau pouvoir son savoir faire, car il a été le directeur de cabinet de ADO, Premier ministre de feu Houphouët Boigny au début des années 1993. Ensuite, il y a Cellou Dalein Diallo président de l'Ufdg et candidat malheureux de la présidentielle guinéenne.

 

Tout ce beau monde de la classe politique guinéenne a reçu l'invitation officielle du président Ouattara. Lui qui malgré le sang versé avant son accession à la magistrature suprême de son pays est entrain de poser des actes positifs pour restaurer l'économie nationale et surtout le retour à la paix par le biais de la réconciliation nationale. Les nôtres en auront une source d'inspiration ?

 

LJ partenaire de BBN

 


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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 14:48

Soumah_GC.jpgLe Président de la Génération Citoyenne (Géci) Fodé Mouhamed Soumah a animé une conférence de presse ce mercredi 04 mai à Dakar. Devant la presse nationale et internationale, ce chef de parti d’opposition guinéenne à lancer un appel à tous les citoyens de son pays à se tenir debout pour barrer la route à la dictature version Alpha Condé.

 

D’abord, Fodé Mohamed Soumah a fustigé la démarche du Président Alpha Condé. Selon lui, le président Guinéen devrait dialoguer avec toutes les couches sociales, mais aussi avec toutes les entreprises et sociétés étrangères qui opéraient en Guinée avant son élection. Car estime Soumah, «on n’attaque pas un dossier sans être préparé». «Il faut dialoguer » déclare-t-il. L’exemple d’Areva a été donné. «D’ailleurs, concernant ces sociétés, Aréva a dit qu’elle ne doit rien à l’Etat guinéen. Ce qui se passe est inquiétant » constate-t-il.

 

Sur le plan politique, Soumah a déclaré que la Guinée va vers un «parti unique ». «Nous allons vers le parti unique en Guinée. On ne peut pas demander à des syndicats de se mettre ensemble pour former une seule entité. C’est impossible. Nous ne l’acceptons pas. L’inquiétude prend de l’ampleur » martèle Fodé Mouhamed. «Nous appelons tous les partis de l’opposition à l’unité face à cette dictature » a-t-il déclaré à Dakar.

 

«Je souhaite que ce gouvernement réussisse pour deux raisons principales. D’abord parce que je suis guinéen et ce pays vient de loin. Je souhaite également que demain, si je dois gouverner ce pays que je trouve des choses sur place. Mais malheureusement, après 4 mois, la balance est du côté négatif » regrette-t-il.

 

«Il n’y a plus de président omniprésent et omnipotent. Cela doit cesser. Actuellement la plupart des actes posés sont négatifs. Il n’ya pas de contre pouvoir. Alpha Condé ne cesse de violer la Constitution. Il est un homme de détails. Nous assistons à des règlements de compte » dénonce Soumah qui invite Alpha Condé à démissionner de son poste de Président du RPG. Car selon lui, « on ne doit pas être Chef de l’Etat et Chef de parti». «Alpha doit savoir qu’il n’est pas élu président d’une ethnie ou d’un parti » dit-il.

 

A son avis, «certaines dérives pouvaient être évitées si on avait des Institutions fortes d’où l’urgence d’organiser les élections législatives. Je suis un guinéen qui vit les souffrances de ce peuple». Soumah n’a pas manqué de marquer son opposition face au traitement dont le président Célou Dalein Diallo et ses partisans sont victimes en Guinée de la part du régime en place. Fodé Mouhamed Soumah entend mener une bataille avec tous les partis d’opposition pour le respect du calendrier électoral.

 

Source : BITIMREW.NET


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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 12:03

said_fof_01.jpgLe gouvernement de Mohamed Saïd Fofana, nommé après la prise de fonction du nouveau président guinéen, serait sur la corde raide. Cette équipe pléthorique et peu inspirée a du mal à décoller.

 

Les Guinéens, dans l'ensemble, ne ressentent aucunement le climat d'un renouveau. Le premier ministre depuis sa prise de fonction se contente des sorties à l'intérieur du pays en faisant une campagne pour le président Alpha Condé sous l'argument de s'enquérir des réalités du pays profond. Alors que mêle Toto sait que la solution de la crise socio-économique du monde ne se résout pas par des discours et du folklore.

 

Pour son inertie donc, on annonce le départ très prochain de Said Fofana et son équipe. Un décret présidentiel va les balayer. On parle de la nomination d'un nouveau premier ministre qui formera une équipe réduite des technocrates. Car, on ignore même si Monsieur Fofana connait le nombre de ses ministres. Leur nombre est à la cinquantaine. Sans oublier l'autre gouvernement parallèle qui trône à la présidentiel. On y trouve des ministres conseillers chargés de tout et de rien qui déambule sans bureau.

 

Plus le temps avance, plus le Professeur Alpha Condé se rend compte de ce que c'est le pouvoir et ses méandres. S'opposer un métier, mais gouverner c'en est un autre.

 

Amirou Bah

 

LJ partenaire de BBN

 

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 11:27

route.jpgPour calmer l'appétit boulimique de nos  hommes en treillis, le Président Alpha Condé semble avoir trouvé un autre appât. Il a pris la décision selon laquelle tout marché portant sur la réalisation des axes routiers réservera entre 35 et 40 pour cent au Génie route. Les ingénieurs militaires seront mis à l'épreuve.

 

Ainsi le tronçon Matoto Tombolia, quartiers périphériques de Conakry, lancé avec fanfares et tambours battants le mardi 3 mai par le chef de l'Etat et son ministre délégué aux Travaux publics et Transport, Bah Ousmane constitue pour le génie route un test. Il assistera les deux sociétés ayant bénéficié l'attribution de ce marché de 246 milliards de nos francs à savoir la société brésilienne Zagope et Guico-press de Kerfala KPC Camara.

 

La première s'occupe du tronçon Matoto/Enta, long de 5, 6 km pour un coût global de 146 milliards de francs et la seconde a le tronçon Matoto/Dabompa, soit 3,2 km pour 120 milliards de francs.

 

Dans un discours populiste le jour de la cérémonie, Alpha Condé a déclaré que c'est fini les routes à deux épaisseurs de goudron qui se dégradent dès la première pluie. Désormais, les routes seront faites avec du béton d'où l'appel aux militaires.

 

Il finit son discours pompeux avec des slogans : "Vive l'armée guinéenne!".

 

Dondoly Mansa

 

LJ partenaire de BBN

 

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 14:46

lamine_camara_02.jpgLes élèves les plus doués du Prof Alpha Condé viennent enfin de publier le fameux rapport des audites. Initiés par Dadis Camara et politiquement instrumentalisé par l’autre, « démocratiquement élu ». Dans ce rapport de plus de deux cents pages, deux dossiers ont particulièrement attiré mon attention : le chemin de fer Conakry-Niger et Air Guinée.

 

Ces deux dossiers ont été et son encore les fonds de commerce politique du Prof Alpha Condé et de son parti le Rpg. Pour ces adeptes du règlement de comptes politiques …pardon ethnique, l’ex candidat et l’opposant Cellou Dalein Diallo est le responsable du démantèlement des rails Conakry-Kankan ainsi que du bradage de l’ex compagnie nationale Air Guinée.

 

Le président de l’Ufdg continue encore d’être calomnié, vilipendé, insulté et dénigré par des extrémistes à la tête de l’Etat qui ne peuvent vivre que dans les tentions et dans la mamaya.

 

A défaut de projet politique et de société, le professeur et son clan nous distrait maintenant a travers un remake de Dadis show au palais du peuple et dans les communes de Conakry : le riz jaune, le chemin de fer jaune Conakry-Kankan-Kerouane- Bobo Dioulasso (Burkina Faso), électricité et eau jaune dans 3 mois, hôpital jaune et soins gratuits pour femmes en grossesse et enfants…… du bluff qui cache une incapacité notoire de gestion de l’Etat.

 

La lutte contre la corruption, une démagogie pure et simple car a ce jour, personne ne connait le salaire de Lansana Conté, de ses ministres et de ses dizaines de conseillers à la présidence. Les ministres et les conseillers du professeur ne sont pas paye depuis leur installation et il semble qu’il est le seul en Guinée à ne pas savoir comment ses commis de l’Etat vivent.

 

Quand un homme d’Etat veut lutter contre la corruption, le sérieux veut d’abord qu’il publie ses biens, les biens des membres de son gouvernement et de ses principaux collaborateurs au lieu de voir partout la main de son adversaire politique.

 

Au « 101 »  nième jour de son intronisation, le maitre de conférence du palais du peuple, le professeur Alpha Condé continue de nous distraire. Il vient de faire publier sa thèse de président de la république, un document de plus de 200 pages qu’on appel à Conakry « Rapport des audits ».

 

Air Guinée : un décret présidentiel dissout la compagnie en 2002

decret_conte_nouvelle_ariguinee_01a.JPG 

Cette entreprise nationale de transport aérien créé au début des années 60 était plutôt un symbole de prestige comme ailleurs partout en Afrique. Jusqu'à sa mort le 12 juin 2002 son déficit chronique était financé par le budget national. Déjà dans les années 80, la Banque Mondiale et d’autres bailleurs de fond du pays conseillaient au président de la république la privatisation de cette entreprise non rentable et couteuse pour les contribuables.

 

Le 12 juin 2002, un décret du président de la république mettra fin a la vie de Air Guinée, sa dissolution. Ce jour, un certain Mamadou Cellou Dalein Diallo, actuel président de l’Ufdg et ancien candidat aux présidentielles de 2010 était ministre du transport et des travaux publiques.

 

Contrairement aux cliches et mensonges propages par Alpha Condé et son alliance arc-en-ciel, Air Guinée n’a pas été bradé. Elle a été dissoute, liquidé comme plusieurs compagnies aériennes en Afrique et dans le monde : UTA (France), Air Afrique, Sabena (Belgique), Air Sénégal, Air Mali…..pour cause de mauvaise gestion ou de faillite.

 

Une entreprise dissoute est morte, elle n’a plus d’actif, car son actif appartient à ces créanciers. Le seul créancier d’Air Guinée était l’Etat Guinée. Celui-ci pouvait le céder à n’importe qui et même à un dollar symbolique dans le but de sauvegarder un certain nombre d’emplois ou entre autres des acquis fiscaux.

 

Si Mamadou Sylla Futurelec doit à l’Etat, que cela se règle entre partenaires, mais vouloir harceler  politiquement un operateur économique par ce rapport qui semble être rédigé par un étudiant de premier semestre relève de la comédie intellectuelle. Le patron de futurelec pouvait acquérir les actifs de l’ancien Air Guinée pour un 1 franc guinéen et il ne sera pas pour autant un délinquant. On n’est pas aussi délinquant pour avoir été un commis du gouvernement de Lansana Conté. En Guinée, Alpha Condé tire sur les cadavres.

 

Le Chemin de fer Conakry-Kankan

 

La construction du chemin de fer commença le 7 janvier 1900 à Conakry pour finir le 14 aout 1914 à Kankan. Le dernier train quitta Kankan le 02 mai 1995 avec cinq wagons à destination de Conakry et le voyage dura 30 jours. Soit 20,6 km par jour !

 

Presque 100 ans après la réalisation de cette œuvre coloniale, des politiciens malins et revanchards déguisés en auditeurs viennent chercher des poux sur des cranes rasées : selon ce comite d’audits, le démantèlement des rails « par des individus sans scrupule et des groupes mafieux, c’est tout un pan de l’histoire de notre pays qui s’est croule, un patrimoine culturel, historique et humain qui a disparu, la colonne vertébrale économique de la nation qui s’est brise », du coup ce papier s’éloigne définitivement de l’étique fondamentale d’une mission d’audit, a savoir l’impartialité ainsi  le tout devient une occasion de régler des comptes.

 

L’audit ne livre aucune information sur l’état de l’entreprise étatique avant le début de ce travail de vérification. En effet la dégringolade et la mort de la Société Nationale des Chemins de Fer de Guinée datent du départ du colon français en 1958. A la fin des années 70, cette société n’existait que de nom. Des rails, trains et gares ainsi que les moindres infrastructures de cette entreprise étaient, comme toutes les autres infrastructures du pays vétustes et sans intérêt économique et social.

 

De quoi s’agit-il ? Le 23 octobre 1996, le président Lansana Conté signa un décret portant libéralisation de la commercialisation de la ferraille composite, entendez aussi les vieux rails, trains et métaux usés  hors d’usage. A cette date, le principal auditeur, Dr Ousmane Kaba était ministre de l’économie, des finances et du plan du Gl Lansana Conté. Sacré Arc-en-ciel !

 

Décret de commercialisation des ferrailles et autres métaux

decret_conte_ferraille_02b.JPG 

Continuer à nous distraire aujourd’hui, hors campagne électorale avec des audits des anciennes entreprises comme le Chemin de Fer de Guinée, Air Guinée et autres est une manière de nous détourner des véritables problèmes du pays.

 

Auditer des entreprises mortes n’obéi a aucune règle d’éthique ni de déontologie du concept d’audit économique et financier. Ici nous assistons à de simples règlements de comptes politiques.

 

Nous sommes aussi en train de constater que l’histoire des années de sang et de viol est en passe de se répéter. En effet nous assistons à la totale impunité dont  bénéficient les auteurs des crimes les plus graves commis dans le pays entre 2006 et  2009.

 

Des auteurs des crimes du 28 septembre 2009 au stade du 28 septembre à Conakry identifié  par une commission d’enquête internationale continuent de bénéficier de la protection du président de la République. Ils occupent des postes stratégiques dans l’administration d’Alpha Condé.

 

La presse, la société civile et les intellectuels doivent être très vigilant pour barrer la route à toute nouvelle dictature dans notre pays. Quand Alpha Condé commence à organiser des conférences « Bouche ouverte » au palais du peuple, il faut craindre la répétition du régime du PDG.

 

Les Guinéens attendent un changement positif de leurs conditions de vie quotidienne, les jeunes veulent trouver de l’emploi. Le pays a besoin de sécurité, d’électricité et d’eau. Les discours populistes au palais du peuple n’ont jamais été la solution……. et depuis 1958.

 

Lamine Camara

Frankfurt, RFA

 


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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 14:25

bah_ousou.jpgLe ministre d'Etat en charge des Travaux publics et des transports Bah Ousmane est entrain de prendre sa revanche, face à ceux qui l'ont boudé ces dernières années au profit de son frère ennemi, Cellou Dalein Diallo, président de l'Ufdg et candidat malheureux au second tour de la présidentielle de novembre 2010.

 

Ainsi, le patron de l'UPR a pu placer deux de ses hommes comme gouverneur de région, cette semaine. Et, il ne s'agit pas de moindres. Ce sont, Amadou Oury Diallo dit Lemy, nommé gouverneur de Mamou et Thierno Ousmane Diallo au même poste à Faranah.

 

Le premier est le frère cadet de feu Siradiou Diallo, fondateur de l'Upr, décédé en 2004. Le second, compagnon de feu Bâ Mamadou, second fondateur du même parti avant sa défection à la veuille des élections législatives de juin 2002  pour se faire après coopter à la tête de l'Ufdg.

 

Une autre précision, Thierno Ousmane Diallo n'est autre que ce chef de quartier, incarcéré et jugé au même titre que Bâ Mamadou, début 1998, suite à la casse du quartier Kaporo Rail, une banlieue populaire de Conakry par le régime d'alors.

 

Ces deux cadres, respectivement enseignant et ingénieur chimiste sont restés fidèles à Bah Ousmane qui réclame l'héritage de Siradiou Diallo, une des figures emblématiques de la classe politique guinéenne des années 1990 et début 2000.

 

Allié à Alpha Condé au second tour de la présidentielle, Bah Ousmane disposerait aussi des ministres dans l'actuelle équipe gouvernementale à l'image de la ministre de  l'Hôtellerie, du  Tourisme et de l'Artisanat, Mariame Baldé, épouse d'un cacique de l'UPR et haut cadre au ministère de l'Administration du territoire et des Affaires politiques.

 

Le parti UPR compterait aussi cinq préfets. Sans compter certains proches de Bah Ousmane placés dans les conseils communaux de Dixinn et de Ratoma, récemment nommés par arrêté ministériel après la dissolution des bureaux des élus dans ces deux communes plus celle de Kaloum.

 

Aly Dramé

 

LJ partenaire de BBN


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