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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 03:50

De l’avis des certains intellectuels, ceux qui parlent de ‘vote ethnique’ ignorent leur identité et leur histoire. Mais, surtout, ils veulent remettre en cause l’unité nationale.

Pour expliquer sa défaite et celle de sa coalition Fal 2012 à Pikine, Aminata Lo Dieng, ministre de la Solidarité invoque le vote ethnique. Elle accuse Macky Sall qui va disputer le second tour du scrutin d’avoir bénéficié du vote du groupe linguistique Peul. ‘Il y a eu un vote ethnique en faveur de Macky Sall. La communauté Pulaar a fortement voté pour lui. Il faut avoir le courage de le dire. Cela n'est pas à l'honneur du Sénégal’, s’est-elle justifiée.

Avant le scrutin, son candidat, en meeting à Matam, avait aussi accusé le candidat de la coalition ‘Macky 2012’ d’avoir appelé les Haal Pulaar à voter pour lui. Ce qu’il assimile à de l’ethnicisme. ‘Si j’avais demandé aux wolofs de voter pour moi, uniquement pour moi et que les Diolas en fassent de même, où est-ce que cela nous mènerait? C’est irresponsable. Ce genre de discours ethiniciste ne doit pas passer car pour gagner une présidentielle, il faut avoir un programme’, avait indiqué le chef de l’Etat. Mais pour l’ethno-archéologue Moustapha Sall, c’est un faux-débat de parler de vote ethnique en faveur d’un candidat. Spécialiste de l’étude des identités en Sénégambie, Moustapha Sall qui ne parle aucun mot Pulaar affirme qu’il y a un brassage culturel et linguistique au Sénégal, depuis des siècles, qui a brisé les barrières ethniques et culturelles.

‘On ne peut pas qualifier une personne de Diola, de Sérère ou de Peul à cause du brassage ethnique et linguistique. Il n’y a pas de frontière sociale fixe entre les groupes ethniques, parce qu’il y a une interaction entre eux depuis des siècles’, dit-il. Et l’ethno-archéologue d’inviter les politiques à ne pas détruire l’unité nationale qui dure depuis des siècles. ‘Il ne faudrait pas que les politiques utilisent nos fondements qu’ils ignorent pour alimenter un faux-débat. Ceux qui parlent de vote ethnique ignorent leur propre identité et leur propre histoire et veulent remettre en cause l’unité nationale’, poursuit Moustapha Sall. Mais il est convaincu que ce qui se passe en Afrique centrale ne se passera pas au Sénégal parce qu’on a transcendé les frontières ethniques.

Dans une contribution parue dans le journal EnQuête du jeudi 1er mars, le Professeur Amadou Ly soutient que ces allégations sont celles ‘des mauvais perdants qui répandent le bruit nauséabond et dangereux pour l’unité nationale’. Pour cet enseignant à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, des telles assertions risquent de plonger le pays dans les affres des divisions ou des guerres interethniques. ‘Des propos irresponsables risquent de mettre fin à un équilibre certes réel, mais toujours instable’, dit-il réfutant le vote ethnique. Pour preuve, dit-il, le président Wade est arrivé en tête à Kolda, une région Peul par excellence, à Médina Yoro Fula, Ranérou et Vélingara. Abdoulaye Wade occupe aussi la première place dans le département de Podor avec 32 229 voix contre 30 906 voix pour Macky Sall arrivé en deuxième position.

Dans son livre consacré aux Grands Lacs et intitulé : Les causes des violences ethniques contemporaines dans l’Afrique des Grands Lacs: une analyse historique et socio-politique (Codesria 2006), Joseph Gahama ‘constate’ que les élites successives qui ont dirigé la région depuis les indépendances ont choisi délibérément d’accentuer les clivages ethniques.

Pour rappel, depuis quelques jours, un débat aux relents ethnicistes a cours dans le pays. Un débat alimenté par des politiques qui veulent faire croire que si Macky Sall a réussi son passage pour le second tour, c’est parce qu’il a bénéficié du ‘vote ethnique’. C’est pour mettre un holà définitif à ce débat que de larges franges de l’opinion ont essayé d’appeler à la retenue pour ne pas fragiliser davantage les équilibres précaires de la Nation. Seront-ils entendus ?

 

 Charles Gaïky Diene

Source : Walfadjri

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 11:27

Alors que la situation politique s'est une nouvelle fois tendue en Guinée, Mohamed Touré lance un appel au dialogue entre le pouvoir et l'opposition. Le leader du PDG, également fils du premier président guinéen, espère que les législatives attendues depuis un an seront bientôt organisées. 

Mohamed Touré, 51 ans, a repris les rênes du Parti démocratique de Guinée (PDG) fondé par son père Ahmed Sékou Touré, le premier président de la Guinée. Depuis son retour à Conakry il y a trois ans, après un exil en Côte d’Ivoire puis aux États-Unis, il tente de ressusciter un parti qu’on annonçait mort avec l’avènement du pouvoir militaire de Lansana Conté, en 1984.

Bien que membre de la mouvance présidentielle, Mohamed Touré, se montre souvent critique vis-à-vis du pouvoir. Et il prend une nouvelle fois ses distances en appelant le président Alpha Condé et son opposition, à renouer les fils du dialogue rompu et à mettre « temporairement les considérations partisanes à l’écart en privilégiant l’intérêt de la nation ».

De fait, l’espoir né de l’amorce d’un dialogue politique inclusif, à la fin de 2011 en Guinée, s’est vite estompé. À la mi-janvier, l’Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP, de l’ex-premier ministre Lansana Kouyaté) ainsi que le Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition (conduite par les opposants Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré), ont suspendu leur participation au dialogue avec le pouvoir.

Mohamed Touré, secrétaire général du PDG demande au président Alpha Condé « d’aller aux élections et de ne pas chercher nécessairement une majorité quasiment absolue ». Mais l’opposition aussi en prend pour son grade. « Je dirais que l’attitude qui consiste à créer des alibis à chaque tournant du dialogue est politiquement improductive », martèle Touré.

Méfiance réciproque

Du côté du pouvoir aussi, on soupçonne l’opposition de vouloir créer des obstacles à chaque avancée du processus politique pour empêcher le président Condé de travailler sereinement. Les législatives qui auraient dues être organisées au début de l’année 2011 ont été fixées fin décembre 2011, avant d’être reportées sur demande d'une opposition plus que méfiante afine de donner une chance au dialogue.

Mais dans les couloirs de Sékoutouréyah (palais présidentiel), certaines personnalités de l’entourage présidentiel ne verraient pas d’un mauvais œil l’organisation de législatives en avril, quitte à ce que le pouvoir y aille sans l’opposition.

Boycott

« Notre parti n’est pas adepte de la politique de la chaise vide, confirme Mohamed Touré. Le PDG aura bel et bien une liste aux législatives », explique-t-il. Du côté de l’ADP, à en croire Sékou Konaté, président du Mouvement démocratique guinéen (Modemgui) et ex-secrétaire général du Parti de l’unité du peuple (PUP de Lansana Conté), la perspective du boycott des législatives n’est pour l’heure pas à l’ordre du jour. Quant aux opposants du Collectif, ils adoptent une position radicale. « Nous n’irons pas aux législatives dans ces conditions-là, prévient leur porte-parole Faya Millimouno. Et nous nous donnerons tous les moyens légaux pour que nos préoccupations soient prises en compte et que les conditions de la transparence électorale soient effectives ».

Se dirige-t-on vers un scénario à l’ivoirienne, où le pouvoir d’Alassane Ouattara a réussi sans véritables anicroches à organiser fin décembre les législatives, en dépit de l’appel au boycott du parti de Laurent Gbagbo ?

Jeune Afrique

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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 16:27

Photo d'archives

 

Selon des sources concordantes, le président Alpha Condé a reçu hier samedi 24 décembre le leader de l'opposition, Cellou Dalein Diallo. La rencontre entre le chef de l'Etat et le leader de l'UFDG s'est tenue au Palais Sékhoutoureya, dans la soirée et elle a duré deux heures d'horloge.

Au menu de leur discussion, la nécessité de tenir des élections législatives libres, transparentes et crédibles aussi rapidement que possible, le respect de droits de l'homme. 

Le président Condé qui a écouté les revendications son opposant aurait promis d'organiser les législatives courant 2012 dans un délai rapide et d'une façon que leurs résultats soient acceptés par tous.

On nous rapporte aussi que cette rencontre a été initiée par le chef de l'Etat qui l'a personnellement appelé au téléphone hier samedi. Cellou Dalein, à son tour, s'est concerté avec les membres de son bureau exécutif avant de répondre à l'invitation du locataire de Sékhoutoureya. 

Voici un acte qui peut être un beau cadeau de Noël au peuple de Guinée, si toutefois cette rencontre aboutit à un consensus pour mener le pays vers la stabilité et la prospérité.

 

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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 13:05

Après la répression de la manifestation des militants et sympathisants du PEDN de Lansana Kouyaté, le dimanche dernier à Kankan, le ministre de l'Administration du territoire et de la décentralisation indique ne rien à avoir dans cette répression. 

Selon Alassane Condé qui s'est exprimé sur les ondes d'une radio privée de la place, l'ordre de reprimer cette manifestation ne vient pas de son département. 

Il soutient qu'il appartient aux responsables locaux de rétablir l'ordre dans leurs localités administratives. "Lansana Kouyaté n'est pas un extra-terrestre. Ce n'est pas par ce qu'il est leader politique qu'il doit aller à Kankan faire du n'importe quoi. Il doit respecter la loi" a-t-il laissé entendre.

Puis il a déclaré que les responsables locaux sont libres de prendre des initiatives pour rétablir l'ordre et la sécurité dans leurs circonscriptions. Et il soutient que son gouverneur de Kankan est assez mûr, donc n'a pas besoin de leçon d'autruit pour faire respecter la loi.

Rappelons qu'avant son arrivée à Kankan, le chef de la délégation spéciale de cette commune, avait interdit la manifestation que comptaient organiser les militants du PEDN. Mais vu l'ampleur de la foule sortie pour accueillir Lansana Kouyaté, le samedi après midi, les forces de l'ordre ont dû céder. Les manifestants ont fait le tour de la ville en compagnie de leur leader. Le dimanche, il devait organiser une danse traditionnelle dénommée Mamaya en l'honneur de M. Kouyaté. On connait la suite. 

 

Zenab Touré

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 16:57

cellou-dalein--lhonneur.jpgLe leader de l'opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo n'est pas rassuré en dépit de la rencontre entre le président de la République, Alpha Condé et des leaders politiques, le 15 novembre. Si le président de l'UFDG, candidat malheureux à la présidentielle de 2010, avait pris part à cette rencontre et exprimé une position mitigée après, il demeure sceptique, malgré l'engagement pris par l'actuel locataire de Sékhoutourya de se placer au dessus de la mêlée et de jouer le rôle de facilitateur en cas de blocus du dialogue pouvoir-opposition. 
 

Il l'a fait savoir lors de différentes étapes de sa tournée actuelle dans la sous-région qui l'a conduit successivement à Lomé, Ouaga et Abidjan.

Cellou Dalein demande le retour de la Communauté internationale. Car, il soupçonne toujours le pouvoir de préparer un hol-dup électoral lors des prochaines législatives. Il a réitéré ces propos lors de son meeting, le samedi dernier dans la capitale ivoirienne. 

Il dénonce aussi, les manœuvres dilatoires de la Commission électorale nationale indépendante, CENI qui continue à poser des actes. 

Rappelons que celle-ci avait fixé unilatéralement la date du scrutin législatif le 29 décembre 2011. Une décision ayant poussé le Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition d'organiser le 28 septembre dernier une marche pacifique. Une manifestation qui a été réprimée dans le sang et entraîné la mort de quatre militants, plusieurs blessés et 322 arrestations. 

Mais après la rencontre entre les leaders politiques et le chef de l'Etat, ce dernier a indiqué que ce scrutin n'aura lieu qu'en 2012, probablement au premier trimestre.

La semaine dernière, l'Union européenne a exigé la définition d'un chronogramme détaillé de ce scrutin pour commencer à débloquer le 10ème fonds européen de développement, FED.

 

Amirou Bah

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 16:11

L'Union des Forces pour le Changement (UFC) d'Aboubacar Sylla, ancien ministre de la Communication du gouvernement de la Transition, refuse Ibrahima Kassory Fofana comme leader de la Basse Guinée, imposé par une Coordination de cette région naturelle du pays dirigée par Dr Ousmane Bangoura. Le parti de l'ancien ministre a fait  savoir sa position le week end passé.
 

Aboubacar Sylla rejoint d'autres leaders originaires de la Basse Guinée pour protester contre cette imposition de Kassory Fofana, ancien tout puissant ministre de l'Economie et des Finances de Lansana Conté entre 1996 et 2000 et président d'un parti politique dénommé Guinée pour tous (GPT).

Récemment cette coordination, qui ne requiert pas l'unanimité de la Basse Côte, puis qu'il existe trois autres coordinations se réclamant de la même région, avait déclaré avoir désigné Ibrahima Kassory Fofana comme celui qui sera la tête de la liste de  ses candidats aux élections législatives. Une démarche qui a créé un tollé au sein de la classe politique du pays. Plusieurs personnes ont condamné l'immixtion des coordinations dans la politique. 

Avant Aboubar Sylla, d'autres leaders natifs de cette région avaient réfuté cette proposition. Sidya Touré, Abe Sylla Fodé Mohamed Soumah, avaient à leur tour réfuté ce choix, jugé anti-démocratique et surtout divisionnaire de la Nation guinéenne. 

 

Zenab Touré

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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 08:29

L’histoire politique récente de notre pays nous enseigne qu’il y a des Kalabantés de la république qui savent se frayer le chemin sans loi ni foi dans tous les régimes. En effet, depuis les années 2000, quand le Général Lansana CONTE a prôné le slogan de « changement dans la continuité », des esprits malins ont trouvé la parade d’initier les associations et mouvements de soutien de tous genres sous prétexte de soutenir le Président de la république et non sa formation politique le PUP.


Cette attitude a plongé le parti au pouvoir dans un déséquilibre fonctionnel qui a affecté la vie de la Nation. Le PUP était devenu une machine à voter du pouvoir. La technostructure du pouvoir a pris de dessus sur le parti en fragilisant ses structure tout en creusant un grand écart entre le Président de la république, son parti et la base.


C’est dans cette délicate situation que vinrent les événements de juin 2006, janvier-février 2007, qui sont venus sonner le glas du régime en place. Le BPN du parti a fêté son 11ème anniversaire pour un mandat de 5 ans, l’Assemblée nationale a perdu sa légitimité. Les Kalabantés de la république qui maîtrisaient le carnet de santé du Général Lansana CONTE se sont lancés à corps perdu dans une lutte sans merci de succession et dans la course à l’enrichissement. Le détournement, la corruption et la concussion étaient devenus des phénomènes culturels. Le milliard était devenu banal et les populations contemplatifs et admiratifs de ceux qui les pillaient.


Suite au rappel à Dieu du Général Lansana CONTE (paix à son âme), les Kalabantés au pointé du doigt le parti PUP comme étant à la base du gâchis national et de la fragilisation du tissu social.


Poursuivant cet exercice de ruse, et pour répondre au slogan de CHANGEMENT du Professeur Alpha CONDE, après avoir conduit les bonnes intentions du CNDD à l’échec, les mêmes Kalabantés de la république se remettent au soleil sous le prétexte fallacieux d’accompagner le Président de la République dans son ambitieux programme de changement. Leur nouvelle trouvaille, le RPG n’a pas de cadres, nous voulons aider le Professeur à le restructurer.


La question fondamentale que le citoyen lambda se doit de se poser est celle de savoir si le RPG et le Président de la république se laisseront prendre en otage ?


En ce qui me concerne, la détermination des  Kalabantés de la république de se servir du peuple et des pouvoirs successifs pour le triomphe leurs desiderata illégitimes, ne fait l’ombre d’aucun doute. Ils ont occupé toutes les fonctions dans notre pays sans apporter si modeste soit-elle leur contribution à l’essor de la nation.


Leur premier réflexe a été et demeure la prise en otage du pouvoir au sommet, et ensuite de réaliser la main mise sur le pays en s’ingéniant à éteindre ‘’les lumières’’, faisant hélas de la Guinée d’un pays où on s’éblouit avec la lumière au lieu de s’éclairer avec. Et quand c’est le cas, le tout premier réflexe est de casser la source d’énergie.


En neuf mois d’exercice du pouvoir sur les soixante que compte le mandat présidentiel, les kalabantés de la république comme d’habitude ‘’disent très mal ce que le pouvoir en place fait de bien, donnant ainsi la possibilité aux adversaires de dire très bien, très haut et très fort ce que le pouvoir fait de mauvais’’.


Quand le pouvoir est attaqué, c’est le Chef de l’Exécutif qui est obligé de monter au créneau pendant que les Kalabantés de la république sont terrés. En cas d’erreur de communication, vive les conséquences.


La majorité de l’élite quelque soit son bord politique ne doit plus accepter que cette pratique perdure. Elle a l’obligation de la bonne information car seule la vérité affranchit.


Nous devons comprendre qu’il ne sert à rien de proférer des mensonges à notre peuple et au monde, car la vérité finie toujours par triompher et refaire surface. En cette phase d’achèvement de la transition, le pouvoir en place a besoin d’hommes et de femmes loyaux qui considèrent que l’intérêt général passe avant tout.


Nous ne devons pas réinventer la roue, nous devons l’améliorer en obligeant les Kalabantés de la république à cesser de se comporter vis-à-vis des guinéens avec mépris. Ainsi, notre peuple suivra dans la transparence la plus totale, dans la clarté et dans une ambiance détendue, le processus de changement amorcé, source de débats enrichissants entre les tenants du pouvoir et de l’opposition.


Tous, ensemble, nous devons être fiers de voir pour une fois la démocratie fonctionner dans notre pays. Comme qui dirait, quand on veut, on peut.


En tant que démocrates et légalistes, nous devons prendre le ferme engagement de :

-         redonner la fierté et la dignité au Peuple de Guinée ;
-         d’être des ouvriers de notre Peuple ;
-         de faire profiter à la Guinée tout ce dont Dieu, notre généreux créateur l’a doté.

Si Dieu est avec nous, qui sera contre nous ?


Que Dieu bénisse la Guinée et les Guinéens. Amen !


Honorable Cheick Tidiane TRAORE


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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 21:07

lev-e.jpgVa-t-on vers une coalition de l'opposition guinéenne? C'est possible, dans la mesure où l'Alliance pour la démocratie et le développement (ADP) signe ce soir à Conakry une déclaration avec le Collectif des partis politiques pour le changement. 


Ce dernier affronte le pouvoir d'Alpha Condé dans la rue depuis mardi 27 septembre. Tandis que l'APD, qui se disait n'est pas concernée par ces manifestations dénonçant les dérives du nouveau régime guinéen, semble avoir changé le cap.

La présente déclaration sera axée sur les manifestations de rue par les militants du Collectif et l'attitude à adopter face au pouvoir qui convie l'ensemble de la classe politique du pays à un cadre de concertation à partir de ce vendredi.

Rappelons que l'ADP, récemment créée comprend six partis politiques dont entre autres le PEDN de Lansana Kouyaté, l'UFC de Sylla Aboubacar, l'UPG de Jean Marie Doré.
Quant au collectif, il compren l'essentiel des partis opposés au régime au lendemain de l'élection d'Alpha Condé. Ce sont entre autres, l'UFDG, UFR, UFD, NGR, GECI, NFD.

 

AB

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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 17:50

cellou 01Suite à l'appel à manifester lancé hier par le Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition dont l'UFDG est membre, ce parti a tenu aujourd'hui samedi 17 septembre 2011 à son siège à la Minière dans dans la commune de Ratoma une assemblée générale pour informer et mobiliser ses partisans et sympathisants. 

Très tôt le matin, ils étaient des milliers de militants et sympathisants à rallier ce temple de l'UFDG. C'est à 11 heures 20 minutes dans une folle ambiance que  Cellou Dalein Diallo, président du parti arrive au siège, accompagné de  Fodé Oussou Fofana,  son vice- président et beaucoup d'autres cadres de cette formation politique.

D'entrée de jeux, après avoir remercié tous ceux qui ont effectué le déplacement, Cellou Dalein déclare "Je suis là ce matin devant vous pour vous faire le compte rendu de la réunion du collectif des 19 partis politiques pour la finalisation de la transition qui s' est tenu hier (NDLR: vendredi 16 Septembre). A l'issue de cette réunion, le collectif a décidé d' organiser des manifestations pacifiques sur toute l'étendue du territoire national et à l'étranger à partir du 27 septembre prochain; devant le refus du gouvernement et de la CENI d'ouvrir un dialogue constructif  pour trouver de manière consensuelle un calendrier pouvant conduire aux élections législatives que nous souhaiterions apaisées et équitables mais également identifier  toutes les actions à mettre en œuvre pour favoriser justement une élection libre ,transparente et équitable ."

Pour enfoncer le clou, le lader de l'opposition guinéenne ajoute: "A ce refus systématique de dialoguer s'ajoute le refus du gouvernement de tenir en compte les revendications de notre collectif."avant de déplorer que  "C'est avec un mépris insolent et une arrogance insoutenable qu'il va continuer de préparer les législatives sans associer les partis politiques de l'opposition qui sont pourtant les acteurs majeurs de ces élections. C'est face à ce mépris et cette arrogance que notre collectif a décidé que tout le peuple de Guinée doit sortir dans la rue à partir du 27 non seulement pour attirer l'attention de l'opinion nationale et internationale sur ces dérapages mais aussi pour marquer son opposition à l'arbitraire, à l'injustice et à l'organisation d'une mascarade électorale.Car c'est toute la population guinéenne qui souffre aujourd'hui". 

Entrecoupé par des applaudissements et des hourras, Cellou Dalein termine son intenvention par cette forme de menace traduisant le cri de coeur d'un opposant engagé: "Si  Alpha CONDÉ ne rectifie pas  le tir nous demanderons son départ".

Les militants quant à eux se disent prêts à accompagner le collectif . .

L'assemblée générale s'est terminée aux environs de 12 heures par la bénédiction des sages suivie d'un tonnerre d’applaudissement, de chants et de danse.

Mamadou Aliou Barry
Stagiaire

 

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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 12:33

 «Je n’ai jamais eu confiance en Alpha Condé pour des questions tout à fait personnelles, sa manière de faire, ses méthodes, ses orientations ne m’inspiraient pas confiance», a dit Bah Oury, le Vice-président de l’UFDG. 

Le 19 Juillet, des assaillants ont attaqué la résidence privée du Président Alpha Condé. Ce même jour, des militaires ont fait des descentes chez Bah Oury, le Vice-président de l’UFDG qui était porté disparu. Exfiltré de Conakry, il a réapparu deux semaines après et a parlé à partir de son lieu d’exil. Au cours d’un entretien avec la radio Médias d’Afrique, au lendemain de sa sortie médiatique sur RFI, Monsieur Bah Oury explique pourquoi il a choisi l’exil et la lutte clandestine:

«Je n’ai pas une explication rationnelle mais j’estime que Alpha Condé a pensé que j’étais dangereux pour son régime et je peux dire que même avant le 19 Juillet, on avait reçu des informations comme quoi, le gouvernement guinéen était en train de vouloir organiser quelque chose et mettre ça sur la tête de Bah Oury et compagnie, et en profiter pour nous arrêter. Donc j’estime que c’est dans ce cadre».

A propos des rumeurs sur la division au sein de l’UFDG et sur son admission qu’il n’a pas de contact avec le Président du parti, Cellou Dalein Diallo, Bah Oury explique: «Dans la situation dans laquelle je me trouve, il est important de ne pas avoir une attitude qui pourrait compromettre la sécurité de certains de mes amis quelque soit le lieu où ils se trouvent à travers le monde. Même ceux qui m’ont aidé à être là où je suis actuellement, je tiens à ce que leur sécurité ne soit pas dans une large mesure perturbée. C’est la raison pour laquelle j’évite au maximum d’avoir un contact avec qui que ce soit,  sauf à quelques cas particuliers, afin de ne pas favoriser une attitude qui pourrait compromettre certains de nos amis».

Concernant le revirement de la situation politique en Guinée, et la gestion du pays par le nouveau pouvoir, ses relations avec le Professeur Alpha Condé, le Vice-président de l’UFDG déclare:

«Depuis très longtemps, on a été avec Alpha Condé dans l’opposition. On a eu à faire beaucoup de choses ensemble. Le doyen Bâ Mamadou s’était fortement battu pour le faire libérer à un moment donné. Mais personnellement, je n’ai jamais eu confiance en lui, pour des questions tout à fait personnelles, sa manière de faire, ses méthodes, ses orientations ne m’inspiraient pas confiance. Personnellement je ne suis pas étonné de la manière dont il dirige le pays actuellement. Pour moi, c’est une confirmation de ce que je savais déjà.»

Bah Oury dit qu’il ne souhaite pas vivre en exil pendant longtemps. «La stratégie et l’attitude pour mener la lutte de façon efficace» seront en adéquation avec la situation dans le pays dans les prochaines semaines a-t-il assuré.

Sur la nature de ses relations avec le général Sékouba Konaté, Bah Oury a dit qu’il «n’a pas cessé de dire que ce dernier à jouer un rôle extrêmement négatif dans la manière dont la transition a été dirigée, ce qui a fait que notre candidat [Cellou Dalein Diallo] a perdu le second tour des élections présidentielles. Mais dans le contexte actuel, beaucoup de proches du général Sékouba Konaté sont arrêtés de manière arbitraire et injuste. Je suis solidaire avec tous ceux qui sont injustement torturés, arrêtés. Tous les leaders des bords politiques différents doivent se donner la main et oublier les querelles antérieures pour empêcher qu’une nouvelle dictature s’installe en Guinée.»

Bah Oury a fustigé le gouvernement Guinéen qu’il a comparé à un «régime stalinien qui est prêt à pousser les gens à faire des aveux sur n’importe quoi sous la torture.»

«Je m’étonne des informations qui font état des aveux des assaillants arrêtés. Je m’étonne que le gouvernement puisse avoir les aveux alors que la justice n’a pas encore fait son travail. C’est la preuve que cet événement du 19 Juillet, était prémédité, planifié. C’est ça qu’ils voulaient faire depuis longtemps, ils ont eu l’occasion à travers une mascarade organisée de pouvoir le faire. Mais cela ne trompe personne. Il faut qu’au delà de l’émotion qui peut animer les uns et les autres, savoir qu’il faut s’organiser pour que Alpha Condé ne réussisse pas dans sa mission d’imposer une dictature dans notre pays», a-t-il insisté.

M. Bah Oury a rassuré que son absence et celle du Président de l’UFDG du pays ne devraient pas avoir un impact négatif sur l’évolution et la gestion de son parti. Il faut rappeler que le gouvernement a annoncé que les élections législatives vont  se tenir avant la fin de l’année.

Citant des exemples de divisions dans le pays, comme le récent conflit en Guinée forestière, Bah Oury a lancé un appel pressant aux Guinéens: «Il faut changer de stratégie, il faut organiser la résistance à l’extérieur comme à l’intérieur. Il ne s’agit pas d’une lutte politique comme dans le passé, il faut utiliser les nouvelles méthodes.»

AfricaLog.com

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