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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 22:59

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Amnesty International demande aux autorités guinéennes de mettre un terme aux exécutions extrajudiciaires, aux arrestations arbitraires et aux actes de torture perpétrés depuis l’élection présidentielle. La répression a fait plusieurs morts et plus de 50 personnes ont été arrêtées arbitrairement.

 



Les autorités guinéennes ont déclaré l’état d’urgence le 17 novembre, trois jours après que la Commission électorale nationale indépendante eut annoncé qu’Alpha Condé avait remporté le scrutin. Dans le cadre de l'état d'urgence, le couvre-feu a été décrété et les forces de sécurité ont été investies de pouvoirs supplémentaires.

 

« Si les autorités guinéennes ne mettent pas immédiatement un terme aux homicides illégaux, aux arrestations arbitraires et à l’usage excessif de la force par la police et l’armée, le pays risque de basculer dans une situation qui pourrait donner lieu à de nouvelles atteintes graves aux droits humains, a déclaré Gaetan Mootoo, chercheur à Amnesty International.

 

« Le transfert de la responsabilité du maintien de l’ordre aux forces de sécurité risque d’aggraver une situation qui est déjà extrêmement préoccupante. À plusieurs reprises ces 20 dernières années, la police et l’armée ont tiré à balles réelles sur des manifestants non armés. »

 

L’organisation demande également aux autorités d'ouvrir une enquête indépendante sur la répression.

Selon la presse, l’état d’urgence va rester en vigueur jusqu'à ce que la Cour suprême confirme, lundi 22 novembre en principe, les résultats de l'élection.

 

Plusieurs témoins ont déclaré à Amnesty International que les forces de sécurité, notamment des militaires, avaient utilisé des armes à feu contre des manifestants non armés, y compris contre des mineurs.

 

Des médecins qui ont examiné les corps de personnes tuées pendant les événements ont indiqué à Amnesty International avoir constaté que les victimes avaient été touchées à la tête, à l’abdomen, au thorax et derrière la tête, ce qui montre que les forces de sécurité ont tiré dans l’intention de tuer et non pas simplement pour disperser les manifestants.

 

Le nombre de personnes tuées n’a pas été rendu public.

 

Amnesty International a obtenu des informations sur les cas suivants :

 

- Mamadou Macka Diallo, un jeune homme de 18 ans qui étudiait dans la capitale, Conakry, « a été tué par un policier », selon un témoin.

 

- Abdoulaye Ba, un lycéen de 16 ans, a été tué alors qu’il pénétrait dans sa maison à Koza.

 

- Abdoulaye Boubacar Diallo, un homme de 29 ans exerçant la profession de docker, a été tué alors qu’il s’enfuyait.

 

- Ibrahima Diallo, âgé de 32 ans, a été tué à Koloma.

 

- Boumama Sacko a été tué par une balle perdue à Labé. Il était en train de laver une voiture.

 

Les personnes arrêtées sont gravement exposées au risque de torture ou d’autres mauvais traitements. Selon un témoignage recueilli par Amnesty International, 15 personnes arrêtées ont été battues au poste de police de Dixinn, à Conakry.

 

Un témoin oculaire a déclaré qu’un policier avait enfoncé ses deux doigts dans les yeux d’un détenu.

 

« Les autorités guinéennes doivent donner des ordres stricts aux forces de sécurité afin que les droits fondamentaux de toutes les personnes arrêtées soient respectés, a déclaré Gaetan Mootoo.

 

« Le droit international prévoit que certains droits fondamentaux, notamment le droit à la vie et le droit de ne pas être soumis à la torture, ne peuvent être suspendus et doivent être respectés en toute circonstance, y compris lorsque l’état d’urgence est en vigueur. »

 

Amnesty International

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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 07:34

L’Union des radiodiffusions et télévisions libres de Guinée, URTELGUI, a le regret d’informer la population guinéenne que plusieurs de ses membres ont été inquiétés par des groupes d’individus qui ont menacés leurs journalistes, molestés et blessés certains d’entre eux, et cherchés à détruire leurs installations.


Certaines radios, notamment SABARI et ATLANTIC, ont été contraintes d’arrêter leurs émissions car elles ont subi des tentatives répétées de destruction de leurs installations. La plupart des radios sont passées au service minimum, car les journalistes et les animateurs ne peuvent se déplacer librement de peur d’être attaqués.

 

L’Union des radiodiffusions et télévisions libres de Guinée regrette cette situation et condamne fermement toute tentative d’intimidation et de violence contre ses membres.

 

L’Union marque sa solidarité à l’endroit des radios et télévisions victimes et renouvelle sa ferme volonté d’oeuvrer à la protection de ses membres et à leur épanouissement.

 

L’Union des radiodiffusions et télévisions libres de Guinée demande aux autorités compétentes de prendre toutes les mesures appropriées pour protéger les journalistes dans l’exercice de leur métier ainsi que les installations des radios et télévisions privées de Guinée. Cela devrait leur permettre de reprendre leurs émissions le plus rapidement possible.

 

L’Union des radiodiffusions et télévisions libres de Guinée rappelle que ses membres ont largement contribué à l’instauration de la paix, à la tenue d’une élection apaisée et à la garantie de la libre expression de tous les citoyens tout en respectant scrupuleusement les règles d’éthique et de déontologie de la profession.

 

Conakry le 17 Novembre 2010

 

Signé :

 

Le Bureau exécutif de l’Union des radiodiffusions et télévisions libres de Guinée

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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 11:54

Le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a l’honneur de porter à l’attention de la population guinéenne que son Institution ne proclame que des résultats partiels et provisoires.

 


 

Par conséquent, il invite les citoyennes et citoyens de Guinée à s’abstenir de tout acte triomphaliste.

 

Le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) exhorte la population guinéenne à garder le calme et la sérénité pour un aboutissement heureux et paisible du processus électoral.

 

Le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) sait compter sur le sens élevé de chacun et de tous.

 

La CENI

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 11:39

Said Djinnit, le Représentant spécial Secrétaire général des Nations Unies pour l'Afrique de l'Ouest se félicite de la tenue du second tour de l'élection présidentielle historique en Guinée ce dimanche dans des conditions pacifiques.

Par sa mobilisation massive, le peuple de Guinée a démontré son attachement profond à la démocratie et sa volonté de restaurer l'ordre constitutionnel. Said Djinnit en appelle à son sens de civisme pour rester calme avant et après la publication officielle des résultats. Il encourage également les deux candidats à tenir les engagements qu’ils ont pris en signant le protocole d’accord à Ouagadougou le 3 Septembre 2010 et la déclaration conjointe du 5 Novembre 2010 à Conakry.

LR

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 10:01

 

Catherine Ashton, Haute Représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la  politique de sécurité et Vice-présidente de la Commission, a fait la déclaration suivante sur les élections en Guinée : 

"Le deuxième tour des élections présidentielles en République de Guinée est une étape cruciale dans la poursuite du processus de démocratisation. Je félicite  chaleureusement les électeurs guinéens d'avoir montré d'une façon pacifique leur attachement à ce processus historique de transition vers la démocratie. L'Union européenne connaît le contexte difficile dans lequel ces élections ont eu lieu.

Il est maintenant primordial que la Commission électorale nationale indépendante assure la transparence du processus jusqu'à son terme et publie dès que disponible les résultats détaillés de cette élection dans le plein respect des procédures existantes

J'invite les citoyens et les acteurs politiques de Guinée à garder une attitude responsable et à résoudre toute plainte ou recours relatif au processus électoral par les moyens juridiques.

L'Union européenne, en étroite coordination avec les autres partenaires internationaux et africains, reste fermement engagée dans son soutien à la transition actuelle vers des institutions démocratiques et légitimes en République de Guinée. Le déploiement d'une mission d'observation électorale de l'Union européenne (MOE UE) en est une autre preuve. Je remercie le chef de la mission, l'honorable Alexandre Graf Lambsdorff et son équipe pour le travail de longue durée accompli. La mission déployée depuis mai poursuivra son évaluation et restera dans le pays jusqu'à la fin du processus électoral en cours."

 

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 09:33

Le second tour de l’élection présidentielle de ce dimanche 7 novembre 2010 apporte une nouvelle démonstration de la détermination du peuple guinéen à choisir librement ses dirigeants, ouvrant ainsi une nouvelle ère démocratique pour le pays.

 

Les missions internationales d’observation électorale de l’Union Africaine (UA), de l’Union Européenne (UE) et du Centre Carter, la mission d’évaluation technique de l’Institut Electoral pour une Démocratie Durable en Afrique (EISA) et la mission d’information et de contacts de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) :

 

Saluent l’engagement des électrices et des électeurs guinéens, qui se sont rendus aux urnes en très grand nombre pour déterminer, dans la paix, l’avenir de la Guinée ; 

 

louent les efforts accomplis à ce jour par les autorités guinéennes et toutes les parties prenantes en vue de garantir les meilleures conditions pour la tenue du second tour de cette première élection véritablement compétitive ; 

 

soulignent que le processus électoral est loin d’être achevé avec la clôture des bureaux de vote et qu’il passe maintenant à la phase essentielle des opérations de décompte, de centralisation et de compilation des résultats ;  

 

poursuivent donc, avec la plus grande vigilance, leur observation de cette étape cruciale du processus ;
rappellent l’impératif de transparence dans le traitement des résultats provisoires puis définitifs, en assurant leur publication détaillée par bureau de vote ;

 

porteront également toute leur attention au règlement des éventuels différends, jusqu’à la proclamation des résultats définitifs de ce scrutin ; 

 

en appellent au sens des responsabilités des deux candidats et de leurs sympathisants dans le maintien d’un climat apaisé dans l’attente des résultats complets et définitifs, et en utilisant exclusivement les moyens légaux pour résoudre tout différend ;

 

rappellent le message du 6 novembre 2010 du Président de la Transition à l’ensemble des parties prenantes à privilégier la paix, la sérénité et l’intérêt supérieur du peuple guinéen ;    
présenteront chacune leurs conclusions préliminaires dans les prochains jours. 

A Conakry, le 7 novembre 2010,

S.E.M. Edem Kodjo
Mission d’observation électorale de l’Union africaine

S.E.M. Alexander Graf Lambsdorff
Mission d’observation électorale de l’Union européenne

S.E. le General Yakubu Gowon
Mission d’observation électorale de la Fondation Carter

S.E.M. Mohamed Auajjar
Mission d’information et de contacts de l’Organisation internationale de la Francophonie

M. Vincent Tohbi
Mission d’évaluation technique de l’Institut électoral pour une démocratie durable en Afrique (EISA)

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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 14:51

À la veille du second tour des élections présidentielles en Guinée, la France et les États-Unis se font l'écho des appels de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, de l'Union africaine et de l'Union européenne et invitent instamment la Guinée à tenir sans délai le second tour des élections présidentielles le 7 novembre.

 


Les reports passés du processus électoral ont nui au peuple de Guinée et sapé la transition démocratique en ouvrant la voie à des forces antidémocratiques. Ils ont aussi freiné les perspectives de développement et de prospérité économiques de la Guinée. Cette situation doit cesser.

 

Nous sommes gravement préoccupés par les rapports faisant état de violences et de troubles ethniques survenus au cours des deux dernières semaines et demandons aux forces de sécurité guinéennes de continuer à s'abstenir d'un recours excessif à la force. Nous soutenons le général Sekouba Konate dans son action visant à garantir la neutralité de l'armée et l'encourageons à continuer de guider les Guinéens vers l'aboutissement du processus.

 

Nous appuyons les efforts incessants du président Compaoré en faveur de la transition en Guinée et saluons son récent déplacement à Conakry, au cours duquel il a appelé les candidats aux élections présidentielles Cellou Dalein Diallo et Alpha Condé à respecter le Protocole d'entente de Ouagadougou.

 

Tous les acteurs guinéens, sans exception, doivent placer les intérêts nationaux de la Guinée au-dessus de leurs considérations personnelles, ethniques ou politiques, et proscrire définitivement les provocations ou actes de harcèlement ethniques susceptibles d'inciter à la violence. Seule la réconciliation permettra la naissance d'une nouvelle Guinée. Il est du devoir des deux candidats aux élections présidentielles de permettre la tenue d'un scrutin exemplaire et historique.

 

La France, les États-Unis et la communauté internationale espèrent un partenariat avec une Guinée démocratique sur des initiatives économiques, humanitaires et en matière de sécurité qui amélioreront la vie de chaque citoyen guinéen. Le peuple de Guinée désire et mérite ce tournant dans son histoire. Le temps est venu que le rêve de démocratie de la Guinée, rêve reporté depuis plus de 50 ans, devienne réalité.

 

Source : America.gov

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 18:50

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L'unité spéciale chargée de la sécurité pendant le deuxième tour des élections présidentielles de Guinée prévu le 7 novembre devra agir avec discipline, avec un minimum de force et avec neutralité, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. Alors que le premier tour des élections, au mois de juin dernier, s'est déroulé dans un calme relatif, le deuxième tour va se tenir dans un climat de tension politique et ethnique exacerbé.

 



 

Le gouvernement guinéen a créé au mois de mai la Force spéciale de sécurisation du processus électoral (FOSSEPEL), forte de 16 000 membres et composée pour la moitié de policiers et de gendarmes, pour assurer la sécurité pendant et après le processus électoral. Les quelques affrontements entre les partisans de différents partis politiques, avant et immédiatement après le premier tour, ont été rapidement désamorcés, dans le respect semble-t-il du principe d'un usage minimum de la force. Cependant, la réponse de la FOSSEPEL aux violents affrontements à Conakry, la capitale, à la fin du mois d'octobre, avait été, elle, marquée par l'usage excessif de la force, un manque de discipline et une partialité ethnique.

 

 

« Le risque d'irruption de violences pendant, et particulièrement après les élections, est très élevé », a averti Corinne Dufka, chercheuse senior sur l'Afrique de l'Ouest à Human Rights Watch. « Les services de sécurité guinéens doivent tout mettre en œuvre pour protéger tous les Guinéens, et faire en sorte que les électeurs puissent déposer sans peur leurs bulletins dans les urnes. »

 

 

Le général Ibrahim Baldé, chef de la Gendarmerie Nationale, commande l'unité spéciale. Au mois de juillet, le général Baldé a signé un document très attendu, intitulé « Principes de base de l'usage de la force », selon lequel les forces de sécurité guinéennes doivent se comporter d'une manière exemplaire en matière de maintien de l'ordre, notamment en recourant le moins possible à la force.

 

 

Lors des affrontements du mois d'octobre, Human Rights Watch avait recueilli de nombreux témoignages dignes de foi sur les abus des policiers et des gendarmes de la FOSSEPEL, notamment des agressions et des violences contre les militants de partis. Dans certains cas, les victimes ont même été poursuivies jusque chez eux ou sur leur lieu de travail. Selon ces rapports, des membres de l'unité de sécurité ont profité des troubles pour piller les magasins et commettre des vols : téléphones portables, de l'argent et des marchandises.

Les deux candidats au second tour appartiennent chacun au deux plus grands groupes ethniques du pays et ils sont majoritairement soutenus par les membres de leur ethnie respective. Cellou Dalein Diallo, de l'Union des forces démocratiques de Guinée, UFD), est un Peul, et Alpha Condé, du Rassemblement du peuple de Guinée, RPG, est un Malinké. Cependant, très peu de Peuls appartiennent aux services de sécurité.

 

 

Des témoins ont rapporté comment certains officiers du FOSSEPEL se sont comportés violemment et ont volé certains individus en les choisissant à cause de leur ethnie, en proférant des menaces racistes et en les avertissant de ne pas voter pour tel ou tel parti. Des dizaines de manifestants on aussi été détenus arbitrairement dans des camps de détentions de la gendarmerie et l'accès a un avocat leur a été refusé.

 

 

Après les troubles du mois d'octobre, la mission du Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l'homme, a rapporté qu'au moins une personne avait été tuée et 62 autres avaient été blessées par les forces de sécurité faisant un usage qualifié de disproportionné. Les membres de la FOSSEPEL ont été impliqués dans de nombreux de ces affrontements. Durant certains de ces incidents, les manifestants on érigés des barricades, brûlé des pneus et lancés des pierres sur les forces de sécurité et ont blessé certains.

 

 

Au lieu d'enquêter sur ces allégations de violence, les responsables de la FOSSEPEL ont paru vouloir relativiser leur responsabilité, a déclaré Human Rights Watch. Selon des sources locales, des officiers supérieurs des forces de sécurité, y compris le général Baldé lui-même, ont déclaré que les violences alléguées avaient été commises par des « éléments incontrôlés » de la police, de la gendarmerie et de l'armée.

 

 

Depuis le mois de septembre, les tensions politiques et ethniques n'ont fait que monter en Guinée. L'organisme désigné pour superviser le déroulement des élections a tout dernièrement seulement surmonté une crise de direction. C'est, pour les Guinéens qui attendent d'élire un président, le troisième report du second tour. L'empoisonnement supposé de dizaines de partisans du Parti du Peuple Guinéen lors d'une réunion à Conakry a provoqué un regain d'agression sur la base de l'appartenance ethnique contre des Peuls dans quatre villes au moins. Plusieurs milliers de personnes ont fui ces violences, principalement à l'est du pays, dans les villes de Siguiri, Kouroussa, and Kissidougou.

 

 

La tension a conduit de nombreux diplomates, analystes et dirigeants de la société civile à avertir des risques de violences politiques après le second tour. Human Rights Watch demande instamment aux autorités guinéennes et tout particulièrement au général Baldé :

 

 

- d'ordonner à tous les membres des forces de la FOSSEL de respecter les Principes de base des Nations Unies sur le recours à la forces et l'utilisation des armes à feu par les responsables de l'application des lois pour disperser les manifestants et de rappeler fréquemment et publiquement ces consignes;

de réitérer le principe de tolérance zéro pour les comportements criminels et la violation des droits humain par la police et les gendarmes ; et

 

 

-d'informer les membres des forces de sécurité, à tous les niveaux de la hiérarchie, qu'il sera enquêter sur les allégations dignes de foi de violations des droits humains , que les responsables seront punis et qu'ils devront rendre des comptes.

 

 

Les principes de base des Nations Unies exigent que les forces de l'ordre, lors de leur mission, utilisent en priorité des moyens non violents avant de recourir à la force. Si l'usage légitime de la force s'avère inévitable, les agents des forces de l'ordre doivent faire preuve de retenue, minimiser à tout moment les dommages et les blessures, et respecter et préserver, en toutes circonstances, la vie humaine. Les autorités guinéennes doivent demander des comptes aux officiers des forces de sécurité qui, sachant, ou ayant des raisons de savoir que les chefs des forces de l'ordre sous leur autorité ont recouru à l'usage illégitime de la force et d'armes à feu, n'ont pas pris toutes les mesures en leur pouvoir pour empêcher, éliminer ou informer de ces violences.

 

 

Les forces de sécurité guinéennes ont par le passé à maintes reprises recourus à une force mortellement disproportionnée et ont répliqué aux manifestations en s'adonnant à des activités criminelles. En 2006 et 2007, environ 150 personnes ont été tuées alors qu'ils manifestaient contre la détérioration des conditions économiques et environ 1 700 ont été blessées. Le 28 septembre 2009, 150 manifestants au moins ont été tués et 100 femmes ont été violées par les forces de sécurité au cours d'une répression sanglante contre des manifestants demandant des élections justes et libres.

 

 

Human Rights Watch a également lancé un appel aux Nations Unies, à la France et aux États-Unis pour exercer une pression cohérente et significative sur les commandants des unités de sécurité et les dirigeants politiques guinéens pour assurer des élections crédibles et pacifiques.

 

 

« Le deuxième tour des élections de Guinée peuvent être un tournant pour un peuple à qui a été si longtemps refusé le droit d'élire librement son président », a conclu Corinne Dufka. « Si les forces de sécurité restent neutres, agissent professionnellement et répondent à toute violences en faisant tout leur possible pour protéger la vie humaine, ils peuvent contribuer à faire de cette élection une victoire pour tous les Guinéens. »

 

 

Human Right Watch

 

 

Site Internet : pour www.hrw.org

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 18:08

L’Alliance Cellou Dalein Président constate avec inquiétude le déploiement massif de jeunes du RPG en Moyenne Guinée et en Basse Guinée. Ces personnes sont arrivées avec une volonté manifeste de semer des troubles afin d’obtenir, dans ces zones, l’annulation du scrutin.

 


 

L’Alliance Cellou Dalein Président attire l’attention de l’opinion nationale et internationale sur le caractère provocateur de ce déploiement. L’arrivée de ces jeunes est de nature à raviver les tensions que nous avons eues du mal à calmer, après les violences dont les ressortissants de la Moyenne-Guinée ont été victimes, notamment à Siguiri et à Kouroussa.

 

 

Il convient de rappeler que l‘article 69 du Code stipule que le Président et les membres des Bureaux de vote sont désignés parmi les électeurs de la circonscription concernée. Dans le même esprit, les représentants des candidats dans les bureaux de vote, ont toujours été choisis dans la circonscription électorale de résidence des électeurs.

 

 

Cette action délibérée du RPG s’inscrit clairement dans le cadre de la perturbation du processus électoral.

 

 

Dans le souci de préserver la paix civile et le bon déroulement du scrutin du dimanche 7 novembre 2010, l’Alliance Cellou Dalein Président demande aux autorités gouvernementales de prendre toutes les mesures utiles pour mettre fin à cette situation.

 

 

D’ores et déjà, l’Alliance invite ses militants et sympathisants des localités concernées à faire preuve de retenue et à prendre toute disposition en vue d’assurer le déroulement paisible du vote.

 

 

Fait à Conakry, le 4 novembre 2010

 

 

Pour l’Alliance Cellou Dalein Président

 

 

Le Porte-parole

 

 

Docteur Faya Millimono

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 16:39

Parmi les partenaires de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), figure en bonne place, le Conseil National de la Communication (CNC).



 

C’est dans ce cadre que le nouveau Président de la CENI à peine nommé dans ses fonctions, a inscrit à son agenda, la rencontre avec les différents acteurs impliqués dans le processus électoral et partenaires de la CENI, comme le CNC.

 

D’où sa présence mercredi, au Palais du "25 août", siège de l’institution de régulation des médias guinéens. Les médias dont le rôle est déterminant en cette phase électorale que vit le peuple de Guinée.

 

En compagnie du collège des Conseillers du CNC, Jean Raymond Soumah et le général Siaka Toumany Sangaré qui était avec le Secrétaire général de la CENI, ont focalisé leur entretien sur la nécessité d’une synergie d’actions, comme l’a souligné le Président de la CENI au sortir de l’audience :

 

« Comme vous le savez, le CNC est un organe de régulation des activités des médias. Et c’est la période électorale. Les médias jouent un rôle extrêmement important. Pour moi, le CNC fait partie des grands acteurs du processus électoral. Comme vous devez également le savoir, depuis une semaine, j’ai entrepris de rencontrer tous les acteurs du processus électoral. Donc, je ne peux pas, ne pas rencontrer le CNC. C’est pour cela que ce matin, nous avons eu cet entretien qui a porté évidemment sur la complémentarité de nos actions et la nécessité d’harmoniser nos actions et de travailler en synergie pour que nous puissions ensemble, organiser dans les meilleures conditions, le second tour de l’élection présidentielle tant attendue par le peuple de Guinée et par toute la communauté internationale. »

 

Le Président du CNC : « Nous avons parlé de la complémentarité qu’il y a entre l’action de la Commission Electorale Nationale Indépendante et les activités du Conseil National de la Communication. Nous avons convenu de, rapidement, mettre nos pas, les uns après les autres afin que nous puissions aller vers un second tour qui sera, je crois, salvateur pour la paix en Guinée. »

 

Les deux patrons d’institutions – CNC et CENI- ont convenu d’entreprendre très prochainement, des activités de renforcement opérationnelles des médias très en vue de « mettre en exergue le rôle de régulateur de paix sociale dévolu aux médias. »

 

Le Bureau de presse du Conseil National de la Communication

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