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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 12:30

diaby_250_250.jpgL’Observatoire National de la Démocratie en Guinée (ONDG) désapprouve et condamne  la décision du Gouverneur de Conakry d’interdire aux militants et sympathisants du parti UFDG d’aller accueillir leur leader  qui devait rentrer à Conakry hier Dimanche 03 avril 2011.

 

L’observatoire national de la Démocratie en Guinée n’ignore pas la fragilité et les tensions sourdines  qui caractérisent hélas la société Guinéenne depuis l’élection démocratique de l’actuel Président de la République.  Mais, l’ONDG estime que cela ne justifie point cette mesure d’interdiction qui est excessive, inopportune et contreproductive.

 

L’ONDG rappelle que la liberté de manifestation, dans le respect de la loi, est une liberté fondamentale, et par conséquent, les autorités publiques doivent pouvoir tout mettre en œuvre pour garantir son effectivité, tout en préservant l’ordre public de tout trouble.

 

C’est pourquoi, l’observatoire national de la Démocratie en Guinée estime qu’il est d’un droit fondamental  et d’une liberté politique essentielle, pour les militants et sympathisants de l’UFDG de vouloir se rassembler pour accueillir leur leader. Il n’était donc pas opportun, ni justifié, que le gouverneur interdise cette manifestation, sans avoir de raisons objectivement fondées  et légalement justifiables. Et manifestement, cette décision d’interdiction est juridiquement contestable, politiquement inopportune et socialement regrettable.

 

Certes, Il aurait été souhaitable, pour éviter ce face à face violent et sans intérêt,  pour éviter ces regrettables dégâts humains et matériels, pour éviter toutes ces victimes,   que face à cette décision d’interdiction manifestement  et incontestablement disproportionnée, le parti UFDG en appelle lui à la loi auprès des juges pour faire reconnaitre le droit fondamental et légitime de ses militants à manifester pour l’accueil de son leader.

 

Cela aurait été l’expression salutaire d’une maturité et d’une responsabilité politique des responsables de l’UFDG ainsi que de leur souci pour l’état de droit en Guinée.

 

Malgré les doutes légitimes qu’on peut avoir, il aurait été souhaitable de se servir des voies légales pour contester cette excessive et inopportune décision d’interdiction du Gouverneur de la ville de Conakry.

 

Ceci dit, nous disons aussi clairement et sans la moindre ambigüité,  le fait que les militants et responsables de l’UFDG aient fait le choix de passer outre cette décision d’interdiction, ne justifie en rien les violences inadmissibles qui ont eu lieu contre eux, et ne peut autoriser cette situation.

 

L’ONDG condamne donc,  fermement et sans ambigüité cette mesure  d’interdiction du gouverneur de la ville de Conakry ainsi que les violences qui ont suivi.

 

L’observatoire national de la démocratie en Guinée condamne aussi de la façon la plus nette, ces violences, et ce, qu’elles soient de la part des forces de sécurité, des individus isolés ou des groupes d’individus.

 

L’observatoire national de la démocratie exprime sa solidarité avec toutes les victimes de ces violences et rappelle aux autorités publiques, en l’occurrence ici les forces de l’ordre, qu’elles ont le devoir de protéger les citoyens et de préserver leur intégrité physique et morale, en toutes circonstances.

 

L’Observatoire demande la libération immédiate de tous ceux et celles qui ont été interpellés sans avoir commis d’infractions.

 

L’ONDG plaide une nouvelle fois pour l’apaisement du jeu politique national et pour la mise en place de mesures visant à favoriser l’émergence d’un environnement démocratique serein et paisible et à garantir pour le peuple de Guinée l’espérance d’une démocratie utile et productive.

 

L’ONDG regrette que les uns et les autres ( partis au pouvoir et opposition) n’aient pas l’air de  prendre réellement et totalement conscience de l’ampleur des défis auxquels notre pays fait face, en s’installant dans cette logique de face à face stérile et préjudiciable, de rapport de force extra-légal et d’opposition de plus en plus irrationnelle et subjective, mettant ainsi en péril l’intérêt général.

 

Nous implorons les uns et les autres à faire preuve d’esprit patriotique, d’éthique démocratique et de responsabilité, pour préserver la paix sociale (sans laquelle rien ne sera possible pour personne, ni pour aucun parti) et favoriser la réalisation des projets socioéconomiques indispensables pour tous les guinéens.

 

L’Observatoire national de la Démocratie rappelle une nouvelle fois qu’il revient aux nouvelles autorités de mettre en œuvre toutes mesures utiles et nécessaires pour protéger la paix nationale et préserver la dynamique démocratique qui a conduit à l’élection démocratique de l’actuel Président de la République.

 

L’Observatoire national de la Démocratie en Guinée rappelle à tous, responsables publics, responsables politiques, société civile, pouvoir et opposition etc…, que toute voie, toute politique, toute stratégie, toute posture, autres que celles qui consistent à garantir toujours un peu plus la paix sociale et démocratique, à défendre l’intérêt général,  conduiront notre pays dans une impasse dangereuse.

 

L’Observatoire National en appelle à l’esprit de paix, de réconciliation nationale et de loyauté éthique, pour que vive une Guinée paisible, démocratique et prospère.

 

Conakry, le 04 avril 2011

 

Le bureau exécutif

 

Le Président

M. Diaby Gassama Kalifa


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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 01:49

 

lettre1.jpgMr le président,

 

J'ai foi que vous feriez mieux que vos prédécesseurs, j'ai  aussi foi en votre réussite mais de grâce prenez soin de murir (au plan juridique et sociologique) tout acte que vous posez. Ne vous laisser pas dominer par la passion du changement.

 

La passion tue la raison. C'est tout ce que je vous reproche pour l'instant. Vos actes posés sont teintés de passion et violent les règles et procédures élémentaires du droit. En tant qu'homme de droit ça ne devrait pas l'être.

 

Eviter de vous attaquer à une corporation déterminée (corporation des commerçants) et je pense bien que ce fut le premier couac entre vous et Sékou Toure quand ce dernier s'attaqua à la corporation enseignante vous étiez sortie de votre réserve quoi que vous le souteniez pour le condamner.

 

Vous êtes le président de toutes les corporations. A vous de mettre un système pour juguler la crise économique guinéenne vous avez dit que vous en avez la capacité intellectuelle et capables de réunir les moyens à cet effet alors mettez vous au travail faits nous voir concrètement ce dont vous êtes capables.

 

N’oubliez surtout pas que nous vous jugerons au bout des 5 ans non pas dans votre capacité de nous présentez des excuses valables mais par l'amélioration du quotidien de vos concitoyens.

 

Résolvez nos problèmes dans un ensemble global. Une seule corporation ne peut être la cause du malheur de notre pays elle peut en être une partie de la cause tout de même.

 

Sortons de cette rhétorique de recherche du ''bouc émissaire'' à nos malheurs cherchons plus le ''bouc de solution'' comme le disait un ami sur facebook le Guinéen est plus enclin à la recherche des excuses qui bloquent son avancement que des solutions pour son progrès.

 

Je reste tout de même optimiste et votre soutien indéfectible.

 

Alpha Mamadou Diallo

Ingénieur guinéen à Dakar sympathisants RPG


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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 22:19

vaccins_UNICEF_01.jpgLa Guinée poursuit son offensive démarrée l’année dernière pour stopper la circulation du poliovirus sauvage dans le pays. Les conséquences de la poliomyélite sur  l’enfant sont en effet, la survenue d’un  handicap physique bien souvent irréversible et qui affecte considérablement la capacité de production de ses victimes et réduit leur accès à l’autonomie financière.

 

En lançant officiellement le premier tour des journées nationales de vaccination 2011(J.N.V), le 25 Mars à la mairie de la commune de Matam, un des quartiers populaires de Conakry, le Premier ministre Guinéen, Mr Mohamed Said Fofana a exhorté le millier d’équipes de vaccination à donner le meilleur d’elles mêmes pour toucher tous les enfants là où ils vivent. « Plus qu’un succès, l’éradication de la poliomyélite sonne comme un droit inaliénable des enfants à vivre en bonne santé a-t-il déclaré avant de poursuivre : « C’est aussi de notre responsabilité commune de protéger les futures générations. »

 

Pour le Coordonateur Résident du Système des Nations Unies en Guinée, Mr Anthony Ohemeng-Boamah, ce nouveau tour des JNV 2011  s’inscrit dans la dynamique de consolidation des acquis afin d’accélérer l’interruption de la circulation du poliovirus sauvage et donner plus de chance à l’objectif mondial d’éradication de la poliomyélite. Car en réussissant ce pari, a –t-il dit « nous contribuerons de manière significative à la réduction de la mortalité infantile qui est l’un des principaux objectifs du Millénaire pour le développement »

 

Les équipes de vaccination qui font du porte à porte jusqu’au 28 Mars, portent une attention particulière aux  enfants des zones d’accès difficiles et des zones frontalières pour qu’ils soient  effectivement vaccinés. Les JNV se déroulent de manière synchronisée avec d’autres pays de la sous région ouest africaine. D’ici à la fin de l’année 2011 deux autres passages vont être organisés.

 

Le Rotary Fondation, HKI, l’USAID et les Nations-Unies, à travers l’OMS et l’UNICEF contribuent  aux JNV. L’UNICEF et l’OMS, financent à hauteur de 1 457 000 dollars américains soit plus de 11 milliards de francs guinéens. Ce montant a été notamment consacré à l’achat des vaccins et à la prise en charge des coûts opérationnels de la campagne.

 

Rappelons qu’en 2009, 42 cas de polio ont été enregistrés en Guinée, après une accalmie de plusieurs années. Pour interrompre cette épidémie, la Guinée avait organisé en 2010, six Journées nationales de vaccination et deux passages régionaux.

 

Pour toute information complémentaire prière contacter

 

Michèle Akan Badarou

Spécialiste Communication

UNICEF

Email : mbadarou@unicef.org 

Tel : +(224) 62 35 02 51

 

Ahmed Tidiane Diallo

Spécialiste Survie et développement de l’enfant

UNICEF

Email atidiallo@unicef.org  

Tel : +224-62 29 51 03


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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 17:29

Principales taches :

 

- Gestion des agendas ; 

- Gestion des appels téléphoniques et des emails ;

- Organisation de réunions et conférences ;

- Organisation de nombreux déplacements ;

- Mise en forme de documents ;

- Préparation des présentations PowerPoint ;

- Mise à jour de données internes : suivi des dossiers du personnel.

Cette liste de tâches n’est pas exhaustive.

 

Profil : 
 
Dotée d’une première expérience significative en tant qu’Assistante de Direction, vous maitrisez le Pack Office et désirez vous investir à 100% dans ce poste pour gagner en autonomie et en implication.

Un excellent niveau d’orthographe ainsi qu’une réelle qualité rédactionnelle sont exigés.

Vous êtes extrêmement organisée, souple et rigoureuse et vous êtes dotée d’un bon esprit d’équipe et d’un grand sens de la confidentialité. Vous désirez également construire une relation de confiance avec votre direction. Votre présentation est irréprochable. 

 
Poste à pourvoir en Contrat à durée déterminée (CDD) pouvant aboutir en Contrat à durée indéterminée.

 

Salaire : à discuter selon l’expérience et le profil.

 

Votre profil sera étudié avec soin par notre direction. Il devra répondre aux exigences de savoir-faire.

 

Contact : + (224) 64 99 70 53 / + (224) 64 20 50 10


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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 09:07

Le Mouvement Alpha Condé doit Partir invite la communauté guinéenne et les amis de la Guinée en France à une manifestation prévue le jeudi 24 mars 2011 à la Place du Châtelet à partir de 12h30. Métro CHATELET, avenue Victoria, début du boulevard de Sébastopol. 


Cette manifestation sera une occasion pour la diaspora guinéenne en France de dénoncer les dérives dictatoriales et fascistes de Alpha Condé.

 

Le Comité d'organisation


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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 19:38

Tu n’as pas dit que tu moyen, il fo peu(x) maintenant ! « Le président démo.. » (RTG) avait dribblé ses pairs et fait désigner J-M Doré comme Premier ministre de la transition dont les scénarios avait été concoctés à Rabat et affinés à Ouagadougou. Le politicien le plus intelligent de l’opposition la plus bête d’Afrique (dixit J-Marie Doré), était une « fonctionnalité » ou une application d’un logiciel de coup d’Etat complexe, calé depuis le début des années 2000.

 

Les comparses dont la majorité ignoraient qu’on leur faisait jouer une partition dont ils n’avaient qu’un mince script et dont le développement n’allait se faire que par à-coups, comme des accidents au fur et à mesure qu’il se jouait, avec des épisodes sanglants, ces dindons de la farce se réveilleront le visage barbouillé de farine le soir du 7 décembre. Les grands chefs Peaux rouges étaient contents de s’être concertés dans des troquets, des appartements parisiens et peut-être même sur des quais de Métro, avec grandes bouffées de calumet de la paix  pour désigner le Vieux Sioux, qui depuis son tepee villageois, avait été mis au parfum de ce coup fumant. Un véritable western tropicalisé.

  

Les autres Mohicans étaient contents d’avoir deux vices. Un à gauche de J-M Doré et l’autre à sa droite. Configuration purement géo-ethno-stratégique et non idéologique. Jusque tard l’après-midi, ils espéraient un deuxième décret après celui désignant un premier ministre, pour connaître le faciès des deux vices-Premiers ministres. En vain. Après d’âpres négociations dans la chaleur de cette longue nuit de transition, Dame Rabi, qui était pressentie pour incarner un des vices, se conterait du département stratégique des fraudes électorales.

  

Jamais !

  

 On ne pouvait pas identifier la voix de ce niet catégorique qui n’était qu’un travail de numérisation synthétique du logiciel calé en amont, comme je l’ai dit depuis le tournant des années 2000, à peu près à l’époque des accords de Marcoussis, quand le journal Le Monde annonçait ce qui « pourrait probablement endeuiller  cette conférence avec la disparition de Lansana Conté ». C’était sans compter avec la « ruse » divine. Curieusement, longtemps après cette « prophétie » funèbre, à la veille de l’annonce de la disparition du Père du PUP, certains furent « démocratiquement » plus égaux que d’autres dans l’information, qui rappliquèrent opportunément.

 

Bof, allez pour le CNT, ce monstre juridique qui n’avait pas de tête, dont la seule justification ethno-politique était de « descendre » la loi fondamentale et la faire « remonter » aussitôt qu’on l’eût  torchée, pour convenir à des vieillards disqualifiés, et à des jeunes Turcs qui traînaient il paraît, des casseroles. On marcha sur les critères fallacieux de diplômes, d’expérience professionnelle et autres détails insensés quand il est question de choses sérieuses.

 

Qu’est-ce qu’on a à faire avec un doctorat quand il s’agit de s’extirper d’un coup d’Etat militaro-ethno-civil sous haute surveillance de « la communauté internationale » ? Une communauté taraudée par la déliquescence d’un Etat grabataire à son sommet, quand l’armée est livrée à des troufions et à de jeunes capitaines, ex distributeurs de tracts incendiaires devenus distributeurs de coupures importées, amateurs de taffs et de bière de luxe. C’est par milliards que Bonagui ou son concurrent se faisaient payer ses citernes de mousseux pour lacourous. Le Camp alpha Yaya se faisait appeler Sodome et Gomorrhe à Conakry.

  

La balle de Tomba mit fin à ce bordel. Pour un temps. Il resta la grande fosse du Stade Boiro dont les puisatiers aux mains ensanglantées croulent sous de rutilants galons. On leur a même promis une augmentation de salaires de 100% pour services rendus aux nubiles qui virent leur honneur déchiré à vie, et dont certaines trainent encore avec des blessures indélébiles dans des hôpitaux de  Dakar et d’ailleurs.

  

Mais la représentante de la communauté internationale, "préposée au droits de l'homme", après une bonne écoute de ses mandants lambda, a rapporté leurs propos. Des concierges, des aficionados du tiercé, d’euro-million ou tout simplement des scotchés du zinc et du ballon de rouge :

 

-  Eh Dédé, c’est laquelle des Guinée ?

 

-  Tu rigoles, ils en ont partout, ces Banania, au moins trois sur tous les continents !

-  C’est facile Marco, autant qu’il y a eu des nôtres de.. comment on les appelle déjà Dédé toi qu’as fait les colos, t’as fait la légion, non ?

 

-  Des explorateurs, Brazza, Diogo Cao, Sandervalia..

-  C’est bon, c’est bon..

 

-  Guinée portugaise, Guinée espagnole..

 

-  T’es bourré  ou quoi, et nous ?

 

-  Nous c’est la Guinée Con..

 

-  Hi ha ha !

 

-  Celle qui a dit merde à De Gaulle, ce gâteux qui les a tous laisser filer après, tous ces Tchombé !

 

-  Ah merde alors !

 

-  Oui comme tu dis, depuis, ils sont dans la merde, ils sont d’ailleurs entrain de fêter les cinquantenaires..

 

-  De leur merde, hi hi, ha ha !

 

-  Deux cents négrilles brûlés par des kalaches, des gamines qu’on faisait danser la rumba pendant des tournantes, comme le font leurs cousins d’ici,  notre racaille du neuf trois, chié quoi ! Vivement la Marine..

 

Marine Le Pen ! 

 

Propos de français moyens. Images en boucles avalées avec le Macdo du dimanche en regardant France 24 ou CNN.

 

Mais tout ça finira avec la poudre perlimpinpin de la Commission  Réconciliation, pardon. Ca suffit la victimisation. On n’est pas des Juifs, ni des Kurdes. Ni des descendants d’esclaves. Ni Doudous martiniquais ou Guadeloupéens. On n’est jamais allés en Alabama. D’ailleurs on est fiers d’être des descendants de la Niara Béli ou des Dionsannas des Rivières du Sud, du Golfe du Bénin ou des rives du Congo.

 

Occupons-nous à boucher les trous de la jarre percée,

 

Dixit Fama, citant le Grand Béhanzin lors de son intrônisation.

Donc chantons, dansons.

 

Mangué nènè, Khamè nènè !

 

« Le président démo » (RTG) a promis beaucoup de choses. Le malé, l’eau, le courant, la santé, des écoles, la césarienne gratuite. Surtout il a promis un Etat.

 

J’ai hérité d’un pays et non d’un Etat..

 

Quel malentendu ! Il a hérité d’un pays en lambeaux. Car pour avoir le pays, il a dû le déchiqueter. Que ceux qui ne veulent pas entendre cela se suicident. Ils peuvent se pendre. Ne serati-ce que pour voir la différence entre une TENTATIVE réelle de complot ou même d'assassinat d'un chef, et une pendaison RELLE. Cela fait partie de notre patrimoine culturel. Au moins jusqu’à la conférence nationale, qu’on veut évacuer dans les corbeilles d’une commission vérité et réconciliation. C’est étrange et symptomatique. Le vocable Justice y fait du « moutta souppito ». On l’entend, on ne l’entend pas. Ca va ça vient, jusqu’à ce que ça morde. Quand la mayonnaise prendra, ça finira par des mamayas, des accolades, des bises mouillées de larmes. Le lendemain, les crocodiles vont retourner au marigot de nos finances, pour barboter avec nos textes de lois.

 

En attendant, il faut reprendre la Guinée là où le Suprême des geôles l’avait laissée.

 

C’est vous qui allez gouverner ce pays, avait-il promis.

 

A ka fô, a ka kè! Il l’a dit il l’a fait ! 

 

Alors il a créé un Institut Polytechnique qui, au lieu de former des polytechniciens, nous a inondé depolycards, dont quatrevingt dix promotions sur cent se retrouvent à Bambéto, ou à Djakarta, pour les plus téméraires ou "mieux nés", les autres ont enfilé des tenues "banalisées " de miliciens, de policiers, de préposés à la distribution du riz, de l’huile et des rumeurs. Mais jamais le tout ensemble.

 

Tonton, quand on avait du lait, on n’avait pas de café, quand on avait du sucre, on n’avait pas de café, quand on avait du riz, on n’avait pas le prix de sauce !

 

Mais il y avait l’espèce rare, le polycard vrai vrai même. Il avait le beurre et même le sily du beurre. Il a survécu à tous les systèmes et a un bel avenir devant lui, le polycard. Enfin quand tout sera fini enLibye et en Côte d’Ivoire. Mais polycards et tocards (enfin pas tous !) de toutes les écoles se retrouvaient ensemble avec les mouchards pour être des ravitailleurs. Bon an mal an, les 350 à 450 millions de dollars US servaient à assurer la survie des damnés de la terre et du régime qui perpétuait leur damnation. Bref, on mangeait à sa faim. Beaucoup de riz arrosé par des fleuves de discours.

 

L’eau coulait dans les rivières, non polluées par d’inutiles barrages. La lumière était gratuite. Les rares visiteurs guinéens, des privilégiés en mission à Abidjan étaient étonnés qu’on les prie d’éteindre la lumière en sortant d’une pièce. On ne saurait avoir ce réflexe un peu maniaque d’éteindre quelque chose qui ne s’allumait qu’une saison sur deux.

 

Nous en Guinée on n’éteint pas la lumière !

 

Le comble du luxe.

 

Une maman vient rendre visite à ses enfants et petits enfants à Lomé pendant les années Shaytane. A l’époque on disait du Togo la Suisse de l’Afrique ! Elle voulut une promenade à un marché bien achalandé de Lomé. Les enfants marchant trop vite, la perdirent de vue. Ils rebroussèrent chemin. Ils la virent arrêtée, le menton entre deux doigts, les yeux brillants, le front plissé. Elle était devant un étal, bazar en miniature. Quand elle vit les enfants, elle s’exclama :

 

Eh Mmarigui, hâ bi nin kô nin yè dobènna !

 

Seigneur, cette chose se fabrique encore !

 

« Cette chose », c’était du sucre.

 

Ndi wa doni di Conakiri fassaï !!

 

J’en amènerai à Conakry, advienne que pourra !

 

Cependant le suprême des geôles, a ka fo, a ka kè. Il a dit il a fait. Vingt six ans. Dans ce désert brûlant où il n’y avait rien pendant que notre sol et notre sous-sols sont gorgés de tout, il a donné au peuple la manne de la bauxite, la caille du diamant, le tout abondamment transformé sur place avec du miel, laborieusement  dégluti par les oreilles. Il suffisait d’y penser.

 

Notre « président démo » (RTG) veut reprendre la Guinée là où son illustre modèle l’a laissée. Ce sera difficile, parce qu’entretemps, le désert ou le cimetière était devenu comme l’île d’exil de Sily Samory. Le premier martyr d’Angbansan, alors que le dernier fut un obscur imam trucidé à Mamou qui a dû refuser de remplacer la Fathia par l’autre clé du paradis :

 

Prêt pour la Révolution !

 

Existentialiste, il avait préféré la liberté dans la mort, à la pauvreté dans l’esclavage. Or donc ce vote du 28 Septembre a été rendu tout faux. On n’a eu ni liberté, ni richesse. Pire, certains étaient plus égaux que d’autres et dans la liberté et dans la richesse. C’est cela la substantifique moelle d’angbansan.

 

Vingt l’autre liberté. Qui prit ses aises sur le lit étendu par l’autre Horoya. Somparé la baptisa « le PDG plus le libéralisme ». Concept développé par ce que j’ai appelé « l’Ecole guinéenne », encore une fois, j’y insiste, à ne pas confondre avec nos institutions de formation. Donc l’Ecole guinéenne nous a formés des cadres formatés par une idéologie qui a consisté à privatiser non pas les unités de production mises en place par le PDG, mais à privatiser l’Etat lui-même. Ce fut l’œuvre titanesque et subtile, sauvage et impitoyable, minable et stérile de deux cents salopards. La boucle est bouclée. Les mêmes ont géré pendant près de cinquante deux ans la rareté dans l’abondance. Demi-siècle émaillé de crimes économiques et de crimes de sang impunis, parce que les deux systèmes dont le second n’est que l’adaptation du premier avaient pour « secret », l’impunité. A la différence que pendant la première, l'impunité n'était pas le privilège le mieux partagé. Comme on le verra plus bas, l'angbansan de la deuxième est différent de celui de la première. 

 

Cela a marché jusqu’en juin 2006, surtout en janvier et février 2007. Cela ne marchera plus.

 

Grattez la couche du libéralisme de la deuxième république , vous retrouverez la couche vermoulue du PDG. Ce que nous promet le président démo (RTG) qui veut transformer le RPG en PDG avec les cadres les plus décriés du PUP. C’est vérifier la pérennité du concept ANGBANSAN. Mais si pendant la première république angbansan pouvait se réduire aux prétentions hégémoniques d’une ethnie, en vérité cette imposture distillée par quelques dignitaires malinkés, a largement échoué, car « la question peule » n’a jamais perturbé les saintes prières du Mandingue profond.  Par la suite, pour le calamiteux Wofatara de Lansana Conté, versant soussou d’angbansan, seuls quelques officiers en seront comptables. L’angbansan que veut réactiver le "président démo.." (RTG) sera le fait de deux cents prédateurs, et non pas de l’ethnie malinké. Il suffit de regarder les dignitaires qui entourent celui qui veut nous fourguer dans un train qui partirait de Kankan pour Bobo Dioulasso. Toute la nation en miettes y est représentée, il est vrai de façon pseudo-pseudo. Beaucoup d’alibis en habits d’Ali Baba.

 

Je ne suis pas entrain de rêver. Même un lapon sait que la longue caravane du gouvernement est surtout pleine à craquer de Nko, plus que majoritairement. Et les Tan ala se serrent dans les lorrys de derrière. Cependant le concept n’a absolument plus le même sens. Quoiqu’il en soit, ethniquement, il sera pulvérisé, wonsonkron, avant la fin des élections législatives. L’échec en cela du « président démo.. » (RTG) sera d’autant plus retentissant qu’il est loin d’avoir l’envergure de l’homme d’Etat, démon autocrate qui lui, avait un amour tyrannique de son peuple (Césaire repris par Senghor).

 

(A suivre)..

 

Résumé du prochain épisode : Le petit livre rouge du changement dans la continuité : les femmes dans les boutiques, les hommes dans les cuisines et les cuisines dans les bureaux..

 

Saïdou Nour Bokoum


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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 18:05

Adjudicataire à l’issue d’un appel d’offres international du terminal à conteneurs de Conakry, Getma International (groupe NCT Nécotrans) a déclaré avoir déposé entre les mains du procureur de la République de Paris une plainte pour des faits qui pourraient recevoir les qualifications de corruption internationale, violation de domicile, vol en réunion avec violence et intrusion dans les systèmes automatisés de données. Getma International a déclaré avoir également saisi la justice commerciale.

 

Getma International entend dénoncer la brusque violation de ses droits de concessionnaire, régulièrement obtenus, alors qu’à aucun moment, l’Etat guinéen ne lui a fait le moindre reproche, non seulement sur son dossier d’appel d’offres, mais également sur le respect de ses obligations de concessionnaire.

 

Le 25 janvier 2011, elle recevait encore les félicitations du directeur national de la marine marchande sur la qualité des travaux réalisés et à réaliser.

 

La brutalité de la résiliation, par simple décret présidentiel, de la convention de concession, la violation des droits les plus élémentaires, l’intervention de l’armée ayant permis aux agents du groupe Bolloré de prendre possession des biens appartenant à Getma International et à sa filiale locale, ne peuvent qu’être dénoncées.

 

La proximité affichée et revendiquée entre Vincent Bolloré et Alpha Condé laisse nécessairement planer un doute sérieux sur les réels motifs de la résiliation de la concession et la mise en place, par les forces armées, du groupe Bolloré en lieu et place de Getma International.

 

En annonçant le dépôt de la plainte, les avocats du groupe NCT Necotrans ont déclaré: « le groupe NCT Necotrans est victime d’un déni de droit qui ne peut en rester là, nous avons porté plainte pour que justice se fasse. »

 

Pour toute information complémentaire

 

Cédric Fischer

 

Pierre Olivier Sur

 

Cabinet Fischer, Tandeau de Marsac, Sur & Associés

 

01.47.23.47.24


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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 23:25

L’État guinéen vient de résilier la convention de concession du Port autonome de Conakry qui lie au Groupe NCT Necotrans Getma International pour une durée de 25 ans. Selon Grégory Querel, Secrétaire général de NCT Necotrans, les nouvelles autorités guinéennes ont usé de la « force armée pour interdire l’accès des locaux aux 400 salariés » du groupe. M. Querel estime NCT Necotrans est l’un des plus grands investisseurs français en Guinée ces derniers temps. Lisez…

 

Paris, le 9 mars 2011

 

Le Groupe NCT necotrans a pris connaissance du décret signé le 8 mars par le Président de la République de Guinée, prononçant la résiliation avec effet immédiat et sans préavis de la Convention de concession du Terminal à Conteneurs du Port de Conakry.

 

Le Groupe NCT Necotrans exprime sa plus vive indignation quant au recours à la force armée pour interdire l’accès de ses locaux à ses 400 salariés.

 

Le Groupe NCT Necotrans examine tous les moyens de faire valoir ses droits suite aux préjudices provoqués par la signature du décret de résiliation.

 

La Convention a été signée le 22 septembre 2008, pour une durée de 25 ans après un appel d’offres international. Elle concède la gestion du Terminal à conteneurs du Port de Conakry à la société GETMA International SAS, filiale du Groupe NCT Necotrans.

 

Depuis plusieurs semaines, des rumeurs persistantes évoquaient une possible résiliation unilatérale, bien qu’aucune notification officielle faisant état d’un quelconque grief à l’égard du concessionnaire n’ait été adressée à NCT Necotrans, l’opérateur économique français ayant le plus investi en Guinée ces dernières années.

 

Pour toute information complémentaire, contactez :

 

Grégory QUEREL

Secrétaire Général NCT Necotrans

Tél : 33 1 53 83 83 70


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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 14:56

Tous les candidats à la dernière élection présidentielle ont retenu, comme priorité de leur mandat, s’ils étaient élus, l’instauration de l’Etat de Droit, l’amélioration de la gouvernance et la réconciliation nationale.

 

La communauté internationale, les forces sociales et les autorités morales et religieuses du pays ont joint leurs efforts à ceux des Partis politiques pour la restauration de ces valeurs  afin de pouvoir engager le pays sur la voie du développement. Son Eminence, le Cardinal Robert SARA ne disait-il pas « la marche de notre Peuple peut changer le cours de son histoire et atteindre les rives de la prospérité qui a été entravée principalement par l’étouffement de la démocratie et des libertés ».

Aujourd’hui la Guinée est dirigée par un homme qui revendique  plus de quarante ans de combat pour l’avènement de la démocratie et de  l’Etat de Droit dans notre pays.

Malheureusement force est de constater que le Président nouvellement installé et son Gouvernement rament à contre courant des préoccupations majeures de notre Peuple.

Nous assistons, en effet, à des violations flagrantes par le Président, de la Constitution,  des lois de la République  et des libertés fondamentales des citoyens.  

La révocation de Goureissy Condé du poste de Médiateur de la République et de Alhassane Barry du poste de Gouverneur de la Banque Centrale, l’annulation du bail de Elh Alseiny Barry, la nomination de Mme Condé au poste de Présidente de la Haute Autorité de la Communication ont été faites en violation des lois et des procédures régissant le fonctionnement de ces institutions.

Des déclarations du Président et de ses Ministres  et, surtout, des actes posés depuis son investiture, il ressort que notre pays est sous la menace d’une dictature s’appuyant sur un Parti-Etat en gestation qui veut prendre en otage l’Administration, les Collectivités Décentralisées et les Institutions de la République.

Sinon comment comprendre la destitution arbitraire des chefs de quartiers dont le seul crime est d’avoir refusé, pendant l’élection présidentielle, leur soutien au candidat du RPG ?

Comment expliquer la destitution par Décret des Conseils Communaux de Dixinn, Kaloum et Ratoma sinon que par la volonté d’installer, en lieu et place de ces conseillers élus, des délégations spéciales composées d’hommes et de femmes à la  dévotion du RPG. Nul n’ignore en effet que les conseillers de ces trois communes ont refusé jusque là de rejoindre les rangs de l’arc-en-ciel, malgré les démarches menées à cet effet par de hauts responsables de l’Etat.

L’installation de responsables acquis à la cause du RPG en lieu et place des élus du Peuple constitue une grave menace  pour la Démocratie et l’Etat de Droit.

L’UFDG attire l’attention de l’opinion nationale et internationale sur ces graves violations de la loi et  des principes démocratiques ainsi que les risques que ces dérives font peser sur la paix sociale et le bon déroulement  du processus électoral.

L’UFDG exige le rétablissement des  chefs de Quartier et des Conseillers Communaux, arbitrairement démis de leurs fonctions respectives en attendant les prochaines élections  communales.

L’UFDG invite ses militants et toutes les forces de progrès à rester mobilisés pour défendre les acquis démocratiques et les lois de la République.


Conakry, le 05 mars 2011

LA DIRECTION DU PARTI

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 09:47

C’est avec regret que l’Union des Radiodiffusions et Télévisions Libres de Guinée a appris la décision n° 001/SP/CNC/02/2011 prise par le Conseil National de la Communication (CNC) à son Assemblée plénière extraordinaire du vendredi 25 février 2011 suspendant la radio communautaire Familia FM.

 

L’Union des Radiodiffusions et Télévisions Libres de Guinée considère le différent qui oppose les parties au sein de la radio Familia FM comme une affaire civile.

 

Dans ces conditions, l’Union des Radiodiffusions et Télévisions Libres de Guinée estime que la loi en matière de communication n’a pas été violée.

 

En conséquence, l’Union des Radiodiffusions et Télévisions Libres de Guinée, Urtelgui, réunie en Assemblée générale extraordinaire ce lundi 28 février 2011, déplore la suspension de la radio Familia FM par le Conseil National de la Communication (CNC) et exige la levée de la mesure sans délais.

 

L’Union des Radiodiffusions et Télévisions Libres de Guinée encourage les parties en conflit au sein de la radio Familia FM à résoudre leur différent à l’amiable.

 

L’Union des Radiodiffusions et Télévisions Libres de Guinée continuera ses efforts de médiation afin de trouver la solution idoine à la crise.

 

Fait à Conakry le 28 Février 2011

 

Signé

 

L’Union des Radiodiffusions et Télévisions Libres de Guinée


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