Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

  • : BanabanaNews
  • : Actualités et informations sur la Guinée.
  • Contact

Profil

  • BanabanaNews
  • Je suis allergique aux régimes militaires !

Recherche

Archives

Pages

Catégories

8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 19:49

Les syndicalistes affiliés à la CNTG avaient envahi ce matin la Bourse de travail de Conakry. Une façon de marquer leur solidarité au président de leur centrale syndicale, Amadou Diallo, victime d'une tentative d'assassinat la nuit dernière.

Voici leur déclaration

Repost 0
Published by BanabanaNews - dans Communiqué de presse
commenter cet article
29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 19:36

Dans un communiqué de presse rendu public le 28 Septembre 2011, Amnesty International, profite de l'an II des massacres du Stade du même nom pour demande aux autorités d'ouvrir une enquête sur les personnes tuées lors de cet évènement. Déclaration

La Guinée doit ouvrir une enquête sur les personnes tuées lors d’une manifestation de l’opposition

Les autorités guinéennes doivent sans délai mener une enquête sur le décès de trois manifestants, tués mardi, dans la capitale Conakry, au cours d’affrontements entre la police et des manifestants lors d’un rassemblement de l’opposition qui avait été interdit, dit aujourd’hui Amnesty International.

À la veille du deuxième anniversaire d’un massacre au cours duquel les forces de sécurité ont tué plus de 150 personnes à Conakry, des manifestants qui se rendaient dans un stade ont été brutalement stoppés par des policiers qui ont utilisé des balles réelles, des gaz lacrymogènes et des matraques. Certains manifestants ont réagi en lançant des pierres sur
la police.

Cette manifestation a été appelée par deux des principaux partis d’opposition qui contestaient la manière dont les prochaines élections législatives, prévues pour décembre, étaient organisées.

« Chaque fois que des manifestations populaires ont réclamé des réformes politiques ou économiques, les forces de sécurité guinéennes ont réagi en frappant et tuant des manifestants » a dit Paule Rigaud, Directrice adjointe du Programme Afrique d’Amnesty International.

« Il est très inquiétant de constater que le président Alpha Condé a recours aux mêmes méthodes brutales que ses  rédécesseurs. Bien que le Chef d’État major ait demandé aux militaires de rester dans leurs casernes, il semble que les forces de police n’aient reçu aucune ordre visant à limiter leur recours à la force », a-t-elle dit.

Le président Alpha Condé est arrivé au pouvoir en novembre 2010, suite à une élection contestée qui a mis fin à un régime militaire dirigé par le capitaine Moussa Dadis Camara. L’un des participants à la manifestation a déclaré à Amnesty International qu’il avait été témoin de l’assassinat d’un autre manifestant par la police : « Les forces de sécurité nous ont pourchassés et ont commencé à frapper certains d’entre nous avec des matraques. Nous nous sommes enfuis et l’un d’entre nous est tombé par terre. Un membre des forces de sécurité s’est penché sur lui et l’a poignardé à mort ».

Un autre témoin oculaire a indiqué à Amnesty International que les forces de sécurité avaient pénétré dans les concessions privées et ont pillé des maisons.

Le 28 septembre 2009, les forces de sécurité guinéennes ont abattu plus de 150 manifestants non armés durant un rassemblement de l’opposition dans ce même stade. Plus de 40 femmes ont été violées en public, au moins 1 500 personnes ont été blessées et beaucoup d’autres ont disparu.

Bien qu’une enquête judiciaire ait été ouverte sur ces faits il y a plus d’une année, les principaux responsables de ces actes n’ont pas été relevés de leurs fonctions et aucun d’eux n’a été traduit en justice.

« Pour mettre un terme à cet usage excessif de la force par la police, il est essentiel de mettre fin au climat d’impunité qui règne actuellement en Guinée », a dit Paule Rigaud.

 

 

Amnesty International


Repost 0
Published by BanabanaNews - dans Communiqué de presse
commenter cet article
29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 03:14

Dans une déclaration rendue publique hier, le Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition accuse le pouvoir de sémer un climat de terreur dans les quartiers de Hamdallye, Bambeto, Cosa et Wanindara. Selon cette déclaration, les forces de l'ordre en connivence avec des milices privées, dénommées "donzo" (chasseurs traditionnels) bastonnent, blessent et arrêtent des habitants de ces localités, bien ciblés selon appartenance ethnique. Une situation qui amène l'opposition à demander une intervention de la communauté internationale afin d'éviter au pays des conflits majeurs. Déclaration... 


Le Collectif des Partis Politiques pour la Finalisation de la Transition porte à la connaissance de l’Opinion Nationale et Internationale que malgré son appel à faire de la journée du 28 septembre une journée de recueillement et de prières à la mémoire des victimes de violences politiques en Républiques de Guinée, les forces de sécurité, appuyées par une milice privée dénommée les « Donzo » continuent leurs atrocités dans les fiefs de l’opposition.

Dans la nuit du 27 et la journée du 28, les services de sécurité, appuyés par la milice « Donzo », se sont violemment attaqués aux citoyens dans leurs domiciles en saccageant certains de leurs biens et en emportant d’autres. Ils ont procédé à des bastonnades et blessant gravement des citoyens dont plusieurs femmes et mineurs. Ils ont également procédé à plusieurs centaines d’arrestations dont des femmes et des mineurs sans compter les dizaines de blessés graves. Ces exactions ont été principalement enregistrées dans les quartiers de Hamdallaye, Bambéto, Cosa et Wanidara.

Le climat de terreur, initié et entretenu par le gouvernement dans les quartiers précités, vise à donner un caractère ethnique à une contradiction strictement politique qui existe entre l’opposition et le pouvoir en place. Cette attitude n’est pas de nature à favoriser le dialogue politique.

Le Collectif met en garde le gouvernement contre sa politique de répression ciblée et invite la Communauté Nationale, Africaine et Internationale à agir vite pour éviter un conflit majeur de nature ethnique en Guinée.

Le Collectif invite ses militants et sympathisants à rester mobilisés pour la continuation du combat jusqu’à la satisfaction de nos légitimes revendications.

Conakry, le 28 Septembre 2011

Le Collectif des Partis Politiques pour la Finalisation de la Transition


Repost 0
Published by BanabanaNews - dans Communiqué de presse
commenter cet article
28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 13:45

lettre1.jpgLa situation socio-politique en Guinée atteint un niveau inquiétant. Après la manifestation violente et durement reprimée de l'opposition hier à Conakry, le collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition évoque pour la première fois des exactions qu'auraient commises des chasseurs traditionnels venant de la Haute Guinée, appelés donzo. Voici sa déclaration :


Le Collectif des Partis politiques pour la finalisation de la transition

DECLARATION


Le Collectif des Partis Politiques pour la Finalisation de la Transition félicite ses militants et sympathisants qui ont participé massivement, à Conakry, à l’Intérieur et à l’Etranger, aux manifestations pacifiques de ce jour 27 septembre 2011. Malheureusement, la répression  sauvage par les forces de l’ordre de cette manifestation pacifique a entrainé au moins quatre (4) morts, de nombreux blessés dont dix en état grave et des centaines d’arrestations dont celle de Monsieur Etienne Soropogui, Vice Président du parti NFD (Nouvelles Forces Démocratiques).

En plus des forces de l’ordre, il faut déplorer l’implication dans cette répression d’une milice privée communément appelée les « Donzo » dont les membres, armés de flèches et d’autres armes blanches, ont commis et continuent de commettre des exactions jusque dans les domiciles des militants de l’opposition. 

Le Collectif présente ses condoléances les plus attristées aux familles des victimes  et  adresse ses souhaits de prompt rétablissement aux centaines de blessés.

Le Collectif déplore et condamne l’usage abusif et disproportionné de la force et l’utilisation des armes à feux et de milices armées dans la répression des manifestants pacifiques.

Le Collectif réclame la démission et la traduction en justice du Commandant Sékou Resco Camara, Gouverneur de Conakry qui est un habitué des faits et qui de surcroit avait menacé de mâter sévèrement  les manifestants pacifiques, ainsi que celles du Ministre en charge de la sécurité, le Général Mamadouba Toto Camara, tous deux responsables de cette violence d’un autre âge.

Le Collectif demande à ses militants et sympathisants à faire de la journée du 28 septembre 2011, une journée de prières et de recueillement à la mémoire des nombreuses victimes de toutes les violences politiques en République de Guinée.

Le Collectif prend à témoin la Communauté Internationale sur les graves violations des droits humains par les autorités gouvernementales guinéennes à l’occasion de ces manifestations pacifiques non interdites.

Le Collectif invite ses militants et sympathisants à rester mobilisés pour la continuation du combat jusqu’à la satisfaction de nos légitimes revendications.

Conakry, le 27 septembre 2011

Le Collectif des Partis Politiques pour la Finalisation de la Transition


Repost 0
Published by BanabanaNews - dans Communiqué de presse
commenter cet article
21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 11:40

L'Ambassade des Etats Unis, en coopération avec le Gouvernement de la Guinée, accueille un atelier du 19 au 23 Septembre sur le rôle que les organisations de la société civile doivent jouer dans la réforme du secteur de sécurité.

 

 

 

 

L'atelier vise à aider les participants à déterminer les moyens les plus efficaces d'intégrer le secteur civil dans les réformes, avec l'objectif ultime d'établir la stabilité et une paix durables. Dans leurs discours de la cérémonie d'ouverture, l'Ambassadeur Patricia Moller et le conférencier, le Général Mamadou Toto Camara, Ministre d'Etat, chargé de la Sécurité et de la Protection Civile, ont souligné l'importance d'une telle intégration dans le développement global du pays.

 

Cet atelier est le plus récent d'une série de séminaires sur la réforme du secteur de la sécurité organisés par l'ambassade des Etats-Unis et est conçu pour soutenir la transition démocratique en Guinée.

 

Ambassades des USA

 

Conakry, le 20 septembre 2011

Repost 0
Published by BanabanaNews - dans Communiqué de presse
commenter cet article
5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 10:22

Dans une déclaration rendue publique ce jeudi 4 août, le Collectif des Partis Politiques pour la Finalisation de la Transition, regroupant des partis comme l'UFR, la NGR ou l'UFDG, a désapprouvé l'élection d'un nouveau président de la Commission électorale nationale indépendante, CENI et incite le gouvernement à une rencontre. Voici cette  déclaration : 

Le Collectif des Partis Politiques pour la Finalisation a appris avec surprise l’élection d’un nouveau Président de la CENI en la personne de Mr Lounceny Camara qui assurait jusqu’alors la Présidence par intérim de l’Institution.

Cette élection intervient au moment même où le Collectif a sollicité une rencontre avec le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation pour un débat direct relatif au Processus Electoral. Au nombre des points à débattre figure la question de la CENI.

C’est pourquoi le Collectif désapprouve l’élection d’un nouveau Président à la tête de la CENI avant que le débat sur l’Institution n’ait lieu avec le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation.

Le Collectif incite le gouvernement à organiser dans les meilleurs délais une rencontre entre lui et le Collectif en vue de trouver des solutions Consensuelles permettant d’aller rapidement aux Elections législatives.


Le Collectif des Partis Politiques pour la Finalisation de la Transition


Repost 0
Published by BanabanaNews - dans Communiqué de presse
commenter cet article
30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 19:22

MohAb_01-copie-1.jpgLa tentative d’assassinat du président de la République Alpha Condé a fait l’objet d’une condamnation unanime des Guinéens et de toute la communauté internationale.


Cet acte inqualifiable aurait pu entraîner notre pays dans une spirale de violences avec comme conséquences éventuelles, une nouvelle transition militaire, une élection présidentielle anticipée ou le réveil des réflexes ethniques et identitaires, préjudiciables à la stabilité de la Guinée.

Dès l’annonce de l’attaque de la résidence privée du président Alpha Condé, nous avons attiré l’attention sur les risques de dérives que des arrestations arbitraires, des déclarations tapageuses et des interpellations ciblées pourraient occasionner. Mais nous constatons que nos mises en garde n’ont pas été entendues.

Les images dégradantes et insoutenables des militaires maltraités, le cas des opposants qui craignent pour leur vie, tout comme les propos tendancieux de certaines autorités nous font craindre le pire, alors que l’enquête suit son cours.

Conscients du rôle que les leaders politiques doivent jouer dans la situation actuelle, Messieurs Abe Sylla de la NGR et Fodé Mohamed Soumahde la GéCi ont décidé d’interpeller les autorités pour qu’elles initient sans délai un dialogue avec toutes les composantes de la nation.

Ce cadre de concertation devrait contribuer à apaiser la situation actuelle et parachever la transition par l’organisation des élections législatives et communales dans les plus brefs délais.

La réconciliation nationale exige une participation active des citoyens du sommet de l'Etat au Guinéen lambda.

Il devient impératif de taire nos querelles intestines et politiciennes qui n’ont fait que diviser la nation et accélérer le retard de la Guinée.

L’exemple des pays moins dotés par la nature qui entament leur marche forcée vers la démocratie, le progrès et le développement, devrait nous amener à utiliser toute notre énergie et nos ressources humaines suffisantes à l’intérieur du pays comme au sein de la diaspora, pour assurer le bonheur des populations.

Il appartient désormais à tous les Guinéens, à commencer par les autorités politiques, judiciaires, religieuses et l'armée de tirer les leçons, les conclusions et les conséquences de la situation du moment, afin d’instaurer la confiance entre les citoyens et vis-à-vis de l’étranger. La paix n’a pas de prix.

Washington le 27 juillet 2011

Les présidents Abe Sylla et Fodé Mohamed Soumah

 

Repost 0
Published by BanabanaNews - dans Communiqué de presse
commenter cet article
29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 23:54

haine alpha condeLa censure de la presse par le gouvernement du président guinéen, Alpha Condé, menace les progrès démocratiques accomplis par son pays ces derniers mois, a déclaré aujourd’hui le Comité pour la protection des journalistes (CPJ).

La présidente du Conseil national de la Communication (CNC), l’agence guinéenne de régulation des médias, a levé aujourd’hui l’interdiction, imposée depuis lundi, de toute couverture médiatique de l’attentat à la roquette le 19 juillet courant contre la résidence privée du président guinéen à Conakry, la capitale, selon journalistes locaux et des médias. Les États-Unis ont condamné cet attentat, louant le président guinéen pour « ses gros efforts en vue de mettre en place des institutions démocratiques ».

S'exprimant ce soir sur les ondes de la chaîne de radio française, Radio France Internationale (RFI), la patronne du CNC, Martine Condé (qui n’est pas apparenteé au président guinéen) a déclaré que l'interdiction a été levée sous condition qu’il «n'y ait pas de dérapages ». Cette interdiction du CNC a dissuadé la diffusion d’émissions-débats sur cet événement par les stations de radio et de télévision privées guinéennes, tandis que certains auditeurs avaient soulevé des questions sur les circonstances de l'attentat qui a fait un mort et dont le président est sorti indemne, selon des journalistes locaux. Trente-huit suspects, dont plus d’une vingtaine de militaires, ont été arrêtés, selon des médias.

S'adressant au CPJ mercredi dernier, la patronne du CNC, nommée par le président Condé, a accusé les médias diffusant ces émissions-débats d'inciter les « tensions ». « Nous voulons éviter ce qui s'est passé dans d'autres pays comme le Rwanda », a-t-il dit au CPJ, faisant allusion aux médias de la haine parrainés par l’État qui ont attisé le génocide rwandais de 1994.


Le 10 juin dernier, le CNC a également infligé une suspension de deux mois au quotidien Le Défi, un journal privé dont la ligne éditoriale est critique à l’égard du gouvernement du président Condé, pour un article qui a fustigé les propos publics controversés du médiateur de la République de Guinée, le général Facinet Touré, concernant l'ethnie Peul, selon la Fondation des médias de l’Afrique de l’Ouest, une organisation de défense de la liberté de la presse basée au Ghana. M. Touré, qui est également nommé par le président guinéen, avait pris ses fonctions en s'engageant à faire progresser le processus de réconciliation nationale et l'unité comme le fondement de la de démocratisation en Guinée, mais il a après déclaré que « la communauté peulh à le pouvoir économique et doit laisser aux autres communautés le pouvoir politique…», selon des recherches du CPJ. Par ailleurs, les bureaux du quotidien Le Défi ont été saccagés le 20 juillet courant par des assaillants non identifiés.

En outre, le gouvernement du président Condé a suspendu sans explication Yamoussa Sidibé, animateur à la chaîne publique, la Radio Télévision de Guinée (RTG), depuis le 17 juillet courant, selon des journalistes locaux et des médias.

« Cette censure du gouvernement menace les progrès démocratiques réalisés par la Guinée ces derniers mois », a déclaré Mohamed Keita, coordonnateur du Plaidoyer pour l’Afrique du CPJ. « Nous demandons au président Condé de mettre fin à ces restrictions », a-t-il martelé.

 

Comité pour la protection des journalistes

330 7th Avenue, 11th Fl., New York, NY 10001 USA
www.cpj.org

Repost 0
Published by BanabanaNews - dans Communiqué de presse
commenter cet article
13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 04:42

gbagbo_03.jpgDes partisans présumés de l'ancien président de la Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo, risquent d'être victimes de violentes représailles, bien que le président Ouattara ait appelé, lundi 11 avril, les Ivoiriens à « s'abstenir de tout acte de représailles ou de violences », a déclaré Amnesty International.

Mardi 12 avril à Abidjan, des hommes armés, dont certains portaient des uniformes, ont fait des descentes des quartiers habités par des partisans avérés ou supposés de Laurent Gbagbo, notamment à Yopougon et à Koumassi.

Un témoin a raconté à Amnesty International comment un policier, appartenant à la même ethnie que Laurent Gbagbo, avait été appréhendé mardi matin vers 10 heures à son domicile et abattu à bout portant sous ses yeux.

« Des dizaines de jeunes gens se cachent actuellement à Abidjan par crainte d'être tués. Dans l'ouest du pays, des personnes soupçonnées d'être des partisans de Gbagbo sont également terrifiées. Beaucoup se trouvent toujours en brousse après que leurs villages eurent été brûlés et ces populations doivent être protégées », a indiqué Véronique Aubert, directrice adjointe du Programme Afrique d'Amnesty International.

Amnesty International a appris que le village de Zikisso, à 300 km à l'ouest d'Abidjan, a été attaqué à plusieurs reprises et notamment dimanche dernier par des forces armées qui soutiendraient le président Alassane Ouattara. Ces forces ont enlevé, lundi, le chef de ce village, Gnagbo Matthias, qui serait détenu dans la ville de Lakota.

Les conditions humanitaires se détériorent rapidement dans la mission catholique de Duékoué, (à 600 km à l'ouest d'Abidjan) où 27 500 personnes ont trouvé refuge après que des centaines de personnes ont été tuées en raison de leur appartenance ethnique ou de leurs convictions politiques présumées.

« Ces personnes sont prises au piège dans un lieu surpeuplé et vivent dans des conditions déplorables. Elles ont fui après les atroces atteintes aux droits humains commises par les deux parties au conflit », a dit Véronique Aubert.

« Les autorités locales disent aux personnes déplacées qu'elles peuvent retourner dans leur village, mais les gens ont peur des représailles et refusent de quitter le camp, a ajouté Véronique Aubert. Ces personnes ont besoin d'un abri adéquat et de protection de la part de la mission des Nations unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) ».

« Seules la justice et une réelle protection peuvent mettre un terme au climat de peur qui règne en Côte d'Ivoire. Alassane Ouattara doit rétablir la loi et l'ordre en donnant des instructions strictes à toutes ses forces afin qu'elles respectent les droits humains et protègent quiconque contre ces exactions », a ajouté Véronique Aubert.

Amnesty International demande également que Laurent Gbagbo, sa famille et ses partisans qui sont détenus à Abidjan soient traités conformément aux procédures prévues par la loi.

« Il faut s'attaquer aux graves violations des droits humains commises par Laurent Gbagbo et ses partisans ainsi qu'aux graves atteintes aux droits humains commises par les Forces Républicaines loyales à Alassane Ouattara, et les auteurs de ces actes doivent être traduits en justice », a conclu Véronique Aubert.

 

Amnesty International


Repost 0
Published by BanabanaNews - dans Communiqué de presse
commenter cet article
8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 09:29

criard 01Les partis politiques, membres du Cadre de concertation pour la finalisation de la transition « Ccft », signataires de la présente déclaration ont suivi avec surprise la violente répression des Forces de l’ordre dont ont été victimes les militants et sympathisants du Parti de l’Union des forces démocratiques de Guinée « Ufdg ». Ces événements qui ont enregistré à ce jour un mort tué par une arme à feu, se sont déroulés le dimanche 3 avril 2011 à Conakry, à l’occasion du retour en Guinée de leur Président, El hadj Cellou Dalein Diallo.

 

Ces actes ont été commis en violation de l’article 10 de la constitution qui reconnait explicitement aux citoyens guinéens le droit de manifestation et de cortège.

 

Nous tenons à rappeler que depuis l’avènement du multipartisme en Guinée au début des années 1990, les partis Politiques et les guinéens dans leur ensemble se sont constamment battus pour instaurer la démocratie dans notre pays jusqu’à l’élection présidentielle de 2010.

 

C’est pourquoi, les partis membres du cadre de concertation pour la finalisation de la transition, protestent vivement contre ces pratiques qui constituent non seulement un sérieux recul dans le respect des droits fondamentaux et les libertés publiques et individuelles, mais aussi un précédent fâcheux pour le processus de démocratisation qui demeure encore balbutiant dans notre pays.

 

En outre, nous resterons vigilants et déterminés à préserver les acquis démocratiques chèrement conquis par le peuple de Guinée afin que les sacrifices consentis par lui ne soient pas vains.

 

Ce faisant, nous réitérons notre détermination à lutter afin d’instaurer durablement un Etat de droit dans notre pays, condition sine qua non d’un développement économique véritable tant souhaité par le peuple de Guinée.

 

Le Ccft demande instamment aux autorités de tout mettre en œuvre afin d’identifier et de sanctionner les auteurs de ces actes violents qui constituent des signes inquiétants de dérive totalitaire du régime en place.

 

Le Cadre de concertation pour la finalisation de la transition invite l’opinion nationale et internationale à soutenir ses actions dans sa lutte pour la consolidation des acquis démocratiques.

 

Fait à Conakry, le 5 avril 2011

 

Ont signé :

 

Ufr - Ufdg - Pup - Ngr - Arena - Upn - Nfd - Ppdg - Prd - Ufd - Udg - Udpg - Pgdp - Ppc


Repost 0
Published by BanabanaNews - dans Communiqué de presse
commenter cet article