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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 12:08
Plutôt que de gâcher toute son énergie contre l’OMC ou contre les négociations avec l’UE, l’Afrique gagnerait à mieux s’intégrer dans le jeu, explique El Hadji A. Diouf, expert des politiques commerciales, basé à Genève d’où il observe la naissance d’un nouvel ordre commercial, certes complexe, mais moins injuste, moins déséquilibré que les rapports unilatéraux avec les ex-colonisateurs, écrit-il, en résumé, dans le livre qu’il vient de faire paraître, “ L’Afrique et le droit à la différence dans les négociations commerciales internationales : OMC, APE, Intégration régionale ».

La question cruciale est comment sortir notre continent de la marginalité.

El Hadji A. Diouf est Directeur du Programme sur les Accords de Partenariat Economique (APE) et le Régionalisme au Centre International pour le commerce et le développement durable (ICTSD) basé à Genève.

L’idée centrale de son ouvrage « tourne autour de la possibilité d’aménager, à l’OMC, un régime juridique spécial aux pays africains, qui leur permette de faire face à leurs contraintes économiques intérieures, avant de se lancer dans une libéralisation intégrale. Cette exigence de flexibilités est aussi applicable aux Accords de Partenariat Economique en négociations entre les pays africains et l’Union Européenne, ainsi que dans les processus d’intégration régionale sur le continent ».

M. Diouf est d’accord pour estimer que l’Afrique rencontre encore des difficultés à s’intégrer dans le système commercial mondial. «Le constat est presque évident. Elle n’a pas su tirer profit des importantes préférences commerciales accordées par l’Europe depuis le milieu des années soixante dix. Et les flexibilités que lui offraient le système du GATT n’étaient pas opérationnelles. Ses parts dans le commerce mondial déclinent et les quatorze premières années de fonctionnement de l’OMC restent mitigées pour elle. Les règles communes applicables à tous les autres membres développés ne lui sont pas adaptées du fait de ses difficultés économiques persistantes.

Les règles spéciales constituées par le traitement spécial et différencié sont le plus souvent cosmétiques, ne concernent que les délais de transition et l’assistance technique et ne se focalisent pas sur les questions de fond ».

Il ne croit pas que miser sur une entrée en vigueur différée des règles du commerce international favorisera la mise en œuvre de réformes structurelles capables de changer les politiques et les comportements commerciaux des pays africains. « Dans quelques années, les règles communes leur seront appliquées sans qu’ils ne soient prêts à une ouverture intégrale de leurs marchés ».


M. Diouf explique à medafrique.info le contexte commercial dans lequel se débat aujourd’hui l’Afrique et d’abord sur les raisons de sa marginalisation.

  • Est-elle due au fait que ses rapports, commerciaux, avec le monde ont été bâtis sur l’unilatéralisme et la relations avec l’ancien colonisateur?

Pour les pays africains, le système commercial international se confondait avec les régimes préférentiels non réciproques qui lui étaient accordés. Dans la mesure où ce régime était dérogatoire et était plus favorable que ce qui se négociait entre autres partenaires commerciaux, les pays africains ne s’intéressaient pas vraiment aux règles à vocation multilatérale qui ne pouvaient qu’éroder les préférences commerciales déjà acquises.

C’est pour cette raison qu’on peut dire qu’une grande part de la réticence des pays africains à s’intégrer dans le GATT/OMC a trait au passé colonial et à la profusion des monocultures sur le continent, à la dépendance à l’égard des recettes tarifaires dans l’édification et la gestion des États nations balbutiants, aux politiques de substitution aux importations et à la crainte d’être les grands perdants dans des conditions d’échanges commerciaux internationaux régies par la non-discrimination.


Cette marginalisation tient aussi au fait que les pays africains n’ont jamais eu aucune possibilité de participer à l’élaboration des règles commerciales internationales. C’est de ce point de vue qu’on peut parler d’un unilatéralisme concerté entre les deux grandes puissances mondiales que sont les Etats Unis et les Communautés Européennes. Tous les grands accords commerciaux ont résulté de compromis bilatéraux de ces deux parties qui, lorsqu’elles s’entendent, prennent en compte prioritairement leurs intérêts.


La marginalisation de l’Afrique ne prendra fin que quand elle pourra inscrire ses préoccupations au top de l’agenda de l’OMC.

  • La société civile se mobilise contre les APE et les gouvernements suivent désormais en émettant des protestations. Recommanderiez-vous de les signer sous la forme actuelle ?

Il me semble qu’il y a eu trois phases importantes dans le processus de négociations des APE.

Une première phase d’indifférence quasi générale – qui va de 2002 à 2004 environ - durant laquelle l’Europe et les pays africains ont défini les modalités et le calendrier de négociation.


Ensuite, une deuxième phase d’éveil de la société civile qui a culminé avec le mouvement « Stop APE ». Les contestations visaient le contenu des agendas de négociations avec le rejet d’accords commerciaux sur des thèmes sensibles comme les marchés publics, l’investissement, la concurrence, la propriété intellectuelle etc.


Il s’agissait d’un rejet de principe de tout accord commercial non réciproque entre deux partenaires aux forces économiques déséquilibrées. Il me semble aussi, qu’inconsciemment, la société civile avait peur d’une possible négociation à rebours, à l’image de ce qui a été fait avec les accords de l’OMC quelques années auparavant. La plupart des pays africains ne s’étaient rendu compte du méfait de certains accords qu’après les avoir signés et au moment de les mettre en œuvre.


La troisième phase est celle que nous vivons présentement, marquée par un consensus autour de la « nécessité » d’arriver à un accord commercial avec le partenaire historique européen. On n’est plus dans le rejet, mais dans la recherche d’un accord le plus équilibré et le plus juste possible dans la prise en charge des intérêts des deux parties.

De ce point de vue, la rapide prise de conscience sur les effets négatifs possibles des APE a au moins garanti un processus de négociation plus dense, plus long et des efforts de l’élaboration d’argumentaires techniques qui tiennent compte des intérêts des pays africains.


Je suis en phase avec cette dernière posture. Les APE ne sont pas mauvais en soi. Mais il faut veiller à ce que les disparités économiques soient juridiquement ajustées pour arriver à des accords équilibrés. C’est ce que nous avons appelé l’inégalité juste qui permettra au droit de proposer une dualité de règles justes, mais différentes selon les catégories de développement des partenaires. C’est toute la problématique de la prise en compte des questions de développement dans les APE
 

  • Mais les concessions faites dans les négociations sur les APE (l’abandon de la non réciprocité) ne risquent-elles pas d’affaiblir les positions à Genève ?

Le problème posé par la réciprocité dans les APE vient de la difficulté d’interprétation de l’article XXIV du GATT/OMC qui a été mis en place à un moment, en 1947, où les accords commerciaux régionaux (ACR), entre pays développés et pays en développement, n’étaient pas encore une réalité économique captée par le droit. Or ces nouveaux APE auront une forme inédite. Ils seront des accords mixtes, conclus entre des pays développés et des pays en développement.

Cet article XXIV, qui régit les ACR, n’a rien prévu pour ce genre d’ACR mixte. Il se pose alors le problème du régime juridique à lui appliquer. Faut-il avaliser les interprétations classiques qui ne prennent pas en compte les intérêts des pays en développement ? Comment Faut-il appréhender ce vide juridique? Comment prendre en compte la mixité des APE et prévoir des asymétries en faveur des pays africains? La réciprocité doit elle dorénavant être la règle ?


Ces questions ne sont pas résolues par les interprétations classiques et les réponses données tendent à omettre les intérêts particuliers des pays africains. J’ai proposé une interprétation novatrice qui tourne autour de deux analyses. D’abord, que le seul consensus dans l’interprétation de l’article XXIV est qu’il n’y pas de consensus. Ensuite que si rien dans le droit dans la réglementation n’autorise des flexibilités supplémentaires pour les pays africains, rien ne l’interdit non plus. L’OMC étant une organisation fonctionnant suivant le droit anglo-saxon dans lequel ce qui n’est pas expressément interdit doit être considéré comme autorisé.


Au final, l’acceptation de la réciprocité intégrale pour les pays africains, dans les APE, serait une erreur stratégique. Il y a aussi des éléments de bon sens cette position. Et ce n’est pas par hasard que l’Europe a d’ores et déjà offert une ouverture de son marché à 100%, en sachant que les pays africains n’iront pas au delà de 80 %. C’est une consécration empirique de la non-réciprocité dans les APE.

  • L’Afrique n’a-t-elle pas eu le tort de se présenter en groupes et non en bloc ?

L’approche continentale est séduisante, mais elle devrait reposer sur des pré-requis qui ne sont pas satisfaits pour le moment. Il l faut au préalable que l’UA soit érigée en Union douanière ou en zone de Libre Echange. En l’état, elle n’est l’une ni l’autre, mais plutôt une superposition d’entités sous régionales qui elles, pour la plupart, remplissent ces conditions légales et institutionnelles.

Une négociation qui respecterait le parallélisme des formes institutionnelles ne pourrait prospérer que dans un cadre strict de coopération au développement et non commercial.

L’écueil pouvait être évité de deux manières. D’abord en n’avalisant pas systématiquement les découpages régionaux proposés par l’UE (qui) ne correspondent pas à des réalités économiques et commerciales concrètes. Les régions APE ne sont circonscrites ni aux organisations d’intégration existantes ni aux communautés économiques régionales mises en place par l’UA.

Ensuite, et au-delà des incohérences du découpage régional, il faudra favoriser des positions de négociations consensuelles sous la forme de benchmarks et sous l’égide de l’UA. Cela aurait permis d’harmoniser les positions sur au moins les questions cruciales des APE.


L’UA s’y est essayée en 2008/2009 en proposant un modèle (template) qui reste pertinent, mais qui est peut être arrivé à un moment où les différentes régions étaient à des phases avancées de leurs négociations.

  • La diversité de ’Afrique (PMA, pays émergents, etc.) s’ajoute aux intérêts contradictoires avec ceux d’autres PVD (Inde, Chine, Brésil, etc.), quel TSD pour ce monde divers ?

Je pense qu’en matière de TSD, le grand handicap des pays africains est de souffrir d’une rivalité économique sourde entre pays développés et pays en développement d’un niveau de compétitivité supérieur (les pays émergents comme le Brésil, l’Inde ou la Chine). Les premiers rechignent à accorder aux seconds des flexibilités qui les rendraient économiquement plus viables et plus aptes à leur prendre des parts de marchés.


La catégorie des pays en développement étant d’un flou indescriptible, la solution viendrait de leur différenciation sur la base de critères socio-économiques objectifs et vérifiables. Les pays en développement ne sont pas une catégorie juridique crédible à l’OMC, et ne répondent plus à la réalité de l’époque du TSD balbutiant des années soixante dix.

La première différenciation au niveau du GATT résultait d’une approche pragmatique qui constatait que les pays industrialisés devaient accorder aux autres les possibilités de rattraper leur retard économique. Je pense qu’il est arrivé le temps d’une deuxième génération de différenciation qui épargne les extrêmes – pays développés et PMA - pour formaliser les inégalités économiques entre pays dits en développement. A cet égard, la jurisprudence de l’OMC a soulevé des lueurs d’espoirs, en adoptant une interprétation originale des conditions d’application de la clause NPF (Nation la Plus Favorisée, ndlr), et en envisageant une différenciation entre pays en développement. Je pense qu’il s’agit là d’une brèche pour l’Afrique qui dispose de plusieurs spécificités sociale, politique et économique pour justifier une application différenciée de préférences commerciales.

  • Les Africains, pays ou régions, ont-ils le choix ?

On a toujours le choix de négocier ou de ne pas négocier. Mais à partir du moment où les feuilles de route ont été agrées entre les deux parties, il y a eu comme une obligation de négocier mais qui n’induit pas une obligation d’arriver à des accords.


L’intégration de la dimension développement dans les APE est assez inédite. Elle associe le commerce et le développement dans une configuration différente de celle des Conventions de Lomé dans lesquelles l’aide restait unilatérale et volontaire. Elle deviendrait un élément obligatoire d’un accord de commerce et ne dépendrait plus d’une volonté unilatérale.


Il est même impropre de parler d’aide. Il s’agit d’un programme de développement à incorporer dans les APE. En vérité, tant que les pays africains acceptaient les accords commerciaux sans se soucier de la prise en compte de leur propre intérêt, l’aide au développement opérait, pour l’occident, comme un geste de bonne conscience compensatoire.

L’éveil commercial des pays africains dans les négociations commerciales internationales a changé la donne. Les niveaux régional et multilatéral de ces négociations sont fortement imbriqués et ne donnent plus à l’Europe la garantie de concessions commerciales automatiques. Dès lors, l’aide compensatoire est devenue un argument subtil de négociation, subrepticement brandie à chaque fois que les pays africains ont tardé à rallier les positions attendus d’eux, favorisant ainsi la prise en otage de la coopération au développement par le commerce. L’aide est unilatérale, volontaire et situationnelle. Le commerce est plus contractuel, plus normatif et s’inscrit dans un régime systémique articulé autour des principes de l’OMC.


Logiquement, la dimension développement pourra différer les effets économiques néfastes des APE. Elle ouvre un délai supplémentaire d’ajustement qui pourrait permettre aux pays africains d’être plus compétitifs avant de se lancer dans une libéralisation intégrale.

  • Echapper à l’unilatéralisme pour se retrouver sous le régime des règles, complexes, de l’OMC et, qui, vous l’affirmez, sont injustes et déséquilibrées ?

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, je trouve que le système multilatéral offre plus de garanties et de protections que les accords bilatéraux. Le système à au moins le mérite de proposer un ordre perfectible à travers une œuvre commune de règlementations concertées, quoique imparfaites. Il permet aussi d’extirper les pays vulnérables de l’inégalité de principe qui gouverne les relations strictement bilatérales qui sont de plus en plus, du moins en partie, un transfert vers un terrain bilatéral plus malléable, des mandats prohibés à l’OMC. Les grands pays commerciaux finissent toujours par obtenir par la voie bilatérale ce qu’ils n’ont pas pu obtenir par la voie multilatérale.


Il reste que le système de l’OMC est complexe avec des règles parfois déséquilibrées. Mais l’un des avantages de l’OMC est de proposer un flux continu de négociations qui peuvent permettre de changer la situation en vigueur. Malheureusement, la longueur du cycle de Doha montre que les changements ne sont pas aussi simples qu’on pourrait le penser. Mais mieux vaut être dans le système et espérer le changer qu’en dehors.

  • Alors que les sociétés civiles se mobilisent contre l’OMC vous plaidez pour que l’Afrique s’y implique davantage ?

Certains détracteurs de l’OMC qui plaident pour les pays en développement jubilent quand les négociations sont dans l’impasse, mais c’est oublier que le statu quo, dans presque tous les accords, est en défaveur des pays en développement. Ils ont donc intérêt à ce que les choses bougent pour que les règles puissent être corrigées.

Il ne sert à rien d’être pour ou contre l’OMC et le système qui est construit autour. C’est déjà un fait qui n’a pas besoin d’approbation. Il faut travailler à pouvoir tirer son épingle du jeu. Il faut s’impliquer activement dans le processus, comprendre les enjeux, élaborer des stratégies de négociations et un argumentaire technique à l’appui de ses intérêts commerciaux.


Dans le contexte actuel, les pays africains ne doivent pas avoir de complexe à demander un TSD (Traitement spécial et différencié). Ce n’est une charité. La différenciation est nécessaire pour tenir compte de leur existence récente et de la structure de leurs économies.


Leur demander une ouverture intégrale de leur marché revient à leur dénier toute politique industrielle ou agricole d’abord orientée vers la satisfaction des besoins primaires au niveau local. Je suis pour une Afrique digne et debout, mais je plaide pour le TSD qui n’est pas l’équivalent de la discrimination positive qu’on peut trouver dans d’autres domaines.
 

  • Commerce ou développement ? Y a-t-il une priorité entre l’un et l’autre ?

Toutes les politiques publiques élaborées par les pays africains doivent d’abord s’orienter vers la recherche du développement. Le commerce en est un outil parmi tant d’autres. Mais c’est un outil important. L’ordre économique international doit tenir compte de l’interdépendance entre tous les problèmes, politiques économiques, énergétiques, agricoles etc. Pour s’ouvrir au monde, il faut d’abord consolider les acquis intérieurs à travers des politiques sectorielles cohérentes. Le système commercial offre d’ailleurs certains outils de protection, pour ne pas dire de protectionnisme, aux PMA. Il y a les mesures de sauvegardes, la faculté de ne pas ouvrir son marché dans certaines conditions etc. Mais ces outils ne sont pas toujours utilisés à bon escient.

Au-delà des mesures de défense commerciales, les pays africains comprennent mieux les enjeux d’un accès effectif au marché. Ils utilisent de plus en plus l’OMC pour promouvoir des stratégies d’accès aux marchés qui favorisent leurs exportations vers le reste du monde. L’Initiative sectorielle sur le coton lancée par le Bénin, le Burkina Faso, le Mali et le Tchad en est une parfaite illustration. Ces évolutions expliquent l’intérêt accru suscité par la participation des pays africains au système commercial multilatéral sous l’angle du droit et des politiques de l’OMC. Même si le dossier du coton cité n’a pas encore connu un aboutissement heureux pour ses initiateurs.

  • Observateur de la politique africaine à Genève comme à Bruxelles, estimez-vous que l’Afrique a une capacité de négociations assez forte ?

La situation est bien meilleure que celle d’il y a quelques années. Il ne faut pas oublier que l’Afrique n’a pas été très active durant la période du GATT et que l’OMC est encore une organisation toute récente. Les ressources humaines n’étaient donc pas préparées à faire face à ces dossiers d’une complexité certaine. Avec d’autres organisations, nous avons, à ICTSD, essayé de jouer notre partition dans le processus de renforcement des capacités des pays africains dans les négociations commerciales en organisant des Dialogues sur tous les thèmes de négociations et en commissionnant des études techniques qui facilitent la compréhension des enjeux et l’élaboration de positions conséquentes.


Dans le processus actuel des APE, nous sommes présents dans les différentes instances concernées pour évaluer les accords intérimaires signés et aider à bâtir les argumentaires techniques pour la suite. Et les progrès en termes de capacités sautent aux yeux. Il y a encore quelques années, quand j’organisais une conférence en Afrique, mon casse tête principal était de trouver des experts sur le continent pour présenter des communications. Il fallait toujours recourir à l’expertise extérieure. Ce problème sera bientôt derrière nous.


Avec la collaboration de toutes les organisations travaillant sur le commerce, les ressources humaines du continent commencent à atteindre une masse critique avec l’éclosion d’expert dans tous les domaines. On peut d’ailleurs constater aisément, que dans certaines régions en tout cas, les APE sont mieux négociés que les accords de l’OMC. C’est un saut qualitatif important.

Partout sur le continent, on voit maintenant des Masters universitaires dédiées aux négociations commerciales. C’est un pari sur l’avenir qui donnera des résultats satisfaisants. Le fait aussi d’avoir vécu une expérience comme celle du dossier coton a été un excellent exemple empirique de renforcement des capacités. Nous apprenons tous de nos erreurs pour préparer l’avenir. Et cela, l’Afrique l’a définitivement compris.


Propos recueillis par
: Fathi B’Chir


Source : http://www.medafrique.info
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19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 10:33

Quelqu’un disait que l’opposition guinéenne est la plus bête qui soit. Moi, j’élargirais, sans la moindre hésitation ce constat à l’ensemble des Forces Vives, ou du moins, à ces représentants actuels.

 

Décidément, c’est extraordinaire de voir à quel point ce pays se cherche et n’arrive pas à se trouver un leader qui puisse faire l’unanimité à travers ses qualités de meneur d’homme pour un minimum de cohérence dans les actions.

 

Depuis l’avènement du CNDD, un Mardi 23 Décembre 2008, la proposition a été faite aux acteurs politiques et sociaux du pays, pour se retrouver et mettre en place un groupe représentatif, dans le but de proposer un chronogramme pour la gestion de la Transition.

 

Des travaux ont été effectués dans ce sens avec pour supervision le Groupe International de Contact pour la Guinée (GIC-G). Ces différentes concertations ont abouti à la mise en place d’un chronogramme qui représente le plus petit dénominateur commun des éléments qui composent ces Forces Vives.

 

Ce jeu du chat et de la souris entre les Forces Vives entres elles et avec le CNDD a duré trois (3) mois. Les uns ne s’accordant pas clairement et les autres qui se lancent dans des projets de redressement dont ils n’ont pas les compétences.

 

Le Samedi 28 Mars 2009, contre toute attente, un communiqué est lu à la télévision nationale annonçant l’adhésion totale du CNDD et de son Président au chronogramme proposé par les Forces Vives.

 

Depuis ce temps, silence radio. Les Forces Vives sont contentes et le CNDD et son Président continuent à gérer le pays comme si l’acceptation de ce chronogramme n’était rien d’autre qu’une simple annonce sans aucun engagement.

 

Trois mois après, presque jour pour jour, le constat du Groupe International de Contact pour la Guinée, lors de sa 4ème réunion à Syrte, en Libye, est alarmant pour le pays, inquiétant pour le CNDD et son Président et décevant pour les Forces Vives.

 

En effet, le Groupe a relevé, avec préoccupation le manque de progrès dans la transition vers le rétablissement de l’ordre constitutionnel et la tenue des élections en 2009, en ces termes :

 

  1. l’absence d’un dialogue politique franc et constructif entre les différents acteurs ;
  2. la non mise en place du CNT depuis mai ;
  3. l’arrêt des opérations de recensement et le manque de clarté sur le vote des guinéens de l’étranger ;
  4. la détérioration de la situation sécuritaire et la violation des droits de l’homme ;
  5. les limitations à la liberté d’expression et d’association et autres libertés politiques ;
  6. la dégradation de la situation économique et financière et les difficultés de trésorerie au niveau de l’Etat, ainsi que toutes les conséquences que cela comporte.

 

A ces constats alarmants, la faute incombe plus aux Forces Vives qu’au CNDD parce que c’est aux Forces Vives de prendre leur responsabilité pour faciliter le respect de ce chronogramme.

 

La dernière rencontre entre les forces vives et le CNDD, il a été question de mettre en place une Commission ad hoc pour se prononcer sur la faisabilité du chronogramme. Quelle incohérence ! De quelle faisabilité peut-on parler alors le président du CNDD a déjà donné son feu vert ?

 

Au-delà du respect de ce chronogramme, le CNDD a procédé tout récemment au déblocage du 15 Milliards pour la CENI dans son processus de recensement. Il est à souligner que les opérations n’ont toujours pas repris de façon officielle. Que font les Forces Vives pour cette reprise du processus d’enregistrement des électeurs ?

 

Aux dernières nouvelles, un communiqué a sanctionné la mise en place de ce Comité ad hoc composé de 22 membres pour une durée assez limitée comme s’il pouvait réalisé ce que ces Forces n’ont pas pu faire depuis trois mois. Aussi, on ne sait pas trop réellement quel sont les attributions de ce comité et comment en peu de temps cette équipe pourrait réellement faire un travail sérieux.

 

Il faut dire que cette dernière commission n’était en rien prévue dans le chronogramme et des voix commencent à se lever, au sein même des Forces Vives pour dire que le CNT n’est plus d’actualité, sans informer, par écrit le GIC-G de cette décision et corriger le principal élément stipulé dans le chronogramme. En effet, tout devait commencer par la mise en place du Conseil National de Transition (CNT) et cela, depuis le mois de Mai.

 

Avec ces Forces Vives dont certains membres ne veulent pas aller aux élections, il va être difficile de voir le CNDD et son Président respecter les engagements contenus dans le chronogramme.

 

La question qui reste posée est de savoir ce que pense le GIC-G de nos acteurs pour la gestion de cette transition. Il doit effectivement comprendre maintenant, en voyant ces acteurs, comment le Général Président, sans aucune vision pour ce pays a pu gouverner pendant 24 ans avec une opposition aussi bête qu’incapable.

 

Avec des Forces aussi « Mortes » en face, le CNDD et son Président ont tout un boulevard devant eux pour s’installer au pouvoir.

 

Décidemment, plus que jamais, le pays a besoin d’une nouvelle génération de dirigeants, afin de tourner définitivement la page de ces dinosaures d’une autre ère qui ont échoué avec Sékou Touré, avec Lansana Conté et maintenant avec Dadis Camara. Et qui veulent nous diriger après.

 

SOS, la Guinée a besoin de nouveaux dirigeants pour sauver le pays.

 

Mamadou Barry

mamadoubiro@yahoo.fr

Source : www.ondes-guinee.info
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12 juillet 2009 7 12 /07 /juillet /2009 11:58

En visite officielle à N’Zérékoré, le commandant Moussa Keita, secrétaire permanent du CNDD, déclarait récemment en public devant une foule qu’il a pris soin d’exciter : « Dadis ou la mort ». Quelques minutes plus tard, il ajoutait : « …on ne peut pas nous imposer une démocratie américaine, une démocratie française, encore moins française… ».

 

Certains militaires abattent leurs cartes. C’est « Dadis ou la mort ». Les jeux sont désormais clairs. La duplicité longtemps entretenue par Dadis et son CNDD n’est plus de mise. L’objectif est affiché : Conserver le pouvoir par tous les moyens.

 

Remercions d’abord le commandant Moussa Keita pour sa franchise brutale. Héritier familial et idéologique des sinistres pourvoyeurs (Seydou et Mamadi Keita) des camps de tortures du non moins sinistre PDG, il reste un porte-parole exemplaire de cette junte criminelle.

 

Ayant accès aux armes achetées avec les ressources générées par le travail de l’ensemble des Guinéens, dépourvus de tout sens républicain, certains de pouvoir continuer à brutaliser impunément nos populations, M. Dadis et ses amis du CNDD sont donc décidés à se maintenir au pouvoir contre la volonté nettement affirmée du pays. Ils sont « sûrs » de leur Droit « armé » ou militarisé. À nous désormais d’afficher clairement et avec détermination notre objectif : arracher notre pays des mains de militaires criminels.

 

Comment comptent-ils s’y prendre pour atteindre leur objectif, vu leur inconsistance intellectuelle et morale ?

 

Ce serait une grave erreur de croire que les Moussa (Dadis et Keita leur CNDD recourront automatiquement aux services d’hommes de troupes naïfs et non éduqués. Ils le feront, mais dans un second temps. Pour l’heure, des manœuvres dilatoires conçues de longue date, sont en train d’être exécutées.

 

Première diversion : Le pays ayant réalisé que le CNDD et le capitaine Moussa Dadis sont les exécuteurs testamentaires de Lansana Conté, l’imposture ne pouvait plus être dissimulée. D’où la nécessité de ressortir un faux audit qui aurait pour objet les 24 ans de règne de Lansana Conté. Chaque Guinéen se souvient de la manière don les premiers audits ont vite tourné aux règlements de compte et rackets menés par les membres du CNDD pour leur compte personnel.

 

Les visites nocturnes au camp Alfa Yaya de quelques commerçants contrebandiers bien connus, les « largesses généreuses » d’anciennes notabilités douanières du temps de Lansana Conté et les besoins en dollars et euros des membres de la junte ont eu raison des premiers audits.

 

Après le racket organisé de quelques menus fretins, plus d’audit, ni contrôle. Tout d’un coup, les plus grands criminels économiques et de sang, sont proclamés innocents, à condition qu’ils soient galonnés ou généreux en dollars ou euros avec les autres membres de la junte.

 

D’une attente légitime de nos concitoyens, on en fait un moyen d’enrichissement au service d’une oligarchie militaro-affairiste. On proclame partout qu’on lutte contre les réseaux de narcotrafiquants.

 

Mais c’est pour y substituer aussitôt d’autres réseaux tout autant mafieux que ceux qu’on prétend avoir démoli. C’est habile, mais pas honnête. Et on peut se demander si c’est cela la « promesse d’officier » du capitaine Dadis et de son CNDD.

 

En résumé : L’alliance entre certains commerçants contrebandiers fraudeurs de douane et de militaires (capitaines, commandants et lieutenant) est une réalité. C’est la principale voie par laquelle les narcotrafiquants se réinstallent en Guinée.

 

Deuxième manœuvre dilatoire : Le chiffon rouge habituel de « rebelles » imaginaires » qui attaqueraient la Guinée à ses frontières. Dans une longue déclaration solennelle lue hier (samedi 11 Juillet) sur les antennes de la RTG, la junte laisse entendre que des narcotrafiquants auraient formé une armée. Et que, à partir de la Casamance et de la Guinée-Bissau, cette armée imaginaire projetterait d’envahir la Guinée-Conakry. Fantastique : une armée fictive organisant une fausse invasion.

 

Le pays est déterminé à chasser la junte dont les principaux chefs sont les tueurs de Janvier et Février 2007. Les caisses sont vides, dilapidées par les amis du CNDD. Chaque membre de la junte crée son « armée » privée.

 

L’inquiétude et la suspicion sont partout au camp Alfa Yaya. Et HOP. On fait état d’une possible « agression » qu’on qualifie déjà d’extérieur. Voilà le contexte dans lequel surgit une providentielle « invasion extérieure ».

 

Quelle Opportune concordance ! La ficelle est trop grosse. Au fond, Dadis et son CNDD se moquent des Guinéens. Dans le même temps, ils accusent les pays voisins (le Sénégal, la Guinée-Bissau et le Libéria) d’aider les narcotrafiquants à envahir notre pays. C’est beaucoup plus grave que la faribole qu’est l’armée imaginaire qui viendrait envahir la Guinée. A mon avis, il y a une mise en cause de l’honneur des Etats voisins:

 

1)- Puisque les narcotrafiquants partiraient de CASAMANCE et de Guinée-Bissau, et du Libéria, les autorités de ces États seraient donc d’authentiques délinquants criminels. Ils n’ont rien fait pour les arrêter. En tout cas c’est ce que le communiqué veut faire croire. Les narcotrafiquants ne peuvent pas lever une armée dans leur pays respectif sans qu’ils en soient informés.

 

Si Dadis le sait, Abdoulaye WADE le sait aussi et depuis longtemps, ainsi qu’Ellen SEARLEAF. Le Sénégal aurait donc accueilli sur son territoire des narcotrafiquants, leur facilité la formation de troupes armées pour agresser la Guinée dont presque la moitié des habitants a une ascendance sénégalaise.

 

Questions :

 

- Le CNDD s’est-il plaint auprès des autorités sénégalaises, de Guinée-Bissau ou du Libéria ?

 

 

- En a t-il informé la CEDEAO, ou l’Union Africaine ?

 

- Dadis peut-il mettre à la disposition du pays les indices d’une possible « agression » ?

 

- Peut-il rendre publiques les plaintes qui auraient été adressées à l’instance de règlement des conflits de la CEDEAO ou de l’U.A ?

 

2)- Selon le communiqué solennel lu hier samedi 11 Juillet sur les antennes de la RTG, les autorités sénégalaise et bissau-guinéenne seraient donc directement impliquées dans le trafic de drogue et l’organisation d’agression de la Guinée. Ce n’est pas directement écrit.

 

Mais le ton martial, les insinuations suffisamment appuyées incitent à penser que par exemple Maître Abdoulaye WADE ou Mme SEARLEAF auraient sinon de concert décidé d’attaquer notre pays, mais au moins invité les narcotrafiquants dans leur pays respectif.

 

Question : Apparemment, les autorités des pays cités ne se contenteraient pas seulement de couvrir le commerce que leur attribue le CNDD. Elles voudraient en plus, envahir ou conquérir la Guinée. Des ultimatums à peine déguisés sont adressés à nos voisins.

 

M. Moussa Dadis et son CNDD pourrait-il mettre en ligne les éléments matériels indiscutables qui justifieraient de tels ultimatums ?

 

Qui peut imaginer un seul instant que l’état dans lequel se trouve la Guinée-Bissau le mette en capacité d’attaquer qui que ce soit, même avec les moyens des narcotrafiquants ?

 

Il ne faudrait pas en conclure à l’impossibilité de troubles délibérément organisées aux frontières du Libéria (région d’origine de Dadis et de certains membres du CNDD). Je pense même que la logistique y est déjà installée, des hommes recrutés et encadrés par la milice de PIVI y sont déjà prêts.

 

Pour une raison simple : l’invasion imaginaire et les troubles prévues de longue date sont d’excellents arguments pour dire au pays et à l’Union Africaine : « Nous voulons bien organiser l’élection présidentielle. Mais nous ne le pouvons pas. Il y a des attaques à nos frontières. Il faut d’abord assurer la stabilité ». Et le tour est joué. C’est tout bénéfice. Par ailleurs, on interdirait toute activité politique, y compris le moindre mouvement d’un homme politique qui ne serait pas par exemple mon ami Jean-Marie Doré.

 

Mais il y a un autre bénéfice à ce minable stratagème. Il est financier. Pour arrêter les « troubles » opportunes, il faut de l’armement et donc beaucoup d’argent. Très intéressée par notre pays ou plus exactement par ses ressources, la Chine par exemple fournirait à une poignée de militaires des millions de dollars et d’armes à profusion. Les barons du narcotrafic sont également disponibles pour ce commerce.

Il est toujours plus facile de fourguer des millions de dollars à une bande de militaires quasi-illettrés, mus par la jouissance immédiate, que d’avoir à faire à une équipe de PATRIOTES bien formés et compétents.

 

Dans le premier cas, on récupère cent fois sa mise initiale, en un rien de temps. Dans le second, c’est le pays dans son ensemble qui prend conscience de sa capacité à se réaliser. Le réseau de pillage devient alors difficile à mettre en place. On n’est jamais sûr d’y parvenir sans être démasqué au cours de sa construction.

 

Chers compatriotes, il est temps de s’expliquer frontalement avec cette junte. Le CNDD est un ramassis de tueurs. Le temps de la désobéissance civique active est arrivé. Obéir aux ordres du CNDD, revient à accepter les ordres d’un PIVI ou d’un vulgaire revanchard comme Moussa KEITA, secrétaire permanent du CNDD.

 

À bientôt à Conakry.

 

Mamadou Billo Sy Savané à Rouen (France)

Mon contact : mamadoulinsan@wanadoo.fr

 

NB : Je parle en mon nom personnel. J’ai autant de légitimité que Dadis, peut être même plus que lui. Je n’ai jamais tué aucun compatriote. Ni Dadis, ni PIVI, ni Sékouba Konaté ne peuvent en dire autant. Obéir aux assassins, c’est admettre qu’on peut être humilié dans son propre pays par ceux qui vivent grâce à notre travail.

 

Source : www.guinea-forum.org

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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 14:39

A propos du Général Lansana Conté, le Capitaine Moussa Dadis Camara avait déclaré dans les colonnes Jeune Afrique : « Si vous connaissez l'humiliation de votre vivant, c'est que DIEU n'existe pas ».


Le général Lansana Conté aura eu plus de baraka que son prédécesseur Sékou Touré. Il est en fait plus stratège que celui qui en porta le titre. L’ex dictateur a su, dans son état comateux permanent, dompter les seuls successeurs qu'il a voulu avoir et organiser de fait la succession au sommet de l'Etat, avec “une petite erreur de casting“ pour paraphraser certains.


Vous en aurez la conviction après lecture, dans le n° de Jeune Afrique de cette semaine, l'interview du capitaine Moussa Dadis Camara, président du Cndd et président autoproclamé de la Guinée. Cet entretien confirme l'information relative aux dernières instructions du général Conté à ses enfants : “Restez derrière Harouna, rien ne vous arrivera parce que je n’ai rien fait à quelqu'un…“


Cela est aussi confirmé par le capitaine Dadis qui ne tarit pas d'éloges funèbres à son idole Conté et a eu la “politesse“ de dépêcher son épouse, la nouvelle Première dame, au chevet de l’ex première Henriette Conté pour que celle-ci “prodigue des conseils“ à sa douce moitié.


Le capitaine Dadis a parfaitement maîtrisé la leçon de Conté, son parrain posthume.


La constitution du gouvernement qui est caractérisé par la place de vivier réservée à TOTAL Guinée par l’ancien directeur des hydrocarbures de l'armée, le capitaine Moussa Dadis Camara et la nomination du douanier en chef du bureau des carburants comme directeur adjoint des douanes.


La réouverture toujours attendue du dossier Futurelec qui est à l'origine des graves tueries qui ont eu lieu en 2007 suite à la libération de son Pdg par le défunt Conté. La mise sous tutelle de la junte de toutes les structures susceptibles de sortir des cafards des placards de Lansana Conté.


La mise sous anesthésie du Premier ministre Komara, qui étonne les guinéens de n'avoir pas appris encore sa démission. Car, il est aux yeux des guinéens plutôt un faire valoir que l'homme chargé de piloter la « transition ». Mieux, le discours du Capitaine Dadis est celui d'un programme de gouvernement qui s'inscrit dans la durée et qui n'annonce aucune élection à l'horizon.


Il n'y a donc pas d'alternative. Il faut inviter M. Kabinet Komara à la démission pour sauver son image et celle des cadres guinéens. Et si la communauté internationale est soucieuse de la Guinée, c'est l'occasion à jamais d'éviter à ce pays le bain de sang qui s'annonce.


Amdy Salam Diaw

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