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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 16:58

Je suis profondément indigné par la couardise de nos chefs de partis. Cellou Dalein est à Paris, Sydia Touré est à Paris, Alpha Condé est à Paris. Comme politiciens guinéens, ils ne sont pas seuls à revisiter Paris. Est-ce par hasard ? S’il s’agit d’un repos, est-il mérité ?

 

En Guinée l’incroyable s’avère souvent vrai. Au moment où la jeunesse guinéenne commence à descendre dans les rues pour s’opposer au maintien de Dadis au pouvoir, notre vaillante opposition choisit, en catimini, l’exil temporaire. Ce n’est pas la politique de la chaise vide mais celle plus discutable du « pays vide ». Pour éviter de se rendre au Palais du Peuple étaient-ils obligés de quitter leur pays natal ? Il ne s’agit peut-être pas d’une fuite, comme le crient Dadis et ses courtisans, mais ce déplacement est inopportun.

 

Même si ces départs étaient prévus de longue date, les leaders précités auraient dû les différer compte tenu des évènements actuels. A moins qu’ils n’aient un problème de visas sur le point d’expirer, ce qui m’étonnerait. Un homme politique doit avoir de bons conseillers en communication.

 

Dadis prétend qu’il pouvait empêcher Cellou, Sydia et Condé de sortir du territoire. C’est vrai, car même s’il n’en a pas le droit, il en a la force. Mais ces messieurs, de par leur statut, sont tenus d’annoncer leurs déplacements, surtout s’ils se rendent non pas à Coyah mais jusqu’à Paris. Je propose à tous, pour cette fois, de ne pas aller les écouter, surtout en cette période de Ramadan ! Qu’ont-il d’intéressant à dire ? C’est à Conakry qu’il faut le dire haut et fort et non à Paris.

 

Certains diront que le combat se mène à la fois à l’intérieur et à l’extérieur du pays. On connaît trop bien cette chanson « globale et multiforme ». En réalité, la véritable lutte se conduit essentiellement sur place, c’est-à-dire en Guinée même où le feu couve déjà.

 

Comment voulez-vous qu’on soit crédible lorsqu’on manque du minimum de courage politique et physique ? Au Zimbabwe, Morgan Tsvangirai ne s’est pas dégonflé devant Robert Mugabe et a même été blessé plusieurs fois. En Guinée où la devise est de sauver à tout prix le chef, les dirigeants mettent davantage l’accent sur les liens du sang, mais ne donnent aucune goutte de leur sang dans leur combat. Croyez-vous que Dadis n’aurait pas reculé si cette « bande de trois » avait pris la tête d’un défilé unitaire de manifestants ? Tout ce qu’elle risquait, c’était une arrestation de quelques heures pour « trouble à l’ordre public ».

 

Il faut qu’on se dire la vérité, aussi douloureuse soit-elle : nos grands (?) partis sont dirigés par des poltrons qui veulent qu’on leur apporte tout sur un plateau. Leur logique se comprend: un martyr n’ayant pas l’occasion de profiter de quoi que ce soit, il faut apparaître comme un héros pour bénéficier d’honneurs. Ils devraient être en première ligne, avec leurs familles pas seulement politiques, ou démissionner et perdre leurs investissements. Se croient-ils plus bénis que les jeunes qui s’exposent en permanence aux balles de nos tirailleurs ?

 

On a longtemps qualifié Alpha Condé de grimpeur, fuyant même s’il n’était pas poursuivi. Ce professeur n’est plus solitaire dans son marathon interminable (Est-il à Paris pour quelle rentrée universitaire ? Au fait, qu’enseigne-t-il et où ? De quoi vit-il ? ). A ses côtés courent maintenant Sydia et Cellou sous des maillots différents. J’ai honte de ce spectacle peu patriotique.

 

J’avais dit qu’il ne fallait pas sous-estimer Dadis. Il vient de montrer sa capacité de nuisance en organisant les mascarades devant l’ambassade des USA et le Palais du Peuple avec des banderoles à la gloire de son nouveau-né, le Parti National du Renouveau. Quand on est populaire, on prend des bains de foule mais on ne convoque pas son peuple. La Guinée ne se résume pas au Camp Alpha Yaya Diallo. Pourquoi Dadis ne sort-il pas de son réduit sécurisé (moins étendu que le Vatican) pour faire campagne à Boké, Tougué, Siguiri ou Beyla ? Oserait-il s’aventurer au quartier Bambeto ?

 

Pendant ce temps, nos très honorables leaders chercheront à se faire recevoir séparément en prenant l’escalier de service (quel honneur !) par un conseiller de l’Elysée. Le tout pour amuser la galerie.

 

Par leur comportement, ils ont capitulé devant Dadis. Ce dernier vient d’être « élu » ce 31 août 2009 Président de la République avant même de se déclarer officiellement candidat. Je ne vois donc plus la nécessité de débloquer les sous pour des élections déjà jouées.

 

Le minuscule espoir qui nous reste est maintenant d’empêcher Dadis de prêter serment. Autrement dit, il faut le chasser au motif de fraude électorale massive. Avec lui, la Guinée n’aura pas la démocratie encore moins le développement. Le tout est de savoir comment il faut le faire avec le moins de dégâts possible. Nous voulons des dirigeants d’un type nouveau en lieu et place de l’actuel leadership kaki. La Guinée en regorge.

 

Obligeons Dadis Lébé à déclarer officiellement sa candidature à son départ immédiat et définitif du pouvoir.

 

Je vous salue.

 

Ibrahima Kylé Diallo

Directeur de www.guineenet.org

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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 11:54

De la certitude, à l’ambiguïté en une période d’à peine sept (7) mois. De la lumière d’un matin radieux du Mardi 23 Décembre 2008 à l’obscurité d’un tunnel sans fin. De l’espoir suscité par la prise de pouvoir d’une merveilleuse équipe de jeunes militaires, à la déception de voir une dictature s’installée. Du patriotisme d’un homme de parole au népotisme d’un militaire assoiffé de pouvoir.

Voilà le sentiment qui m’anime au lendemain de la conférence de presse du Capitane président. De cette sortie de plus de 4 heures, chrono en main, il en sort ce qui suit :

 

1 - De la confusion

 

Depuis quelques temps le guinéen moyen ne s’intéresse plus aux sorties du Président du CNDD parce que non seulement les espoirs sont déçus, mais aussi et surtout parce que personne ne comprend plus rien du sens de ses différents messages. A la sortie de cette conférence de presse de plus de 4 heures, bien malin celui qui pourra dire concrètement ce qu’il a retenu. Un Président, en parlant à ses compatriotes doit avoir une communication claire pour rassurer les uns et les autres, que le navire Guinée est en de bonnes mains. Le discours est vide de sens, on va du coq à l’âne, il ne répond pas aux questions. C’est à ce demander si le Président mesure réellement la portée de son rôle et de ses responsabilités en tant que guide de la nation. Il y a du travail à faire au niveau de la communication ;

 

2 - De la volonté d’opposer

 

De toute l’intervention, un des messages qui est bien passé reste celui d’opposer, comme d’habitude, une partie des guinéens contre une autre. En l’occurrence, les Forces vives et le comité Ad Hoc qui émane justement de ces Forces vives. En terme clair, les membres de ce comité sont des patriotes et que si les Forces vives ne sont pas satisfaites, elles n’ont qu’à s’en prendre à elles-mêmes puisque c’est elles qui ont mis en place ledit comité. Cette volonté d’opposer se manifeste également, comme avec Conté, entre les opérateurs économique et les populations en cette veille de Ramadan. Comme pour dire si la vie est chère, ce sont les commerçants et pas nous les militaires.

 

3 - De la préparation des journalistes

 

Entre le président du CNDD et les journalistes depuis un certain temps, c’est le grand amour avec des opérations de séduction à outrance. L’argent du contribuable guinéen est distribué à tour de bras en direction des organes de presse, d’un côté et de l’autre, on sent même des questions orientées pour permettre au président du CNDD de se défouler. Ce fût le cas lors qu’un journaliste lui demande de la faisabilité de son programme de lutte d’ici les élections.

 

4 - De la « civilisation » du pouvoir

 

Dans un vaillant esprit de tenter une certaine mutation de la couleur des cadres de l’administration territoriale et autres, le Président du CNDD tente des opérations de charme avec l’envoie petit à petit de civils dans des postes de Préfets pour simplement préparer les esprits des uns et des autres. C’est également le cas avec la nomination de l’ancien ministre de la Communication  de Souaré, à la Présidence et à la Défense. Mais il se garde encore le droit de regard sur les régions en y conservant ses hommes et l’envoie de nouveaux comme l’ancien ministre de la Jeunesse ;

 

5 - Le spectre de la peur

 

En bon militaire au pouvoir, toutes les occasions sont bonnes pour rappeler que seul l’armée est capable d’assurer la sécurité du pays et y apporter le redressement souhaité par tous les guinéens. Pour cela le Chef de la Junte parle des risques de guerre, de regroupements partisans des citoyens selon leurs origines. Il parle de prise de pouvoir sans effusion de sang tout en oubliant que cela était déjà le cas en 1984. Il donne l’exemple de la Côte d’Ivoire tout en oubliant comment a fini le militaire qui était venu pour nettoyer la maison parce qu’il voulait justement se pérenniser ;

 

6 - De la mise en garde contre les manifestations

 

Conscient du fait que le peuple manifestera son mécontentement  dès son annonce de participer aux prochaines élections, le président du CNDD menace les uns et les autres des risques encourus. Il dissuade les leaders et décourage les militants. Mais il est certain que le processus de changement amorcé en Janvier et Février 2007 n’est pas fini et sera poursuivi jusqu’à la victoire finale. La manifestation est un droit inaliénable et imprescriptible. C’est l’expression même du mécontentement populaire.

 

Dadis doit savoir qu’un président qui ne laisse pas son gouvernement travailler n’est pas un patriote. Il est encore moins patriote quand il crée un gouvernement parallèle et distribue l’argent public comme le sien. Ce président est loin d’être patriote s’il laisse son armée faire la pagaille dans le pays et voit la souffrance de son peuple sans rien faire n’est pas patriote.

 

Un Président qui a mis fin à une dictature pour en instaurer une autre et qui voit le risque d’isolement de son pays à cause de lui n’est pas un patriote. S’il accroît le risque de déstabilisation dans son pays qu’il ne peut pas gérer et refuse de partir n’est pas un patriote. Et comme le capitaine Dadis, s’il divise les enfants de son pays, il n’est pas patriote.

 

La plus grande erreur que le président du CNDD aura eu à commettre depuis son arrivée aux affaires, serait de se déclarer comme candidat aux prochaines élections présidentielles, niant ainsi les promesses faites devant les guinéens et l’ensemble de la communauté internationale. 

 

 La valeur d’un homme s’évalue à travers le respect de sa parole

 

La parole donnée est un acte sacré. Et cela, au plus bas des échelons de la société. En effet, pensez à une promesse faite à votre enfant en tant que père et mère de famille. Quand vous dite à votre enfant : « Si tu es premier de la République au baccalauréat cette année, je t’envoie étudier aux Etats-Unis ! ». Imaginez la déception de cet enfant qui réalise sa part de travail et qui voit que vous ne tenez pas votre promesse tout en ayant les moyens de le faire. Entre cette déception et le basculement dans la délinquance, il n’y a qu’un pas.

 

Cette vision de la promesse tenue reste la même au plus haut sommet de l’Etat.

 

Les guinéens de toutes origines, de toutes sensibilités, le monde entier et surtout l’histoire observent attentivement le président du CNDD dans ses agissements, en relation avec la parole donnée, au lendemain de sa prise de pouvoir.

 

Il y aura sortie. Toute la question est de savoir si le président Dadis aura droit à une bonne et grande sortie de l’histoire de son pays. Il y a deux choix possibles à faire :

 

1. faire Comme Jerry Rawllings au Ghana et Amadou Toumany Touré au Mali, qui ont tous les deux honorer leurs engagements respectifs, afin que l’histoire du votre pays, celle de l’Afrique et surtout celle de toute l’humanité se souviennent de vous ou bien ;

 

2. faire comme Robert Guéï en Côte d’Ivoire et Ansoumane Manet en Guinée Bissau qui sont venus balayer la maison avec la bénédiction de leurs compatriotes et qui ont finis par s’accrocher au pouvoir avec la fin que l’on connaît. Ce choix aussi peut être fait et les conséquences suivront aussi sûrement  que Dieu est le plus grand.

 

Que le ciel vous guide vers le bon choix pour la Guinée et surtout pour vous !

 

Mamadou Barry

Analyste Financier

mamadoubiro@yahoo.fr

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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 08:31

Quand on parle d’élections en Afrique de façon générale et en Guinée en particulier, un fait qui a marqué mon enfance me revient vivement à l’esprit. Et je pense que beaucoup d’enfants ont certainement vécu une expérience similaire.

 

J’avais quatre ou cinq ans (peut être peu plus) je ne sais pas exactement mais je me souviens qu'à chaque fois que mon grand frère voulait quelques poignées de riz plus que moi, il faisait recours à une astuce qui marchait à chaque coup. Il me demande de porter mon plat sur la tête pour qu’il me rajoute une pincée de sel afin que mon riz soit plus savoureux. Je vous laisse le soin de deviner ma joie.

 

La bouche pleine de salive, je me hâte de porter mon plat sur la tête avec la certitude d’avoir un plat de rêve. C’est alors que mon grand frère se sert à volonté comme un glouton sous les yeux de mes parents qui rient, d’un ton moqueur, de ma naïveté. Je constate alors que mon plat est presque vide. Je crie au scandale et porte plainte. Mes parents ne tardent pas à me consoler: « Du calme. Vous êtes des frères et si vous vous entendez, il y aura suffisamment à manger pour tous... »

 

En distribuant les rôles nous trouverons que ce fait cadre fort bien avec la plupart des scénarios électoraux qui se déroulent en Guinée et un peu partout à travers l’Afrique. Voyons le rôle que chaque acteur joue dans cette comédie démocratique :

 

Le gouvernement qui organise les élections joue le rôle de “grand frère“. Les acteurs politiques, celui de “jeune frère“. Les bailleurs de fonds et les observateurs de la communauté internationale sont “les parents“ qui donnent “le plat“. Et “le plat“ représente les urnes dans lesquelles le “grand frère“ se sert à volonté.

 

Rendez-vous est donc pris pour les prochaines échéances lorsque les Guinéens, une fois encore, porteront leur plat sur la tête pour une pincée de “sel démocratique“. Et cela, sous les yeux scrutateurs et amusés de la communauté internationale sachant d’avance que le “grand frère“ se servira à volonté et en toute impunité.

 

Cette fois, il nous faut prendre la main du “grand frère“ Moussa Dadis Camara dans l'urne. L'immolation de bœufs et autres ne suffiront pas pour convaincre des résultats électoraux à venir. Même si le capitaine distribue des “os“ en francs guinéens aux “chiens de garde“ de la démocratie pour en faire des “chattons de salon“ bien dociles, rien n'échappera à leur vigilance. Monénèmbo avait raison de dire qu'en juin 2006, janvier et février 2007 “nos enfants ne sont pas morts pour l'eau et l'électricité“ encore moins pour des élections truquées par le capitaine Dadis et sa junte militaire.   

 

Amdy Salam Diaw

Contact: amdysalamdiaw@yahoo.fr

 

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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 16:08

Tout est fébrile en Guinée pendant cette période de forte et anesthésiante chaleur. Par ordonnance n° 051, le capitaine Dadis nous prescrit le CNT, un médicament de plus de 250 comprimés plus ou moins effervescents. La durée du traitement serait de 30 jours ! Avec une telle dose, ne risque-t-on pas l’overdose ?
 
Examinons certains aspects de la répartition des 244 membres « avec 7 membres du Bureau Exécutif » du Conseil National de Transition :
 
35 membres des partis politiques. Comment les répartir puisqu’on parle des partis (qui seraient presque une centaine) et non de partis, ce qui serait foncièrement injuste et potentiellement dangereux ?
 
2 pour les religieux. Les autres postes seraient-ils réservés à des athées ? Je ne demande pas à Dadis de se mettre au « Coran » mais nous voulons être au courant des critères du choix. Evidemment « les voies du seigneur sont impénétrables » !
 
10 pour les forces armées et de sécurité. C’est autant que la « zone spéciale de Conakry ». Cette zone s’étend-elle jusqu’au km 36 ? Notre pays est vraiment militarisé.
 
5 pour les enseignants. C’est 3 fois moins que pour les magistrats et auxiliaires de justice. Ce n’est pas juste. Il aurait fallu une meilleure pondération.
 
2 pour les paysans. C’est le scandale pour un pays à majorité rurale. Ce n’est pas parce qu’ils sauraient pas lire ou écrire en français qu’il faut les mépriser. Ce sont eux qui nous nourrissent en céréales, tubercules, fruits et légumes. Ce sont eux qui récoltent encore le « bandji », ce vin de palme qui n’est pas prisé que par nos « frères en uniforme ». Si la Guinée souffre, c’est aussi parce que nos dirigeants n’ont jamais été inspirés par le bon sens paysan.
 
2 pour les handicapés. Je ne sais pas si c’est 1 pour les handicapés physiques et 1 autre pour les handicapés mentaux ! Peut-être que l’auteur de cette proposition, probablement animé de bonnes intentions, est un malade qui s’ignore.
 
10 pour les opérateurs économiques. J’en suis choqué car il s’agit vraisemblablement de certains gros commerçants arrogants et ignorants de l’«import import» (je dis bien de l’import-import, car je ne sais pas ce qu’ils exportent !). Au lieu de construire des dispensaires et des écoles, leur souci est d’édifier des mosquées comme s’ils voulaient se faire pardonner de quelque chose d’inavouable par Allah.
 
Pour le CNT, j’aurais préféré que l’ordonnance n° 051 ne le dote que de 51 membres. Mais comme il faut caser des amis…
 
Sans transition, je vous livre ce que m’inspire le calendrier électoral qui nous est généreusement offert.
 
L’élection présidentielle est prévue pour le 31 janvier (1er tour) et le 14 février (second tour, ce qui n’est pas certain) et les législatives le 26 mars 2010 (un seul tour dans chacune des circonscriptions électorales ?). Donc pas d’élections avant la fin de l’année 2009. Un engagement n’a pas été respecté, ce qui est le cas le plus fréquent en Guinée. Ne pinaillons pas : Dadis a eu le mérite de donner des dates précises avant la fin de l’année ! Pour ce haut fait d’un «patriotisme» inégalé, il mérite une statue !
 
Cependant, avant l’érection éventuelle de cette statue, je ne voudrais pas mourir ignorant : Dadis sera-t-il candidat (pas à la députation de Koulé mais à la présidence de la république) ou non ? Notre chef de junte a dit ne pas être candidat en 2009. Cette restriction mentale ne laisse-t-elle pas entendre qu’il pourrait l’être en 2010 ? Pour éviter qu’il ne nous piège, je suggère que le dépôt des candidatures ait lieu avant le 31 décembre 2009 (pourquoi pas le 23 décembre, anniversaire de sa captation du pouvoir ?).
 
Soyons prudents, chers compatriotes. Dadis dit qu’il n’est pas assoiffé de pouvoir. C’est peut-être vrai, ses amis et lui n’ont jamais soif car ils boiraient beaucoup. Je pense qu’il est «affamé» de pouvoir….
 
La plus grave erreur serait de sous-estimer Dadis. Il se propose de conseiller les candidats à la magistrature suprême. Nous savons tous comment il est arrivé au pouvoir : c’est  par les armes même s’il n’avait en face de lui qu’un vide plutôt physique que juridique ; il s’y maintient grâce à ses armes qui, sous la menace de leur feu, ont fait taire toute opposition. Quelle dissuasion ! En dehors de MM. Aboubacar Sylla de l’Union des Forces du Changement et Mouctar Diallo des Nouvelles Forces Démocratiques, chacun caresse Dadis dans le sens des galons !
 
Le « démocrate » Dadis demande à ceux qui ne veulent pas aller aux élections d’aller ailleurs…On n’a plus le droit de rester dans son pays si on n’est pas d’accord avec son chef ? Le vote est-il obligatoire ?
 
Le vote concerne d’abord la présidence de la république, ce qui a un avantage et un inconvénient. Par optimisme non béat, je commence par l’inconvénient. Dans nos institutions actuelles, la présidence de la république en constitue la clé de voûte. Une fois élu, n’y a-t-il pas de risque d’avoir non pas une majorité présidentielle à l’assemblée nationale mais une assemblée présidentielle ? N’oublions pas qu’à moins de révision constitutionnelle, le chef de l’Etat « nomme aux emplois civils et militaires… ». On devrait dire « à certains emplois… » !
 
Nous voulons absolument la démocratie mais celle-ci n’est jamais la solution à tous les problèmes. J’ajoute qu’il n’est jamais facile de se battre juridiquement contre un dictateur « démocratiquement » porté à la présidence et précédemment prédateur. Le nouveau président prêtera serment devant qui et quelle institution ? Pensons-y dès maintenant. J’ai peur du retour de certains vautours et de ceux qui estiment n’avoir jamais participé à la gestion malhonnête du pays alors qu’ils l’ont fait par procuration au point de ne plus se prévaloir d’une quelconque virginité administrative.
 
Maintenant, parlons des avantages. Le simple fait d’avoir un civil à la tête du pays est un progrès significatif. Nous aurons un représentant qui parlera en notre nom et dont nous n’aurons pas honte même si nous ne sommes pas toujours d’accord avec lui. Je l’ai dit et répété, le kaki est passé de mode. Il faut que les militaires rentrent dans le rang, c’est-à-dire dans les camps. Dans un Etat de doit, c’est le militaire qui obéit toujours au civil. Les Korka Diallo (véritable bouffon), Toto Camara (aussi stupide que son homonyme), Thiégboro Camara (le brûleur de quartiers), Moussa Keita (démagogue aux propos irresponsables) et Pivi Coplan (tueurs, entre autres de policiers et recruteurs de milices tribales) doivent partir. Sékouba Konaté, prétextant une maladie, avait été évacué touristiquement au Maroc, aux frais de la nation, où il aurait même joué au football (quel « foot malheur » !). A son poste de la défense, ce ministre dépense, paraît-il, trop pour sa défonce. Il faut l’évacuer définitivement du pouvoir en même temps que Dadis. Tous ces officiers ont du sang, pas seulement dans les veines comme nous, mais dans les mains et même jusqu’aux coudes. Je souhaite du sang neuf pour le leadership guinéen mais pas de nouveau sang dans nos rues.
 
Pour les législatives, je ne veux pas réveiller des cauchemars. Mais le choix du 26 mars m’apparaît affreusement symbolique : le 26, c’est le 26ème anniversaire de la mort du tordu Sékou Touré qui a martyrisé le pays pendant 26 ans ! Une fois de plus, ne pinaillons pas, votons en masse pour une assemblée nationale qui se mettra , non pas au service du président de la république mais à celui du pays : toilettage de la constitution, commissions d’audits, transparence dans les secteurs économiques, surtout miniers, conférence nationale souveraine, etc. On ne pourra jamais faire l’économie de cette dernière quel que soit sa dénomination !
 
Dernière interrogation, quel statut (oublions la statue !) pour Dadis au matin du 15 févier 2010, si ce n’est pas lui le président élu (on ne sait jamais !) ? Il faut qu’on y pense dès maintenant. N’occupant plus les fonctions de chef de l’Etat et ne pouvant résider, pour des raisons sécuritaires, dans un camp militaire Dadis a droit, par humanité, à un domicile fixe et un traitement correct. Tout dépendra de son comportement actuel.
 
Je ne demande pas l’impossible à Dadis comme, par exemple, la chasse à l’ovni (objet volant non identifié) mais la traque d’OVNI (Officiers Violents Non Inquiétés). Il doit fermer le pénitencier de Kassa, devenu un terrible « Guantanamo » ou un « goulag tropical ». Il doit nous dire par une « amicale et fraternelle » pression sur Ousmane Conté qui avait affirmé devant tous qu’il ne mentait jamais, le véritable parrain de la drogue en Guinée (ou la marraine ?).
 
Le plus grand crime c’est l’introduction de la drogue en Guinée. Tuons-la avant qu’elle ne nous tue. On a parlé de découverte de produits chimiques servant à en produire. Ces produits, aux usages multiples, entrerait également dans la fabrication d’explosifs et de carburants. Quelle est réellement leur destination finale ?
 
Un monstrueux trafic de passeports avec falsification de patronymes a jeté la suspicion sur plusieurs membres d’une même communauté. Le narcotrafic étant juteux, il est aisé de comprendre que les criminels ne choisissaient en priorité que les leurs comme collabos. On veut tout savoir sur leur véritable identité et on le saura. C’est une question de temps. Ne dit-on pas qu’une main propre n’est pas difficile à lécher ?
 
Au fait, j’ai même oublié, à force de me focaliser sur Dadis, que la Guinée a un gouvernement dont même un premier ministre. Vous en souvenez-vous ?
 
Je vous salue.
 
Ibrahima Kylé Diallo

Directeur de www.guineenet.org

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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 15:08

Les Guinéens et la communauté internationale doivent avoir le cœur net, le “fils“ de Me Wade, le capitaine Moussa Dadis Camara ne se portera pas candidat à l’élection présidentielle de 2009 parce qu’il n’y en aura aucune cette année en Guinée. La machine à retarder “le retour à la vie constitutionnelle“ est déjà en branle. “Gorgui“ Wade en est le principal pilote.

 

Me Wade qui se propose, sans hésiter, de prélever 35 pour cent des futures recettes potentielles du “monument de la renaissance africaine“ qu’il est en train de faire d’ériger sur le dos de ses pauvres concitoyens sénégalais, va-t-il hésiter à demander une grasse contrepartie pour le soutien apporté à son “fils“ Dadis ? Rien n’est moins sûr puisque de gros requins affairistes et amis du président sénégalais sont depuis longtemps dans les eaux troubles de la Guinée.   

 

Me Wade est le nouveau danger pour la démocratie en Guinée. Graduellement et sur instructions du colonel  Kadhafi, il creuse et agrandit le cercle de soutien au CNDD parmi les dictateurs et les chefs d’Etats moins démocrates dont le président burkinabé, Blaise Compaoré du Burkina Faso.

 

Le président Wade avait conseillé la junte de “courtiser“ Mohamed VI du Maroc en réitérant son soutien indéfectible au royaume chérifien contre le mouvement du Polisario soutenu par “l’Algérie qui avait condamné la prise du pouvoir par l’armée guinéenne“ au lendemain de la mort du président Lansana Conté. Le dixième anniversaire de l'accession au trône du souverain marocain était l’occasion propice pour le Premier ministre de la junte, Kabinet Komara, de verser du miel dans l’oreille du roi.

 

En dépit de l’important vivier de la compagnie pétrolière française TOTAL dans les rouages du CNDD, “les dérives des officiels français“, selon les propos du capitaine Moussa Dadis Camara, la junte juge “prudent“ et même “indispensable“ de courtiser Ali Bongo Ondimba, “candidat idéal de M. Sarkozy“ et successeur potentiel de son père qui fut “digne serviteur et ami de la France“. Le Général Sékouba Konaté, 2ème vice-président du CNDD est sur pieds pour une longue parade dans la sous région afin lessiver le blouson de la junte.

 

Durant sa récente visite à Conakry, Me Wade aurait fait allusion au “harcèlement international de la Guinée“ alors que “la même communauté internationale tolère ce qui se passe ailleurs“. Ce n’est point surprenant de la part de celui qui se fait élire démocratiquement et courtise de pires dictateurs et des putschistes du continent africain tel que le Général Omar El Béchir, le colonel Kadhafi et autres. Les “convictions démocratiques“ de Me Wade sont colorées par des intérêts liés aux dictateurs. Et ses intérêts personnels prévalent fortement sur les principes démocratiques.

 

En effet, si Me Abdoulaye Wade est le président qu’il fallait aux sénégalais pour l'alternance démocratique, c’est le “père“ qu’il ne fallait pas au capitaine Moussa Dadis Camara qui s'est autoproclamé président de la Guinée. L’avenir nous en dira plus…

 

Amdy Salam Diaw

Contact : amdysalamdia@yahoo.fr


Du même auteur :

Me Abdoulaye Wade et sa leçon sénégalaide  

Qui vole un œuf volera un bœuf

 

Les héritiers du “Parrain“

 

Lansana Conté, Parrain posthume du CNDD (par Amdy Salam Diaw)

 

Cette situation particulière de la Guinée justifiant un coup d’Etat militaire

 

Barrer la route à une troisième dictature en Guinée

 

La Guinée et l’émergence d’un nouveau narco-État

 

Rêver et ne plus rêver

 

Le capitaine “El Dadis“, les voleurs de poulets et les prédateurs

 

Lutte contre les narcotrafiquants en Guinée : un combat de façade

 

Corruption ou soutien financier : plus de 20 millions de dollars déboursés pour le capitaine Dadis (par Amdy Salam Diaw)

 

De Lansana Conté à Dadis Camara : arrogance militaire ou patriotisme ? (par Amdy Salam Diaw)

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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 21:50

Et ce qui devait arriver, arriva ! En effet, voilà ce que tout un peuple redoutait. Le retour des vieux démons au sein de la classe dirigeante du pays. Nous nous retrouvons exactement dans le contexte et dans le ventre moue du régime de Conté, dans sa phase la plus critique.

 

Si une semaine après la prise du pouvoir par la junte, dans la nuit du Mardi 23 Décembre 2008, le CNDD et son président avaient une petite idée de ce qui devait être fait pour amorcer un processus de redressement de la situation globale du pays, avec les différentes actions que nous n’allons pas encore énumérer ici, de nos jours, force est de constater que le CNDD et sont Président sont totalement perdus dans la gestion de cette transition.

 

Du temps du Général Lansana Conté, on avait bien entendu l’indifférence et le laisser faire complice du président, exactement comme le fait actuellement Dadis. Nous avions Fodé Bangoura qui faisait sa loi, tout comme Moussa Keita aujourd’hui. Nous avions Ousmane Conté qui se prenait pour le justicier de la ville, comme le ministre Tchégboro actuellement.

 

Nous avions M’Bemba Bangoura qui se prenait pour le président de Conakry, exactement à l’image de Mohamed Diop aujourd’hui. Nous avions Mamadou Sylla et Diallo Sadakadji qui se disaient les hommes d’affaires envoyés de Dieu pour gérer les affaires publiques du pays, à l’image de KPC et El Hadj Mamadou Saliou Kènièko qui obtiennent aujourd’hui, les faveurs du Cndd et de son président. Et pour finir, nous avions un Kouyaté qui était tout aussi insignifiant à son poste que Komara aujourd’hui.

 

Et on se souvient comment ont fini les gens du président Lansana Conté. Je tiens quand même à préciser que toutes les personnes citées du temps de Conté ne se sont pas forcément retrouvées aux affaires en même temps, mais le principe reste le même.  

 

Voilà ce que nous vivons, mes chers compatriotes. Nous avons tendance à croire, très naïvement, je dois l’avouer, que depuis les évènements de Janvier et Février 2007, les choses ne seront plus comme avant. Mais on se rend bien compte que c’est tout simplement pire qu’avant.

 

Mais on se rend aussi compte que parmi les purs et durs du Cndd, le Commandant Moussa Keita, Secrétaire permanent de Cndd veut vraiment montrer que c’est lui le patron du Cndd et non Dadis. On se souvient de toutes ses sorties qui entraînent à chaque fois une riposte dure de Dadis envers la classe politique. C’est en effet suite à la rencontre du Secrétaire Permanent du Cndd avec les Forces Vives que le Président Dadis a menacé de se présenter aux élections.

 

Ensuite on a suivit les différentes sorties du Commandant notamment celle de N’Zérékoré avec le fameux “Dadis ou la mort“ que le président du Cndd a jugé comme ayant été une simple incompréhension. Enfin, Moussa Keita motive et encourage, par ses déclarations, la dissidence au sein des Forces vives pilotées par Kouyaté afin de montrer qu’il y a deux blocs dans le pays.

 

L’opinion est donc en droit de savoir si le Secrétaire permanent du Cndd agit par sa propre initiative ou bien il est simplement l’envoyé de son président. On constate dans tous les cas que le Président Dadis parle de moins en moins pour ne pas trop se compromettre. Mais il faut qu’il sache que Moussa Keita agit en sa défaveur et risque sérieusement de compromettre la transition tant dans le respect du chronogramme que dans la stabilité du pays.

 

Quand le Secrétaire Permanent du Cndd dit que « les élections n’ont jamais rien réglé en Afrique » ou encore « il ne sert à rien d’organiser des élections le Lundi pour faire un coup d’Etat le Mardi », on se demande si cela n’est pas un désaveu pour son Président. Par ses déclarations, peut on se dire qu’il y a un groupe au sein du Cndd qui veut partir et un autre qui ne veut pas partir ?

 

Dans ces conditions on peut se dire que le président du Cndd soutient plus le groupe qui ne veut pas partir et envoie des signes pour tâter le pouls et tester la situation. Malheureusement, les déclarations de Dadis lui ont mis la corde au coup et maintenant il n’a plus la possibilité de faire machine arrière.

 

La situation est donc claire. Toute la responsabilité du respect du chronogramme et donc de la tenue des élections en 2009 lui incombe. Le Capitaine Moussa Dadis Camara est le seul et unique responsable de la tenue ou non d’élections en 2009. Par conséquent il lui revient de plein droit de prendre toutes les dispositions utiles pour lier les actes à la parole pour que l’opinion voit la volonté politique effective pour le respect du chronogramme.

 

Pour se faire, il est essentiel de faire clairement comprendre au Secrétaire permanent du Cndd que ses sorties intempestives ne servent à rien et que le chronogramme sera respecté à la lettre. C’est seulement en ce moment que l’opinion saura qui de Dadis ou de Moussa Keita est le vrai patron du Cndd. Moi, je pense que c’est Dadis qui est le président. Mais il se pourrait bien que je me trompe.

 

El Dadis a déjà perdu sa popularité auprès des concitoyens. Si  en plus de cela l’opinion pense qu’il perd son autorité au sein du Cndd, les choses vont vraiment se compliquer. Que le ciel te donne toute la force de respecter le Chronogramme et atténue les velléités des vieux démons.

 

Mamadou Barry

Analyste Financier

Contact : mamadoubiro@yahoo.fr  

+224 60-59-75-32 

Source : www.ondes-guinee.info
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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 18:02

Citation : “Nous désapprouvons, par principe, toute prise de pouvoir par la force. Mais, conscient du contexte particulier de la Guinée, le Président de la République a dépêché à Conakry M. Alain Joyandet,  Secrétaire d’Etat à la Coopération et à la Francophonie, début janvier 2009, pour établir un dialogue et inciter les nouvelles autorités à rétablir rapidement l’ordre constitutionnel. Devant les assurances données par le Président du CNDD, il a décidé de maintenir la coopération avec la Guinée. Mon pays a démontré ainsi, une nouvelle fois, qu’il demeure un partenaire, un ami sûr et loyal de la Guinée, y compris dans les moments difficiles. Mais il attend que les engagements pris soient respectés. “

 

Les faits

 

Quel est donc le militant révolutionnaire qui a osé commettre  cette très diplomatique mise au point, perçue par nos "militants en uniforme" comme un  véritable coup de poignard dans le dos des bonnes relations entre la dictature "patriotique" du Capitaine, chef de l'Etat, commandant en chef des forces armées etc.…et ses partenaires étrangers?

 

C'est Monsieur le policé mais bien déterminé Ambassadeur de France. Il a osé, après celui d'Allemagne, mettre les points de la vérité sur les i de la confusion de notre Excellence autoproclamée, l'astre national, l'Elu de Dieu avant les hommes, le grand nettoyeur selon les grandes lumières que sont Biro Diallo, Kouyaté le danseur, Hadja la taupe aveugle du CNDD-UPR (c'est un pléonasme), ses écrits et son site maintenant à la gloire et au service de Dadis; Jack Nostradamus de Lola son preux chevalier défenseur des galonnés, et la kyrielle de souteneurs des forces (ou farces) patriotiques.

 

M Joyandet, entêté en diable, revient en ce mois d'août 2009 dans notre super pays développé, ou comme par hasard aucun de nos CHU ne dispose ni  d'électricité ni d'eau courante, et ose aller au camp Alpha Yaya, à la rencontre de la perle autoproclamée, Moise le véridique. Le ministre lui rappelle gentiment ces vérités-quinine pour les porteurs de lourds brodequins:

 

1-Respectez vos engagements devant les "Forces vives" et à la Communauté internationale sur la date de fin 2009 pour les élections (nous tenons les cordons de la bourse, à tout hasard…)

 

2-Vous ne devez pas vous présenter, sous quelque forme que ce soit (comprenez que la triche sous forme de marionnette ou de déguisement de la tenue militaire sous un grand boubou civil sont aussi interdits)

 

3-Par défaut, pas un mot des "Forces" ou Farces patriotiques de Kouyaté et consorts, et leur "forum national" d'éternels abonnés aux causes perdues. C'est la voie de la porte de sortie pour cet assemblage hétéroclite et difforme: personne ne les prend décidément au sérieux.

 

Le lundi 3 août 2009, M. Joyandet a donc une nouvelle fois amicalement remis le troubadour national devant ses responsabilités:

 

« J’ai l’espoir que tous les engagements qui ont été pris par la junte soient tenus et de savoir que rien de technique ne s’oppose à l’organisation de ces élections. Cela va de l’intérêt de la Guinée, qui aspirera au plus vite au développement ».

 

 Mais il est difficile pour notre Capitaine auto-élu de changer sa nature. Après un long discours confus comme d'habitude, il fait comprendre, avec sa finesse habituelle, à M. le ministre que M. Jean-Michel Berit, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire n'est plus en odeur de sainteté auprès de sa junte, probablement depuis son discours du 14 Juillet 2009, et ne  pouvant  décidemment pas le mettre en prison comme tout vulgum pecus local.

 

"Je serai content qu'il s'es aille! ". Dadis se prend réellement pour un vrai président, fou, peut-être, mais pas téméraire, notre Capitaine: il ne provoque et n'engueule que ceux qui n'ont aucun moyen de défense, ou qui n'osent pas relever la tête.

 

A quoi le ministre français rappelle calmement que la politique de son pays n'est pas liée à une personne "La France n'a qu'une seule diplomatie, une seule politique étrangère". En clair, avec cet ambassadeur ou un autre, notre politique devant les putschistes, de Guinée ou d'ailleurs, est toujours la même.

 

Venant après les signaux clairs de la C.E et des Etats-Unis, c'est un nouveau coup rude pour notre égaré national. L'histoire ne dit pas si notre Capitaine à deux balles est parti noyer son chagrin dans du Tambanaya, en lui donnant des couleurs avec un peu de St Emilion, probablement…

 

Pour conclure

 

Avant de vous quitter, chers compatriotes et amis du monde, posez-vous la question fondamentale: pourquoi ces militaires et leurs alliés ont-ils si peur des élections démocratiques?

 

 Ayez  aussi une pensée émue pour ceux qui souffrent dans les prisons de Dadis, à Kassa, aux 32 Escaliers ou ailleurs, aux infortunés brûlés par Thiegboro, et tous les autres, dont personne ne parle. Lisez attentivement ce texte  en vieux français de la fin du Moyen-Âge, tiré de “La ballade des pendus“, toujours poignant:

 

Frères humains, qui après nous vivez,

N'ayez les cœurs contre nous endurcis,

Car, si pitié de nous pauvres avez,

Dieu en aura plus tôt de vous mercis.

Vous nous voyez ci attachés, cinq, six :

Quant à la chair, que trop avons nourrie,

Elle est piéça dévorée et pourrie,

Et nous, les os, devenons cendre et poudre.

De notre mal personne ne s'en rie ;

Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre

 

Charles Villon (1431-1463)

 

Thierno A Diallo

Contact : thiernoad@hotmail.com

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 13:16

Nous sommes au pays des 100 leaders et un seul peuple. Moïse Dadis, l'astre national, président du CNDD, président de la République, Capitaine de son état, commandant en chef, etc.. a trouvé la formula magica chimique pour atomiser de sa bombe « patriotique » le champ politique.

Le chiffre de 100 est incertain. Au rythme de signature de récépissés de nouveaux partis chargés en priorité de noyer le poisson, le stylo deviendra bientôt une denrée rare dans notre pays.

Tout ce qui se ressemble.


C'est dans cette optique qu'il faut comprendre la manœuvre grossière conçue en Helvétie, et son ratage prévisible. La mise en orbite de Jack (pas Michel) Nostradamus, par la bien nommée discrète mais peu cultivée femme de dossiers et de réflexion, vu leur communauté d'objectifs, a définitivement échoué.


La gentille dame, probable fusée « souterraine » du Camp Alpha Yaya au sein de la diaspora a manifestement manqué d'inspiration à l'allumage, et explosé, en plein vol conjugué de son parti avec le CNDD, succédant à l'alliance de fait du même parti avec le défunt PUP de Conté: C'était ce père, maintenant c'est le fils putatif. Il reste, autrement, le Saint-Esprit pour les sauver. Si l'intelligence est la chose au monde la mieux partagée, la bêtise aussi, avec égalité rigoureuse entre hommes et femmes. La preuve.


D'où les appels pathétiques au soutien de la Camarilla CNDD, pour causes « d'audits impératifs » de dirigeants politiques, le reste de nos maux se contentant des « il faut clarifier ».


Les torturés, les morts, les détournements et gabegies des régimes précédents, les jeunes massacrés de 2007, peuvent continuer leur traversée infinie du désert de l'oubli volontaire, les prochaines élections renvoyées aux calendes grecques, avec bénédiction. Le plus important, primordial aux yeux des amis des putschistes est ailleurs: soutenir Dadis et sa folie calculée, en espérant tirer les marrons du feu au bon moment. Un bon rôtisseur dirait: Idées de poules et poulets véritablement grillés du cerveau.


C'est dire qu'après le dépoussiérage des momies politiques , modèle Jean-Marie à la dorure fanée, Sérah l'amazone des aplatissements devant le « père de la nation », vient le temps des prédicateurs à la petite semaine et des chercheurs et chercheuses de place, aux fins de mois quelque peu difficiles.

Moïse nous sauvera des Eaux


Nostradamus de Lola aurait donc tout prévu, selon ses propres affirmations, publiées sur « son » site. Il ne s'agit pas ici de Jack le ministre très cultivé (le nôtre pourrait au plus devenir celui de l'inculture et de la désinformation), mais de celui qui déteste, le mot est faible, les bergers et le fait savoir, mais adore les bergères complices, comme certaine taupe du CNDD, et ne peut se passer de leur lait par-dessus le marché. Morphotype malheureusement inachevé de l'arroseur arrosé (pour faire un peu savant, comme le cher ami...).


Notre voyant qui, sous d'autres cieux, serait proprement au chômage pour cécité chronique, soutient mordicus que Moïse nous sauvera des Eaux... Après 50 longues années de pouvoir de « Démocratie populaire » à la mode communiste, puis militaro-obscurantiste et affairiste, d'autres militaires « patriotiques » ( pas patriotes, nuance..) menés du bout du nez par le prophète Moïse, nous tireraient des griffes de l'obscurité , de la mal gouvernance et des trafics. Prédication confirmée par Biro, l'encenseur qui attend désespérément son ascenseur, aux bons soins du capitaine des carburants, Dadis.


La Bible, ni Lourdes heureusement, n'y sont pour rien: Moise ayant oublié son Arche et Biro perdu une occasion de se taire, ils se font emporter tous les deux par les eaux du mépris populaire.

S'agirait-il aussi des eaux qui noient impitoyablement notre grande capitale sans lumière chaque saison, avec son cortège de malaria et autres typhoïde et maladies diarrhéiques, ou des eaux que le « peuple » devra rembourser à une certaine usine, au titre de trop nombreux dommages et intérêts, par la soif inextinguible de ses « Forces armées », seulement étanchée par une certaine « eau de vie? »


La même « eau » qui pousse Thiegboro à arrêter qui il veut quant il veut, en ratant régulièrement l'évanescent et fameux Kötö, dans sa lutte patriotique contre les produits chimiques et autres moulins à vent, tous « narcos », à ce qu'il parait. Arrestations tous azimuts en perspective, par nos perspicaces « chimistes- policiers » du CNDD. Nos limiers sont sans conteste les plus fins du monde.


Noter que l'ardeur des Thiegboro boys vient d'être brutalement douchée à froid depuis l'implication avérée de la famille du Général Conté, le « père » du Capitaine Dadis, dans le trafic de produits chimiques. Vous devinez sans peine qui a fait arrêter in-extrémis le cinéma. Il y a une marge entre jouer au fou et l'être réellement.


Les vrais narcos, copains des puissants, peuvent dormir tranquille: Thiegboro vient d'être décoré et galonné, propulsé Commandant pour fiers services rendus à la nation CNDD: arrestation de fûts d'Al Qaïda (?) et brûlures de ses compatriotes. La traque de leaders politiques ou du moins de certains d'entre eux demeure l'objectif principal du CNDD et de ses sites internet « d'actualité » guinéenne. En oubliant les nombreux dealers politiques, dont celui de la taupe nationale, aussi malvoyante que son homonyme.


Pendant ce temps, le grand voyant s'est trouvé des alliés de circonstance: Le parti Rémora (petit poisson qui s'accroche par ses ventouses céphaliques aux gros poissons, pour profiter des restes alimentaires). Après le PUP, ce dernier se cramponne maintenant aux idées les plus nulles du CNDD: tous les deux veulent la noyade d'un parti qui les surclasse dans tous les compartiments du jeu politique, en « décapitant » par les audits ciblés, pensent-ils, son principal dirigeant, leur cauchemar. Celui dont la popularité n'a jamais été aussi grande, malgré une politique perçue par certains comme brouillonne, sinon poltronne. Cette reconnaissance derrière laquelle ils courent désespérément.


Nostradamus, devenu, au gré de ses humeurs et de ses amitiés complices, administrateur de site tendance CNDD, chroniqueur sur sites, maladroit leader de son opinion, mauvais dealer de celles de l'autoproclamé président, éplucheur d'oignons, irascible encaisseur de gnons, auteur de torchons, a dû exagérer quelque peu de notre inestimable Tambanaya. Pour ceux qui ne comprennent pas, tamba naayan (Tamba viens ici, Arrête de biberonner!) Sage conseil, car un prophète raté est tout simplement un charlatan, c'est connu. Le CNDD en a déjà un bon paquet.

La réalité


Plus simplement, pour nous, Nostradamus était tenu au courant depuis belle lurette des sombres machinations de son « parent » Dadis, celui dont l'intelligence stratégique et culturelle continue de nous assommer de bêtises tous les jours. La boule de Crystal était donc pipée.


En fait, Moïse se noie un peu plus chaque matin; le CNDD sombre corps et biens, sous nos yeux, et ne sauve personne, pour une raison simple et banale: ils ne peuvent pas, car ils ne savent pas nager. Ceux qui s'y accrochent couleront inexorablement avec eux.


Il est donc compréhensible que notre supervoyant privé de lumières, pour ressembler à l'illustre de Notre-Dame, nous conte des sornettes et commet des textes plus insipides les uns que les autres et pleins d'insultes, qu'il semble affectionner, truffés de mots péniblement forgés au sein de phrases laborieuses pseudo-intellectuelles, à l'image de cette citation du très grand penseur: « la morphosyntaxe nous laisse perplexe par le foisonnement de fautes ». Pour une fois, il dit vrai de son « œuvre! »


En conclusion


Le « voyant » Nostradamus n'a donc ni vu, ni su prévoir son propre échec. Venant de celui qui affirmait que « seuls les imbéciles ne changent pas » c'est un bel exemple de définition de soi, et par extension, de son destin. Car notre bonhomme n'a pas changé d'un iota.


Loin d'être l'expression d'un quelconque courage, c'est véritablement celle d'un analphabétisme politique et social, doublé d'une cécité hors de portée de toute correction ophtalmologique. Le tout allié à une solide dose de confusion. L'habit ne fait pas le moine, dit-on, et n'est pas devin qui veut; tous ceux qui jettent les cauris de la politique ne sont pas capables de les lire. Un peu de bon sens permet de le comprendre.


« Pour grands que soient les rois, ils ne sont que ce que nous sommes ». Selon Pierre Corneille.

Remplacez « grands » par petits, et « roi » par bande armée ou CNDD. À la portée de tous. C'est du Nostradamus sans frais.


Thierno A Diallo
Contact: thiernoad@hotmail.com
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2 août 2009 7 02 /08 /août /2009 15:41

C'est choquant ce qui se passe au bled. C'est révulsant ce qui se passe au patelin. C'est énervant. C'est fou. C'est maniaque. C'est...c'est...comment dire ça? Le pouvoir a fini de tourner la tête de Moïse Dadis Camara, le pharaon du CNDD.


Depuis ce mémorable 23 décembre 2008, ce bouffon est constamment à côté de ses pompes, raconte des fadaises et fait n'importe quoi. Et personne dans sa cour pour lui remonter les bretelles et lui opposer le droit au tyrannicide. 

Il y a même maintenant des patriotards et des aigrefins imbéciles qui l'applaudissent et le déifient. Tout disposés à faire ses quatre volontés. Ils lui exposent de faux prétextes à se prévaloir pour s'agripper au trône. Ils ont apparemment réussi à lui inculquer ce propos dictatorial du non regretté Omar Bongo: "En Afrique, le pouvoir ça se prend et ça ne se rend pas." C'est vrai que la démocratie n'intéressait pas le dictateur Omar Bongo. 


La démocratie et ses corollaires de droits de l'homme, de liberté et de justice n'intéressent pas non plus le méphistophélès du bled, cet envoyé direct du diable qu'est le pharaon du CNDD. Et ce tyranneau pense bluffer les populaces guinéennes et la communauté internationale avec l'appui de quelques corniauds à l'esprit de lucre du calibre de Jean-Marie Doré, le chef d'orchestre de l'UPG et ancienne taupe de la révolution sanguinaire de Sékou Touré en Europe. 


Réécoutez Jean-Marie dire ça au méphistophélès du CNDD afin qu'il barricade le bled dans un état d'urgence sans précédent: "Les armes sont là pour que nous dormions tranquilles sur le territoire national et pour que personne, même pas une mouche ne franchisse nos territoires, sans être instantanément abattue." Dites si ce propos machiavélique n'est pas une invite sans équivoque à faire régner une sape de plomb dans tout le pays? Comment un Jean-Marie Doré, chef pantin d'un parti politique légal, peut-il débiter ce propos dangereux au moment où le méphistophélès du CNDD cherche prétexte pour repousser aux calendes grecques les présidentielles alors souhaitables en décembre 2009? 


C'est Jean-Marie Doré et ces pseudo-scientifiques qui incitent ainsi le méphistophélès du CNDD à invoquer une menace de conquistadors aux frontières guinéennes avec ses voisins qui ont vite fait bien sûr de démonter ce topo. 


Et tout le topo poilant de ces pseudo-scientifiques au service du pharaon du CNDD c'est de partir de vétilles pour conjecturer sur une prétendue estampille qui serait propre à Al Qaïda. Comme ça Al Qaïda de Ben Laden est en Guinée! Il faut alors barricader la contrée et surseoir à toutes érections électorales jusqu'à ce que ça plaise au méphistophélès du CNDD de les planifier à son goût. 


Didon! le pharaon du CNDD et sa cour prennent les Guinéens pour des corniauds. Ils se foutent de notre intelligence. 

Didon! disons-nous la vérité: avec tout le respect que l'on doit à El hadji Boubacar Biro Diallo du fait de son âge respectable, il a fauté pour la seconde fois dans le parcours de sa vie politique en soutenant cette fois-ci sur la place publique le pharaon du CNDD et ses boyards pétris d'incompétence et de saloperie. Certes ça arrange quelque part ses enfants mais pas les élèves, les étudiants, et les chômeurs guinéens dans leur large majorité. 


Comme au temps de la révolution, Biro et d'autres personnalités politiques avaient manqué de courage de dire à Sékou Touré qu'il dérapait et qu'il perdait le pays en l'ensanglantant. Aujourd'hui encore, Biro, Jean-Marie Doré, Diahannama Kouyaté et consorts soutiennent ce nouvel tyranneau au pouvoir et tournent dos à l'aspiration des populaces à vivre bien comme eux et leurs enfants. 


Hé! merde de merde ! Bon sang de bois! Regardez les mansardes dans lesquelles vivotent nos familles ! Elles puent la misère et la faim. Elles sont minées de maladies de toutes sortes. Elles déambulent dans les rues comme des cadavres ambulants. Elles ressemblent plus à des zombies que tournées vers un horizon promoteur. Regardez Boulbinet ! Regardez Sandervalia! Regardez Tombeau! Regardez La Camayenne! Regardez, bon Dieu, Madina et ses labyrinthes ! Regardez Cona-cris et souvenez que nous sommes, en ce moment, en saison pluvieuse avec tous ses cortèges de risques et de périls pour les Conakrykas. 


Dans la plupart des concessions, on mange à côté des égouts qui fument à ciel ouvert. Partout des puanteurs, des rats, de grosses mouches vertes. Partout la populace vit mal. 


Pour ce qui est de l'instruction, on gargarise partout les élèves et les étudiants guinéens d'enseignement au rabais. On leur bouche ainsi hermétiquement l'horizon d'une vie meilleure résultant d'un enseignement de qualité. 

La plupart des ménages s'émiettent du fait de la cherté de la vie. Des nymphettes racolent de visu dans les rues. Ventre vide n'a pas souvent de retenue. Alors elles se prostituent pour se nourrir et alimenter leur famille. 

Sida, choléra, malnutrition, sous alimentation, paludisme et fièvres de toutes sortes fauchent sur place les pauvres malades qui n'ont pas les sous pour aller à Dakar ou à Bamako ou à Abidjan ou en occident pour se soigner. Parce que les hôpitaux guinéens sont des pourrissoirs. Les médecins, les infirmiers, les garçons de salle, les gardiens sont pires que des sangsues pour les patients.


Pourquoi depuis 1958, c'est toujours les mêmes privilégiés qui continuent à tirer profit des différents pouvoirs qui se sont succédé ?  Quel monnè! Quel outrage! Quel défi !


Maintenant le pharaon du CNDD refuse non seulement d'écouter ceux qui le conseillent de faire la promotion de la compétence. Pire, il esclavagise le bled. Tous doivent l'obéir au doigt et à l'oeil. Sinon il leur met tous au fer. C'est ce qui est aussi arrivé à Alpha Yaya Diallo, ancien directeur de la douane.  L'on sait que vous connaissez les faits. Revenons quand même sur quelques petits détails pour refroidir nos colères.   


Quand M. Touré alors bosse de la douane avait été chassé de son poste comme un malpropre, le pharaon du CNDD reçoit au chaud l'adjoint de celui-ci en l'occurrence Alpha Yaya Diallo. Il lui demande: "qui doit-on mettre au poste de directeur de la douane, selon toi?" Réponse de l'invité: "Je pense qu'il faut nommer un compétent à ce poste..." A brûle-pourpoint, le méphistophélès déclame: "Moi, j'ai pensé à toi." Alpha Yaya se rétracte. Le chef boyard du CNDD persiste. Alors le promis précise: "Si c'est moi, je dois avoir les coudées franches pour nommer des compétents autour de moi ?" Le bidasse proclame séance tenante et devant témoins: "Je te l'accorde." 

 Comme ça Alpha Yaya Diallo s'est retrouvé parachuté à ce poste de directeur de douane. Sans les bénédictions de l'intrigant Sékouba Konaté du CNDD qui jure, lui, de faire revenir son Touré à la tête de la douane. 


Aussitôt après le parachutage de Alpha Yaya Diallo à la tête de la douane, le pharaon joue à fond la ruse et la duplicité en lui imposant des médiocres à certains postes clé. Le désorienté Alpha Yaya pédale alors dans la semoule. Il va de blocage en blocage dans ses attributions de directeur de la douane et accumule des tas de bûches.


Ne pouvant se dépêtrer des intrigues de la cour du pharaon du CNDD, il prend son courage des deux mains et signifie à Moïse Dadis Camara sa décision irrévocable de jeter l'éponge. "On ne me laisse pas travailler. Je préfère démissionner parce qu'avec tous ces incompétents qui m'assaillent et me jettent des peaux de banane, je vais droit au mur. Je démissionne. Voici ma lettre..." Devant témoins, le pharaon du CNDD monte comme une soupe au lait. Il entre en transe. Il gueule. Il ânonne. Il devance l'effronté sur la scène publique. Il forge rapidos un décret qui démissionne l'effronté et le met aux arrêts. C'est toute l'affaire. 


Si ça ce n'est pas un abus de pouvoir, c'est quoi alors? Pour qui se prend Moïse Dadis Camara? Il arrête et embastille tous ceux qui le critiquent ouvertement ou le contrarient dans ses conneries. Il est fou ou quoi ? Qu'est-ce l'armée guinéenne attend pour le remettre dans les rangs? Poroototo !


Quiconque mise sur l'armée guinéenne pour mettre fin aux folies et aux errements du pharaon du CNDD et de ses boyards, se fout le doigt dans l'œil. L'armée guinéenne jusqu'à ce jour n'a jamais été républicaine.


C'est une armée de bandits, de voyous, de salopards, de brigands. Souvent armés jusqu'aux couilles, il faut les voir montrer des muscles et faire le malin dans les rues de Cona-crimes. Les "sorris" guinéens: "béppédji".


Benn Pepito

Source :  www.ondes-guinee.info

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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 15:24

Depuis notre indépendance, ceux qui ont réussi à s'accaparer de la direction du pays mènent peu ou prou la même politique. En matière de santé nous savons tous que c'est l'application du principe dit des "évacuations sanitaires" pour les puissants et leurs familles, et du "mourrez  en vous débrouillant sur place" pour le peuple.

 

Les réalisations en matière de prévention et traitement disponibles dans notre pays sont connues: presque rien. Le peu que la France nous a laissé tombe un peu partout en ruine dans l'indifférence totale des autorités, plutôt  préoccupées par leur survie politique.

 

Toute dénonciation, surtout de la part d'un médecin, vous renvoie la réponse: mais qu'avez-vous fait pour votre peuple? Cette forme de malhonnêteté politique est devenue la réplique de ceux en manque d'arguments: une politique de santé est définie par un Etat, pas par un travailleur particulier, surtout que personne n'est écouté comme il faut au moment qu'il faut.  Le Dr Diallo a payé de sa vie sa témérité à vouloir raisonner Sékou, ne l'oublions pas. Nous luttons pour le droit pour tous à la santé, pas seulement pour une minorité privilégiée. Cela doit être clair.

 

Se taire, c'est donc une forme de peur ou de  complicité devant la confusion entretenue sur ce sujet sensible. Posons donc des questions à la suite de l'une des trop nombreuses évacuations, dont le coût total à ce jour nous aurait construit un bon nombre d'excellents centres hospitaliers. C'est une réalité connue de tous. Examinons  le cas  récent du Général CNDD Sékouba Konaté.

 

En Guinée

 

1 - Sékouba quitte Conakry par une énième "évacuation sanitaire" d'un haut responsable, pour une pathologie supposée hors de portée de nos moyens matériels et humains. Souhaits de prompt rétablissement par tous. Quelle que soit la personne et ses actes, c'est un trait de notre culture.

 

2 - Le Général a  pris soin de "confier" son cher  Dadis à la vigilance de Pivi et Thiegboro, avec probablement quelques larmes d'émotion.

 

Au total: fatigué et mourant à Conakry d'une pathologie non dévoilée. Comparer avec la publication des bulletins de santé des dirigeants des pays démocratiques. Evidemment, ces derniers sont des élus de leurs peuples, pas  par des kalachnikovs.

 

Au Maroc

 

1 - Après le train de rumeurs plus ou moins savamment orchestrées, y compris une évacuation secondaire sur la France, nous apprenons que M. le Général Konaté loge avec sa suite dans un hôtel 5 étoiles dont le luxe nous est complaisamment décrit, au lieu d'une clinique comme tout malade souffrant d'une maladie sérieuse, raison présumée de son évacuation.

 

2 - Les photos de lui ne montrent pas un milieu hospitalier (pour un évacué en catastrophe),  ou à la rigueur dans une salle de kinésithérapie post-traitement, mais en train de jouer au football sur une  plage  marocaine (n'avons-nous pas de plages pour cela?) Bel exemple pour les futurs touristes en direction de notre pays. Noter que le Maroc est un pays ami que nous respectons. Mais là n'est pas la question.

 

3 - Sa suite (gardes du  corps, médecin militaire  personnel) est logée dans les mêmes conditions luxueuses. Attribuer à la cassette du Roi du pays hôte les dépenses afférentes  n'éclaire pas sur les raisons dites "sanitaires " de celles-ci. En tout état de cause, les médecins marocains ont fait un miracle sanitaire en quelques jours, ce en quoi nous les remercions, ce que leurs collègues guinéens étaient  supposés incapables de faire. Cherchez l'erreur..

 

En conclusion

 

1 - Quel est l'extraordinaire contribution de Konaté (et du reste du CNDD) au bonheur du peuple qui lui permet, quelques mois après un coup d'état, de bénéficier de toutes ces faveurs?

 

2 - Tous ceux qui triment et meurent en silence dans notre pays, dans l'indifférence des autorités, quel est leur crime pour mériter un tel sort d'éternels "laissés pour compte?

 

3 - Pourquoi nos hôpitaux et leurs personnels sont-ils boycottés par nos "dirigeants patriotiques", qui clamant leur solidarité au "vaillant peuple", mais qui se gardent d'y mettre les pieds ? En quoi diffèrent-ils des deux régimes précédents?

 

4 - Combien de dirigeants étrangers sont jamais venus se faire soigner en Guinée?

 

5 - Derrière le boucan des audits et autres narcos, quels sont les gestes du CNDD en faveur de la santé, l'un des problèmes cruciaux de la population, depuis sa prise de pouvoir? De qui se moque t-on encore, depuis la prise de pouvoir du groupe dit CNDD?

 

Thierno A Diallo, Médecin

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Source : www.ondes-guinee.info

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