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  • Je suis allergique aux régimes militaires !

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 11:36
Il n’ya rien de plus grave qu'un système de gouvernance où le talent des acteurs laisse à désirer Rien de plus odieux que l'orgueil et l 'attitude méprisante d'une élite fermée. Le plus grand danger qui nous menace est celui de l'enracinement de ces criminels qui pensent que seuls les biens matériels comptent.Ils sont prêts à vendre leur âme pour s'enrichir.

Le temps est venu pour nous de rompre avec cette race de vautours. Nous ne pourrons jamais sortir de notre situation de misère tant que nous aurons à la tête du pays ,des rapaces assoiffées de sang et de fortune qui usent et abusent d'un pouvoir dont ils ne sont pas investis.

Les guinéens sont devenus bien malgré eux les otages d'un groupe de gens avides de gains qui n'hésite pas à tromper le peuple pour arriver à ses fins .Cette mafia de voleurs sans scrupules est une machine bien huilée, organisée en un réseau dont les membres sont solidaires.Un groupe de criminels sans foi ni loi qui manipule l'information ,planifie des stratégies, mènent des actions de division et d’intoxications ,proposent des partenariats irréalistes pour faire main basse sur les ressources du pays.

Il est temps d'en finir avec la soumission. Car la soumission empêche que se développe l'audace.Le ressort de toute création est la révolte.Nous devons sortir de notre prison de peur et de notre réserve,pour lancer le cri de la révolte; ce cri qui brise les chaînes des esclaves et les barreaux des prisons celui qui fissure les murs et fait éclater les systèmes d'oppression; qui trouble le sommeil des dictateurs et fait trembler les obsédés de pouvoir."

Quand un peuple a peur des gouvernements “la tyranie s'installe .il faut faire peur aux gouvernements pour que la liberté triomphe. Notre peuple meurtri dans sa chair a pendant des décennies, hormis quelques soubresauts vite reprimés, hésité de se faire entendre. Cette attitude de démission collective a toujours permis aux différents tyrans qui nous ont gouvernés de nous martyriser Nous avons toujours été une proie facile pour ceux qui nous ont dirrigés.

La situation de dépendance dans laquelle nous nous sommes retrouvés ,nous a poussés à nous accrocher au quotidien à en accepter la monotonie, la banalité et la cruauté. Par lâcheté de certains d'entre nous, nous avons trahis sans cesse les exigences de notre dignité. Nous nous nous sommes laissés engluer dans le mensonge. Le mensonge quotidien est devenu part constituante de notre système de gouvernement. Il en est l’armature essentielle. Cet état de fait explique le Septembre noir que la Guinée a connu le 28 septembre dernier.

La violence au début agit ouvertement, parfois même avec orgueil: mais dés qu’elle a atteint un certain dégré, elle est obligée de camoufler son horreur, sa laideur ,son infamie dans un brouillard de mensonges. Nous devons nous redresser par le rejet du mensonge. Refuser de sourire, de chanter et de danser faussement.Refuser d’être déshumanisés, de sacrifier nos principes, les efforts de nos ancêtres et les espérances de nos déscendants.Nous devons garder toute notre fermeté et toute notre clairvoyance pour rejeter en bloc les propositions qui aliennent notre liberté. Il faut garder en mémoire les exactions qu’ont connues nos pays voisins (Libéria, Sierra Léone et la Côte d’Ivoire).

On ne pactise pas avec le diable. Si nous nous accrochons à la fausse sécurité que nous fait miroiter la médiation nous allons tout droit vers l’échec. C’est maintenant ou jamais. Notre peuple n’a plus le droit de s’abandonner dans les bras de la mort. Si par mégarde nous continuons à succomber au chantage et aux mensonges de cette mafia si nous persistons à céder aux tractations organisees contre nous, nous aurions prouvé que nous sommes des incurables Nous devons refuser toutes négociations avec les criminels. Il faut écarter tout esprit de complaisance et de concession, il faut déloger ces hommes qui sont aveuglés par l’enrichissement illicite.

Ils ont perdu la capacité de se priver et craignent de rencontrer des vérités troublantes pouvant entraîner une remise en question de leurs modes d’existence centrés sur l’avoir.Debarrassons nous une fois pour toutes de cette bande qui nous etouffe et nous empeche de respirer. La lâcheté conduit à l'égarement. Le courage seul peut nous ouvrir la voie vers la liberté.

Il n'ya plus de place pour les vieilles querelles. Nous devons cesser de nous replier sur notre ethnocentrisme pour nous ouvrir sur le monde et poser un regard neuf et positif sur notre futur pour bâtir la société dont nous rêvons tous.

Il est important de vivre dans un système où régne la primauté du droit c’est à dire vivre dans le respect de la constitution et des lois. La loi est la boussole de tout citoyen.Quand elle parle ,on doit l'écouter et les autorités civiles et militaires doivent être les premières à lui céder et à donner l'exemple à suivre au reste du peuple.Pour cette raison nous devons donner la priorité à la révision de notre constitution qui a été depouillée de son contenu.Réclamer des élections dans la situation actuelle serait une erreur. Rien n'a été preparé pour faire des élections transparentes.Les issues ont toutes été bouchées pour qu'on se retrouve avec les mêmes personnes qui ont plongé le pays dans cette misére noire. L’ONU devrait mettre la Guinée sous tutelle et organiser une transition.

Des commissions pourraient être mises en place dans tous les domaines:Education, Santé etc.... Des cadres triés sur le volet, intègres et compétents de l'intérieur et de l'extérieur du pays pourront se pencher sur les problèmes du pays et faire des recommandations de sortie de crise. Nous avons le devoir d’enterrer décemment nos morts, réhabiliter les victimes de la barbarie qui a marqué notre histoire commune et juger les coupables. Choisissons enfin la bonne carte et jouons pour ne plus perdre. Combattons l'impunité!Le devoir d’un militaire est de protéger la constitution et les citoyens.

Amandaline

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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 09:32

L’Union Européenne (UE) avait informé qu’elle va prendre des sanctions contre les criminels (Dadis et le CNDD) et les mauvais acteurs de la transition (Le gouvernement et les conseillers) en Guinée. La liste devait être publiée ce vendredi 9 octobre 2009.
 
Nous venons d’apprendre que l’UE, contrairement à notre attente, décide de s’en remettre à l'Union africaine qui devra décider s’il y aura sanction contre les assassins du 28 septembre et si le CNDD et Dadis seront disqualifiés pour poursuivre la transition en Guinée. Ainsi, ils reproduisent le même scénario qui s’est produit au Burkina Fasso, au Togo, en Côte d’ Ivoire et en Mauritanie. Ce n’est pas pour rien d’ailleurs que Dadis a été le premier à proposer un médiateur africain, lui qui a toujours cité les autres cas comme exemple.
 
Nous étions en droit d’attendre une décision ferme et exemplaire de l’UE et de la communauté internationale en face des événements graves (massacres, viols massifs et milliers de blessés par balles) qui se sont produits le 28 septembre à Conakry et des conséquences qui peuvent en découler pour la Guinée et toute la sous-région.
 
Le choix de Blaise Compaoré comme médiateur est un mauvais choix. Ce militaire qui est lui-même arrivé au pouvoir comme Dadis se maintient depuis 1987 à la tête de son pays. Il a reçu une mission d’aller à Conakry pour dire à Dadis qu’il doit partir. Arrivé en Guinée, il tente de réunir les Forces Vives et le CNDD. Cette tentative échoue. Il les invite alors à se rendre chez lui au Burkina Faso pour une conciliation. Cela n’était pas sa feuille de route. Ensuite, c’est le "Premier ministre" Komara qu’on fait venir à Ouagadougou pour un prétexte fallacieux. Au lendemain de cette visite, nous apprenons que l’UE s’en remet à l'Union africaine pour le dossier guinéen.
Monsieur Compaoré s’est disqualifié pour poursuivre une médiation en Guinée. D’autant plus que nous savons que Blaise Compaoré et beaucoup de chefs d’Etat ouest-africains ont leur candidat préféré pour des élections présidentielles en Guinée. Nous savons aussi que Compaoré a des intérêts économiques avec Dadis et le CNDD (Lire au lien ci-dessous).
 
C’est pour toutes ces raisons que l’Initiative de Bruxelles pour le Changement démocratique en Guinée (IBCG) demande à la CEDEAO de choisir un nouveau médiateur crédible dont le comportement démocratique et respectable a fait ses preuves, comme Alpha Oumar Konaré, Jerry John Rawlings ou Kofi Anan.
 
Nous espérons que la CEDEAO et l'Union africaine vont prendre leur responsabilité pour éviter un nouveau drame dans la région et en Afrique. Il en va de leur crédibilité et de l'intérêt de tous.
 
Nous invitons les Forces Vives à rester fermes sur leur position : le départ de Dadis et du CNDD ainsi que la plainte contre les criminels auprès du tribunal pénal international ne sont pas négociables. L’attitude de l’UE nous montre que nous ne devons pas compter sur les autres et qu’il faut passer à des actions concrètes si l’on veut se libérer de Dadis et de ces milices criminelles.
 
Lien : http://www.guineepresse.info/index.php?id=10,3979,0,0,1,0
 
L’Initiative de Bruxelles pour le Changement den Guinée (IBCG)
Contact : ibcg2008@ymail.com


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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 10:35
Le seul « facilitateur » dont les Guinéens ont besoin c’est un « facilitateur » du départ inconditionnel et rapide du capitaine Moussa Dadis Camara du pouvoir et la dissolution expéditive du CNDD. Les actes de sauvageries perpétrés par la junte militaire avec en tête le duo Moussa Dadis Camara et Sékouba Konaté, acte d’une violence extrême, ont irrémédiablement enterré toute légitimité de la junte à conduire une transition apaisée.

Depuis l’accession du pays à l’indépendance en 1958, les Guinéens n’ont que trop souffert. Le pays est  allé de tragédie en tragédie. Ce qui est nouveau, l’esprit inhumain et barbare des massacres et la bestialité des violations des femmes lors de la manifestation du 20 Septembre 2009.

Où dans le monde avez vu en plein dans un stade de 50.000 places, rempli comme un œuf, des militaires déshabiller les femmes, les bastonner, le violer et faire de leur appareil génital un champ de tir ?

Comment peut-on imaginer introduire le canon d’un PMAK dans le vagin de la femme et y tirer à bout portant ?

L’armée guinéenne ou plutôt cette milice guinéenne a atteint un niveau très bas. Jamais au monde, une si flagrante barbarie, de tels crimes inhumains n’ont été commis en plein jour devant le public.

En plus des humiliations, ce qui est plus insupportable et révoltant, ce que la junte militaire considère les Guinéens qui ne sont de leurs cercles comme des malpropres, des mendiants et des pique-assiette.

Depuis son arrivée au pouvoir au lendemain du putsch militaire contre le cadavérique Lansana Conté, la junte militaire a mis le pays à genou et l’a isolé à tous les niveaux. La junte a instauré un pouvoir archaïque et chaotique dont le système de gouvernance ne se résume qu’à la division, à la haine, la destruction et à la délation.

La junte au lieu de travailler pour l’unité nationale et la cohésion s’est illustrée dans la création des comités de « Sous-tient » et de « milices formées » par des anciens rebelles du l’ULIMO et du LURD, juste pour semer la terreur et diviser à jamais le peuple de Guinée uni dans sa diversité, épris de paix et désireux de vivre en parfaite harmonie avec tous ses voisins.

 

La junte a créé un pouvoir qui ne privilégie que des intérêts bassement égoïstes des copains et des coquins qui le compose au détriment de l’intérêt national.

 

Les richesses nationales, sensées contribuer au développement du pays, sont pillées, dilapidées et bradées par cette clique sans état d’âme, sans scrupule, hypothéquant ainsi l’avenir de toute une génération et mettant en péril l’existence même de l’unité de la Guinée en tant que nation.

 

La junte militaire s’est mise sur la trace de Lansana Conté mais de façon plus féroce. C’est une junte militaire dont le pouvoir est bâti sur l’anéantissement de l’excellence et réduction des intellectuels à l’alimentaire. Un pouvoir basé sur la trahison et bâtie sur une administration clochardisée, constituée uniquement de lâches qui n’ont pour seule qualité que la bassesse.

 

C’est un pouvoir qui a élevé la corruption, le clientélisme, le népotisme, la gabegie et l’enrichissement à un niveau record.

 

Le CNDD et le gouvernement de « l’infidèle » Kabinet Komara un ramassis de délinquants de tout poil qui agissent pour leur intérêt personnel et pour assouvir le besoin et passion sanguinaire de la junte militaire. Les bestialités et les sauvageries commises par la junte militaire n’existent nulle part au monde, même au pays des Hommes les plus attardés sur cette terre.

 

Le Capitaine Moussa Dadis Camara, sa junte militaire et son gouvernement, vous faites la honte du pays et de ses fils par vos frasques et vos méthodes arbitraires et moyenâgeuses, et vos cruautés médiévales.

 

Vous n’êtes qu’une bande de voleurs, de pillards et d’assassins de grand chemin. Aujourd’hui, tous les vrais fils de la Guinée vous maudissent de les conduire à la souffrance et à l’humiliation suprême.

 

Le Capitaine Moussa Dadis Camara tente de se purifier en clamant haut et fort qu’il ne contrôle pas l’armée et qu’il était désolé. Cela implique que le capitaine Dadis Camara est « sans pouvoir », et donc incapable de gouverner le pays. Il a démontré qu’il n’a ni l’étoffe d’un homme d’État et encore moins la qualité d’un « responsable ». Le capitaine Dadis Camara, par ses déclarations éhontées,  a ainsi signé sa mort politique le 28 septembre 2009 et cela devant le monde entier.

 

Le capitaine Dadis Camara  demeure aujourd’hui l’obstacle majeur à la sortie de crise et il cherche à se cramponner au pouvoir par la voie des armes et la violence. Il refuse de comprendre qu’à l’allure où vont les choses, il sera, de toute façon écarter, humilié et éliminé, quoi qu’il en soit  d’une façon ou d’autre.

 

• soit il est liquidé par ces mêmes militaires que le soutiennent jusqu’à maintenant;

• soit ce sera le peuple lui-même qui s’en chargera d’ici quelques jours.

 

Ainsi la communauté internationale confirmera d’ici peu l’absurdité de l’intransigeance aveugle du Capitaine « fou » et surtout « l’imbécillité » de ses attitudes. Son départ n’est qu’une question de temps. Au capitaine Moussa Dadis Camara, un conseil : cesse d’enfoncer davantage la Guinée dans le gouffre.

 

Indignement et mais courageusement, retires toi du pouvoir. Dans l’hypothèse d’un refus de ta part, tu ne laisseras aux Guinéens plus qu’un seul choix : durcir la lutte populaire jusqu’à ce que tu sois mis hors d’état d’agir. Aux autres membres de la junte militaire, il faut bien comprendre que : Celui qui ne dit rien, consent.

 

Vous êtes tous coupables au même titre que le capitaine Moussa Dadis Camara. Le seul acte qui peut sauver un militaire présumé dans les massacres du 28 Septembre 2009, c’est de mettre la main sur le Capitaine Dadis, l’arrêter et le mettre devant la justice. Aucune autre démarche de « déculpabilisation » n’est que peine perdu.

 

Aux Généraux Mamadouba Toto Camara et Sékouba Konaté, au Colonel « Bepperi » Korka Diallo, au Capitaine Pivi et consorts, la balle est dans votre camp. Vous avez le choix de devenir héros en arrêtant le malade mental, le Capitaine Moussa Dadis Camara et ses sbires ou croisez les bras et prenez rendez vous avec la mort car Dadis va vous éliminez or alors faites vos réservations de chambres au TPI à La Haye.

 

Docteur Mamadou Diallo, MD

Membre Fondateur de l’Alliance Nationale pour la Démocratie et le Développement (ANDD)

Fondateur et Administrateur de www.guinea-forum.org partenaire e www.ones-guinee.info
 
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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 13:33

Tôt ou tard, chaque être, chaque société devra faire face à ses démons (tout en faisant) et faire un choix qui déterminera le reste de sa destinée. Les nôtres ont (pour le moment) pris le dessus,(ils détiennent la boussole et le gouvernail) le contrôle, nous pouvons les affronter maintenant ou remettre ça aux calendes grecques mais nous ne pourrons pas contourner le fait qu’ils continueront de nous habiter. Nous ne pourrons pas, éternellement, contourner notre destin commun.

Avant de soumettre ce que l’on pourrait appeler « propositions », je souhaite faire, dans cette deuxième partie, un résumé de la «bêtise collective» que j’ai voulue dénoncer dans la première et tous les textes que j’ai rédigés depuis, le 23 décembre 2009. J’avais voulu la consacrer à la bête en furie, dénommée Dadis, que nous avons laissée en liberté. Mais, il y’ a déjà plusieurs articles qui traitent d’elle.

Les auteurs m’ont rendu un sacré service!  Retenons, pour l’instant, qu’en hésitant nous rendons service à ces voyous. Cette barbarie a bel et bien été préméditée et planifiée d’avance. Mon souhait, comme je le disais précédemment, n’est pas de faire la morale à quelqu’un de particulier mais il faut savoir d’où nous sommes partis, dans le désordre, pour définir l’horizon commun, dans l’unité.


2—  Toujours le pire des Scénarios :

 
En 2006, la prise de pouvoir par l’armée fut l’un des scénarios de sortie de crise mis en évidence par le CNOSCG (Conseil National des Organisations de La Société Civile). Les partis politiques y compris, ce conseil a préféré croiser les bras et attendre que le pire des scénarios se réalise.

En début d’année 2009, j’écrivis, à quelques reprises, que beaucoup de nos compatriotes se gonflaient lâchement la poitrine en revendiquant la victoire dans un combat, auquel, ils n’ont pas participé. Une supercherie, à laquelle un nombre réduit — presque négligeable – de bandits fut associé, devint le symbole d’une lutte nationale jamais menée. En effet, certains non initiés et peu connaisseurs de la bande au pouvoir ont estimé qu’elle leur accorderait une faveur individuelle en les débarrassant de certains fléaux qui gangrènent la société, mais particulièrement de leurs « adversaires ». Haine et opportunisme! Détrompez-vous, je ne fais pas allusion qu’aux leaders politiques, nous sommes tous concernés. Chacun voulait y trouver son compte au point que nous nous sommes retrouvés dans une situation d’immobilisme collectif en espérant/souhaitant que le CGS  et ses balles feront une distinction à l’avantage des uns, contre les autres. Ils viennent de tirer dans le tas!

 

Les valeurs intellectuelles morales, culturelles et traditionnelles qui sont les nôtres furent mises de côté. Tous les leaders, politiques, religieux, syndicaux et autres se lancèrent dans une course d’appropriation des nouveaux parvenus, chaque groupe voulant en faire son arme. La « victoire » devait être celle de tous et personne à la fois. Nous connaissons maintenant les uniques bénéficiaires.  La crainte, la peur d’agir et d’entreprendre —si ce n’est pas un manque de vision, de sincérité, d’engagement et de patriotisme— de notre leadership, dans son ensemble, l’amène à "accepter " le mal pour vaincre le mal. Une aberration!


Malgré ce que nous venons de vivre, et selon les informations qui me parviennent, certains continuent de croire à une solution militaire à  la crise que nous connaissons. Quel que soit le vainqueur parmi les fauves, il restera cannibale. Retenez-le une fois pour toutes, chers compatriotes! Lansana Conté disait qu’il a déjà tué  et pouvait le faire encore et encore. Celui qui arrive par les armes gouvernera par les armes, ce sont ses seuls arguments.


Des individus —qui se prétendent religieux et sages— ont livré leurs filles à la prostitution à peine déguisée auprès de la junte. Ils côtoient des alcooliques et drogués lorsqu’ils sont dans l’antre du diable et préfèrent inventer, de leur propre chef, des circonstances atténuantes. Des hommes « politiques » - revendiquant des parcours académiques et professionnels des plus enviables - discutent d’affaires d’État, avec des incultes. Ils se soumettent aux caprices d’ignobles vagabonds qui leur préfèrent les va-nu-pieds d’anciens  promotionnaires  de « maquis » et coins sombres de Conakry qui constituent leurs clubs de soutiens. Des syndicalistes qui tolèrent les gaspillages outranciers de ces voleurs, et mettent en berne les revendications légitimes de ceux qu’ils représentent.

 

Des intellectuels qui inventent de bonnes vertus à un groupe qui symbolise tout ce qu’il y’a d’échec dans une société, qu’elle soit occidentale ou africaine. Nos valeurs ancestrales sont devenues légendes et les modernes, utopiques. N’est-ce pas le monde à l’envers? Serait-ce le rêve guinéen, qu’un voyou soit chef d’État par terrorisme?

Bref, tout ce qu’il y’ a de mauvais est normal en Guinée pourvu que tel soit écarté, injurié, enfermé, humilié : ce n’est que drôle! Je ne parlerai pas de l’ethnocentrisme.

J’ai pourtant cru que l’exercice du pouvoir, quelle que soit la situation d’exception, exige un certain minimum pour nombre des valeurs intellectuelles, morales, culturelles : humaines en gros.
 

Mais le drame guinéen ne s’arrête pas là :

  • Quelle que soit l’ampleur du crime, il y’a toujours quelqu’un pour venir débattre et faire le malin : négocier. Des porte-paroles du désespoir — qui voient une occasion d’autopromotion sur les cadavres des autres — aux pèlerins de grosses déclarations internationales, tout y passe, comme à Hollywood. Pourvu que ça fasse intellectuel et important.  
  • L’impunité est devenue une culture, pourvu qu’elle ait la bénédiction de conseils de sages et autres coordinations régionales; à cent millions de francs la séance.
  • Et pendant que l’on assassine des innocents, nous débattons et radotons, espérant sournoisement que quelqu’un d’autre vienne nous guérir du mal que nous avons fabriqué et entretenu. 
  • Malgré les pénibles évènements que nous venons de vivre, d’autres s’amusent encore à comparer l’irréparable à l’éphémère. Leur soif de voir d’autres se faire humilier ne peut être désaltérée par le sang des martyrs.
  • Par bonne ou mauvaise foi, même lorsque nous nous disons neutres ou opposés à certaines bêtises, nous nous laissons entrainer par les évènements sans mesurer l’impact de nos actions. C’était le cas par exemple de notre poétesse nationale, Zena Koumanthio Diallo, qui est allée lire un poème au stade de Labé. Même si le contenu du poème laisse un doute quant aux motivations réelles. Le groupe CGS (CNDD, GOUVERNEMENT et SOUTIENS, je les appelle ainsi pour ne pas en oublier un seul et éviter d’alourdir les textes en citant des noms) en fait une bonne récupération. La cooptation de telles personnalités dans ce genre d’évènements ne consiste qu’à donner un certain crédit à l’évènement et attirer des esprits sensibles.
  • Certains commis aux « réactions et commentaires », cagoulés par les termes grandiloquents de démocratie, dialogue apaisé, liberté d’expression et d’opinion dont ils n’ont jamais connu le sens, commencent déjà à soutenir l’idée d’un gouvernement d’union nationale dirigé encore par les mêmes bandits. Ils veulent inventer des navettes de sortie pour l’un ou l’autre du CGS. Accordons-leur la « liberté de s’exprimer », mais sommes-nous obligés de faire les fous avec eux? Je dois avouer mon inquiétude parce que mes compatriotes commencent encore à en débattre, à réagir. Les connaissant je ne serai pas surpris que, au nom de la paix et du semblant d’unité nationale que prônent les insensés, ils acceptent les rabais empoisonnés, en négociant. Ce sera le plus grand coup à porter à cette unité. 
  • D’autres préfèrent « attaquer » les opinions – non, discuter ou débattre – parce qu’admettre la vérité mettrait leur ethnie en « danger ». Ils ont fait du CGS un outil de combat.
  • Ce n’est qu’au moment où le pire scénario devient réalité sanglante, que nous Guinéens décidons de faire le minimum. En témoignent toutes les grosses marches organisées à travers la planète. Je ne veux pas faire le "rabat-joie" mais lorsqu’ il y’a des morts, une marche ne suffit plus.  Il nous en faudra beaucoup plus, pour oser parler d’eux avec honneur. 

Dadis n’est que la personnification du mal qui gangrène toute la société guinéenne ;  l’émanation du sentiment que le Guinéen nourrit pour son prochain. Le résultat de la dominance de l’instinct sur la conscience; de la haine sur l’amour du prochain; de l’ivraie sur la raison. Bref, la célébration de la victoire du mal sur le bien. L’incompétence, le mensonge, la roublardise, l’ethnocentrisme et surtout l’immobilisme collectif sont les traits dominants de notre société qui ne peuvent être mieux caricaturés  que par le CGS.

C’est le pire scénario que nous avons voulu unique solution. Nous allons trinquer!

L’allure étant comprise, à mon avis, je ne parlerai pas de toutes les bêtises collectives de ces derniers mois, années ou décennies.


Négocier avec le CGS c’est donc faire des compromissions avec le mal en nous-mêmes.

 

Par contre, l’affronter est un exercice de thérapie collective. Le vaincre, une revanche du bien sur le mal qui nous guérira tous.


Ces vagabonds sont en perte de contrôle d’un véhicule qu’ils ne seront jamais capables de conduire et ils ne cessent d’appuyer sur l’accélérateur. Allons-nous leur offrir un frein et le volant en plus? Dadis n’est qu’une bête sanguinaire blessée qui sort ses griffes cassées de désespoir. Allons-nous panser ses plaies et lui tendre notre cou afin qu’il s’abreuve de plus de sang? Parce qu’au cas où vous en douteriez, ils tueront encore et encore. Retenez-le!

 
Le pouvoir de ce régime est une grosse toile, de parodies criminelles, tissée avec des fils du mal, que le CGS ne cesse de fabriquer. Vouloir séparer les bons fils des mauvais, c’est vouloir s’offrir, en proie, aux prédateurs. Ils sont tous dangereux, les uns autant que les autres. Ils sont tellement pris dans leur sale besogne, que rester dans la toile devient vital; ils ont désormais toutes les raisons sanguinaires de s’accrocher indéfiniment au pouvoir. Qu’ils s’entre-dévorent, par instinct de survie, ne changera rien au danger que représente la saleté qu’ils ont voulu installer au sommet de l’État. Les survivants demeureront des éléments du pire scénario!

 
Après ce diagnostic, que faire donc? Outre la confrontation de nos démons, je ne vois pas réellement d’issue salutaire ou alternative pour reprendre le dessus. Il n’y’a pas de baguette magique pour nous sortir du drame. Je lis ici et là, très peu heureusement, qu’il faut «dialoguer» et,  de  façon à peine voilée, «prendre du temps pour penser aux solutions» en espérant un miracle. C’est encore mal connaitre ce que couve Conakry. Si nous n’affrontons pas ce mal maintenant et ensemble, c’est en rangs dispersés que nous le ferons plus tard contre une multitude de factions. À ce moment là, nous pourrons parler de «somalisation» véritable.

L’autre pire scénario qui nous reste à vivre.  Et, chose qui est certaine, ce ne sont pas des actions individualistes, isolées et uniquement documentées, qui nous sortirons de l’auberge.  Encore moins de simples marches ici et là. Que dire du déni collectif que nous pratiquons si bien avec des déclarations du genre «la Guinée ne risque pas de connaitre de guerre comme les autres pays»? J’en parlerai dans la prochaine livraison: Il faut organiser la résistance.

 

Boubacar Barros Diallo

barrosdiallo@hotmail.com 

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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 17:50

La transition est dans l’impasse et chaque jour qui passe éloigne les positions des deux principaux protagonistes que sont  le CNDD, détenteur du pouvoir actuel et les partis politiques qui aspirent au pouvoir. Chacun bombe le torse, exhibe ses muscles et défie l’autre. Le grand perdant des batailles insensées qui s’annoncent, c’est nous autres qui ne cherchons qu’à vivre heureux dans notre  chère Guinée.

 

Les évènements du 28 septembre 2009 confirment, hélas, le déficit de sens de responsabilité de nos acteurs politiques. Encore une fois des guinéens ont tué des guinéens. Le pouvoir a interdit la manifestation sous prétexte que le 28 septembre est une fête nationale. Même si cette date ne fait pas partie de celles qui sont légalement reconnues comme fêtes nationales en Guinée, les partis auraient pu  prendre au mot le pouvoir et reporter de quelques jours la manifestation. Mais devant toute cette marée humaine déferlant vers le stade, l’armée au pouvoir aurait pu aussi éviter de rééditer son « exploit » de janvier 2007. Elle aurait pu laisser les gens aller au stade, dire ce qu’ils veulent dire et rentrer chez eux tranquillement, comme c’est le cas lorsque d’autres guinéens manifestent leur soutien au pouvoir.

 

Devant  cette situation inqualifiable, c’est à nous de chercher la solution pour éviter le pire : la  guerre civile qui se profile à l’horizon, si rien n’est fait pour la prévenir. Pour cela nous devons analyser ce qui se passe sans passion, ni parti pris.

 

Derrière toutes les agitations de chaque protagoniste  il ya des enjeux qu’il faut comprendre et prendre en compte, si on veut aboutir à une solution viable. Ma conviction est que le véritable enjeu pour les partis politiques, ce n’est pas la candidature du capitaine Dadis. C’est plutôt de participer à des élections libres, transparentes et démocratiques.

 

Le véritable enjeu pour le CNDD ce n’est pas de se maintenir au pouvoir coûte que coûte. C’est plutôt de sortir de la transition la tête haute.  Si tel est le cas, réfléchissons ensemble pour aider les deux parties à s’entendre. Je propose au pouvoir et aux partis politiques de se retrouver immédiatement pour d’abord présenter au Peuple de Guinée leurs excuses pour les crimes commis et dont ils sont solidairement responsables. Ensuite, pour s’entendre sur un accord cadre qui devra régir le reste de la transition. Pour cela, qu’ils commencent par s’entendre sur un certain nombre de principes, comme par exemple, les suivants :  

 

Principe N°1

 

Celui qui gère la transition, ne se présente pas aux élections. Il met en œuvre le programme de la transition et laisse la place à celle ou à celui qui aura été élu.

 

Principe N°2

 

Toute personne civile ou militaire qui remplit les conditions fixées par la loi  peut se présenter aux élections.

 

Principe N°3

 

Il n’y aura pas de prolongation du mandat de celui qui a géré la transition. A la date fixée pour la fin de la transition, il sera  remplacé par celui qui a été élu ou, sil n’ya pas eu d’élections, par une autre personne choisie par la société civile.

 

Principe N° 4

 

Pendant la transition, le gouvernement est mandaté pour exécuter le projet de budget  2009, amendé, éventuellement,  pour prendre en compte les actions du programme  de la transition. Aucune dépense de souveraineté ne sera accordée à celui qui gère la transition.

 

Une fois ces principes adoptés, il faudra laisser au pouvoir actuel le choix entre continuer ou renoncer à gérer la transition.

 

S’il décide de renoncer à la  gestion de la transition, la date des élections présidentielles est maintenue au 31 janvier 2010. Le CNDD et son président se retirent. Celui d’entre eux qui veut se présenter aux élections est libre de le faire. Pour la gestion de la transition,  2 options pourraient être envisagées :

 

Option 1 : revenir à la légalité constitutionnelle

 

Les dispositions de la constitution de 1990, relatives à la transition sont entièrement appliquées et Elhadj Somparé, président de l’assemblée nationale, est chargé de conduire la transition. S’il n’ya pas de consensus autour de sa personne, qu’il accepte de démissionner pour laisser la  place à son Premier Vice Président. L’heure est suffisamment grave pour ne pas perdre de temps à polémiquer sur le mandat de l’assemblée nationale ou sur la question de savoir si Elhadj Somparé aurait fait mieux ou pire que le régime actuel, s’il avait succédé à Lansana Conté. 

 

Option 2 : créer  une Haute Autorité de la transition  avec à sa tête  une personne neutre, choisie par la société civile.  

 

Si par contre, le  CNDD et son Président choisissent  de gérer la transition celle-ci est  prolongée au plus tard jusqu’à fin juin  2010.  L’occasion est mise à profit pour asseoir systématiquement les bases d’une véritable démocratie et d’un Etat de droit en Guinée que nul ne pourra plus remettre en cause sous quelque prétexte que ce soit.   Dans ce cadre, je propose un programme de transition  en 6 points que pouvoir et opposition s’engageront à mettre en œuvre.

 

1. Observer une trêve de 3 mois (octobre à décembre 2009) entre toutes les parties en conflit par rapport à la transition dans le but de  créer un climat de confiance mutuelle.  

 

Pendant ces 3 mois, les  mesures ci-après seront appliquées.

 

1.1 Faire baisser la tension entre pouvoir et partis politiques. Que chaque partie cesse de diaboliser l’autre, s’abstienne  de tout propos de nature à porter atteinte à l’honneur, la dignité et la liberté de l’autre, évite de discrétiser  l’autre aux yeux de l’opinion nationale ou internationale. Que chaque partie accepte que toute guinéenne ou tout  guinéen a droit  à prétendre à la magistrature suprême de son pays, dans les conditions fixées par la loi et n’a pas à être blâmé ou reproché pour son ambition politique. Que chaque partie adhère  sincèrement au principe d’une élection libre, transparente et démocratique. 

 

1.2 Eviter tout propos et tout acte de nature à amener  la communauté internationale à durcir les sanctions contre la Guinée et ses dirigeants.   Les sanctions imposées à la Guinée ont déjà causé assez de préjudices à nos populations.  Tous évitons d’engager un bras de fer avec nos partenaires au développement, abstenons nous de propos malveillants à leur égard. Faisons preuve de sens de responsabilité en posant des actes de nature à  aider nos partenaires à nous aider à sortir de la crise actuelle. Qu’on le veuille ou non, nous devons composer avec la communauté internationale pour sortir de cette crise.

 

1.3. Suspendre toute revendication sociale et toute manifestation à caractère de contestation ou de soutien à tel ou à tel autre.  Nous avons besoin de répit pour penser nos plaies, nous remettre en cause et nous mettre  dans de meilleures dispositions les uns vis-à-vis des autres.

 

1.4 Cantonner les militaires dans les casernes. Les militaires armés jusqu’aux dents qui se promènent partout  en narguant la population n’inspirent pas confiance. Aujourd’hui, Conakry ressemble à une ville aux mains de rebelles.

 

2. Jeter  les bases d’une réconciliation nationale. Pour cela :

 

3.1 Rapprocher les positions de ceux qui s’affrontent autour de notre passé.  Que les adversaires du régime de Sékou Touré commencent par reconnaître que ce régime n’a pas été que mauvais, qu’il a eu du mérite, qu’il a posé  de nombreux  actes positifs qui ne peuvent pas être balayés d’un revers de main pour ne pointer du doigt que les actes déplorables qui ont malheureusement entaché l’histoire des 26 ans de pouvoir du PDG. De leurs côtés, que les partisans de Sékou Touré aient l’honnêteté et le courage de reconnaître qu’il ya eu des crimes dont toutes les victimes ne sont pas que des traîtres à la nation, qui n’ont eu que ceux qu’ils ont mérité. Que partisans et adversaires de Lansana Conté fassent la même chose. Ce sera un premier pas dans la bonne direction sur le long chemin de la réconciliation nationale.  

 

Ceux qui sont morts au camp Boiro et ceux qui ont été fusillés au pied du mont Gangan suite aux évènements de juillet 1985 sont tous des victimes d’un même système. Au-delà de ceux qui ont ordonné ou exécuté ces crimes et dont la responsabilité n’est pas à nier, c’est ce système que nous devons identifier clairement et combattre pour que plus jamais de tels faits ne recommencent en Guinée.

 

3.2 Améliorer les relations entre l’armée et les civils.  La transition devrait être mise à profit  par notre armée pour s’interroger sur les actes qu’elle a posés depuis sa création, sur ses responsabilités devant les populations guinéennes qu’elle est censée défendre. Faire cesser  les actes et comportements préjudiciables à l’intégrité des personnes et de leurs biens  commis quotidiennement par des personnes en tenue militaire,  appliquer en son sein les règles de bonne gouvernance, être une armée véritablement républicaine, voilà autant de défis que notre armée doit relever pour reconquérir nos cœurs. Civils et militaires doivent se considérer comme citoyens d’un même pays.

 

3.3  Suspendre les  audits. Au lieu de dépenser des milliards pour auditer la gestion de tel ou tel, que la commission des audits réfléchisse et propose des mécanismes concrets pour empêcher que désormais un chef ne profite de sa position pour dilapider les biens publics. Dans l’immédiat, trouvons d’abord les moyens de boucher les trous pour que le peu  qui reste et ce qui viendra ne s’écoule plus irrémédiablement. 

 

3.4. Faire acte de bonne volonté : libérer toutes celles et tous ceux qui ne sont pas encore inculpés, mais ont été arrêtés après décembre 2008 pour des motifs autres que leur implication supposée dans le trafic de drogue ou de détournement  de biens publics. Organiser un procès conforme aux  règles de droit pour toutes ou ceux qui sont déjà  inculpés.

 

4. Renforcer les capacités des acteurs politiques  à jouer les rôles qui doivent être les leurs dans un Etat de droit. Pour cela :

 

4.1 Elaborer et mettre en œuvre un plan de renforcement des capacités institutionnelles des partis politiques.  On reproche souvent aux partis politiques de n’avoir pas de programme de société. Mais a-ton pensé à les aider à disposer en leur sein des compétences nécessaires pour élaborer un tel document ? Quels moyens avons-nous mis à leur disposition pour qu’ils puissent éduquer nos  populations comme cela leur est prescrit par la loi ?  Si nous voulons effectivement d’une vraie démocratie en Guinée ne vaut il pas mieux aider les partis politiques à jouer pleinement  leur rôle au lieu de  les discréditer tout le temps et chercher par tous les moyens à les exclure de la vie du pays ? Ne vaut il pas mieux d’en faire de véritables  centres  d’apprentissage de la démocratie pour tous ceux qui aspirent au pouvoir ?

 

4.2. Ouvrir les espaces et les canaux de communication à tous les acteurs politiques sans exclusive. Ce n’est pas en refusant le débat que nous allons nous améliorer. La vérité n’est pas seulement du côté du pouvoir ou de l’opposition. Elle est la résultante de la confrontation des idées des deux côtés. Prenons exemple sur les pays où la liberté d’expression est effective et non sur ceux où seule la voix du chef compte. Car entre ces deux, l’histoire a tranché avec la chute du mur de Berlin.   

                                                                                     

4.3. Elaborer et mettre en œuvre un plan de communication pour le changement de comportement en faveur de la démocratie, de la bonne gouvernance et du respect des droits de l’Homme. A partir de 1990, les guinéennes et guinéens ont été embarqués dans un processus de démocratisation dont les tenants et les aboutissants ne sont pas clairs pour  la grande majorité d’entre nous. La démocratie ne se construit pas en un jour. Elle  se construit chaque jour.  Elle s’apprend et s’améliore au fil du temps. Les guinéennes et les guinéens n’ont, dans leur écrasante majorité, pas encore compris ce que sont  la démocratie, la bonne gouvernance et les droits de l’Homme. Le jour où ils comprendront ces valeurs, ils les adopteront sans réserve et aucun dirigeant ne pourra plus les ignorer.

 

5. Organiser les élections sur la base d’une nouvelle constitution et d’un nouveau code électoral.  Pour cela :

 

5.1 Organiser une concertation de tous les acteurs politiques pour évaluer l’application de la constitution de 1990 et du code électoral. Sur la base des leçons apprises, préparer un document d’orientation pour l’élaboration d’une nouvelle constitution et d’un nouveau code électoral.

 

5.2  Confier l’élaboration du  projet de nouvelle constitution  à un groupe restreint d’experts, qui travailleront sur la base du document d’orientation.

 

5.3. Faire adopter la nouvelle constitution par un collège de grands électeurs ou une assemblée constituante dont les membres seront désignés selon des règles à définir.  

 

5.3. Organiser des élections dans le respect des règles de droit pour qu’au lendemain de ces  élections la priorité pour tous soit le développement du pays et non la gestion des conflits post électoraux.

 

6. Travailler étroitement avec le groupe de contact de  la communauté internationale pour trouver une solution négociée.  Pour cela :

 

6.1. Impliquer le groupe de contact dans la  mise en place de l’accord entre le pouvoir et les partis d’opposition.  Ce groupe composé de personnes neutres  peut aider à concilier les positions, à faciliter la levée des sanctions et à mobiliser des ressources pour financer le programme de la transition.

 

6.2 Proposer à la  communauté internationale un échéancier de levée des sanctions contre la Guinée qui tient compte de l’engagement des acteurs politiques de sortir de la crise conformément  à l’accord  qu’ils auront conclu et des  progrès réalisés dans l’application du nouveau programme de la transition.

 

Voilà les  propositions que je fais pour entamer la réflexion sur la voie à suivre pour sortir de la crise dans laquelle notre chère Guinée s’enfonce un peu plus chaque jour. 

 

Si le pouvoir actuel arrive à mettre en œuvre ces propositions, il pourra bomber le torse et lancer à celui qui succèdera, le défi de faire mieux. De leur côté, les partis politiques n’auront plus de raison de s’inquiéter de la candidature de qui que ce soit.

 

Dr Thierno  Oumane Wann

Consultant

Tél : 64 20 16 04

 

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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 12:09

Après le carnage du 28 septembre 2009, et face à la situation actuelle notamment la brutalité des militaires, il est souhaitable de mettre fin à la présence des militaires au pouvoir en Guinée. La présence de la Cedeao à travers Blaise Compaoré qui a un passé  (voir ce qu’il a fait en Côte d’Ivoire, au Libéria et au Togo) est de mauvaise augure.

 

Rappelez-vous en janvier - février 2007. C’est la même Cedeao qui a sauvé le pouvoir finissant de Conté pour laisser les Guinéens dans la misère. Encore cette Cedeao qui a proposé Kouyaté comme PM qui est venu cassé l’élan du mouvement syndical. Aujourd’hui la même chose recommence avec des porteurs de valises.

 

Si la Cedeao voulait aider à une solution de sortie de crises, elle aurait pu désigner un Homme au-delà de tout soupçon par exemple Alpha Oumar Konaré (ancien président malien) ou le président du Ghana (élu président contrairement aux autres président africains). A mon avis, l’idéal aurait été d’envoyer comme facilitateur les deux (Konaré et le président ghanéen).

 

Dans le cas contraire, si la Cedeao cherche à sauver une fois de plus leur « collègue » alors je pense qu’il serait souhaitable que les forces vives et la société civile fassent appel à l’Union européenne ou à l’Onu pour jouer le rôle de facilitateur.

 

La seule sortie de crise c’est le départ de l’Armée pour les casernes et  laisser le pouvoir politique aux civils, comme l’ont toujours voulu les fondateurs de l’Armée Guinéenne qui malheureusement ont tous été décimés par le régime clano-fasciste Sékou Touré.

 

Alpha-Malal Barry

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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 09:07

 

Dire que la Guinée court un danger, à un moment ou des incidents tragiques endeuillent la nation, c’est peut être, contribuer à entretenir la psychose qui tenaille déjà le peuple. Mais, garder aussi le silence devant une situation lourde de conséquences pour sa patrie, c’est s’exposer au risque d’une interpellation par l’histoire. C’est pourquoi, je me sens obligé de revenir ici sur certains aspects de la tragédie du 28 Septembre qui, à mon avis, présagent un cataclysme politique et humanitaire qu’il faut absolument prévenir, à travers une action concrète, collective et concertée, conduite dans un cadre juridique sans odeur de vindicte.

 

Soit dit en passant, lorsqu’une nation est frappée par des incidents comme ceux qui viennent de se produire chez nous, bien de gens en proie à la colère deviennent prônes aux pulsions. C’est normal. Cependant, il est bien de savoir les contenir pour éviter de faire des actes sous le poids de la colère. Car agir dans la colère c’est faire un pas vers le crime. Et, dans une situation de crime, les forts d’esprit parmi les victimes parlent de justice, tandis que les faibles crient à la vengeance. Pourtant, la vengeance est le refuge des faibles. S’y retrancher c’est perpétuer le crime.

  

En effet, depuis lundi 28 Septembre 2009, jour des horribles incidents en Guinée, des rumeurs de plus en plus persistantes, courent faisant état de l’implication d’une milice étrangère dans la répression sanglante qui a couté la vie à des centaines de Guinéens et mis celle de milliers d’autres en danger. Si les allégations sont confirmées, elles donneraient du poids à la thèse du crime organisé qu’avancent bien d’activistes d’organismes de défense des droits de l’homme. Et dans ce cas, c’est le pire qui est à craindre pour le pays.

 

Suite aux incidents du 28 Septembre, on a parlé de commission d’enquête. En attendant qu’elle ne soit mise sur pied, on peut déjà se prévaloir de certains témoignages qui donnent de la substance à la théorie d’utilisation des mercenaires, pour parer dès maintenant, à l’éventualité d’une guerre civile, qui déstabiliserait davantage la sous région Ouest Africaine. Les témoignages énumérés ci-après, devraient d’ores et déjà alerter les forces vives Guinéennes et la communauté internationale afin qu’une intervention rapide et efficace soit entreprise dans les brefs délais pour sauver la Guinée de l’implosion.

 

Premier indice : la tenue de certains assaillants

 

Sur l’une des photos que nous avons vues des événements, la tenue d’un des agresseurs, porte l’inscription POLIZEI, un terme qui signifie police en allemand. Or, à ce que je sache, l’uniforme des forces armées guinéennes ne porte nulle part ce label.

 

Deuxième indice : l’idiome de certains agresseurs

 

 Selon divers témoignages recueillis auprès des manifestants, certains tueurs du Lundi noir 28 septembre 2009, sont des nationaux de quelque pays d’expression Anglaise. Bien de victimes reconnaissent avoir été agressées par des individus armés parlant l’anglais avec un fort accent Libérien.

 

Troisième indice : la nature cruelle des atrocités infligées aux femmes

 

Nos sœurs auraient subies des traitements extrêmement cruels de la part de certains hommes en tenue. Gardons nous d’en décrire ici les détails, par observance de la morale religieuse qui recommande le respect de la pudeur féminine. Certaines images dont il faut absolument s’abstenir d’exhiber sur le net, pour cette même raison, constituent des témoignages d’actes criminels poignants dont la répugnance rappelle les méthodes cruelles documentées, des rebelles du RUF et de l’ULIMO.

 

Quatrième indice : les préavis de la presse nationale

 

Bien des mois avant la répression lâche du lundi noir, la presse guinéenne et même certains organismes de défense de droits de l’homme ont indiqué, la présence d’un camp d’entrainement de rebelles  à la frontière guinéo libérienne. L’on se rappelle d’ailleurs, que l’histoire des relations Guinéo Libériennes est ponctuée d’épisode de tension. Le Liberia a souvent accusé notre pays de servir d’arrière base aux rebelles responsables de la guerre civile qui l’a déchiré pendant une décennie. Le Liberia est maintenant calme, mais la Guinée, selon les sources indiquées, abriterait toujours certains de ses rebelles.  

 

Quoi qu’il en soit, ces témoignages ne sauraient laver Dadis Camara de la responsabilité morale de ce qui s’est passé. De même, il ne saurait y avoir d’exutoire pour l’armée guinéenne. Dadis affirme n’avoir eu aucun control sur la milice exterminatrice. Pour se donner bonne conscience, il s’est même rendu aux chevets des victimes hospitalisées, verser des larmes de crocodile. Mais, au delà de cette démarche boiteuse, on peut se demander comment des membres de sa garde rapprochée peuvent ils, sans aucune instruction venant de lui, intimer l’ordre à des individus en uniforme, de tirer sur de paisibles manifestants pro-démocratiques ? Pourtant pendant que ces hommes et femmes se faisaient lâchement abattre au stade, une foule de jeunes gens imberbes pro Dadis manifestait avec des slogans provocateurs à Kaloum, en toute tranquillité, défiant la même « interdiction du regroupement à caractère subversif » que les manifestants du stade.

 

Par ailleurs, en admettant aussi qu’une milice étrangère ait vraiment pris part aux exactions du 28 septembre. Serait ce possible en tant que président autoproclamé et chef de l’armée, que Dadis  n’ait pas été informé de l’enrôlement et des conditions d’intervention de cette milice ?   A moins qu’il ne réussisse à prouver que la milice était à la solde des leaders qu’il accuse, il aurait du mal à convaincre une cours de Justice. Quant à l’armée Guinéenne, elle a soit prêté main forte aux agresseurs, ou est demeurée inactive, gardant un silence coupable et complice pendant que les citoyens qu’elle est censée défendre se faisait canarder par des criminels drogués. Ce n’est pas étonnant. Car déjà, en 2007 on avait assisté à un scenario similaire.

 

Ce qui, en revanche est surprenant, voir même exaspérant, c’est de voir la CEDEAO prendre l’initiative de venir assurer une médiation entre l’opposition et le CNDD. La CEDEAO parraine souvent la conclusion d’accords controversés qui poussent à se demander si elle ne cautionne pas la fossilisation des pratiques dictatoriales dans la sous région. L’on se rappelle qu’en 2007, elle a préféré les bons offices d’un ancien putschiste pour venir débloquer la crise politique dans notre pays, qui n’était pas favorable au président d’alors, Lassana Conte. Les négociations sous les auspices de l’envoyé de la CEDEAO, Ibrahima Babangida, dénouèrent la crise mais en faveur de Conte.  

 

Cette fois ci encore, elle veut nous imposer un autre putschiste qui, à 3 fois de suite, a tripatouillé la constitution de son pays en sa faveur. Il s’agit du pro CNDD, Blaise Compaoré. La Guinée, toute entière doit rejeter cette offre de négociation, car elle sera périlleuse pour la nation. Les leaders politiques et toutes les organisations de la société civile, devraient dire non à cette proposition de la CEDEAO.  Car, l’accepter serait contribuer à prolonger le calvaire Guinéen. Comment peut-on en effet, négocier avec une bande d’individus composée :

 

  • D’hommes dont la place devrait être un camp d’internement pour troubles comportementaux, instabilité émotionnelles, attaques narcissique et j’en passe
  • Des maniaques drogués, repris de justice, et impunis tueurs à gages qui n’ont intégré l’armée que pour assouvir des pulsions criminelles sans être inquiétés, puisqu’en Guinée, le corps militaire fait et demeure  au dessus de la loi.  

Non, négocier avec le CNDD, ce n’est surtout pas ce qu’il faut à la Guinée en ce moment.

 

Ce qu’il faut à la Guinée, c’est faire venir une force d’intervention onusienne (ou de l’UA) qui reprenne le pouvoir d’entre les mains de Dadis, démilitarise les institutions républicaines, protège la population et prévienne des règlements de compte et/ou coup d’Etat jusqu’aux prochaines élections.

 

Ce qu’il faut à la Guinée, c’est surseoir à toutes élections immédiates, car dans le contexte actuel des clivages, ou les tensions politiques, sociales et ethniques sont plus que jamais grandes, des élections présidentielles s’avéreraient suicidaires.

 

Ce qu’il faut à la Guinée, c’est former un gouvernement d’union nationale, le temps de consolider l’unité politique et sociale ; d’assurer le toilettage de la constitution ; de renforcer les institutions de la république ; d’enquêter sur les expéditions punitives de Février 2007 et de Septembre 2009 et d’en juger les responsables.

 

Enfin, ce qu’il faut à la Guinée, c’est éviter que les émotions ne mènent éventuellement aux exécutions sommaires qui ne sont qu’une reproduction d’injustices, qui paralysent la nation.

                                          

Amadou Modibo Traoré

United Kingdom

bimodib@yahoo.fr

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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 14:22

L’avènement au pouvoir d’un groupe de militaires en Guinée avait amené beaucoup à sautiller de joie. Des politiciens aux yeux pétillant d’un bonheur enfantin exprimaient leur soutien à la Junte. Surexcités, ils avaient tout de ces gamins à qui on a offert des bonbons en attendant que maman revienne du marché aux poissons.

La guerre civile tant redoutée n’aura donc pas lieu (du moins pour le moment) puisque ceux qui détiennent les armes et censés la déclencher sont au pouvoir depuis le 23 décembre 2008 après le décès de leur parrain -le général président Lansana Conté.

 

Le chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara, dit ne pas vouloir “s’éterniser au pouvoir “. Il en a même fait sa chanson préférée. Il promet aussi d’organiser des élections équitables mais seulement après avoir “ balayé la maison“ que l’armée elle-même avait grossièrement contribuer à salir. C’est peut être vrai, mais pour quand ? Faut-il attendre une décennie pour y arriver ?

 

Le capitaine Dadis semble être résolu à abuser militairement de la confiance de nos ex-opposants et de la patience de nos syndicalistes qu’il a mis au chaumage politique et syndical du 23 décembre 2008 au 27 février 2009. Ces derniers se sont impatientés au point que Hadja Rabiatou Serah Diallo a haussé un ton syndical avec modestie. Histoire d’éviter une réponse militaire sauvage du genre « janvier-février-2007. »

 

Ça vaut la peine de rappeler à la junte qu’elle est tout d’abord militaire. Et comme telle, elle devrait se contenter de rester là où elle appartient : les casernes. Pas de compromis à ce sujet puisqu’en 1984, les Guinéens et la communauté internationale avaient mordu à l’hameçon de Lansana Conté et y sont restés accrochés, 24 ans durant, entre promesses de “démocratie“ et “bonne gouvernance“.

 

Comme son parrain, le capitaine Dadis a non seulement “goûté“ au pouvoir, mais aussi il a réussi à mettre en place une jolie équipe militaro civile qui pourra lui permettre de légitimer et de garder le pouvoir aussi longtemps que possible avant de passer la main à un autre militaire. Si Dadis tente et réussit l’exploit du général Lansana Conté en 1993, il faut bien se demander si la Guinée n’est pas sur le point de devenir un “royaume militaire“ mafieux à succession par parrainage ? Il faut bien le redouter si le capitaine guinéen n'est pas “balayé“ comme le général ivoirien.

 

Une armée qui a été incapable de nous apporter un minimum de quiétude sociale pendant 50 ans, pourra-t-elle nous mener vers une véritable démocratie ?

 

Pourquoi Dadis s’entoure t-il d’une batterie de conseillers dont certains sont liés à certains intérêts de la place ? Pourquoi fait-il créer des mouvements de soutien si le CNDD ne s’inscrit pas dans la durée ? En quoi Dadis serait-il différent de Lansana Conté en dehors de la pointure de leurs brodequins ?

 

Espérons que notre capitaine ne manigance rien pour faire partie de la course. Il faudrait l’en empêcher pour éviter de revivre le scénario des élections de 1993. Si le capitaine réussit à se présenter aux élections, rien ne nous garantie des élections équitables lorsqu’il pourrait, comme son parrain, les dérober et se faire acclamer comme le héro qui nous a évité de justesse “la guerre civile et le bain de sang“ ?

 

Les forces vives de la nation viennent de proposer la tenue des élections législatives en novembre et la présidentielle en décembre 2009 au sortir d’une réunion mercredi dernier. Mais, la junte semble plus préoccupée par sa “lutte contre la corruption et les narcotrafiquants“ que par le retour à la vie constitutionnelle. Il ne serait donc pas étonnant de voir le CNDD proposer son chronogramme à défaut de l’imposer.

 

Le CNDD du capitaine Dadis semble être à la recherche du temps et des moyens nécessaires à son occupation de la scène politico militaire à travers les urnes. Ce qui va certainement rassurer ceux qui demandent “le retour à la vie constitutionnelle normale“. et clouant la bouche à tous ceux qui lui avaient apporté un soutien précieux au moment où il en avait tant besoin.

 

Certains pensent qu’en plus de l’armurerie, Dadis a aussi réclamé les clés du caveau de la Banque centrale (auxquelles il n’a pas droit) pour y puiser ce qui lui servirait à l’achat de conscience aux quatre coins de la Guinée avant de troquer sa tenue militaire contre un boubou et se faire élire président et continuer à protéger les intérêts de son parrain.

 

La junte doit nous faciliter son retour apaisé dans les casernes avant la fin de décembre 2009. Cela permettra à notre nouveau président de continuera “lutte contre la corruption et les narcotrafiquants“ avec l’aide de l’ensemble des forces armées. Autrement, nous sommes en droit de dire que du CMRN au CNDD nous avons assisté à une arrogance militaire à outrance pendant vingt quatre années. Il faut que ça s’arrête ! Sur terre, il y a malheureusement une fin même aux bonnes choses.

 

Dadis qui mettait son épouse, ses enfants et sa propre mère dans spectacle inédit de télévision sous forme d’interview, nous tenait en haleine. L’objectif était de convaincre qu’il n’était ni “riche“ ni “corrompu“ et qu’il n’avait “aucune intention de s’éterniser au pouvoir“. C’est raté, puisqu’il rejoint le colonel Lansana Conté qui disait en 1984 : « Nous sommes montés au pouvoir pauvres. Tout ce que vous verrez avec nous, c’est qu’on l’a volé. »

 

Plus de 20 millions de dollars “empochés“ en moins deux mois ! Le capitaine Dadis vient de le confirmer publiquement. Il devrait être plus riche que l’ensemble des anciens ministres de son parrain Lansana Conté ! Il ne lui reste plus qu’à avouer qu’il avait bel et bien empoché le montant. En tout état de cause, personne n’est à ce jour, traduit en justice pour “tentative de corruption…“  

 

Amdy Salam Diaw

pour www.ondes-guinee.info

Contact email : amdysalamdiaw@yahoo.fr

Blog : www.amdys.over-blog.com   

 

Posté le 18.03.2009 à 23:57

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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 15:28

Le président de la République du Sénégal, pays le plus  anciennement démocratique de l'Afrique de l'Ouest, seul pays qui n'a connu depuis près d'un demi-siècle (49 ans) que l'alternance démocratique au pouvoir, se met brusquement à adouber les auteurs de coups d'Etat dans des pays voisins: Mauritanie et Guinée. Et cela pour la Guinée, contre la position officielle de l'Union africaine (Ua), de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (Cedeao), de l'Union européenne (Ue), des Etats-Unis d'Amérique etc.

 

Mais c'est qu'au départ de ses déplacements à Conakry, M. Wade parlait de “médiations dans le règlement de la crise guinéenne“. Le “médiateur“ est devenu “partisan fieffé“ du putschiste Dadis qu'il appelle désormais son “fils“ et qui l'appelle en retour “papa“.

 

Dans un contexte d'ingérence grossière dans les affaires guinéennes et d'un mépris total pour les Guinéens et pour l'opposition politique guinéenne, M. Wade ne cache même plus son soutien appuyé à Dadis. Plusieurs explications ont été avancées sur cette démarche d'un homme qui avait longtemps lutté en opposant politique dans son pays avant d'accéder à la magistrature suprême.

 

Mon explication du parti pris de M. Wade n'est qu'une hypothèse et non une accusation. Elle repose tout de même sur ce qui se dit  et s'écrit sur la  gestion du Sénégal par “Gorgui“, comme l'appellent certains Sénégalais.

 

De nombreux exemples sont de plus en plus cités pour parler d'une Administration Wade plus calamiteuse que jamais. Le journaliste sénégalais Abdou Latif Coulibaly a écrit récemment un brûlant dossier sur la gestion de l'Anoci (Agence nationale de l'organisation de la conférence islamique) dont le Président du conseil de surveillance n'était autre que Karim Wade, le fils du président sénégalais. Abdou Latif Coulibaly se livre à une analyse comptable minutieuse de ce dossier dans un ouvrage récent : “Contes et mécomptes de l'Anoci“ (Edit. L'Harmattan et Sentinelles, 2009). On sent au bout de ce livre de futurs audits sur la gestion de cette affaire et d'autres.

 

Abdou Latif a déjà publié d'autres ouvrages sur la gestion du pouvoir par M. Wade dont “Wade, un opposant au pouvoir, l'alternance piégée“ (Ed. Sentinelles, 2003). Tout cela fait des casseroles à traîner lorsque M. Wade ne sera plus au pouvoir. Il ne pourra pas compter pour sa protection politique et juridique  sur ses anciens Premiers ministres (dont Niasse, Idrissa Seck, Macky Sall) avec lesquels il est fâché pour ne pas dire plus; d'où cette stratégie de pousser son fils Karim à sa succession. Il fallait commencer par le placer à la mairie de Dakar en mai dernier, comme tremplin pour la présidence. L'échec de cette tentative a été retentissant. Et rien ne paraît, à présent certain sur ce plan.

 

Alors contrairement à la logique de tout président démocrate, et c'est mon hypothèse, M. Wade se met à soutenir les auteurs de coups d'Etat de la sous région (Mauritanie, Guinée), comme une sorte d'invitation à l'Armée sénégalaise, la plus légaliste de l'Afrique de l'Ouest, à imiter l'exemple mauritanien et guinéen en faisant un coup d'Etat; lui-même n'étant pas sûr d'une reconduction, à plus de 86 ans en 2012.

 

Si une éventualité de putsch se produisait et que la victime s'en montre compréhensive comme il l'a fait envers les putschistes de Mauritanie et de Guinée, les nouveaux maîtres du pays lui en sauront gré. Et il aurait des chances d'échapper à des éventuels poursuites judiciaires et audits que brandissent déjà ses opposants au Sénégal. Au fond, une sorte de la politique de la terre brûlée.

 

Dans cette hypothèse, il faut que Dadis et ses compagnons sachent qu'ils ne sont que des instruments, rien d'autres, dans les mains de M. Wade pour ses propres intérêts dans son pays.

 

Les promesses de vent qu'il leur fait de plaider leur cause auprès de la Cedeao et ailleurs, où l'on doit être agacé de sa démarche solitaire alors qu'il existe un Groupe international de contact sur la Guinée, resteront sans suite. Ce qui fonde à dire cela est qu'il aurait convaincu  d'autres Présidents à venir avec lui à Conakry, le 12 septembre, s'il avait l'influence qu'il laisse croire à Dadis. Mais il n'a trouvé que la présidente du Libéria à la condition, d'ailleurs, qu'il aille la chercher dans son avion personnel et qu'ensuite, il l'y ramène.

 

La vérité sur l'activisme de M. Wade en faveur de la candidature de Dadis est qu'il est seul. Il sait que les mises en scène faites par son “fils“  Dadis pour le recevoir en y convoyant de misérables hommes et des femmes habillés et payés sur le deniers publics pour applaudir, sont fausses. Mais si cela peut servir sa politique au Sénégal pourquoi ne  rêverait-il pas là-dessus? Nous, Guinéennes et Guinéens n'en sommes pas dupes.

 

Ansoumane Doré

Dijon, France

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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 14:19

Cessez donc d’appeler le Capitaine Moussa « Bandis » Camara « Président ». Il est chef d’une junte militaire qui n’a aucune légitimité constitutionnelle. C’est un malfrat dangereux qui pense que tous les Guinéens boivent de l’eau par les narines. Le peuple de Guinée dans une unité retrouvée doit opposer une résistance farouche contre cette folie juvénile ou même infantile du CNDD au sommet de l’État.

 

Ne laissons pas cette situation perdurer, il faut en finir avec le Capitaine Moussa « Bandis » Camara à tout prix. Ce malade mental est extrêmement nuisible pour le pays. Peut être faut-il passer aux actes de violence contre ce pouvoir tyrannique !

 

Comment confier la gestion d’un pays à un fou, un dérangé mental ?

 

Confier la gestion de la Guinée au Capitaine Moussa « Bandis » Camara c’est exactement comme si l’on confiait le volant d’une voiture à un aveugle et on lui demande de faire du 100 kilomètres à l’heure.

 

Les Guineens sont présence du pire de ce qu’ils ont vu, car ceux qui sont à la tête du pays (le Capitaine Moussa « Bandis » Camara et son CNDD, écrasent sciemment et piétinent toute éthique et toutes les velléités contraires à leurs objectifs de craponnement au pouvoir vaille que vaille.

 

Le Capitaine Moussa « Bandis » Camara est sur le pire chemin que Lansana Conté et il applique de façon plus raffinée le même procédé de clochardisation et d’avilisation du peuple de Guinee, rabaissant la priorité des Guineens au contenu de la marmite.

 

Après 9 mois au pouvoir, la majorité des Guinéens s’interroge quand même sur la réelle capacité et compétence du CNDD et de son gouvernement, imposé par la force des armes, qui a à sa tête de vrais « bilakro » soldats en pacotille sans états d’âmes.

 

C’est maintenant que la majorité silencieuse doit agir. Il ne reste plus à présent pour les Guinéens que la révolte pour chasser ces brigands. Et il ne s’agit plus de mouvance, ni de parti pris, mais de sursaut national, y compris les jeunes, même s’il faut reconstruire la 4ème République sur des ruines.

 

Le Capitaine Moussa « Bandis » Camara est un incompétent dont l’ambition présidentielle se résume à cela : se faire appelé « Président » et avoir sa mainmise sur le trésor du pays pour clochardiser le peuple.

 

Il faut barrer la route à ses « affamés » politiques, ceux qui, pour des miettes, sont prêts à vendre père et mère pour un « poste » quitte à uriner sur leur honneur et leur dignité.

 

Les authentiques intellectuels et patriotes Guinéens doivent maintenant se lever, prendre la parole, la plume et la rue pour entrer en Résistance aux côtés du peuple pour témoigner leurs refus de la misère qui se prépare, et pour dire non à l’intolérable et au chaos aux côtés du peuple de Guinée. À l’opposition de comprendre que le peuple de Guinee est pleinement à vos cotés dans ce combat nécessaire pour restaurer au plus vite l’État de droit.

 

Le CNDD qui ne représente en rien de l’armée républicaine, n’est rien d’autre qu’un contingent de bandits, de voyous, de salopards, de brigands, une bande d’affairistes empressés.

 

La junte militaire du Capitaine Moussa « Bandis » Camara avec les mêmes discours trompeurs prépare la guerre civile pour se pérenniser au pouvoir.

 

Pour éviter que cette situation dangereuse perdure, il faut en finir avec le CNDD et la junte militaire à tout prix. Le Capitaine Moussa « Bandis » Camara est un malade mental qui est extrêmement nuisible pour le pays. Peut être faut-il passer aux actes de violence contre ce pouvoir tyrannique !

 

Le moment fatidique est venu où la Guinée a besoin des ses fils patriotes vigilants, clairvoyants et courageux pour débusquer les malfrats masqués et maquillés aux couleurs et aux slogans du CNDD.

 

Le Capitaine Moussa « Bandis » Camara veut créer le chaos et va jouer le pourrissement de la situation pour se maintenir au pouvoir.

 

Ce qui se prépare en Guinée, si l’on n’y prend pas garde, n’a pas de nom autre que « danger », absurdité, monstruosité, une monstruosité qui se terminera par la barbarie sur un peuple qualifié constamment d’un des plus pauvres de la planète malgré les potentialités économiques que regorge le pays.

 

Un pouvoir légitime est avant tout un pouvoir efficace. L’efficacité se mesure en termes non pas de discours ou bonnes intentions mais par des réalisations destinées à procurer ce bonheur au plus grand nombre des citoyens. La légitimité est une conquête de chaque jour.

 

Il suffit d’observer le comportement irresponsable, dangereux et suicidaire de ces militaires qui ont pris le pouvoir et mis tout le pays en otage, et dont le souci principal est le pouvoir pour le pouvoir, rien d’autre.

 

Comment ne pas admirer le combat de quelques courageux leaders de l’opposition contre la junte militaire qui n’est rien d’autre qu’une horde sauvage des loups, caïmans, babouins et dinosaures affamés, rassemblés autour de la proie dénommée « la Guinée », il n’a que la force du courage et de l’honnêteté pour s’y opposer fermement ?

 

Comment faire pour arrêter cette folie juvénile du CNDD qui n’est qu’un cocktail d’opportunistes de tout bord, de mendiants politiques, d’affamés politiques, de prostituées républicaines, qui inhalent tous ce qui pue, s’accaparent de tout ce qui brille et s’enivrent de tous les abus de pouvoir ?

 

Comment faire pour arrêter la marche forcée du Capitaine Moussa « Bandis » Camara vers le mur de l’inconscience ?

 

Le Capitaine Moussa « Bandis » Camara, qui est un prophète maudit, cherche et prépare la guerre.

 

Le peuple de Guinée dans une unité retrouvée doit opposer une résistance farouche contre la folie juvénile du CNDD au sommet de l’État.

 

Espérons que le prix à payer pour empêcher que le Capitaine Moussa « Bandis » Camara ne transforme la Guinée en boîte de nuit ne sera pas trop lourd mais quelque soit le prix, cela vaut la peine.

 

Pendant que le pays s’enfonce inexorablement dans une misère noire à cause de l’irresponsabilité notoire d’une junte militaire délinquante, incompétente, irresponsable, inconséquente, certains leaders politiques ont décidé d’être à l’avant-garde, prenant ainsi le bâton de pèlerin pour faire triompher la démocratie et l’État de droit qui font cruellement défaut en Guinée depuis le putsch militaire contre le cadavre de Lansana Conte le 23 décembre 2008.

 

Le Capitaine Moussa « Bandis » Camara et son CNDD ne peuvent subitement pas, parce qu’ils ont le monopole du pouvoir par la force et l’argument des armes, changer leurs statuts de « bourreau du peuple » en statuts de « héros national » car ils tous sur leurs mains le sang de centaines de Guinéens civils innocents sauvagement tués lors des événements de Janvier et février 2007, et lors de la marche pacifiques des agents de police.

 

Les Guinéens ne sont pas des bêtes sauvages comme le croit le Capitaine Moussa « Bandis » Camara et son CNDD, pour qu’ils osent insinuer ouvertement que le peuple de Guinée a oublié tous les forfaits et crimes commis par ce contingent de voyous, de criminels et de brigands lors des événements tragiques qui ont secoué le pays pendant les dernières années du régime de Conté.

 

Aujourd’hui, il semble, inutile de parler à nouveau de l’incompétence, de l’incarnation de la médiocrité et des anti-valeurs en Guinée par la junte militaire. Le Capitaine Moussa « Bandis » Camara est le symbole de la balkanisation, du pillage et de la pauvreté du peuple de Guinée. Il doit être mis hors d’état de nuire par tous les moyens.

 

Les « mamayas » truffées de perfidie ne suffisent point à tromper, de nouveau, le peuple de Guinée, car, même vulnérable, il en a plus que marre des hommes perfides et sans honneurs qui constituent le CNDD et la Junte Militaire, dirigés par le Capitaine Moussa « Bandis » Camara devenu « Nouveau Roi » des imbéciles.

 

Au regard du comportement terroriste au sommet de l’État en Guinée, existe-t-elle une différence entre les talibans et le CNDD du Capitaine Moussa « Bandis » Camara ?

 

On peut affirmer que non. Les Talibans avec le coran sur le cœur, tuent des innocents au nom de Dieu, tandis que le Capitaine Moussa « Bandis » Camara et son CNDD, avec la perfidie dans l’âme, tue le peuple de Guinée au nom du pouvoir.

 

Le moment est venu pour tous les Guinéens de travailler ensemble, la main dans main et dans l’unité des cœurs et des esprits, pour rebâtir une « Guinée Nouvelle », débarrassée du tribalisme, du régionalisme, du népotisme, du clanisme, de la corruption, de la dépravation des mœurs, du gain de l’argent facile, etc., une Guinée où il fera bon vivre, une Guinée réconciliée du nord au sud et de l’est à l’ouest. Il est venu l’heure de faire de la politique autrement en Guinée.

 

Après le départ de la junte militaire, il faut le pardon en Guinée mais pas un pardon aveugle. Il faut plutôt un pardon basé sur la lecture du passé et du présent car le pardon est le commencement de la réconciliation. Ce pardon, constitue le seul moyen d’aboutir à une réelle réconciliation.

 

La victoire ne vient que par le combat et non par la résignation ou le défaitisme. Les Guinéens ne devraient donc plus craindre la mort pour défendre leurs libertés contre la domination par un contingent militaire de brigands et criminels car les Guinéens seront assurés que la perpétuation de la mémoire de son sacrifice se fera par les générations futures.

 

Le Capitaine Moussa « Bandis » Camara soit comprendre que nous sommes tous des passants sur cette terre des hommes et un jour il (comme tous les autres dictateurs qui l’ont précédé) devra rendre compte à l'histoire. Il vole, il pille, il s’enrichit et enrichit ses clans, il affame le peuple, il détruit tout, il veut se maintenir au pouvoir, après un coup d'État militaire et bientôt un coup d'État électoral, et....pour finir il intimide même les rares « opposants » qui osent parler.

 

Libérer la Guinée de cette junte militaire, est devenu un devoir patriotique, un devoir sacré pour redonner à la nation guinéenne sa respectabilité et restaurer l’unité nationale aujourd’hui mise en mal.

 

Aux Guinéens de passer aux actes et à Dieu la justice. Peuple de Guinée, courage, Dieu voit ta misère et écoute tes cris.

 

Je serai condamnable si je ne mentionnais pas cette citation de Napoléon qui a disait : « La première des vertus est le dévouement à sa patrie ».

 

Docteur Mamadou Diallo, MD

 

Membre Fondateur de l’Alliance Nationale pour la Démocratie et le Développement (ANDD), Fondateur et Administrateur de Guinea-Forum

 

www.guinea-forum.org partenaire de www.ondes-guinee.info

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