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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 11:43

Le ministre de l'Administration du territoire et de la décentralisation interdit toute manifestation politique sur l'ensemble du territoire national jusqu'à nouvel ordre. Le communiqué d'Alassane Condé a été diffusé le mardi soir par la Radio télévision guinéenne. 

 

Cette décision concerne les marches, cortèges, défilés à caractère politique. Elle intervient après la tournée de Cellou Dalein Diallo, leader de l'UFDG, arrivé deuxième au second tour de la présidentielle de novembre 2010. Celui-ci, devenu par les circonstances de chose le numéro un de l'opposition a effectué la semaine dernière une tournée dans la région foutanienne et une partie de la Basse Guinée. Selon son parti, cette tournée devait couvrir les quatre régions naturelles du pays.

 

Aussi, un parti politique dirigé par un certain Thierno Amadou Fougoumba Barry, avait annoncé la semaine dernière son intention d'organiser une marche pacifique ce mercredi 9 novembre 2011. Cette marche selon le parti a pour objectif de protester contre "les dérives du régime" en place.

 

Enfin, l'Ordre national des avocats de Guinée entend organiser une marche la semaine prochaine pour protester contre les agissements du gouverneur de la ville de Conakry, Cdt Sékou Resco Camara, qu'il accuse d'immixtion dans les affaires de la justice.

 

Zeynab Touré

 

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 11:36

On pensait que le hadj 2011 en Guinée allait apporter le changement pour les pélérins. Tel n'est pas le cas. Non seulement les candidats au pélérinage ont déboursé une somme de 24,5 millions de francs --ce qui représente une forte somme pour le Guinéen-- mais aussi les pauvres parmi eux peinent à effectuer le déplacement pour les lieux saints en Arabie Saoudite. 

Depuis plusieurs jours, au centre islamique de Donka où les pélérins guinéens sont regroupées pour les formalités, se trouve une véritable pagaille orchestrée par les membres du gouvernement et autres barons du régime. Tous les jours des ministres y débarquent pour prendre les passe-ports de leurs proches (épouses, tantes, oncles ou autres) pour intimer l'ordre aux commis d'inscrire les leurs et les embarquer. En lieu et place des citoyens lamdas, en règles et programmés. On les empêche de voyager ce jour, car un protégé du président, du premier ministre, de la première dame ou d'un ministre; doit voyager impérativement.

Cela s'est passé par exemple ce lundi 24 octobre. On a vu Niakoye Lama, ministre des Affaires étrangères ou son homologue de la Pêche, Tatavié, le faire. Tout comme le Lt Colonel Thiegboro Camara, tout puissant secrétaire d'Etat de la lutte anti-drogue, qui a dépêché sur les lieux deux pick up de gendarmes. Ceux-ci, scéance tenante ont pénétré la salle où se trouvaient les pélérins en attente. Ils ont trié les passe-ports des proches de leur patron et ordonné que tout soit fait sur le champ et à la minute même. Ainsi dit, ainsi fait. 

Ceux qui devaient aller ce jour ont dû attendre. Et ils n'ont pas où se plaindre. Dire que ces pratiquants du trafic d'influence se disent toujours agir au nom du Président de la République. 

Par là, on voit la faiblesse des autorités du secrétariat général des affaires réligieuses. A tous les niveaux. Et aux ministres qui se prennent comme des princes.

Gabriel Soumah


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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 18:17

alpha courLes trois leaders de l'opposition membre du Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition qui étaient invités à comparaître ce lundi 24 octobre 2011 au tribunal de première instance de Dixinn n'ont pas répondu à l'appel. Dr Faya Millimono du parti NGR, Mouctar Diallo des NFD et Dr Fodé Oussou Fofana de l'UFDG ont défini leur position par à  rapport cette comparution hier nuit lors d'une conférence de presse. 

 

Pour cause:ils disent n'avoir reçu aucune convocation ou citation à comparaître. Dr Faya Millimono signifie qu'il n'est pas un délinquant, mais par respect de la loi et de la constitution, il ne peut répondre que s'il reçoit une convocation.

Mouctar Diallo indiquera qu'il est très pressé de recevoir cette convocation et se présentera devant les juges pour leur démontrer que les faits reprochés à eux, ainsi que tous ceux qui sont arrêtés dans le cadre de cette affaire doivent être purement et simplement libérés. Il ajoute que tous les leaders du Collectif assument les faits d'une manière collégiale. En plus, il dira que s'il y a à comparaître que les autorités impliquées dans le cadre de cette marche de l'opposition du 27 septembre doivent elles aussi être interpellées par la justice. C'est selon lui le cas du gouverneur de la ville de Conakry et le ministre en charge de la Sécurité.

Rappelons que c'est le jeudi dernier que la présidente du tribunal de Dixinn a demandé que ces trois leaders comparaissent à côté d'Etienne Soropogui, vice-président des NFD, arrêté et détenu à la Maison centrale de Conakry depuis ce 27 septembre.

Aux dernières nouvelles, le tribunal de Dixinn a adressé à ces trois leaders des convocations pour qu'ils comparaissent dès ce mercredi 26 Octobre 2011.

Ousmane Bayo

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 09:09

Le recensement biométrique au niveau des forces armées guinéennes a débuté le mercredi 5 octobre. Le lancement de l'opération s'est déroulé au siège de la Marine nationale à Conakry à la présence du ministre délégué à la Défense nationale, Almamy Kabélé Camara.

Cette opération  qui s'inscrit dans le cadre des réformes de l'armée guinéenne vise à connaître l'effectif et évaluer les besoins. La Guinée, un petit pays de 11 millions d'habitants compte un nombre élevé des agents des forces militaires et para-militaires. Des années durant, le recrutement a été effectué d'une façon fantaisiste, basée sur la corruption, le népotisme et le favoritisme. De sorte qu'aujourd'hui, il existe une panoplie de problèmes au sein de l'armée.

Déjà, les nouvelles autorités envisagent d'envoyer à la retraite quelques 4200 agents fin 2011.

Les reformes de l'armée demeure une nécessité primordiale pour garantir la paix et la stabilité dans le pays. Comme ces réformes demandent des dépenses colossales, le président Alpha Condé ne manque pas de tendre la main aux bailleurs de fonds pour obtenir la manne financière et l'expertise logistique..

Zeynab Touré

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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 18:08

abimeComme on pouvait le prévoir, le président guinéen Alpha Condé rencontre des difficultés dans la restructuration de l’armée de son pays. Le 19 juillet, il a échappé à une tentative d’assassinat dans sa résidence privée. Cette résidence est située non loin du palais de la présidence à coté du luxurieux hôtel Novotel. Des suspects seraient aux arrêts. Un signal fort a été envoyé au président. Il doit créer la cohésion au sein d’une armée habituée aux régimes d’exception et aux mutineries. Selon certaines sources, Ouagadougou est sensible à ce qui se passe en Guinée. C’est ainsi qu’à la suite des évenements, une petite unité d’hommes du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) du Burkina a quitté notre capitale pour la Guinée. Le but de la mission serait d’évaluer la situation et envisager des mesures de sécurité.

Après son accession au pouvoir, le président guinéen a annoncé une série de mesures dans le sens de la restructuration de l’armée dont plusieurs de ses officiers supérieurs étaient dans les sérails du pouvoir depuis des décennies. Il a dans la foulée, limogé le chef d’Etat major des armés, le général Thiam. Ce dernier fait partie des personnes arrêtées après l’attaque du mardi 19 juillet dernier. En voulant gouverner avec des hommes neufs, il s’est plutôt fait des ennemis. Il se pose surtout la question de savoir si ses hommes neufs du président arriveront à lui assurer une bonne sécurité dans le contexte qui est celui de la Guinée ? Si cette tentative d’assassinat qui a visé Alpha Condé n’a pas été découverte à temps, c’est soit parce qu’il y a eu des complicités au sein de sa sécurité rapprochée soit ceux-là chargés de sa sécurité ne sont pas à la hauteur. La dernière hypothèse est la plus plausible puisqu’au cours de la journée de l’attaque, des militaires avaient été arrêtés mais cela n’a pas empêché l’attaque de son domicile au cours de la nuit.

Les tergiversations d’Alpha Condé

Alpha Condé semble encore avoir du mal à se décider sur le meilleur chemin qui lui permettra de mettre en œuvre des réformes pratiquement nécessaires dans tous les domaines de son pays. Des réformes que le peuple guinéen attend pour s’épanouir. Sur le plan de sa propre sécurité, ceux qui ont eu l’occasion d’aller au Palais présidentiel de Conakry ces temps-ci ont pu relever un certain manque de rigueur des éléments de la sécurité du président. Dans une bonne partie du palais, on est libre d’aller et de revenir sans être interpellé. Ce « laisser aller » est une insuffisance qui constitue déjà un danger pour sa propre personne. Pourtant, il semble avoir des solutions pour y faire face. Il y a un potentiel humain et matériel pour la Guinée en matière de sécurité. Au lendemain de son arrivée au pouvoir, il a constitué une unité d’élite qui a été formée au Burkina Faso par les instructeurs du Régiment de sécurité présidentielle (RSP). A l’issue de cette formation, ces éléments devaient s’occuper de la sécurité rapprochée du président guinéen sur tous les plans. Cela fait environ un trimestre que l’unité a regagné Conakry et devait automatiquement prendre fonction. Mais, il semblerait qu’avant l’attaque du mardi dernier, les éléments de cette unité n’auraient pas encore pris fonction. Condé auraient quelques doutes pour les utiliser. Ce qui ne manque pas de créer des frustrations et des mécontentements dans les rangs de ces hommes qui attendent.

Quelques élements de réponses sur les raisons de la méfiance de Condé ?

La direction de l’unité d’élite formée par le RSP pour la sécurité de Condé devait être confiée à jeune capitaine dont le nom de famille serait Camara. Mais au cours de la formation à Ouagadougou, Alpha Condé aurait été mis au courant (vrai ou faux) d’un contact entre l’officier Camara et Dadis Camara, l’ex- président guinéen en exil à Ouagadougou. Ces deux officiers portant le même nom de famille auraient des liens de parenté. Cela n’aurait pas manqué de susciter des inquiétudes chez Condé. Il se méfie de ces hommes et ne manque pas de créer des incompréhensions chez ses amis de Ouagadougou. Il est évident que s’il y a effectivement eu contact entre Dadis Camara et ses frères guinéens au cours de la formation à Ouagadougou, cela s’est passé sous les yeux et les oreilles des instructeurs du RSP. Si complot, il y avait, cela suppose qu’il a l’aval de Ouagadougou. C’est peu probable. Dans le contexte actuel, l’axe Ouaga - Conakry semble fonctionner à merveille. Le président du Faso s’est investi dans une médiation qui a conduit aux premières élections démocratiques dans ce pays. Alpha Condé alors opposant, a vécu en exil pendant longtemps à Ouagadougou. Comme repère de son séjour burkinabè, il y était en 1987 au moment de l’assassinat du président Sankara. Il s’est fait beaucoup d’amis au Burkina Faso dans tous les milieux. C’est pour cela qu’il s’est entouré de conseillers d’origine burkinabè. Cette méfiance envers les éléments formés à Ouagadougou se justifie-t-elle ? Il est certain que cette méfiance et cet attentisme ne jouent pas en sa faveur. Alpha Condé, opposant politique historique guinéen fait partie de la race de ces opposants dont l’arrivée au pouvoir a suscité beaucoup d’espoir de la part de leurs compatriotes. Mais une fois installé sur le fauteuil présidentiel, ils ont plus déçu. Ils n’arrivent pas à faire de choix judicieux dans la gestion des nombreux dossiers. En sept mois de pouvoir, le président Condé n’arrive toujours pas satisfaire aux attentes des Guinéens. Il doit transcender les clivages politiques, les problèmes ethniques et communautaires pour bâtir une Guinée solide. Il se susurre dans les milieux informés qu’une poignée d’éléments du RSP a embarqué en milieu de semaine sur un vol commercial en direction de Conakry. Cette unité devra prendre le pool de la situation. Quel nouveau rôle le Burkina Faso va-t-il encore jouer à nouveau dans ce pays ?

PB
L´Indépendant du Burkina


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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 14:36

arptRécemment, l’ARPT qui multiplie ses fronts de lutte contre la fraude et la piraterie a mis main sur plusieurs VSAT dissimulés par ci et par là à travers la région maritime de la Guinée. Ces VSAT, installés par la complicité des Nationaux appartiennent à des expatriés qui exerçaient en toute illégalité sur le territoire nationale. Au détriment du trésor public.

Les autorités ont réussi à mettre la main sur certains dont un citoyen suisse d’origine égyptienne. Incarcéré à la Maison centrale, il est sommé de payé au trésor public la bagatelle de 31 millions de dollars. Son procès qui devrait s’ouvrir la semaine dernière a été reporté sine die.


Par ailleurs, un Togolais et un Turc sont poursuivis dans une affaire similaire.

Cela dénote que la Guinée où la corruption bat son plein demeure un eldorado pour les fraudeurs et autres candidats à l’enrichissement illicite. Car tout simplement, les cadres guinéens ne résistent pas devant l’argent. Quelque soit sa provenance. Tant pis pour l’intérêt supérieur de la Nation.



Mariame Bah



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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 13:16

armee-guinee.jpgDepuis l'attaque armée contre la résidence du chef de l'Etat, les barrages sont de retour en Guinée. Conakry est devenue une ville militarisée. Les hommes en treillis sillonne les rues jour comme nuit. Comme au temps fort du CNDD. Il est fréquent de voir les militaires ou gendarmes armés jusqu'aux au bord d'un pick-up roulant à toute pompe de fois au sens interdit et parfois provoquant des accidents. Car chaque fois qu'ils passent dans leurs pick up, piétons et conducteurs d'engins roulants sont apeurés ", nous confie un citoyen. 

Certes les fouilles des coffres de véhicules ont diminué ces jours-ci pendant la journée. Mais la circulation n'est pas aisée à Conakry, la nuit. Surtout que dès la disparation du disque solaire, Conakry devient une caverne illuminée à des rares endroits comme des lucioles en pleine campagne.

Pire, les barrages sont rétablis à travers le pays. Le ministre de l'Administration du territoire avait dit que cette mesure est provisoire. Mais, elle est devenue définitive selon un communiqué du chef d'Etat major général des armées. Ce communiqué officialise le retour des barrages pour de bon. Il précise que les barrages existent à l'intérieur du pays et à l'intérieur de la capitale de 23 heures à 6 heures du matin. Par contre aux portes de Conakry, situées respectivement à Gomboya (Coyah) et Kaka (Dubréka), ils y sont 24 heures sur 24.

Pourtant, le Président Alpha Condé aimait citer comme exemple de son bilan positif la démilitarisation du pays. Il avait oublié certes que la Guinée a vécu un quart de siècle de régime militaire. Même s'il s'était engagé à reprendre la Guinée là où Sékou Touré l'a laissée quand il mourait en 1984.

Dondoly Mansa

LJ partenaire de BBN

 

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 12:24

bondabon-copie-1.jpgLa liste des personnes déférées devant la justice s'allonge. Hier mercredi ce sont dix autres parmi les 38 arrêtés après l'attaque armée du domicile privé du chef de l'Etat, qui ont citées comme déférées au tribunal de première instance de Dixinn. Comme d'habitude, c'est l'avocat général, Fernandez Williams qui lu l'acte sur les ondes de la radio télévision publique. 

On y remarque la présence de Colonel Aidor Bah ancien patron du BATA, arrêté pour brigandage en 2009 et le lieutenant colonel Mamadou Bondabon Camara, ancien préfet de Dubréka, récemment limogé suite à des manifestations populaires. Dans cette liste, il y a deux civils d'origine libanaise. 

Les personnes citées sont:

1.     Lieutenant Mamadou Saliou Diallo

2.     Capitaine Asmiou Camara

3.     Colonel Sadou Diallo

4.     Sous-lieutenant Mohmed Komara

5.     Colonel Aboulaye Bah dit Aïdor

6.     Lieutenant-colonel Mamadou Bondabon Camara

7.     Abel Hilal

8.     Hissiam Awal

9.     Lieutenant Mamadou Djéllo Diallo

10.   Colonel Abdoulaye Sy Diallo 

Au jour d'aujourd'hui, 26 personnes sont déférées et se trouvent détenus à la maison centrale de Conakry.

Mariame Bah


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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 11:58

lounceny.jpgLouceny Camara qui assurait l'intérim de la présidence au niveau de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a été confirmé à son poste par vote.

Sur 22 membres présents ce mercredi 3 août, il a obtenu 12 voix contre 7 de Amadou Woury Diallo.

Louceny Camara après le vote a promis d'œuvrer pour l'union de son institution. Il dit que le président n'est que le porte parole de ladite institution. Et aucune décision ne sera prise sans que chacun ne donne son avis.

Quant au vaincu, il a demandé d'oublier les rancœurs, la division afin de donner une bonne image à la CENI.

Reste à savoir comment vont réagir les partis politiques, notamment ceux de l'opposition. Car dans le passé, Louceny Camara a été un sujet de vives polémiques entre les partisans respectifs de deux anciens candidats au second tour de la présidence de 2010 que sont Alpha Condé et Cellou Dalein Diallo.

Déjà, le mardi soir un communiqué de la CENI a annoncé que celle-ci cherche à recruter des jeunes informaticiens dans le cadre de la révision du fichier électoral. 

Selon l'engagement récemment pris par le président de la République, Alpha Condé, les Guinéens iront aux urnes avant la fin de l'année pour élire les députés de la prochaine assemblée nationale.

Malick Soumah

LJ partenaire de BBN


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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 17:23

nouhou.jpgLe 18 juillet dernier, au petit matin, la résidence d’Alpha Condé à Conakry est, selon la version officielle, attaquée par un groupe puissamment armé… Sa chambre à coucher particulièrement où il n’était pas! Le président dénoncera derechef dans une interview (dans une radio étrangère) une tentative d’assassinat sur sa personne. 

Depuis, des questions se posent: Qui a ou ont intérêt à assassiner Alpha Condé dans le contexte actuel? Renouerait-on au contraire avec les manipulations de complots ou d’attentats contre eux dont les autocrates qui se sont succédé à la tête de ce pays ont usé et abusé pour renforcer leur pouvoir et, éventuellement, réprimer leurs adversaires? Les spéculations vont bon train aussi bien dans les médias que parmi la classe politicienne…

En tout cas, en moins d’une semaine, une quarantaine de militaires ont été arrêtés, dont la plupart sont des proches de l'ancien président de la transition qui a préparé les présidentielles, le général SekoubaKonaté.

Un avènement démocratique fragile

Toujours est-il que, sept mois après son investiture, le «premier président élu démocratiquement en Guinée» (toujours resté dans l’opposition sans jamais céder aux sirènes du pouvoir) voit s’effriter son capital «sympathie» de départ. L’«opposant historique» devenu président a promis «une ère nouvelle» et a annoncé son intention de devenir «le Mandela de la Guinée» en unifiant et développant son pays. Il a hérité d’un pays profondément divisé avec une armée qui continue de représenter un danger pour les libertés publiques, un pays gangrené par la corruption et le trafic de drogue au plus haut niveau de l’Etat. En dehors de la nécessaire et urgente relance de l'économie guinéenne, il était appelé à gérer à l'interne de profondes tensions politiques et sociales.

Les premières annonces d’Alpha Condé ne pouvaient pas inquiéter l’impérialisme et ne remettaient nullement en cause le rôle de la Guinée comme simple fournisseur de matières premières aux trusts multinationaux. Pour réformer l’armée, il comptait sur l’aide des Etats-Unis et de la France et pour les contrats d’exploitation minière, il était d’une grande prudence («Il y a des contrats scandaleux et certains sont en effet peut-être à revoir») et s’en remettait au représentant du capitalisme international pour gérer les mines («Il ne s’agit pas que de renégocier Il faut établir une véritable politique en ce domaine et la Banque mondiale peut nous y aider»).

Alpha Condé et son administration ont réussi à lever les barrages routiers, à supprimer l’impôt de capitation, à réaliser l’unicité des caisses de l’Etat afin de mieux contrôler et comprimer les dépenses et à interdire à la Banque centrale de faire des avances au Trésor public sans contrepartie de recettes… Autrement, ils ont annoncé leur détermination à lutter contre la corruption et les détournements de fonds, à maîtriser l’inflation, à appliquer la gratuité des soins infantiles et maternels, à réviser le code minier, à organiser des Etats généraux de la Justice, à réformer les forces de défense et de sécurité, à procéder aux réformes institutionnelles et à la modernisation de l’administration publique etc. Des chantiers ont été initiés pour réaliser ces objectifs annoncés.

Le gouvernement mis en place par Condé s’est fixé comme objectif d’atteindre en 2011 un taux de croissance du PIB de 4% en termes réels (contre 1, 9% en 2010), de ramener le taux d’inflation à 15, 7% en glissement annuel (contre 20, 9% en 2010), et de porter les réserves brutes de change de la Banque centrale à plus de 2, 5mois d’importation de biens et services (contre 1, 9mois en 2010). Le budget2011 ayant prévu une baisse de 6, 8% alors que le pays a besoin d’investir lourdement, notamment dans les infrastructures, pour relancer l’économie et assurer le développement humain, les dépenses ont été passées au crible.

Une situation sociale désastreuse

Pour le moment, on n’en sait pas plus sur l’évolution de cette situation financière de transition très tendue. La situation sociale, elle, reste désastreuse malgré quelques replâtrages entrepris. La plupart des quartiers populaires restent mal fournis (ou pas fournis) en électricité et eau courante, le système sanitaire et l’éducation délabrés et le chômage est endémique. L’inflation qui continue de galoper a des répercussions directes sur le coût des denrées de première nécessité et la population continue de déplorer la cherté de la vie. Les carences de l’Etat sont, en tout cas, telles que la misère sociale et économique pousse toujours les gens à se réfugier dans leur communauté d’origine. Les partis politiques, dans leur grande majorité, reflètent les différentes communautés qui composent la Guinée et le personnel politicien n’est pas irréprochable en matière de discours ethniciste.

Alors que les changements espérés par la population et promis par Alpha Condé tardent à se concrétiser, la perspective approchante des législatives de cette fin de l’année pour «finir la transition», fait ressortir les contradictions et faiblesses du pouvoir d’Alpha Condé et excite les enjeux de pouvoir sur plusieurs sujets:

Dès le premier trimestre passé, la bataille pour obtenir la concession du port de Conakry faisait rage. Alpha Condé a attribué par décret le 10mars cette concession au groupe Bolloré, en arguant d’une «défaillance» de Getma (filiale française de NCTNecotrans) qui avait obtenu ce marché en 2008 après appel d’offres, pour une durée de 25ans. Bolloré a récupéré cette concession de 2008, mais avec un périmètre plus large incluant la partie commerciale. Après plainte de NCT contre l’Etat guinéen suite à la résiliation de sa concession, la réquisition de son matériel et de ses salariés et l'envoi des forces armées pour l’exécution du décret de réquisition, retournement de situation fin juin: le gouvernement a décrété la levée de la réquisition des actifs de Getma qui gagnerait à terme la gestion du terminal commercial (pour des biens de grande consommation comme le riz, la farine, le sucre, le ciment etc.), la concession du terminal à conteneurs restant à Bolloré… Un vrai partage de gâteau!

Depuis juin, les réseaux de société civile montent au créneau pour dénoncer les «dérives autoritaires» du nouveau régime: le Conseil national des organisations de la société civile guinéenne (CNOSCG) pointe des violations de droits de l’Homme et de droits civils et politiques et des répressions violentes (avec morts d’hommes) de manifestations pacifiques, des atteintes aux libertés individuelles et publiques (intimidations policières contre des responsables de la presse privée, condamnations pour faits de grève, suspension de publications proches de l’opposition ainsi que de journalistes incontrôlables de la radio d’Etat etc.). Il dénonce aussi des violations de la constitution dans la gestion d’institutions (dissolution de conseils locaux, mainmise gouvernementale sur la Commission électorale nationale indépendante en vue des législatives) mais aussi des propos ouvertement discriminatoires et stigmatisant envers une communauté tenus par le Médiateur de la république et portant gravement atteinte à l’unité nationale et à la préservation de la paix dans le pays.

En fait, la victoire en décembre dernier de Condé aux présidentielles était d’emblée fragile: en effet, au vu des résultats électoraux du premier tour où il ne comptait que 18, 25% de vote face à son rival, l’ultralibéral Cellou Dalein Diallo (ancien premier ministre de l’autocrate Lansana Conté), qui en comptait plus du double 43, 69%, sa victoire au second tour était une surprise. En fait, avec un total de plus de 52% des voix, ce retournement de situation était clairement dû à la constitution du large front électoral dénommé Arc en ciel où se trouvaient des candidats du premier tour, anciens ministres de LansanaConté et des partisans du capitaine putschiste DadisCamara impliqué dans le massacre de manifestants au stade de Conakry (le 28septembre 2009). Les règlements de compte politiciens de ces dernières semaines sont en grande partie inhérents à des insatisfactions et impatiences de ses alliés électoraux du deuxième tour des présidentielles. Des renversements d’alliances entre fractions du pouvoir et fractions de l’opposition politicienne se sont visiblement faits.

Quelle alternative de progrès?

Il y a fort à penser maintenant que les chancelleries occidentales, la France comme les Etats-Unis, ont laissé passer Condé en décembre car ce qui compte pour elles c’est la stabilité du pays et de la région. Au stade actuel, une redéfinition de la donne politique au seuil des législatives n’est pas pour déplaire à l’impérialisme et Condé (dont le parti, le RPG ou Rassemblement du peuple de Guinée est adhérent de l’Internationale socialiste), isolé désormais de ses alliés contre-nature, est dans les conditions de s’y plier.

L’enjeu pour les progressistes en Guinée est autrement et ailleurs. La structuration et la puissance du mouvement syndical guinéen – particulièrement puissant – sont un point d’appui essentiel dans la recherche d’une alternative sur le terrain

politique, autour de la construction d’une organisation qui se situe dans la lutte contre le capitalisme pour répondre aux besoins essentiels des Guinéens. Les élections présidentielles ont provoqué un attentisme dans le mouvement social, y compris pour les organisations syndicales: il peut maintenant exiger la fin de l’impunité des responsables des nombreuses répressions, la pleine transparence sur tous les contrats miniers et imposer que les bénéfices de l’exploitation des mines financent la satisfaction des besoins sociaux des populations. Rien ne lui sera octroyé, bien sûr!

Pierre Sidy

NPA

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