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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 13:29

victimes_22_janvier_2007_01.jpgLe samedi dernier c'était le quatrième anniversaire des massacres du 22 janvier 2007 par des militaires guinéens contre des manifestants. C'était au Pont 8 novembre aux portes de Kaloum, Conakry. Ce jour, après onze jours de grève générale illimitée déclenchée par l'inter syndicale CNTG-USTG, des centaines de milliers de personnes sont sorties exprimer leur ras-le bol contre le régime dictatorial d'alors.

 

Au pont 8 novembre, des militaires qui étaient postés à cet endroit ont empêché les manifestations qui venaient de toutes les autres communes de Conakry d'accéder au centre ville. Cela, après avoir dispersé une autre marche qui quittait la Bourse du travail pour le Palais du peuple qui devait être le point de convergence de tous les manifestants. De jamais, la Guinée n'avait connu une pareille marche de contestation.

 

Les militaires ont tiré sur les foules tuant des centaines de personnes. Le soir, on apprendra l'arrestation des leaders syndicaux qui étaient entre autres, Rabiatou Serah Diallo (CNTG) et feu Ibrahima Fofana (USTG). Ils seront libérés tard dans la nuit sur instruction de Lansana Conté dont les manifestants demandaient le départ.

 

Comme le premier accord signé entre les syndicats et le gouvernement, le 26 janvier n'ont pas été respectés par le pouvoir en nommant un premier ministre, chef du gouvernement neutre, intègre et compétent, la grève reprend le 10 février le soir même de la nomination d'Eugène Camara à ce poste. Le 12, d'autres violences d'une intensité très rare sont déclenchées. Le gouvernement décrète un Etat de siège. Durant des jours, le pays sera au feu et à sang.

 

L'issue connaitra par la nomination d'un premier ministre de consensus, en la personne de Lansana Kouyaté grâce à la médiation de la CEDEAO.

 

La triste réalité est que cet évènement est passé inaperçu. Tout comme les dernières années. Comme si les victimes du 22 janvier et celles de toute la période de janvier-février 2007 sont tombées pour rien.

 

Mariama Bah

avec www.lejour.info partenaire de www.BanabanaNews.org

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Published by BanabanaNews - dans Droits humains
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Victimes des crimes détat en Guinée 24/01/2011 21:35



Merci Mariama de nous rappeler ce devoir de mémoire que nous devons à ces victimes. Mais on dirait que chez nous c'est la politique de l'oubli pour faire disparaitre à jamais toutes traces des
crimes passés car ce sont les memes individus ou ceux qui ont quelque chose à cacher qui s'alternent au pouvoir.


Ce soir 24 janvier 2011, vers 19:40 heures de Rome, Mata m'a appelé de Conakry pour me dire qu'elle venait de quitter son bureau, donc, elle ne pouvait envoyer elle-même ce message. Elle voulait
informer tout le monde que des mains inconnues avaient enlevé nos banderoles des rues de Conakry.

Jamais depuis que nous avons eu la possibilité d'organiser ces commémorations nos banderoles n'avaient été enlevées, même pendant les heures les plus difficiles que notre pays a traversées.

Le but de ces commémorations est de rappeler à nos mémoires les victimes des pendaisons du PDG ce funeste 21 janvier 1971. Elles eurent lieu à Conakry, mais aussi dans de nombreuses villes de
l'intérieur, dans toutes les régions du pays. Plus que tout autre, ces crimes commis par le PDG contre le peuple de Guinée, ces pendaisons transcendèrent les ethnies, les religions et les
régions. C'est une véritable folie meurtrière aveugle qui s'abattit sur notre pays. Aucune ethnie ni aucune région ni aucune religion ne fut épargnée.

Ces mains inconnues qui ont enlevé nos banderoles veulent empêcher que nous nous recueillions à la mémoire de ces victimes innocentes. Nous devons dire "NON". C'est pour cela que nous devons
mobiliser toutes nos familles, nos connaissances et amis par téléphone, Internet ou le bouche-à-bouche pour entraver leur dessein en participant massivement au rendez-vous du 40ème anniversaire
de leur mort pour que "PLUS JAMAIS" en Guinée ce 25 janvier à partir de 9 heures.

Ce n'est que sur la base dela réhabilitation de ces milliers d'innocents emportés par le régime de Sékou Touré et ceux qui ont emboité ses pas que le processus de réconciliation pourra
initier.