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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 08:41

gba_ouatt_01.jpgLa CEI depuis l’autel du Golfe, proclame Alassane Ouattara élu. La Cour constitutionnelle de Côte d’Ivoire, après avoir invalidé les suffrages favorables à M. Ouattara, proclame Gbagbo élu et l’investit presque aussitôt. Or, la proclamation des résultats par la CEI avait été certifiée disons pour simplifier, par l’ONU, ce machin comme dit Monénembo, reprenant le mot de de Gaulle. Et voilà cinq semaines que nous sommes gratifiés chez nos voisins, de deux présidents.

 

Les Ivoiriens sont accablés par deux légitimités, dont l’hypocrisie de l’une est de notoriété mondialement connue par les plus pauvres de la planète, notamment les Africains. D’où l’indignation de Monenembo, de l’écrivaine camerounaise Calixte Beyala et de plus en plus de panafricanistes plus ou moins sincères, plus ou moins avertis du micmac sanglant auquel est livré ce pays frère, depuis une décennie.

 

Quand l’avocat, je ne dis pas de la vérité, mais du droit se trouve être le diable..

 

C’est étrange, la communauté internationale, Ouattara, la première victime du hold-up probable de Gbagbo, semblent y perdre leur latin. Comment faire quand la plus haute instance constitutionnelle d’un pays souverain valide une élection, d’un côté, alors que de l’autre côté, la communauté internationale valide celle de son rival ? Où est le droit ?

 

Gbagbo la peste, la communauté internationale le choléra. Où est le droit ?

 

Le droit est du côté de Ouattara, parce que la Côte d’Ivoire pour ces élections, est liée par une convention internationale. En effet :

 

En « ...2005, ce sont les leaders politiques ivoiriens, avec à leur tête le président de la république d’alors, Laurent Gbagbo, qui ont demandé à l’ONU de venir certifier tout le processus électoral ivoirien. Et chaque étape du processus a dû être validée par l’Onu avant que l’on ne passe à la suivante. .Et dans les attendus du décret signé par M. Gbagbo pour convoquer les Ivoiriens au second tour, il est bien mentionné « vu la certification des résultats du premier tour par le Représentant spécial du secrétaire général de l’ONU… » (Venance Konan).

 

Or Les conventions internationales priment sur les constitutions, à fortiori sur les cours constitutionnelles nationales.

 

 Et le concept clé est bien cette certification par l’ONU, sceau accepté par toutes les parties, à savoir  les deux candidats représentants l’Etat ivoirien d’une part, et l’ONU d’autre part.

 

Passe, que les éminents juristes sénégalais pro-Gbagbo, les éminents avocats tels que maître Vergès et Roland Dumas, fassent l’impasse sur ce mot clé ! Ce sont des avocats. Mais le mutisme ou l’amnésie scolaire des ténors de l’ONU, du président Sarkozy, avocat de son état, sont proprement effarants ! Que Ouattara lui-même, bof, lui est excusable, il n’est pas juriste. Je crois que Gbagbo a « gbassé » (marabouté) tous ceux  qui sont favorables à Ouattara !

 

Tout sauf ADO, disait-on il y à peine une décennie.

 

Ouattara, l’ONU et tous les signataires ont obligation  d’exfiltrer Gabgbo, avec certes le minimum de dégâts collatéraux, les morts de civils notamment. Ils en ont les moyens technologiques.

 

La naïveté de Ouattara, a laissé 5 semaines à Gbagbo pour  semer la confusion à la RTI et réactiver un pseudo panafricanisme, boosté par une communauté internationale dont l’hypocrisie est certaine. Non seulement elle valide ici des fraudes massives, mais là elles se défaussent toujours sur d’abord l’UA, ensuite sur la CEDEAO, selon les régions, mais toujours, elle refile la patate chaude aux Nègres, quand il s’agit du pays de Kouch. Autant que Gbagbo, elle est liée à l’application de cette convention internationale.

 

La situation ivoirienne est entrain de pourrir, parce que la communauté internationale est pourrie. Dans le bien et dans le mal. D’où pour finir, ce paradoxe.

 

Tierno Monénembo a tort d’avoir raison : c’est à la communauté internationale de dire le droit et de le faire appliquer.

 

Il y a aussi ce dernier "scoop", avec point d'interrogation :

 

Demission du general Toto

 

Depuis ma petite Kaaba imaginaire, je viens d’entendre la démission du général Toto. Raison : « on lui aurait promis le poste de ministre (délégué ?) de la défense, ce qu’il n’avait d’ailleurs pas explicitement demandé, et voilà qu’il se retrouve ministre de la sécurité, dont l’essentiel de la mission lui échappe. On sait en effet qu’il y a un ministre délégué commis pour la restructuration de la sécurité. Donc, voici le premier niet du gouvernement du « premier président démocratiquement élu » devant l’Eternel et surtout la RTG. Il en faudra beaucoup pour écourter ce gouvernement kilométrique (guineeconakry info) qui part de chez « Briqui Momo » et va  au kilomètre quarante deux, pas loin de chez Sékhouna, président de CRD, faiseur de ministre contre sonnantes et trébuchantes, à l’époque du président-paysan.

 

On se souviendra que le général Toto avait été déculotté ou dégalonné (mais c’est la même chose dans la famille de la grande muette), oui humilié  par des troufions à l’époque d’un Dadis brillant de l’accumulation primitive (Dadis) de toute sa splendeur verbeuse. Toute la horde des lacourous avait dû demander pardon au Général offensé. Il est vrai que quelques heures après, chacun d’eux aurait reçu quelque 200 000 francs glissants. Des jetons ? Non, sur le plan symbolique et militaire. Donner même un franc à un militaire pour se mettre au pas, en dit long sur le délitement des rapports hiérarchiques dans l’armée.

 

Politiquement le Général Toto aura été le premier à dire merde, langage de troufion, au « vouvouzela » que le premier président démocratiquement élu (RTG) a collé aux fesses à chacun des « grands » ministres qui entendent le bruit insoutenable du rhombe de la présidence :

 

Ton pied mon pied !

 

Bah Ousmane, Papa Koly Kourouma et bien d’autres ont leur oreille de Moscou à la nuque...

 

Le Général Toto vient de donner le ton du changement. En effet, en Guinée, dès qu’on est flanqué d’un garde du corps, un chauffeur, tout le village vient vous féliciter d’avoir ramassé le gros lot. Même pris dans une mare de crachat dans laquelle vous nagerez jusqu’à ce qu’on vous démissionne. Ce soldat vient de dire comme c’est écrit dans certains taxis, cette profession de foi anglaise traduite en ko ko lala :

 

Rien ne peut contre la volonté de Dieu !

 

Je me demande si Kouyaté et ses 7% jetés dans le caniveau de cette longue autoroute gouvernementale, prennent le taxi à Conakry ?

 

Wa Salam.

 

Saïdou Nour Bokoum

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Published by BanabanaNews - dans Libre opinion
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