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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 10:21

 Dans la tradition africaine, les chasseurs traditionnels cherchent des gibiers dans la brousse. Cette catégorie des personnes, versées dans les sciences occultes, et autres formes de sorcellerie suscitent respect et admiration au sein de la société. Ceux de l'Afrique de l'Ouest, appelé dans les milieux mandingues "donzo" ne font pas exception depuis la nuit des temps.

Seulement voilà, comme les gibiers se font rares dans les brousses africaines, les donzos ont trouvé une occupation depuis l'éclatement des conflits en Afrique de l'Ouest, ces vingt dernières années. En Sierra Leone, au Libéria et tout récemment en Côte d'Ivoire, ils sont souvent cités parmi les personnes ayant commis des exactions au sein des populations civiles. Les souvenirs de kamajô's en Sierra Leone ou Donzo en Côte d'Ivoire sont encore vivaces.

Malheureusement en Guinée, ils sont de plus en plus présents dans la cité, notamment à Conakry depuis les troubles électoraux de 2010. On les a souvent vus organiser des parades en entrant ou sortant du palais présidentiel sous le règne de l'ancien président de la transition, Général Sékouba Konaté. Tout comme ces derniers temps après l'avènement du Président Alpha Condé, venu au pouvoir par les urnes.

Lors des dernières manifestations de l'opposition, le 27 septembre, le collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition, a affirmé que les donzos ont participé à la répression sanglante contre ces militants. Des faits niés par les autorités. Cela a fait l'objet des vives polémiques jusque sur les ondes de radios privées de la place.

Pourtant, ces donzos ont été bel et bien vus du côté ENTA, un quartier de la banlieue situé dans la commune de Matoto. Des témoins affirment que le 27 septembre, des bus ont débarqué au Motel Diani plusieurs dizaines de ces personnes portant des accoutrements traditionnels ornés de cauris, de queues d'animaux sauvages et de gris-gris. On évalue le chiffre à 200. Ils y séjournent. Les matins, ils quittent les lieux, embarqués dans des muni bus et y reviennent à la fin de l'après midi. Nul ne sait où ils passent la journée.

Cela intrigue les populations. Car la Guinée a une armée, entretenue à l'aide de l'argent du contribuable.

LJ partenaire de BBN

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Published by BanabanaNews - dans Société
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