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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 16:56

Après avoir fait une entrée triomphale dans la ville de Kankan, le samedi 3 décembre, Lansana Kouyaté leader du PEDN devait assister hier dimanche à une manifestation culturelle dite Mamaya dont il était invité en tant que parrain de l'évènement par deux sérés de cette ville. Hélas, cela a été un rendez-vous manqué et un cauchemard pour les participants, venus nombreux et tous sympathisants du parti de l'ancien premier ministre et l'ancien allié d'Alpha Condé au second tour de la présidentielle de 2010 qui a porté ce dernier à la tête du pays.

A 16 heures, les forces de l'ordre ont par des coups de gaz lacrimogène et de matraques dispersé la foule. Bilan plusieurs dizaines de blessés dont certains cas graves, de vols de télèphones portables, destruction des matériels de sonorisation. Des femmes ont été violentées, leurs bijoux arrachés et emportés. Un boeuf qui était destiné à être immolé pour le festin, aussi emporté.

La ville de Kankan a connu une fin de soirée chaotique. La chasse à l'homme a été perpétrée jusque dans les confins, partout où les forces de l'ordre pouvaient trouver un citoyen portant un habit à la couleur du PEDN. 

Selon les premiers éléments d'information parvenues à notre rédaction, une interview de Lansana Kouayé sur les ondes d'une radio locale a déclenché la fureur des autorités. Dans cette interview, M. Kouyaté n'a pas été tendre vis-à-vis du pouvoir d'Alpha Condé.

La repression de cette manifestation prouve une fois de plus que la rencontre entre le président et les leaders politiques le 15 novembre dernier n'est pas sincère. Le Pr Alpha Condé n'a pas respecté ou ne fait pas respecté ses engagements. Car rien ne prouve un moyen légitime de la part de son pouvoir de ne pas laisser les Guinéens s'exprimer librement selon les termes définis par la Constitution. A l'opposition d'apprécier et d'en tirer les leçons. Aujourd'hui c'est Kouyaté qui est empêché d'organiser un meeting dans son fief. Demain, si le tare n'est pas corrigé, ça sera le tour d'un autre. 

Tout compte fait, le pouvoir actuel prouve à chaque occasion qu'il n'est pas prêt à tolérer la contradiction et la confrontation d'idées. Si celles-ci doivent se faire, elles se limiteront dans les salons, les colonnes des journaux ou sur les ondes de radios privées. Mais jamais sur le terrain. Les manifestations de rue ne sont pas possibles sous l'ère Alpha Condé.

Ainsi, entre lui et son prédécesseur, Lansana Conté, il n'y a pas de différence. Pourtant, pour qu'il soit de nos jours au pouvoir par les urnes, le sang des centaines de guinéens a été versé par les mêmes forces de l'ordre sous ses ordres aujourd'hui. Ces dernières ne sont pas prêtes à se remettre en cause, tourner vers le peuple dont elles sont sensées protéger pour demander pardon. Au contraire, elles se plaisent de reprimer dans le sang des manifestations pacifiques, de voler et violer des citoyens paisibles au grès de tout chef qui se plaît dans la dictature.

Malheureusement, Alpha Condé, président démocratiquement élu, porte le menteau du chef autocrate à l'image de ses amis Sassou, Débi, Biya ou Dos Santos. 

 

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Published by BanabanaNews - dans Actualités
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