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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 15:11

rabi.jpgElle ne joue plus le rôle. Rabiatou Sérah Diallo est devenue timorée. Son fauteuil de présidente du CNT, elle ne le remplit plus. Le parfum et le luxe du pouvoir ont eu raison de sa fougue. En effet.

 

Quand une présidente d’institution législative prend son petit déjeuner au domicile du chef de l’exécutif, cela n’a rien d’anormal si, de par ses actions, elle joue effectivement son rôle d’organe de contrôle de la marche de l’Etat. Mais comme la présidente du Conseil national de la Transition (CNT) donne raison à ceux qui jurent qu’elle n’est plus celle qui empêchait de tourner en rond, qu’elle ferme les yeux sur tous les contrats de gré à gré à l’image de l’attribution du contrat du Port de Conakry à Bolloré, de la convention avec Rio Tinto que le nouveau régime a signé et présenté au public et du contentieux entre l’Agence de régulation des postes et télécommunications (ARPT) et la société de téléphonie mobile Areeba, il y a lieu de s’en effrayer.

 

Raby et ses collègues oublient certainement que leur institution ne peut avoir un caractère légitime et légal que si tous ensemble, ils se montrent vigilants face à ces contrats qui peuvent faire basculer le pays dans l’incertitude et leurs concitoyens dans l’inconnu s’il n’y a de possibilités d’y voir clair.

 

L’intrusion de Bolloré dans nos eaux aurait été l’occasion pour le CNT de se reveiller. Il ne l’a pas fait. La convention avec Rio Tinto qui hypothèque nos ressources avec une somme de 700 millions de dollars – d’accord, le montant semble très élevé pour ceux qui ne savent pas évaluer une mine de fer de classe mondiale et tirer la différence entre ticket d’entrée, redevance et royalties –  n’a pas préoccupé Raby et ses collègues. Non plus, la situation d’Areeba, le sort de ses employés, les dommages causés à ses deux millions quatre cent mille abonnés…, Raby n’en fait pas un problème. Elle ne dit rien, ne propose rien. Elle laisse Alpha Condé et son gouvernement pléthorique tanguer au sommet sans rien de plausible depuis maintenant plus de quatre mois. Raby s’occupe de son train-train, elle monte, elle descend, comme si c’est cela la mission qui lui est dévolue.

 

Elle se fait sciemment oublier de la scène comme si, la Transition est arrivée à son terme. Comme si les Accords de Ouaga n’ont plus de sens, comme si le sang des martyrs de la lutte syndicale a été versé pour qu’elle vienne faire pareille comédie au CNT. Comme si après le simulacre d’élections présidentielles, le pays est parvenu à passer le cap du retour à l’ordre constitutionnel véritable. Cette Raby-là inquiète les observateurs. Tout comme les constitutionnalistes qui pleurent le non respect de la constitution en son Article 149 et des préséances administratives par le professeur-président.

 

Cette Raby-là ne se bat plus pour l’intérêt du peuple. Elle s’efface pour mieux songer à son intérêt personnel. Sans quoi elle aurait eu le courage d’exiger du chef de l’Etat le respect de la Constitution qui dispose que dès l’installation du président de la république, les législatives doivent avoir lieu dans les six premiers mois (ce qui abrégerait les dépenses liées à l’organisation d’un référendum pour faire adopter la nouvelle Constitution). Mais Raby, la pauvre syndicaliste est restée de marbre. Elle et ses collègues n’ont même pas réclamé l’ossature de l’équipe gouvernementale du nouveau régime pour permettre au pays de cadrer ses dépenses. Ils n’ont pas joué leur rôle.

 

Cela dit, Raby est complice du nouveau régime. Pauvre de nous !

 

D. Alpha

 

Source : Le Populaire


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Published by BanabanaNews - dans Libre opinion
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