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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 15:59

 

Salades-copie-1.JPGAfakoudou ! Avec Goby Condé, le chauffard de la guimbarde à quatre roues de Sékoutoureya, on attrape forcement la rigolade. Qu’est-ce que vous voulez ? Après Sékou Touré, Lansana Conté, Moussa Dadis Camara et Sékouba Konaté aux commandes du bled, on a encore affaire à un fieffé diseur de contes doublé d’un dangereux farfelu qui est constamment à côtés de ses pompes. C’est à se demander si Gobykhamé réfléchit un tantinet avant de raconter des salades. C’est à se demander s’il ne se fout pas toujours de l’esprit critique de ceux et celles qui l’écoutent et le lisent.

 

Dans le dessein de discréditer les dires qui circulent avec insistance depuis un certain temps sur sa mauvaise santé ayant entraîné à son évacuation brusque en Afrique du Sud la semaine passée, il les crédibilise par cet aveu sans équivoque : « Je suis parti de Conakry et comme c’était la nuit, je n’ai pas voulu déranger. » Mignon mensonge. Déranger qui ? En fait, tu partages ta chambre avec qui pour ne pas le déranger ?

 

Gobykhamé rajoute cette autre louche dans sa mangeaille : « Je n’ai pas donné l’ordre de le diffuser à la radio. Ceux qui ont honte du changement, qui pensent que le changement ne va pas durer ont crié que j’ai été évacué en Afrique du Sud. Ils ont été chez les marabouts qui leur ont dit si vous faites ça, Alpha ne va pas se réveiller. Demain, après-demain il va mourir. Mais, tout dépend de Dieu. » C’est vrai que tout dépend de Dieu et sur ce Goby Condé marque ainsi un tout premier point sur ces marabouts qui auraient ainsi pronostiqué sur sa mort le dimanche dernier. En effet, il est bel et bien revenu à Cona-cris chaloupant sur ses deux jambes et en poussant des cris d’orfraie : « Je me porte donc très bien. J’ai encore vingt ans.» Là, Goby ! Tu affabules. N’taara, ibarra-lokhou-lokhou ! comme te le dit d’ailleurs l’artiste guinéen Koundou Waka. Bof !

 

Dans les colonnes de Jeune Afrique, de sa propre bouche, Goby Condé s’escrime à expliquer sur le pourquoi il fait chambre à part avec sa nouvelle femme légitime depuis leur mariage circonstanciel. Ah, la malheureuse ! Quel calvaire pour cette pauvre dame ! Son mari tictaque dans son argutie et prétexte ne pas partager le lit avec elle pour éviter qu’elle ne lui impose des dossiers à traficoter. C’est du flan ! du bluff, du vent. La raison est tout autre. Et vous le savez. Il ne veut pas l’assumer sur la place publique. Il joue à la cachoterie et pourfend ses compatriotes : « Le mensonge est chez certains Guinéens une seconde nature. » Ah, bon ? On ne le savait pas. Par contre ce que l’on sait c’est que le mensonge et la manipulation politique est une nature intrinsèque chez Goby Condé. Il se défend maintenant d’être un ethnocentrique et prétend que ce n’est pas à 73 ans qu’il va démarrer « une carrière de tribaliste ».  A woullé ! C’est ce genre de mensonge chez Goby qui exaspère votre freluquet.

 

Pendant le tripatouillage de la présidentielle guinéenne, il a traité de bâtard tout malinké qui ne voterait pas pour lui. Il y a eu à n’en pas douter des malinkés qui ont voté pour Cellou Dalein Diallo de l’Ufdg et au premier tour et au second tour. Ah, non ! Leur choix politique ne fait pas d’eux pour autant des bâtards. D’ailleurs à l’heure actuelle, il n’y a qu’un seul « ngnangamadi » en Guinée. C’est celui qui a ratiboisé la présidentielle guinéenne entre les deux tours. C’est à cause de son esprit de clocher, de son propos tribaliste que des malinkés ont massacrés des peuls et pillés leurs biens à Siguiri, à Kouroussa, à Kankan. C’est à cause de lui que les peuls sont aujourd’hui tricards en Haute Guinée. Rappelant ainsi un douloureux passé.

 

On a toujours à l’esprit ce discours raciste  de Sékou Touré sur les peuls. Absolument : « L’homme à la bonne mémoire ne se souvient de rien, parce qu’il n’oublie rien. » enseigne Augusto Roa Bastos.

 

Malheureusement, Abou Maco ou Ivan Le Pacifique qui désignent les deux cryptonymes de Abdoulaye Sankara, directeur adjoint du Bureau de presse de la Présidence de la République de Guinée, ne semble pas pouvoir comprendre ça. En maquignonnant Gobykhamé dans sa paperasse du 18 mai dernier, il cherche surtout à défendre son « athiéké ».

 

Sur les crimes commis en Guinée par les différents régimes qui se sont relayé aux commandes du pays, Abou Maco a le couillu d’écrire ça : « Tous les Guinéens, à un niveau ou à un autre, sont comptables de l’actif et du passif de ces 50 dernières années. » Ah, non ! Ce n’est pas vrai. C’est archifaux. Ecoute, Abou Maco ! Dire ce que tu dis là est un foutage de gueule, une autre façon malhonnête de banaliser les crimes commis et de mettre au même-pieds d’égalité les bourreaux et d’autres citoyens guinéens qui n’ont absolument rien à se reprocher. Est-ce que tous les Bourkinabés, « à un niveau ou à un autre, sont comptables » de l’assassinat de Thomas Sankara ou de Norbert Zongo ? Et puis tu griffes comme ça que Goby Condé avait été « arrêté à Piné en 1998 sous le prétexte fallacieux de tentative de coup d’Etat…» Attends ! Est-ce que tu sais de quoi tu parles ? De l’arrestation spectaculaire de Goby Condé à Piné dans la nuit du 15 au 16 décembre 1998 ? Dans cette affaire, l’on sait que c’est Dougoudougou Compaoré du Fasso qui a épaulé Goby

 

Condé à armer des mercenaires guinéens et libériens dans le massacre de pauvres populations en Guinée Forestière. Ecoute, Ivan Le Pacifique ! Ce n’est pas mauvais d’avoir milité dans ta paperasse pour la réconciliation nationale guinéenne. Seulement il ne faut pas mélanger les torchons et les serviettes dans cette affaire. Parce que « personne, comme dit l’autre, ne peut juger d’une lésion intérieure, d’après la taille de la blessure superficielle, du trou. » I m’baara mé ! Compris ! Et puis la réconciliation nationale ne signifie pas s’accorder à créer l’unanimité autour du pouvoir dictatorial en place et passer la serpillère sur le passé comme le commandite sournoisement l’actuel maharadjah de Sékoutoureya. Car « le passé n’est ni mort ni enterré. En fait, il n’est même pas passé. » Parole de William Faulkner.

 

En vérité, rien n’a changé dans les méthodes tyranniques qui consistent à traquer les opposants au bled. A ce jour, Gonby Condé ne peut pas voir en peinture Cellou Dalein Diallo, le leader de l’opposition guinéenne. Il l’accuse en sourdine de lèse-majesté et lui mitonne une entourloupe. Il estime que « Si on veut être opposant en Afrique, il faut accepter la prison. A défaut, ce n’est pas la peine d’être opposant. Parce que la prison est une bonne école pour un homme politique. Parce que quand on est en prison, on n'est rien. » Qu’en dirait Alassane Ouattara qui accède pourtant au trône en Côte d’Ivoire après avoir marché sur des milliers de cadavres sans être jamais passé par la case prison ? De toutes les façons, Cellou est averti. Qu’il prépare d’ores et déjà son balluchon et se tienne prêt pour une petite virée à la prison de Coronthie dans la capitale guinéenne.

 

Benn Pepito

 

 

 

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Published by BanabanaNews - dans Libre opinion
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