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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 08:01

« L'expérience de Milgram » est une expérience de psychologie réalisée entre 1960 et 1963 par le psychologue américain Stanley Milgram. Cette expérience vise à estimer à quel niveau d'obéissance peut aller un individu dirigé par une autorité qu'il juge légitime et à voir le processus qui mène à un maintien de cette obéissance ; notamment quand elle induit des actions qui posent des problèmes de conscience au sujet.

De 1960 à 1963, Milgram mène une série d'expériences, avec plusieurs variantes, permettant d'estimer à quel point un individu peut se plier aux ordres d'une autorité qu'il accepte, même quand cela entre en contradiction avec son système de valeurs morales et éthiques » Google.
 
L'objectif réel de l'expérience était de mesurer le niveau d'obéissance à un ordre même contraire à la morale de celui qui l'exécute.
 
Processus de l’expérience
 
La majorité des variantes comporte trois personnages : l’élève ou apprenant (learner), qui devra s'efforcer de mémoriser des listes de mots et recevra une décharge électrique, de plus en plus forte, en cas d'erreur;  l'enseignant (teacher), qui dicte les mots à l'apprenant et vérifie les réponses. En cas d'erreur, il enverra une décharge électrique destinée à faire souffrir l'apprenant;  l’expérimentateur (experimenter), représentant officiel de l'autorité, vêtu de la blouse grise du technicien, de maintien ferme et sûr de lui. L'expérimentateur et l'élève sont en réalité des comédiens, et les chocs électriques fictifs.

Dans le cadre de l'expérience simulée (apprentissage par la punition), apprenant et enseignant sont tous deux désignés comme « sujet » (subject). Dans le cadre de l'expérience réelle (niveau d'obéissance, soumission à l'autorité), seul l'enseignant sera désigné comme sujet.

Au début de l'expérience simulée le futur enseignant est présenté à l'expérimentateur et au futur apprenant, on lui décrit les conditions de cette expérience, on l'informe qu'après tirage au sort il sera l'apprenant ou l'enseignant, puis on le soumet à un léger choc électrique (réel celui-là) de 45 volts pour lui montrer un échantillon de ce qu'il va infliger à son élève et pour renforcer sa confiance sur la véracité de l'expérience. Une fois qu'il a accepté le protocole un tirage au sort truqué est fait, qui le désigne systématiquement comme enseignant.

L'apprenant est ensuite placé dans une pièce distincte, séparée par une fine cloison, et attaché sur une chaise électrique. Le sujet cherche à lui faire mémoriser des listes de mots et l'interroge sur celles-ci. Il est installé devant un pupitre où une rangée de manettes est censée envoyer des décharges électriques à l'apprenant. En cas d'erreur, le sujet enclenche une nouvelle manette et croit qu'ainsi l'apprenant reçoit un choc électrique de puissance croissante (15 volts supplémentaires à chaque décharge). Le sujet est prié d'annoncer la tension correspondante avant de l'appliquer.

Les réactions aux chocs sont simulées par l'apprenant. Sa souffrance apparente évolue au cours de la séance: à partir de 75 V il gémit, à 120 V il se plaint à l'expérimentateur qu'il souffre, à 135 V il hurle, à 150 V il supplie qu'on le libère, à 270 V il lance un cri violent, à 300 V il annonce qu'il ne répondra plus. Lorsque l'apprenant ne répond plus, l'expérimentateur indique qu'une absence de réponse est considérée comme une erreur. Au stade de 150 volts, la majorité des sujets manifestent des doutes et interrogent l'expérimentateur qui est à leur côté. Celui-ci est chargé de les rassurer en leur affirmant qu'ils ne seront pas tenus pour responsables des conséquences. Si un sujet hésite, l'expérimentateur lui demande d'agir. Si un sujet exprime le désir d'arrêter l'expérience, l'expérimentateur lui adresse, dans l'ordre, ces réponses :

1.     « Veuillez continuer s'il vous plaît. »
2.     « L'expérience exige que vous continuiez. »
3.     « Il est absolument indispensable que vous continuiez. »
4.     « Vous n'avez pas le choix, vous devez continuer. »

Si le sujet souhaite toujours s'arrêter après ces quatre interventions, l'expérience est interrompue. Sinon, elle prend fin quand le sujet a administré trois décharges maximales (450 volts) à l'aide des manettes intitulées XXX situées après celles faisant mention de « Attention, choc dangereux ». Google.
 
Résultats de l’expérience:
 
« Lors des premières expériences menées par Stanley Milgram, 62,5% (25 sur 40) des sujets menèrent l'expérience à terme en infligeant à trois reprises les électrochocs de 450 volts. Tous les participants acceptèrent le principe annoncé et, éventuellement après encouragement, atteignirent les 135 volts. La moyenne des chocs maximaux (niveaux auxquels s'arrêtèrent les sujets) fut de 360 volts »
 
Analyse sur les militaires guinéens
 
Depuis la création de l’armée guinéenne,  l’idéologie dominante est la soumission et l’exécution des ordres du chef. Pour eux, le chef a toujours raison.  Raison pour laquelle Sékou Touré et Lansana Conté avaient réussi  à s’imposer pour au moins 50 ans avec une main de fer et une dictature absolue sans être inquiété. Les militaires  guinéens sont prêts à tout pour obéir aux ordres de celui qu’ils considèrent comme chef.

La seule façon de changer cette mentalité machiavélique est de leur encourager à retourner dans les casernes pour des formations dignes de nom et leur rappeler que l’armée ne doit pas être une machine à soumission des ordres mais plutôt une machine protectrice  du peuple.

L’expérience de Milgram se voit aujourd’hui de plus belle avec l’avènement du CNDD au pouvoir. L’arrestation et la torture de ses  anciens membres comme moyens de rester au pouvoir sans loi ni foi explique combien de fois nos militaires sont prêts à exécuter des ordres contraire à leur morales et leurs religions. L’exemple de la prestation de serment pour obéir aux ordres de Dadis vient confirmer le souci de Milgram qui a constaté que l’être humain  est prêt a tout pour obéir à l’autorité, sans se soucier des conséquences néfastes que cela peut provoquer chez les victimes. L’exemple de l’Allemagne Nazi,  de la Guinée de Sékou Touré, de Lansana Conté, et maintenant Dadis sont les preuves de l’expérience de Milgram..
 
Barry Tutankhamon
 
N.B: Stanley Milgram (15 août 1933 à New York - 20 décembre 1984 à New York) était un psychologue social américain. J’ai décidé de partager ces idées avec mes lecteurs après mon cours de sociologie.

Source :
www.ondes-guinee.info

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Published by Amdy's Blog - dans Libre opinion
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commentaires

Kemo Sanoh 20/07/2009 14:22

Formidable analyse qui mérite l'attention de tous les Guinéens. A lire et à faire lire. Toutes mes félicitation à ce M. qui a la tête sur les épals.