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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 18:13


L'on vous relate là la quintessence de la "mammaya" au présent de l'indicatif et en direct.

 

Votre râleur débarque sur les lieux à 14h plomb, l'heure indiquée pour la rencontre entre Diahannama Kouyaté, sa trentaine de militants dont certains sont ses parents, des diaspourris affidés à d'autres formations politiques guinéennes, et une toute petite poignée de diasripous avec l'absence des deux grands que vous connaissez.

 

La musique mandingue et rien que de la musique mandingue joue à fond dans une sonorisation de vacarme. Diahannama Kouyaté et sa femme ne pointent qu'à 16h 10 minutes dans la salle des conférences.

 

Aussitôt Amadou Sodia s'égosille dans des louanges à l'adresse de Diahannama Kouyaté, inventeur de ce nouveau club politique qu'est le PEDN (Parti de l'Espoir pour le Développement National).

 

Après les tralalas de Alpha Ousmane Barry dit Diangolo qui silhouette leur DLG comme un truc indépendant et tout et tout, M. Sekou Diawara, secrétaire politique dudit club politique, s'escrime à lire avec beaucoup de trémolo dans la voix la biographie de Diahannama Kouyaté inventeur du club PEDN.

 

Diahannama Kouyaté est né le 05 juillet 1950 à Koba. Il n'avait pas pu mériter plus que le deug qui atteste au moins de son passage circonstanciel à l'Université Gamal Abdel Nasser. Deux certificats bidons glanés respectivement en 1981 et 1983 bourrent sa biographie. Tout le reste c'est des titres honorifiques que n'importe qui, ayant des entrées de ci de là, peut négocier à obtenir.

 

À 16 h 28, on voit Diahannama Kouyaté qui sort son mouchoir blanc. Il s'essuie les coins de sa bouche sans avoir pourtant commencé encore à bavarder. Sa femme assise à sa gauche au présidium ne sait pas s'il faut porter ses lunettes pour faire plus belle ou s'il faut se faire flasher sans elles. Son maquillage est en tout cas trop frappant. Trop de bleu. Bon! Mais ça regarde Diahannama Kouyaté.

 

À 16h 38 minutes, on lui tend enfin le crachoir. Il commence à bavarder, debout. Il bavarde. Il s'infatue. Il fait l'esprit. Il déclare qu'en lançant leur club, contrairement à certains partis politiques, c'est d'abord "l'idéologie" qui les a intéressés. "Nous avons refusé d'être un parti incolore, inodore, sans saveur." On le regarde baratiner pendant longtemps. Il nous fait penser à ce propos de Jean Paul Sartre: "On guérit d'une névrose, on ne guérit pas de soi." Comme si ce n'est pas assez suffisant que ses griottes fassent du vacarme en le coupant dans son bavardage pour le chanter, Diahannama Kouyaté chante ses propres louanges.

 

Il se jette des fleurs fanées. Il se positionne comme le champion en tout. Il était vraiment le messie que tout le bled attendait quand il avait été alors parachuté à la primature.

 

À 17h 20 minutes, on rentre dans l'exercice difficile des questions-réponses. Aussi bizarre que cela puisse paraître, Chantal Colle, présente à Paris en Chair et en os, et absente de la conférence, aurait supplié Boubacar Sakho de poser une question en son nom ayant trait à son arrestation et expulsion de la Guinée pendant que Diahannama Kouyaté était aux affaires.

 

C'est comme si Diahannama Kouyaté attendait qu'on lui tende cette solide perche. Sous l'air radieux de sa tiède moitié, il se défoule proprement sur Chantale Colle. Il tombe carrément sur le poil de la "go" et la met pratiquement à nue dans ses combines politiques. "C'est moi qui ai ordonné que Chantal Colle soit arrêtée. Je vais vous dire pourquoi." Il passe alors dans les révélations. Un jour, Chantal Colle menace un membre du gouvernement du dictateur Lansana Conté: "Demain, tu ne seras pas ministre." Et le lendemain, celui-ci a été illico presto remercié. Paraît qu'il s'agit de Aboubacar Sylla, alors ministre de l'Information.

 

Toujours selon le parleur, Chantal Colle avait aussi giflé le ministre de la santé de l'époque, Dr Kandioura Dramé. Et Kandioura ainsi humilié avait encaissé le coup sans chercher à laver l'affront.

 

La goutte d'eau qui aurait fait déborder le vase de Diahannama Kouyaté dans l'affaire Chantale Colle, c'est quand celle-ci s'était mise à manigancer un décret pour le retour de Fodé Bangoura aux affaires. "Si elle veut parler des affaires de l'Etat qu'elle fasse tout pour avoir une fonction de l'Etat." Didon! Elle reste quand même une citoyenne guinéenne donc libre de parler des affaires de l'Etat et sans aucun portefeuille de l'Etat. C'est quoi ça?

 

Diahannama Kouyaté persiste et laisse ses empreintes: "J'ai ordonné qu'elle soit arrêtée. Mais c'est la première dame, Mme Henriette Conté, qui l'a expulsée. Si c'était à refaire, je vais le refaire. Chantal Colle était à la base de tout ce qu'on a eu comme chaos avec ses congénères. Voilà le yoyo dans lequel on était. Depuis ça, Chantal Colle m'a appelé amicalement trois fois. Je peux vous donner son numéro de téléphone si vous voulez." Les griottes poussent des youyous. Des bordées de "I Kouyaté! I Kouyaté!" amplifient la salle.

 

À la question, cette fois-ci personnelle, de Sakho sur l'annulation de la visite du pharaon du CNDD, Moïse Dadis Camara, chez le dictateur libyen Khadafi, Diahannama Kouyaté s'est défilé en prétextant que ce n'est pas à lui de répondre. "Un coupiste, on l'arrête. Il y a eu des gens qui ont été arrêtés." Tension... Diahannama Kouyaté ! Ce n'est pas parce qu'on a été écroué de force qu'on est "coupiste". Diahannama Kouyaté définit "coupiste" qu'il invente ainsi comme un individu auteur d'un coup. Passons!

 

Là où il y a eu un vrai mensonge de la part de Diahannama Kouyaté, c'est sur le pourquoi de son choix pour le chronogramme de l'érection présidentielle pour 2010. La raison fondamentale selon lui c'est que techniquement parlant c'est impossible de tenir la présidentielle en décembre 2009. Tous ne pourraient pas être recensés d'ici là. C'est son mensonge pour rouler tout le monde dans la farine. Plus loin, il donnera d'ailleurs en filigrane le véritable ressort de sa prise de position sur le choix de son chronogramme.

 

Poursuivons quand même la chronologie pour ne pas vous couper le goût. Vous ne pouvez pas vous imaginer qui étaient là pour poser des questions caressantes à Diahannama Kouyaté? Eugénie Djécki et son mari, semble-t-il, Claude Lecagne, tous d'eux travailleurs à Africa n°1, se carrent sur leur table d'honneur.

 

Comme à l'accoutumée dans son émission sur les ondes de cette radio africaine, mais cette fois-ci invitée, Eugénie Djécki chante les louanges du rhéteur du jour. Et son compère ose néanmoins de demander au bavard de dire les moyens crédibles qu'il dispose pour être élu. Sans rire, le bouffon politique dit que son élection aux suffrages universels sera à l'image d'un parachutage réussi qu'il va opérer. Garde-à-vous capitaine Diahannama Kouyaté!

 

Dindon Souaré est inquiété par les boyards du CNDD. Est-ce que, lui, Diahannama Kouyaté est inquieté? "Souaré est inquiété. Je ne suis pas inquiété. Laissons la justice se faire." Quelle justice, espèce de démagogue? Vous parlez de quelle justice aux bottes au bled? Alors que lui-même se victimise en se donnant des aires: "A un moment donné, j'ai foulé la mort en Guinée. Sur tout ce qui m'est cher." Mais qu'est-ce qui est vraiment cher à Diahannama Kouyaté ? C'est du baratin.

 

Dans ses radotages, le démagogue endort même sa femme pendant 4 bonnes minutes. Dans son sommeil réparateur, entre 18h 08 et 18h 12 minutes, la toute première dame de leur club politique ferment ses paupières pour qu'on apprécie certainement aussi la teinte bleu trop foncée qui les peinture. On va la réveiller.

 

Votre envoyé personnel donne le clash avec deux questions et un petit commentaire discourtois. "Bonjour M. Kouyaté. Dans votre discours introductif, c'est Voltaire que vous avez cité. S'adressant à un collègue académicien, Voltaire dit ceci: "Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites mais je me battrai jusqu'à vous puissiez le dire." M. Kouyaté, en face de vous, je ne suis pas contre votre personne physique mais je suis souvent contre vos idées. Et je l'exprime sur le net. Nostalgique du régime sanguinaire de Sékou Touré, vous érigez au carrefour Belle-vue, une stèle d'éléphant à la gloire de la révolution au moment où les populations guinéennes souffrent la faim et la misère. Combien cette stèle a coûté à l'Etat guinéen?" La tension monte d'un cran dans la salle.

 

Votre impertinent querelleur poursuit: "Vous paressez à Paris au moment où le groupe de contact international sera à Conakry les 16 et 17 et 18 juillet. Quelle est la pertinence de votre présence ici en tant que leader d'un parti politique?" Des cris militants s'élèvent.

 

Et dernière remarque: "Vous venez à Paris au lendemain de la déclaration du démarrage des audits. Alors qu'on vous soupçonne, vous même, d'avoir puisé dans les caisses de l'Etat, de détournement de fonds publics..." S'en est de trop pour la salle qui explose. Boom!

 

Les griottes et une certaine Christine affublée d'une vieille perruque plongent dans une hystérie bordélique.

 

Tous s'y mettent pour ramener le calme. Les quatre ou cinq clientes de Diahannama Kouyaté chialent de colère hypocrite. Ça crie! Ça peste! Ça hurle! Ça bouge par ci! Ça bouge par là! La salle prend les allures de la Tour de Babel.

 

Diahannama Kouyaté affiche un sourire narquois. Dans le tohu-bohu de la salle, il place: "Le cinquantenaire, ce n'est pas un homme. Sékou Touré a peut-être dirigé un groupe mais sans la volonté populaire l'indépendance n'aurait pas eu lieu. La haine appelle la haine." On sait ça. Accouche seulement!

 

Dans son intempérance de langage et diarrhée verbale, il explique comment il était parti dénicher un artiste bamakois pour venir "embellir" la cité de Cona-cris par une stèle au milieu d'une populace malmenée par la merde et la misère noire. "Le coup de la stèle est de zéro franc pour l'Etat guinéen." Pour ça "j'ai payé 20 millions de FCFA et donné une pick up à l'artiste malien qui s'était déplacé avec ses travailleurs. Je l'ai fait parce que j'y croyais. La passion est la plus bête qui soit." Archifaux. Ce n'est pas toujours vrai. Bof !

Relevons par ailleurs une petite remarque. C'est dire que cette stèle n'est pas un édifice public mais personnel. Donc ceux qui y voient un symbole de la révolution totalitaire de Sékou Touré peuvent le démolir à partir de maintenant. Ce n'est pas l'Etat guinéen qui l'a érigé là mais Diahannama Kouyaté.

 

Marquez-Diahannama Kouyaté à la culotte! Et surtout que le ballon ne passe pas entre vos jambes dans ses dribbles verbaux !

 

Il nous feinte, passe mais en laissant le ballon derrière lui: "Vous dites que je paresse ici. J'étais à l'enterrement de Bâ Mamadou. Mon épouse et moi avons fait un accident sur la route. Il nous faut faire un bilan médical. Si vous voulez qu'après cet accident que je ne contrôle pas ma santé, vous êtes libre de le penser." C'est mince. Ça sent le mensonge!

 

En effet Diahannama Kouyaté et sa femme n'ont pas l'air de traîner des carcasses en mauvais état. Ils ont l'air de se porter comme un charme. Pour preuve, il a baratiné la salle pendant au minimum 4h 37 minutes de temps ponctué par quelques interruptions. C'est pourquoi et ses complots et ses mensonges ne passeront pas.

 

Dans notre écoute, une hommasse dévouée à la cause de Diahannama Kouyaté prend à partie votre scribouillard et l'empêche de suivre. S'en suivent des bruits de chaises pour calmer les ardeurs presque alimentaires de la militante. Un calme précaire revient.

 

Diahannama Kouyaté en profite et se défile encore sur les audits et met tout sur le compte des ragots le concernant. Et il refuse d'éclairer les ragots et se faufile derrière ses propos à l'emporte-pièce: "Malheureusement, il arrive qu'on se couche cultivateur le soir et le matin on se réveille journaliste." Pas tout a fait faux. Mais difficilement, un tel journaleux pourra faire carrière dans le métier.

 

Il arrive aussi qu'on se couche baratineur le soir et le matin on se réveille dans ses gamberges à vouloir briguer la magistrature suprême parce qu'on est simplement flanqué d'un simple deug et encore de quelle qualité.

 

Après les journaleux, Diahannama Kouyaté répond aux questions du public. Dans la foulée, il évoque pour ses propres louanges les larmes de Mme Henriette Conté qui, à l'en croire, l'avait appelé au téléphone "en pleurant" pour le décider à accepter son parachutage à la primature. "J'ai décliné 3 fois." A wouyya!

 

À 19h 9 minutes, Mme Kouyaté reporte ses lunettes et se met à son téléphone portable pendant que son mari bavarde en criant.

 

L'hystérie reprend Christine à la perruque. Elle veut coûte que coûte en découdre avec votre envoyé spécial. Ah, la mémé !

 

M. Khadra Malick Diaby du DLG, au présidium, souffle dans son micro: "Ça risque d'exploser!" Et effectivement ça explose quand Mme Kouyaté depuis le présidium incite tacitement Christine à la perruque à hurler son fada et à mettre le feu aux poudres. La mémé à la perruque est dans tous ses états. Si elle ne portait pas de perruque on aurait certainement vu ses cheveux naturels se dresser de colère noire. "Ah, non! Pourquoi vous laissez ce monsieur parler, accuser un ministre de détournement? Si c'était dans l'émission de Eugénie Djécki, elle allait le couper. " Et pititi et patata !

 

Eugénie Djécki n'est pas une référence dans le journalisme. D'ailleurs ce serait bien que Africa n°1, pour sa crédibilité et audience continentales, farfouille un peu dans les poubelles de cette émission. "C'est une diffamation. Ce monsieur n'a aucune preuve..." continue la mémé. L'hommasse lui vient au secours et l'aide dans le tapage contre votre imperturbable scribouillard: "Vous racontez des mensonges..." Les cris et la confusion deviennent intenables dans la salle.

 

Diahannama Kouyaté se met aussi de la partie avec sa voix tonitruante. Il ne réussit pas à adoucir Christine à la perruque. Votre querelleur décide alors de débarrasser le plancher.

 

Sur insistance de quelques gentils diaspos et diaspourris, votre envoyé personnel revient dans la salle pour bien écouter Diahannama Kouyaté. On veut vraiment savoir pourquoi, il est le seul politicard guinéen à cautionner le chronogramme pour une présidentielle en 2010. Alors il faut bien le fusiller du regard car la réponse ne va pas tarder à sortir de sa propre bouche.

 

La mémé à la perruque revient à la charge dans ses diatribes. Diaby rappelle à l'attention de l'auditoire que c'est une conférence pendant laquelle chacun est libre de poser ses questions. En un tournemain, Christine à la perruque hurle: "A qui vous parlez monsieur? A moi?"

 

Mme Kouyaté est toute radieuse de la défense de son mari par Christine à la perruque. Elle demande qu'on laisse baver celle-ci. Alors Christine à la perruque bave ses conneries.

 

Et aux environs de 20h 10 minutes, Diahannama Kouyaté lâche enfin ce qu'on attendait: "Aujourd'hui, je n'ai pas décliné le programme du PEDN. Nous allons faire le programme parce que cela se fait en groupe." Bon sang de bois ! Ça crève les yeux que Diahannama Kouyaté ne peut avoir à ce jour un programme politique de développement. Il a fabriqué son club politique précipitamment et joue maintenant au semeur de trouble dans l'opposition en faveur bien sûr du pharaon du CNDD. Oust!

 

Malick Diaby le presse de conclure parce que le temps de location de la salle est largement dépassé. Sinon qui va casquer pour payer les heures supplémentaires?

 

À 20h 37, Diahannama Kouyaté se résout à cracher sa conclusion. "Tous les handicapés de Kankan se sont réunis et sont partis au siège du PEDN pour s'inscrire." Et aucun pour les autres formations politiques nationales? Diahannama Kouyaté serait alors l'unique thaumaturge de tous les handicapés de Kankan. Mon vieux !

 

Déboutonné jusqu'au troisième bouton de sa chemise à partir du cou, Diahannama Kouyaté fait des yeux doux aux nounous présentes dans la salle. "Je suis féministe. En créant l'homme, Dieu a fait son oeuvre. En créant la femme, il a fait son chef d'oeuvre." Elles ne l'applaudissent pas sur le champ. Il détaille avec excitation. Alors elles l'applaudissent: "Ah, y Kouyaté!" Il sourit. Un fier-à-bras pur et dur.

 

Dans le voile de notre vision, on perçoit Diahannama Kouyaté en transsexuel portant un grand mouchoir de tête genre éventail, trop musclé certes, avec une camisole et un grand pagne brodé et des hauts talents de classe. Joli (e) ! La vision disparaît.

 

Diahannama Kouyaté baratine jusqu'à 20h 45. Eh, wotan! Il recrache le micro. Djélis et aigrefins se jettent sur la scène. On ne tient plus. On sort respirer l'air pur. Un quart d'heure après, Diahannama Kouyaté et sa femme sortent accostés. Ils remontent dans leur bagnole américaine et disparaissent. C'est fini. Abannna !

 

Hé ! arrêtez de vous plaindre de la longueur de cette paperasse riche en conneries. Dieu sait qu'on a élagué beaucoup d'allégories inutiles du parleur, des contes qui alourdissent son bachotage, ses maux incolores, inodores et sans saveur.

 

Régalez-vous si c'est mangeable avec cette tambouille préparée par le grand cuistot du club PEDN.

 

Benn Pepito
 

Source :  www.ondes-guinee.info

Afakoudou ! l'on est encore envappé, complètement grisé par tous ces baratins que Diahannama Kouyaté a racontés le vouiquinde dernier dans la salle des conférences de la Mairie de Bagnolet sous l'égide du DLD (Demain La Guinée).

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Published by Amdy's Blog - dans Actualités
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