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12 juillet 2009 7 12 /07 /juillet /2009 11:58

En visite officielle à N’Zérékoré, le commandant Moussa Keita, secrétaire permanent du CNDD, déclarait récemment en public devant une foule qu’il a pris soin d’exciter : « Dadis ou la mort ». Quelques minutes plus tard, il ajoutait : « …on ne peut pas nous imposer une démocratie américaine, une démocratie française, encore moins française… ».

 

Certains militaires abattent leurs cartes. C’est « Dadis ou la mort ». Les jeux sont désormais clairs. La duplicité longtemps entretenue par Dadis et son CNDD n’est plus de mise. L’objectif est affiché : Conserver le pouvoir par tous les moyens.

 

Remercions d’abord le commandant Moussa Keita pour sa franchise brutale. Héritier familial et idéologique des sinistres pourvoyeurs (Seydou et Mamadi Keita) des camps de tortures du non moins sinistre PDG, il reste un porte-parole exemplaire de cette junte criminelle.

 

Ayant accès aux armes achetées avec les ressources générées par le travail de l’ensemble des Guinéens, dépourvus de tout sens républicain, certains de pouvoir continuer à brutaliser impunément nos populations, M. Dadis et ses amis du CNDD sont donc décidés à se maintenir au pouvoir contre la volonté nettement affirmée du pays. Ils sont « sûrs » de leur Droit « armé » ou militarisé. À nous désormais d’afficher clairement et avec détermination notre objectif : arracher notre pays des mains de militaires criminels.

 

Comment comptent-ils s’y prendre pour atteindre leur objectif, vu leur inconsistance intellectuelle et morale ?

 

Ce serait une grave erreur de croire que les Moussa (Dadis et Keita leur CNDD recourront automatiquement aux services d’hommes de troupes naïfs et non éduqués. Ils le feront, mais dans un second temps. Pour l’heure, des manœuvres dilatoires conçues de longue date, sont en train d’être exécutées.

 

Première diversion : Le pays ayant réalisé que le CNDD et le capitaine Moussa Dadis sont les exécuteurs testamentaires de Lansana Conté, l’imposture ne pouvait plus être dissimulée. D’où la nécessité de ressortir un faux audit qui aurait pour objet les 24 ans de règne de Lansana Conté. Chaque Guinéen se souvient de la manière don les premiers audits ont vite tourné aux règlements de compte et rackets menés par les membres du CNDD pour leur compte personnel.

 

Les visites nocturnes au camp Alfa Yaya de quelques commerçants contrebandiers bien connus, les « largesses généreuses » d’anciennes notabilités douanières du temps de Lansana Conté et les besoins en dollars et euros des membres de la junte ont eu raison des premiers audits.

 

Après le racket organisé de quelques menus fretins, plus d’audit, ni contrôle. Tout d’un coup, les plus grands criminels économiques et de sang, sont proclamés innocents, à condition qu’ils soient galonnés ou généreux en dollars ou euros avec les autres membres de la junte.

 

D’une attente légitime de nos concitoyens, on en fait un moyen d’enrichissement au service d’une oligarchie militaro-affairiste. On proclame partout qu’on lutte contre les réseaux de narcotrafiquants.

 

Mais c’est pour y substituer aussitôt d’autres réseaux tout autant mafieux que ceux qu’on prétend avoir démoli. C’est habile, mais pas honnête. Et on peut se demander si c’est cela la « promesse d’officier » du capitaine Dadis et de son CNDD.

 

En résumé : L’alliance entre certains commerçants contrebandiers fraudeurs de douane et de militaires (capitaines, commandants et lieutenant) est une réalité. C’est la principale voie par laquelle les narcotrafiquants se réinstallent en Guinée.

 

Deuxième manœuvre dilatoire : Le chiffon rouge habituel de « rebelles » imaginaires » qui attaqueraient la Guinée à ses frontières. Dans une longue déclaration solennelle lue hier (samedi 11 Juillet) sur les antennes de la RTG, la junte laisse entendre que des narcotrafiquants auraient formé une armée. Et que, à partir de la Casamance et de la Guinée-Bissau, cette armée imaginaire projetterait d’envahir la Guinée-Conakry. Fantastique : une armée fictive organisant une fausse invasion.

 

Le pays est déterminé à chasser la junte dont les principaux chefs sont les tueurs de Janvier et Février 2007. Les caisses sont vides, dilapidées par les amis du CNDD. Chaque membre de la junte crée son « armée » privée.

 

L’inquiétude et la suspicion sont partout au camp Alfa Yaya. Et HOP. On fait état d’une possible « agression » qu’on qualifie déjà d’extérieur. Voilà le contexte dans lequel surgit une providentielle « invasion extérieure ».

 

Quelle Opportune concordance ! La ficelle est trop grosse. Au fond, Dadis et son CNDD se moquent des Guinéens. Dans le même temps, ils accusent les pays voisins (le Sénégal, la Guinée-Bissau et le Libéria) d’aider les narcotrafiquants à envahir notre pays. C’est beaucoup plus grave que la faribole qu’est l’armée imaginaire qui viendrait envahir la Guinée. A mon avis, il y a une mise en cause de l’honneur des Etats voisins:

 

1)- Puisque les narcotrafiquants partiraient de CASAMANCE et de Guinée-Bissau, et du Libéria, les autorités de ces États seraient donc d’authentiques délinquants criminels. Ils n’ont rien fait pour les arrêter. En tout cas c’est ce que le communiqué veut faire croire. Les narcotrafiquants ne peuvent pas lever une armée dans leur pays respectif sans qu’ils en soient informés.

 

Si Dadis le sait, Abdoulaye WADE le sait aussi et depuis longtemps, ainsi qu’Ellen SEARLEAF. Le Sénégal aurait donc accueilli sur son territoire des narcotrafiquants, leur facilité la formation de troupes armées pour agresser la Guinée dont presque la moitié des habitants a une ascendance sénégalaise.

 

Questions :

 

- Le CNDD s’est-il plaint auprès des autorités sénégalaises, de Guinée-Bissau ou du Libéria ?

 

 

- En a t-il informé la CEDEAO, ou l’Union Africaine ?

 

- Dadis peut-il mettre à la disposition du pays les indices d’une possible « agression » ?

 

- Peut-il rendre publiques les plaintes qui auraient été adressées à l’instance de règlement des conflits de la CEDEAO ou de l’U.A ?

 

2)- Selon le communiqué solennel lu hier samedi 11 Juillet sur les antennes de la RTG, les autorités sénégalaise et bissau-guinéenne seraient donc directement impliquées dans le trafic de drogue et l’organisation d’agression de la Guinée. Ce n’est pas directement écrit.

 

Mais le ton martial, les insinuations suffisamment appuyées incitent à penser que par exemple Maître Abdoulaye WADE ou Mme SEARLEAF auraient sinon de concert décidé d’attaquer notre pays, mais au moins invité les narcotrafiquants dans leur pays respectif.

 

Question : Apparemment, les autorités des pays cités ne se contenteraient pas seulement de couvrir le commerce que leur attribue le CNDD. Elles voudraient en plus, envahir ou conquérir la Guinée. Des ultimatums à peine déguisés sont adressés à nos voisins.

 

M. Moussa Dadis et son CNDD pourrait-il mettre en ligne les éléments matériels indiscutables qui justifieraient de tels ultimatums ?

 

Qui peut imaginer un seul instant que l’état dans lequel se trouve la Guinée-Bissau le mette en capacité d’attaquer qui que ce soit, même avec les moyens des narcotrafiquants ?

 

Il ne faudrait pas en conclure à l’impossibilité de troubles délibérément organisées aux frontières du Libéria (région d’origine de Dadis et de certains membres du CNDD). Je pense même que la logistique y est déjà installée, des hommes recrutés et encadrés par la milice de PIVI y sont déjà prêts.

 

Pour une raison simple : l’invasion imaginaire et les troubles prévues de longue date sont d’excellents arguments pour dire au pays et à l’Union Africaine : « Nous voulons bien organiser l’élection présidentielle. Mais nous ne le pouvons pas. Il y a des attaques à nos frontières. Il faut d’abord assurer la stabilité ». Et le tour est joué. C’est tout bénéfice. Par ailleurs, on interdirait toute activité politique, y compris le moindre mouvement d’un homme politique qui ne serait pas par exemple mon ami Jean-Marie Doré.

 

Mais il y a un autre bénéfice à ce minable stratagème. Il est financier. Pour arrêter les « troubles » opportunes, il faut de l’armement et donc beaucoup d’argent. Très intéressée par notre pays ou plus exactement par ses ressources, la Chine par exemple fournirait à une poignée de militaires des millions de dollars et d’armes à profusion. Les barons du narcotrafic sont également disponibles pour ce commerce.

Il est toujours plus facile de fourguer des millions de dollars à une bande de militaires quasi-illettrés, mus par la jouissance immédiate, que d’avoir à faire à une équipe de PATRIOTES bien formés et compétents.

 

Dans le premier cas, on récupère cent fois sa mise initiale, en un rien de temps. Dans le second, c’est le pays dans son ensemble qui prend conscience de sa capacité à se réaliser. Le réseau de pillage devient alors difficile à mettre en place. On n’est jamais sûr d’y parvenir sans être démasqué au cours de sa construction.

 

Chers compatriotes, il est temps de s’expliquer frontalement avec cette junte. Le CNDD est un ramassis de tueurs. Le temps de la désobéissance civique active est arrivé. Obéir aux ordres du CNDD, revient à accepter les ordres d’un PIVI ou d’un vulgaire revanchard comme Moussa KEITA, secrétaire permanent du CNDD.

 

À bientôt à Conakry.

 

Mamadou Billo Sy Savané à Rouen (France)

Mon contact : mamadoulinsan@wanadoo.fr

 

NB : Je parle en mon nom personnel. J’ai autant de légitimité que Dadis, peut être même plus que lui. Je n’ai jamais tué aucun compatriote. Ni Dadis, ni PIVI, ni Sékouba Konaté ne peuvent en dire autant. Obéir aux assassins, c’est admettre qu’on peut être humilié dans son propre pays par ceux qui vivent grâce à notre travail.

 

Source : www.guinea-forum.org

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Published by Amdy's Blog - dans Analyse
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